QCM : Fontenelle et la pluralité des mondes (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la littérature d’idées :

Elle peut défendre des idées par une argumentation explicite ou par un détour indirect.
Au XVIIᵉ siècle, les lettres et les sciences sont séparées par une frontière étanche.
Elle comprend des textes dont l’argumentation peut être directe ou indirecte.
Elle désigne les œuvres qui transmettent un savoir scientifique sans prendre part à un débat.
Elle rassemble des textes prenant part à un débat d’idées par diverses formes d’argumentation.

Elle peut défendre des idées par une argumentation explicite ou par un détour indirect. · Elle comprend des textes dont l’argumentation peut être directe ou indirecte. · Elle rassemble des textes prenant part à un débat d’idées par diverses formes d’argumentation.

Explication

La littérature d’idées participe à un débat par argumentation directe ou indirecte, ce qui justifie les formulations exactes. Elle ne se limite pas à la transmission scientifique ni aux essais. Au XVIIᵉ siècle, les lettres et les sciences n’étaient pas séparées par une frontière étanche.

2. Parmi les propositions suivantes concernant les formes d’argumentation, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’argumentation directe et l’argumentation indirecte se distinguent par leur manière d’exprimer la thèse.
L’argumentation directe expose explicitement sa thèse dans un essai, un traité ou un discours.
L’argumentation indirecte peut faire passer une idée par un dialogue ou un apologue.
Une fiction peut mettre en scène une thèse sans l’exposer directement.
L’argumentation indirecte annonce explicitement sa thèse dans un traité ou un discours.

L’argumentation directe et l’argumentation indirecte se distinguent par leur manière d’exprimer la thèse. · L’argumentation directe expose explicitement sa thèse dans un essai, un traité ou un discours. · L’argumentation indirecte peut faire passer une idée par un dialogue ou un apologue. · Une fiction peut mettre en scène une thèse sans l’exposer directement.

Explication

La forme directe expose explicitement la thèse, notamment dans un essai, un traité ou un discours; la forme indirecte passe par des dialogues, des fictions ou des apologues. L’exposition explicite dans un traité caractérise la forme directe, non l’indirecte.

3. Pour quelle raison Fontenelle choisit-il le dialogue fictif ?

Le dialogue fictif lui sert à écarter le plaisir du public mondain au profit du savoir.
Le dialogue fictif lui permet de refuser le rôle du maître à penser dogmatique.
Le dialogue fictif lui permet de présenter les théories de l’univers comme des certitudes établies.
Le dialogue fictif lui offre une manière de manifester un scepticisme prudent.
Le dialogue fictif lui permet de contourner la censure et de plaire au public mondain.

Le dialogue fictif lui permet de refuser le rôle du maître à penser dogmatique. · Le dialogue fictif lui offre une manière de manifester un scepticisme prudent. · Le dialogue fictif lui permet de contourner la censure et de plaire au public mondain.

Explication

Fontenelle choisit le dialogue fictif pour éviter la censure, séduire un public mondain et exprimer un scepticisme prudent. Cette forme lui permet aussi de ne pas adopter la posture dogmatique du maître à penser. Il ne présente donc pas les théories de l’univers comme des certitudes établies, et le dialogue ne vise pas à écarter le plaisir du public mondain.

4. L’esthétique classique de Fontenelle concilie :

L’instruction scientifique, désignée par docere, et le plaisir littéraire, désigné par placere.
L’instruction scientifique, désignée par placere, et le plaisir littéraire, désigné par docere.
Fontenelle compare l’application nécessaire pour suivre son système de philosophie à celle qu’exige la lecture des Femmes savantes.
Le plaisir littéraire, associé à placere, avec l’instruction scientifique, associée à docere.
Le savoir scientifique et le plaisir littéraire sont réunis dans l’esthétique de Fontenelle.

