QCM : Sociétés et environnement en transition (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce qu’un conflit d’usage autour d’une ressource ?

Une décision publique visant à répartir équitablement une ressource entre plusieurs territoires.
Une catastrophe provoquée par la rupture d’une infrastructure exploitant une ressource.
Une rivalité entre usagers pour s’approprier, gérer ou exploiter une même ressource.
Une coopération entre usagers pour restaurer durablement un espace naturel partagé.

Une rivalité entre usagers pour s’approprier, gérer ou exploiter une même ressource.

Explication

Un conflit d’usage est une rivalité entre plusieurs usagers qui cherchent à s’approprier, gérer ou exploiter une même ressource. Une coopération ou une décision de répartition peut répondre à un conflit, mais ne constitue pas sa définition.

2. Quelle caractéristique décrit le mieux le réchauffement climatique en Arctique ?

Il y est modéré, car les émissions mondiales de CO2 proviennent principalement des territoires arctiques
Il y est particulièrement marqué, malgré une faible responsabilité régionale dans les émissions mondiales de CO2
Il y est moins visible, car la faible population arctique empêche les changements environnementaux importants
Il y est comparable aux autres régions, puisque la proximité du pôle limite les variations de température

Il y est particulièrement marqué, malgré une faible responsabilité régionale dans les émissions mondiales de CO2

Explication

L’Arctique connaît un réchauffement particulièrement marqué alors qu’il contribue peu aux émissions mondiales de CO2. La faible responsabilité de la région dans les émissions n’empêche donc pas l’ampleur du changement qu’elle subit.

3. Pour analyser un conflit autour de l’implantation d’un équipement, que cherche principalement à comprendre l’étude des jeux d’acteurs ?

La répartition des espèces animales présentes dans le secteur
La succession des paysages visibles depuis le site choisi
La superficie, l’altitude et le climat de la région étudiée
Les rôles, les objectifs et les rapports de force entre les groupes concernés

Les rôles, les objectifs et les rapports de force entre les groupes concernés

Explication

L’étude des jeux d’acteurs identifie qui agit, dans quel but, pourquoi dans ce lieu et les rapports de force entre les acteurs. Les caractéristiques physiques ou biologiques d’un espace ne permettent pas, à elles seules, d’analyser ces relations.

4. Quel effet général la hausse des températures exerce-t-elle sur les risques environnementaux ?

Elle réduit les risques terrestres tout en favorisant principalement les précipitations régulières
Elle transforme les cyclones en phénomènes locaux sans incidence sur les littoraux
Elle intensifie plusieurs risques, comme les sécheresses, les inondations et les méga-feux
Elle provoque la fonte des glaciers sans modifier les risques liés aux océans

Elle intensifie plusieurs risques, comme les sécheresses, les inondations et les méga-feux

Explication

La hausse des températures intensifie simultanément plusieurs risques, notamment les sécheresses, la fonte des glaciers, les inondations, les cyclones, les méga-feux et la montée des eaux. Elle ne se limite donc pas à un seul type de danger, comme la fonte des glaciers.

5. Quelle association entre un territoire français et les risques auxquels il est exposé est correcte ?

La métropole est surtout exposée aux séismes et au volcanisme, tandis que les outre-mer connaissent principalement les tempêtes et les méga-feux
La métropole et les outre-mer présentent exactement les mêmes risques, avec une fréquence comparable pour chaque phénomène
La métropole est principalement exposée aux avalanches, tandis que les outre-mer connaissent surtout les inondations liées aux fleuves
La métropole est notamment exposée aux inondations, aux tempêtes et aux méga-feux, tandis que les outre-mer connaissent aussi des séismes et des cyclones

La métropole est notamment exposée aux inondations, aux tempêtes et aux méga-feux, tandis que les outre-mer connaissent aussi des séismes et des cyclones

Explication

La France métropolitaine connaît notamment les inondations, les tempêtes et les méga-feux, alors que les territoires ultramarins sont aussi concernés par les séismes, le volcanisme et les cyclones. Les risques ne se répartissent donc pas de manière identique entre la métropole et les outre-mer.