L’instruction scientifique, désignée par docere, et le plaisir littéraire, désigné par placere. · Le plaisir littéraire, associé à placere, avec l’instruction scientifique, associée à docere. · Le savoir scientifique et le plaisir littéraire sont réunis dans l’esthétique de Fontenelle.

Explication

Docere désigne l’instruction scientifique et placere le plaisir littéraire : l’esthétique classique de Fontenelle les associe. Elle ne substitue pas une instruction religieuse à l’instruction scientifique. Fontenelle compare l’application requise par son système de philosophie à celle qu’exige la lecture de La Princesse de Clèves, et non des Femmes savantes. Le savoir scientifique et le plaisir littéraire sont ainsi réunis dans son esthétique.

5. Dans la rhétorique attribuée à Aristote, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le pathos mobilise les affects pour agir sur ceux qui écoutent le discours.
L’ethos correspond à l’image de soi présentée par l’orateur à son auditoire.
Le pathos repose sur l’image de soi que l’orateur construit dans son discours.
Les trois preuves rhétoriques sont le logos, le pathos et l’ethos.
Le logos constitue une preuve fondée sur la raison dans le discours.

Le pathos mobilise les affects pour agir sur ceux qui écoutent le discours. · L’ethos correspond à l’image de soi présentée par l’orateur à son auditoire. · Les trois preuves rhétoriques sont le logos, le pathos et l’ethos. · Le logos constitue une preuve fondée sur la raison dans le discours.

Explication

Le logos est rationnel, le pathos mobilise les affects et l’ethos renvoie à l’image de soi de l’orateur; ces trois notions constituent les preuves rhétoriques. L’image de soi relève de l’ethos, et non du pathos.

6. Quelle(s) proposition(s) est(sont) juste(s) au sujet des vrais philosophes dans le Premier Soir ?

Ils cherchent à deviner ce qui échappe à leur perception immédiate.
Ils renoncent à chercher ce qui demeure invisible à leur observation.
Les vrais philosophes se montrent curieux face aux phénomènes qu’ils observent.
Ils tiennent pour certaine toute chose qu’ils voient directement.
Ils ne se fient pas entièrement à ce que leurs sens leur donnent à voir.

Ils cherchent à deviner ce qui échappe à leur perception immédiate. · Les vrais philosophes se montrent curieux face aux phénomènes qu’ils observent. · Ils ne se fient pas entièrement à ce que leurs sens leur donnent à voir.

Explication

Les vrais philosophes sont curieux, examinent ce qu’ils voient sans s’y fier entièrement et tentent de deviner ce qu’ils ne voient pas. Ils ne traitent donc pas toute perception comme une certitude et ne renoncent pas à explorer l’invisible.

7. Concernant la place des femmes dans les institutions savantes sous l’Ancien Régime :

Les universités et les académies accueillent des femmes comme membres ordinaires.
L’accès des femmes à l’éducation est largement développé dans les collèges.
L’éducation des femmes demeure très restreinte sous l’Ancien Régime.
Les institutions savantes mentionnées sont réservées aux hommes.
Les académies, les universités et les collèges sont des institutions exclusivement masculines.

L’éducation des femmes demeure très restreinte sous l’Ancien Régime. · Les institutions savantes mentionnées sont réservées aux hommes. · Les académies, les universités et les collèges sont des institutions exclusivement masculines.

Explication

Les académies, universités et collèges sont masculins sous l’Ancien Régime, tandis que l’éducation des femmes reste très restreinte. L’accès féminin n’est donc ni largement développé ni ordinaire dans ces institutions.

8. Parmi les propositions suivantes sur les représentations de la femme savante, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La représentation de la Marquise par Fontenelle reprend la satire de Molière.
Fontenelle présente la Marquise sans intention satirique dans ses entretiens.
Fontenelle tourne la Marquise en dérision pour son intérêt envers les sciences.
Molière se moque du pédantisme de Bélise et de Trissotin dans sa comédie.
Molière met en scène les préjugés misogynes de Chrysale dans Les Femmes savantes.

Fontenelle présente la Marquise sans intention satirique dans ses entretiens. · Molière se moque du pédantisme de Bélise et de Trissotin dans sa comédie. · Molière met en scène les préjugés misogynes de Chrysale dans Les Femmes savantes.

Explication

Molière met en scène les préjugés de Chrysale et ridiculise le pédantisme de Bélise et de Trissotin. Fontenelle, au contraire, présente la Marquise sans la tourner en dérision ni reprendre cette intention satirique.

9. La Marquise de Fontenelle est présentée comme capable de comprendre les théories de l’univers grâce à :

Son savoir scientifique préalable constitue la seule explication de sa compréhension.
Sa vivacité d’esprit contribue à sa compréhension des théories de l’univers.
Une érudition livresque déjà acquise lui donne accès aux théories de l’univers.
Son bon sens et sa vivacité d’esprit compensent son absence de teinture scientifique.
Son bon sens lui permet d’aborder des théories malgré sa faible formation scientifique.

Sa vivacité d’esprit contribue à sa compréhension des théories de l’univers. · Son bon sens et sa vivacité d’esprit compensent son absence de teinture scientifique. · Son bon sens lui permet d’aborder des théories malgré sa faible formation scientifique.

Explication

Fontenelle attribue la compréhension de la Marquise à son bon sens et à sa vivacité d’esprit, malgré son absence de teinture scientifique. Il ne la présente pas comme possédant déjà une érudition livresque ni comme s’appuyant sur un savoir scientifique préalable.

10. Concernant les modèles géocentrique et héliocentrique :

Le géocentrisme place la Terre au centre, contrairement à l’héliocentrisme.
Le système de Ptolémée place le Soleil au centre et la Terre en orbite.
Le modèle de Ptolémée place la Terre immobile au centre du cosmos.
Le modèle de Copernic conserve la Terre immobile au centre du cosmos.
Dans le modèle de Copernic, le Soleil occupe le centre et la Terre est une planète.

Le géocentrisme place la Terre au centre, contrairement à l’héliocentrisme. · Le modèle de Ptolémée place la Terre immobile au centre du cosmos. · Dans le modèle de Copernic, le Soleil occupe le centre et la Terre est une planète.

Explication

Ptolémée place la Terre immobile au centre, tandis que Copernic place le Soleil au centre et fait de la Terre une planète. Le modèle géocentrique ne conserve donc pas l’organisation copernicienne, et le Soleil n’est pas au centre du système de Ptolémée.

11. En 1543, quelle proposition résume la contribution de Copernic dans De revolutionibus ?

Copernic propose l’héliocentrisme dans son ouvrage publié en 1543.
Copernic décrit une révolution quotidienne de la Terre autour du Soleil.
L’ouvrage de Copernic paraît en 1633 et défend l’héliocentrisme.
Copernic attribue à la Terre une rotation quotidienne de 24 heures.
Dans De revolutionibus, la Terre accomplit une révolution annuelle.

Copernic propose l’héliocentrisme dans son ouvrage publié en 1543. · Copernic attribue à la Terre une rotation quotidienne de 24 heures. · Dans De revolutionibus, la Terre accomplit une révolution annuelle.

Explication

Publié en 1543, De revolutionibus propose l’héliocentrisme et attribue à la Terre une rotation quotidienne de 24 heures ainsi qu’une révolution annuelle. L’année 1633 correspond à la condamnation de Galilée, et Copernic distingue la rotation quotidienne de la révolution annuelle.

12. À propos des observations réalisées par Galilée avec sa lunette astronomique :

En 1610, Galilée observe les reliefs de la Lune avec sa lunette.
Ses observations confirment une séparation absolue entre mondes céleste et terrestre.
Galilée découvre en 1610 les anneaux de Saturne avec sa lunette.
Il observe quatre satellites autour de Jupiter en 1610.
Les reliefs lunaires remettent en cause l’inaltérabilité du monde supralunaire.