6. Comment les montagnes françaises peuvent-elles être à la fois une contrainte et un atout ?

Elles compliquent les transports par leur altitude, tout en développant principalement la pêche et le commerce maritime
Elles limitent l’agriculture par leur relief, tout en concentrant les activités industrielles et portuaires
Elles réduisent l’urbanisation par leur isolement, tout en soutenant surtout l’élevage et la sylviculture
Elles imposent des difficultés liées aux pentes et au climat, tout en favorisant le tourisme et l’hydroélectricité

Elles imposent des difficultés liées aux pentes et au climat, tout en favorisant le tourisme et l’hydroélectricité

Explication

Les montagnes couvrent un quart du territoire français et combinent des contraintes de pente et de climat avec des atouts touristiques et hydroélectriques. La pêche et les activités portuaires relèvent plutôt des espaces maritimes et littoraux.

7. Quel facteur accroît principalement les besoins mondiaux en ressources ?

La diminution de la population et des modes de vie sobres, qui réduisent notamment la demande en ressources non renouvelables.
La stabilité démographique et des modes de vie énergivores, qui réduisent notamment la demande en ressources non renouvelables.
La croissance démographique et des modes de vie énergivores, qui augmentent notamment la demande en ressources non renouvelables.
La croissance démographique et la généralisation de modes de vie sobres, qui diminuent notamment la demande en ressources non renouvelables.

La croissance démographique et des modes de vie énergivores, qui augmentent notamment la demande en ressources non renouvelables.

Explication

La croissance démographique, surtout lorsqu’elle s’accompagne de modes de vie énergivores, accroît les besoins en ressources, principalement non renouvelables. Des modes de vie sobres tendent au contraire à limiter la demande, même lorsque la population augmente.

8. Quelle situation augmente directement le risque d’inondation par artificialisation des sols ?

La création d’un parc naturel qui limite l’urbanisation dans une vallée
Le remplacement de sols perméables par des surfaces bâties qui favorisent le ruissellement
La construction d’habitations en lisière de forêt qui accroît l’exposition aux incendies
L’aménagement d’un refuge en altitude qui augmente l’exposition aux avalanches

Le remplacement de sols perméables par des surfaces bâties qui favorisent le ruissellement

Explication

L’artificialisation rend les sols moins perméables, ce qui accroît le ruissellement et les inondations. La construction en zone forestière concerne surtout l’exposition aux incendies, tandis qu’un parc naturel peut au contraire limiter l’urbanisation.

9. À quoi la « Grande accélération » des émissions de gaz à effet de serre correspond-elle principalement ?

À la diminution des activités industrielles qui accompagne le refroidissement mondial depuis les années 1950
À la succession de catastrophes climatiques indépendantes des activités humaines depuis les années 1950
À l’apparition d’un phénomène naturel isolé qui modifie le climat depuis les années 1950
À l’accélération des émissions et des transformations humaines depuis les années 1950

À l’accélération des émissions et des transformations humaines depuis les années 1950

Explication

La « Grande accélération » désigne l’augmentation rapide des émissions et des transformations humaines à partir des années 1950, ce qui renforce le réchauffement climatique. Elle ne correspond donc pas à un phénomène naturel isolé, contrairement à une confusion fréquente.

10. Comment se répartissent les principales conséquences des catastrophes entre pays en développement et pays développés ?

Les pays développés concentrent 98 % des victimes, tandis que les pays en développement subissent les dégâts matériels les plus coûteux.
Les pays en développement concentrent les dégâts matériels les plus coûteux, tandis que les pays développés regroupent 98 % des victimes.
Les pays en développement concentrent 98 % des victimes, tandis que les pays développés subissent les dégâts matériels les plus coûteux.
Les deux groupes de pays connaissent une répartition similaire des victimes et des dégâts matériels.

Les pays en développement concentrent 98 % des victimes, tandis que les pays développés subissent les dégâts matériels les plus coûteux.

Explication

Les pays en développement regroupent 98 % des victimes, alors que les pays développés enregistrent les pertes matérielles les plus coûteuses. Cette différence s’explique par des niveaux distincts de vulnérabilité humaine et de valeur des infrastructures exposées.