En 1610, Galilée observe les reliefs de la Lune avec sa lunette. · Il observe quatre satellites autour de Jupiter en 1610. · Les reliefs lunaires remettent en cause l’inaltérabilité du monde supralunaire.

Explication

En 1610, Galilée observe les reliefs de la Lune et quatre satellites de Jupiter, mettant en cause la séparation entre monde sublunaire et supralunaire. Ses observations ne portent pas ici sur les anneaux de Saturne et contredisent l’idée d’un monde céleste parfaitement inaltérable.

13. Kepler et Descartes proposent des explications distinctes du mouvement céleste. Laquelle ou lesquelles sont exactes ?

Dans le modèle cartésien, les tourbillons emportent les planètes.
Descartes décrit les orbites planétaires comme des ellipses.
Kepler établit que les orbites planétaires sont elliptiques.
Kepler explique les orbites par une matière céleste fluide en tourbillons.
Descartes conçoit une matière céleste fluide organisée en tourbillons.

Dans le modèle cartésien, les tourbillons emportent les planètes. · Kepler établit que les orbites planétaires sont elliptiques. · Descartes conçoit une matière céleste fluide organisée en tourbillons.

Explication

Kepler établit le caractère elliptique des orbites planétaires, tandis que Descartes imagine une matière céleste fluide organisée en tourbillons qui emportent les planètes. L’attribution des tourbillons à Kepler et celle des orbites elliptiques à Descartes inversent leurs propositions.

14. Dans le Premier Soir, comment Fontenelle présente-t-il le fonctionnement de l’univers ?

Fontenelle présente l’univers comme une montre animée par des effets magiques.
Fontenelle compare l’univers à une montre dont les mouvements dépendent de l’arrangement des parties.
Fontenelle décrit l’univers comme un bateau dont les passagers perçoivent le mouvement uniforme.
Fontenelle compare l’univers à un théâtre dont les mouvements dépendent de machines cachées.
Fontenelle attribue les mouvements réglés de l’univers à des parties sans arrangement.

Fontenelle compare l’univers à une montre dont les mouvements dépendent de l’arrangement des parties.

Explication

Dans le Premier Soir, Fontenelle compare l’univers à une montre dont les mouvements réglés dépendent de l’arrangement des parties. L’opéra renvoie aux mécanismes cachés, le bateau à la perception du mouvement, et l’analogie de la montre exprime un fonctionnement mécanique plutôt que magique.

15. La métaphore de l’opéra permet de comprendre que :

La nature est figurée comme un spectacle dont les machines cachées produisent les mouvements apparents.
Le physicien cherche à comprendre les mécanismes cachés derrière les apparences naturelles.
Les machines dissimulées de l’opéra rendent intelligibles les mouvements visibles.
Les mouvements apparents du spectacle révèlent directement toutes ses machines cachées.
La métaphore présente la nature comme un spectacle dépourvu de mécanismes cachés.

La nature est figurée comme un spectacle dont les machines cachées produisent les mouvements apparents. · Le physicien cherche à comprendre les mécanismes cachés derrière les apparences naturelles. · Les machines dissimulées de l’opéra rendent intelligibles les mouvements visibles.

Explication

L’opéra figure la nature comme un spectacle dont des machines cachées produisent les mouvements apparents, et le physicien cherche à comprendre ces mécanismes. Les apparences ne révèlent pas directement les machines, et celles-ci ne sont pas absentes de la métaphore.

16. Concernant la formule de Fontenelle sur la magnificence et l’épargne :

La formule souligne la simplicité des moyens employés par la nature.
La nature obtient de grands effets en mobilisant des moyens simples.
La formule associe un dessein magnifique à une exécution économe.
Elle affirme que la nature produit de grands effets par des moyens nombreux.
L’épargne évoquée concerne la grandeur du dessein plutôt que l’exécution.