11. Quel enchaînement présente les quatre temps de la gestion des risques dans l’ordre logique ?

Gestion de crise, prévention, reconstruction, puis prévision.
Prévision, reconstruction, prévention, puis gestion de crise.
Prévention, prévision, gestion de crise, puis reconstruction.
Reconstruction, gestion de crise, prévision, puis prévention.

Prévention, prévision, gestion de crise, puis reconstruction.

Explication

La gestion des risques associe la prévention, la prévision, la gestion de crise et la reconstruction. La reconstruction intervient après la catastrophe, tandis que la prévention vise à réduire la vulnérabilité avant celle-ci.

12. Pourquoi la zone économique exclusive française renforce-t-elle la puissance maritime du pays ?

Elle regroupe les principaux massifs montagneux présents sur le territoire national
Elle correspond à une vaste superficie terrestre située autour de l’Hexagone
Elle rassemble les plaines agricoles et les forêts exploitées par les régions françaises
Elle s’étend sur 10,2 millions de km² répartis dans tous les océans

Elle s’étend sur 10,2 millions de km² répartis dans tous les océans

Explication

La France dispose d’une zone économique exclusive maritime de 10,2 millions de km² répartie dans tous les océans, ce qui lui donne une importante dimension maritime. Cette zone ne désigne pas le territoire terrestre national ni ses reliefs ou ses espaces agricoles.

13. Laquelle de ces situations illustre le mieux un acteur géographique ?

Un collectif de riverains qui s’oppose à un projet routier
Un randonneur qui traverse une vallée sans intervenir
Un touriste qui photographie un paysage pendant ses vacances
Un passant qui observe un chantier depuis la rue

Un collectif de riverains qui s’oppose à un projet routier

Explication

Un acteur géographique est un groupe humain qui agit sur l’espace, comme un collectif de riverains mobilisé contre un aménagement. Un individu isolé qui observe ou traverse un lieu n’est pas considéré comme un acteur géographique dans ce cadre.

14. Comment définir le risque dans le cadre de l’étude des sociétés exposées aux aléas ?

Comme la capacité d’une société à reconstruire ses infrastructures après une catastrophe.
Comme la présence d’un aléa naturel, indépendamment de la vulnérabilité de la société.
Comme l’exposition d’une société à un aléa, avec des dégâts liés à son niveau de vulnérabilité.
Comme l’ensemble des dommages matériels observés après la disparition d’un aléa.

Comme l’exposition d’une société à un aléa, avec des dégâts liés à son niveau de vulnérabilité.

Explication

Le risque résulte de l’exposition d’une société à un aléa et dépend de sa vulnérabilité, qui influence l’ampleur des dégâts. Un aléa présent sans société exposée ne suffit donc pas à définir un risque social.

15. Comment les 25 communautés rurales du Nunavut sont-elles accessibles au cours de l’année ?

Par avion pendant l’hiver ou par route durant la période de dégel, de mai à août.
Par avion toute l’année ou par bateau pendant la courte période de dégel, de juillet à octobre.
Par bateau toute l’année ou par avion durant la période estivale, de juin à septembre.
Par route toute l’année ou par train pendant la période estivale, de juin à septembre.

Par avion toute l’année ou par bateau pendant la courte période de dégel, de juillet à octobre.

Explication

Les communautés rurales du Nunavut sont accessibles par voie aérienne toute l’année et par mer pendant le dégel, de juillet à octobre. Les routes et les voies ferrées ne constituent pas les principaux moyens d’accès mentionnés pour ces communautés isolées.

16. Quelle caractéristique décrit correctement l’espace arctique ?

Il couvre 21 millions de km², dont environ deux tiers sont océaniques, et borde neuf pays.
Il couvre 21 millions de km², principalement continentaux, et borde six pays.
Il couvre 9 millions de km², principalement continentaux, et borde six pays.
Il couvre 9 millions de km², dont environ deux tiers sont océaniques, et borde neuf pays.

Il couvre 21 millions de km², dont environ deux tiers sont océaniques, et borde neuf pays.

Explication

L’Arctique s’étend sur 21 millions de km², avec un océan représentant environ les deux tiers de sa superficie, et il borde neuf pays. Le confondre avec un espace principalement continental conduit à sous-estimer la place de l’océan Arctique.