La formule souligne la simplicité des moyens employés par la nature. · La nature obtient de grands effets en mobilisant des moyens simples. · La formule associe un dessein magnifique à une exécution économe.

Explication

La formule « La magnificence est dans le dessein, et l’épargne dans l’exécution » exprime que la nature produit de grands effets avec des moyens simples. Elle associe donc l’ampleur au dessein et l’économie à l’exécution, non à des moyens nombreux.

17. Concernant les inspirations de Fontenelle pour penser les mondes habités :

Fontenelle généralise la possibilité de mondes habités autour de chaque Soleil.
Fontenelle s’appuie sur Bruno et Galilée pour étendre l’hypothèse de vie autour des Soleils.
Fontenelle reprend à Kepler et Descartes l’idée de mondes habités autour des étoiles.
Fontenelle mobilise des penseurs antérieurs pour envisager plusieurs mondes habités.
Fontenelle attribue à Bruno et Galilée la découverte directe d’habitants sur les planètes.

Fontenelle généralise la possibilité de mondes habités autour de chaque Soleil. · Fontenelle s’appuie sur Bruno et Galilée pour étendre l’hypothèse de vie autour des Soleils. · Fontenelle mobilise des penseurs antérieurs pour envisager plusieurs mondes habités.

Explication

Fontenelle s’inspire bien de Giordano Bruno et de Galilée, et généralise la possibilité de mondes habités autour de chaque Soleil. Il ne fonde pas cette idée sur Kepler et Descartes, ni sur une découverte directe d’habitants.

18. Dans le raisonnement de Fontenelle sur la vie lunaire, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

L’analogie rapproche d’abord les reliefs lunaires des montagnes terrestres, puis l’induction établit leur origine.
La ressemblance observée conduit à envisager une hypothèse de vie sur la Lune.
Les zones sombres et brillantes de la Lune sont comparées aux mers et aux terres terrestres.
L’induction compare les reliefs lunaires aux mers et aux terres de la Terre.
L’analogie déduit directement une vie lunaire, tandis que l’induction compare les paysages.

La ressemblance observée conduit à envisager une hypothèse de vie sur la Lune. · Les zones sombres et brillantes de la Lune sont comparées aux mers et aux terres terrestres.

Explication

L’analogie rapproche les zones sombres et brillantes lunaires des mers et terres terrestres, puis l’induction conduit à envisager une vie lunaire. L’analogie ne compare pas des montagnes, et les opérations ne sont pas inversées.

19. À propos de l’analogie du bourgeois parisien dans le Second Soir :

L’invisibilité des habitants lunaires à distance ne suffit pas à nier leur existence.
L’analogie porte sur un bourgeois qui observe Saint-Denis depuis la Lune.
L’exemple montre qu’une grande distance prouve l’absence d’habitants d’un lieu.
Depuis Notre-Dame, un Parisien peut douter des habitants de Saint-Denis, pourtant proches.
Fontenelle rend absurde le refus de croire la Lune habitée par comparaison avec Saint-Denis.

L’invisibilité des habitants lunaires à distance ne suffit pas à nier leur existence. · Depuis Notre-Dame, un Parisien peut douter des habitants de Saint-Denis, pourtant proches. · Fontenelle rend absurde le refus de croire la Lune habitée par comparaison avec Saint-Denis.

Explication

L’exemple du bourgeois de Paris observant Saint-Denis depuis Notre-Dame montre que l’invisibilité à distance ne justifie pas le refus de croire à des habitants lunaires. Il ne prétend pas que la distance prouve l’absence de vie, et le point d’observation n’est pas la Lune.

20. Dans le Troisième Soir, quelle(s) attitude(s) Fontenelle recommande-t-il face aux croyances ?

Il invite à maintenir une ouverture permettant d’admettre le contraire d’une croyance.
Il conseille de réserver son esprit à la croyance déjà tenue pour certaine.
Il recommande de garder la moitié de son esprit libre pour accueillir le contraire.
Admettre une hypothèse revient à exclure définitivement son contraire.
Il demande d’abandonner toute croyance dès qu’une hypothèse opposée apparaît.

Il invite à maintenir une ouverture permettant d’admettre le contraire d’une croyance. · Il recommande de garder la moitié de son esprit libre pour accueillir le contraire.

Explication

Fontenelle recommande de garder la moitié de son esprit libre afin que le contraire d’une croyance puisse être admis. Cette ouverture ne revient ni à réserver son esprit à une certitude ni à exclure définitivement une hypothèse concurrente.

21. Lorsqu’un observateur adopte le point de vue d’habitants d’autres mondes, le perspectivisme permet de considérer que :

La Terre peut sembler minuscule ou invisible depuis d’autres mondes.
La Terre apparaît aussi vaste depuis les autres mondes que depuis sa surface.
Le point de vue extérieur rend la Terre visible depuis chaque monde.
Depuis d’autres mondes, les astres paraissent aussi éphémères que les roses.
Les habitants d’autres mondes voient la Terre plus grande que leur propre planète.

La Terre peut sembler minuscule ou invisible depuis d’autres mondes.

Explication

Le perspectivisme consiste à adopter le point de vue d’habitants d’autres mondes, depuis lequel la Terre peut sembler minuscule ou invisible. Il ne fait pas paraître la Terre aussi vaste que depuis sa surface, ni visible depuis chaque monde, ni plus grande que la planète de ses observateurs. L’analogie des roses suggère que les astres peuvent sembler éternels à des humains dont la vie est brève, et non éphémères depuis d’autres mondes.

22. À propos de la critique de l’anthropocentrisme chez Fontenelle :

Fontenelle critique l’idée que toute la nature soit destinée aux usages humains.
Les étoiles fixes sont présentées comme créées pour le plaisir des humains.
L’existence des étoiles ne démontre pas qu’elles soient destinées aux humains.
L’anthropocentrisme conduit à croire la nature ordonnée aux besoins humains.
Fontenelle imagine qu’Aristote aurait révélé à Alexandre l’existence d’autres mondes.

Fontenelle critique l’idée que toute la nature soit destinée aux usages humains. · L’existence des étoiles ne démontre pas qu’elles soient destinées aux humains. · L’anthropocentrisme conduit à croire la nature ordonnée aux besoins humains.

Explication

Fontenelle critique l’idée que la nature, y compris les étoiles fixes, soit destinée aux usages ou au plaisir des humains. L’existence des étoiles ne prouve pas qu’elles soient destinées aux humains, et l’anthropocentrisme conduit pourtant à croire la nature ordonnée à leurs besoins. Fontenelle imagine au contraire qu’Aristote aurait tu l’existence d’autres mondes pour ne pas révéler à Alexandre un monde impossible à conquérir.

23. Que montre l’analogie des roses et du jardinier au sujet du temps et des astres ?

Les astres semblent éphémères parce que les humains vivent peu de temps.
La brièveté de la vie humaine peut faire paraître les astres éternels à tort.
Le jardinier prend les astres pour des êtres dont la vie est brève.
La longue vie des humains peut leur faire croire que les roses sont éternelles.
La comparaison attribue aux roses une durée supérieure à celle des astres.

La brièveté de la vie humaine peut faire paraître les astres éternels à tort.

Explication

L’analogie montre que la brièveté de la vie humaine peut conduire à croire à tort que les astres sont éternels. Elle ne présente pas les humains comme vivant longtemps ni les astres comme éphémères.

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Qu’est-ce que la littérature d’idées ?

Un ensemble de textes participant à un débat d’idées par argumentation directe ou indirecte.

Comment l’argumentation directe expose-t-elle sa thèse ?

Explicitement, dans des essais, des traités ou des discours.

Par quels genres l’argumentation indirecte fait-elle passer ses idées ?

Par des dialogues, des fictions ou des apologues.

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