17. Que révèle la situation démographique du Groenland, où 56 000 habitants vivent sur 2,1 millions de km² ?

Elle révèle une densité moyenne comparable à celle des régions tempérées européennes.
Elle révèle une très faible densité de peuplement, malgré la présence de populations permanentes.
Elle révèle une forte densité de peuplement concentrée dans plusieurs grandes métropoles.
Elle révèle une population presque absente, limitée à quelques installations scientifiques.

Elle révèle une très faible densité de peuplement, malgré la présence de populations permanentes.

Explication

Le rapport entre 56 000 habitants et 2,1 millions de km² traduit une très faible densité, sans signifier une absence totale de peuplement. L’idée d’une population presque absente confond faible densité et absence d’habitants.

18. Quels éléments de la vie arctique sont mis en péril par le réchauffement climatique ?

Les échanges commerciaux, les ressources minières, les ports et les frontières
Les écosystèmes, les activités, les infrastructures et les organisations sociales
Les espèces terrestres, les routes maritimes, les cultures agricoles et les glaciers
Les températures, les précipitations, les vents et les courants marins

Les écosystèmes, les activités, les infrastructures et les organisations sociales

Explication

Le réchauffement climatique met en péril les écosystèmes, les activités, les infrastructures et les organisations sociales de l’Arctique. Les autres réponses regroupent certains éléments concernés, mais ne reprennent pas l’ensemble des dimensions touchées.

19. Quelle distinction caractérise l’indépendance énergétique et l’arme énergétique ?

L’indépendance accroît la dépendance d’un pays, tandis que l’arme énergétique protège ses clients contre les pénuries.
L’indépendance réduit la dépendance d’un pays, tandis que l’arme énergétique exploite la dépendance de ses clients.
L’indépendance concerne les quotas de production, tandis que l’arme énergétique désigne les périmètres de protection.
L’indépendance organise la concurrence entre usagers, tandis que l’arme énergétique protège les ressources halieutiques.

L’indépendance réduit la dépendance d’un pays, tandis que l’arme énergétique exploite la dépendance de ses clients.

Explication

L’indépendance énergétique vise à réduire la dépendance d’un pays envers des fournisseurs extérieurs, tandis que des producteurs comme la Russie ou l’Iran peuvent exploiter cette dépendance comme levier économique. Les quotas de pêche et les périmètres de protection relèvent d’un autre domaine de gestion des ressources.

20. Quelle situation correspond à une catastrophe industrielle plutôt qu’à un risque naturel ?

Un cyclone provoquant des inondations dans une région littorale.
Une explosion chimique dans une usine, comme celle d’AZF en 2001.
Une éruption volcanique perturbant les transports aériens.
Un séisme détruisant des bâtiments dans une zone fortement peuplée.

Une explosion chimique dans une usine, comme celle d’AZF en 2001.

Explication

Une catastrophe industrielle est provoquée par une activité humaine, comme l’explosion chimique d’AZF en 2001. Les cyclones, séismes et éruptions volcaniques relèvent d’aléas naturels, même si leurs conséquences peuvent être aggravées par la vulnérabilité humaine.

21. Quelle conséquence paradoxale la fonte de la banquise peut-elle avoir en Arctique ?

Elle peut ouvrir des possibilités pour la pêche, l’agriculture, l’extraction des terres rares et le commerce
Elle peut supprimer les activités économiques en rendant toute circulation maritime plus difficile
Elle peut réduire l’accès aux ressources en renforçant la couverture glaciaire des territoires
Elle peut favoriser la biodiversité marine en stabilisant durablement les habitats de la banquise

Elle peut ouvrir des possibilités pour la pêche, l’agriculture, l’extraction des terres rares et le commerce

Explication

La fonte de la banquise peut créer de nouvelles opportunités pour la pêche, l’agriculture, l’extraction des terres rares et l’ouverture de voies commerciales. Elle ne signifie donc pas une disparition uniforme des activités économiques, même si elle entraîne aussi des menaces importantes.

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Quelle superficie totale couvre l’Arctique ?

21 millions de km².

Quelle proportion de l’Arctique est occupée par l’océan ?

Les deux tiers.

Combien de pays bordent l’Arctique ?

Neuf pays.

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