QCM : Sociétés, ressources et risques — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux le risque dans le contexte des sociétés exposées aux menaces ?

La capacité d’une société à limiter les effets d’un événement dangereux
La présence d’un phénomène naturel susceptible de menacer une population exposée
La potentialité qu’un événement provoque une catastrophe majeure avec des dégâts et de nombreuses victimes
L’ensemble des personnes et des équipements pouvant être touchés par un phénomène

La potentialité qu’un événement provoque une catastrophe majeure avec des dégâts et de nombreuses victimes

Explication

Le risque correspond à la possibilité qu’un événement entraîne une catastrophe importante, avec des dégâts et de nombreuses victimes. L’aléa désigne plutôt le phénomène susceptible de menacer une population, sans inclure à lui seul ses conséquences sociales.

2. Une crue menace un quartier, ses habitants, ses logements et ses infrastructures : quelle distinction s’applique entre l’aléa et l’enjeu ?

Les habitants constituent l’aléa, tandis que la crue et les logements représentent les enjeux
Les logements constituent l’aléa, tandis que la crue et les habitants forment la vulnérabilité
La crue et les habitants constituent ensemble l’aléa, tandis que les biens forment le risque
La crue constitue l’aléa, tandis que les habitants et les biens représentent les enjeux

La crue constitue l’aléa, tandis que les habitants et les biens représentent les enjeux

Explication

L’aléa est le phénomène menaçant, ici la crue, tandis que l’enjeu regroupe les personnes, biens et équipements susceptibles d’être affectés. Confondre la crue avec les habitants inverse la nature du phénomène et de ce qui peut être touché.

3. Que permet d’évaluer la vulnérabilité d’une société face à un phénomène dangereux ?

La probabilité qu’un phénomène naturel ou technologique se produise
Le niveau d’effets prévisibles et la capacité de la société à y résister
Le nombre d’habitants et d’équipements présents dans une zone exposée
La nature géologique ou industrielle du phénomène qui menace le territoire

Le niveau d’effets prévisibles et la capacité de la société à y résister

Explication

La vulnérabilité mesure les effets prévisibles d’un phénomène sur une société et sa capacité de résilience. Elle ne correspond donc ni à la probabilité de l’événement, ni à la simple présence d’habitants ou d’équipements.

4. Quelle relation permet de résumer le calcul du risque ?

risque=vulneˊrabiliteˊ÷aleˊarisque = vulnérabilité \div aléa
risque=aleˊa−vulneˊrabiliteˊrisque = aléa - vulnérabilité
risque=aleˊa+vulneˊrabiliteˊrisque = aléa + vulnérabilité
risque=aleˊa×vulneˊrabiliteˊrisque = aléa \times vulnérabilité

$$risque = aléa \times vulnérabilité$$

Explication

Le risque est résumé par le produit de l’aléa et de la vulnérabilité, soit risque=aleˊa×vulneˊrabiliteˊrisque = aléa \times vulnérabilité. Une addition, une soustraction ou une division ne correspondent pas à la relation définie ici.

5. Comment distinguer un risque naturel, un risque technologique et un risque combiné ?

Le risque naturel vient d’une activité humaine, le risque technologique d’un phénomène naturel et le risque combiné concerne les séismes
Le risque naturel provoque des victimes, le risque technologique des dégâts matériels et le risque combiné des déplacements
Le risque naturel vient d’un aléa naturel, le risque technologique d’une catastrophe industrielle et le risque combiné associe les deux
Le risque naturel touche les campagnes, le risque technologique les villes et le risque combiné les littoraux

Le risque naturel vient d’un aléa naturel, le risque technologique d’une catastrophe industrielle et le risque combiné associe les deux

Explication

Un risque naturel est lié à un aléa naturel, un risque technologique à une catastrophe industrielle ou technologique, et un risque combiné associe un aléa naturel à une catastrophe technologique. La nature du territoire ou le type de dommage ne suffit pas à définir ces catégories.

6. Pourquoi le tsunami et l’accident nucléaire de Fukushima en 2011 constituent-ils un risque combiné ?

Parce qu’un phénomène naturel a causé des dégâts sans toucher d’installation technologique
Parce qu’un aléa naturel a déclenché une catastrophe technologique
Parce qu’une catastrophe technologique a précédé un événement naturel dans la même région
Parce qu’un accident industriel s’est produit sans intervention d’un phénomène naturel

Parce qu’un aléa naturel a déclenché une catastrophe technologique

Explication

Fukushima associe le tsunami, qui est un aléa naturel, à l’accident nucléaire, qui est une catastrophe technologique. Il ne s’agit donc ni d’un risque exclusivement naturel ni d’un accident industriel indépendant d’un phénomène naturel.

7. Par quel mécanisme l’activité économique peut-elle accroître l’ampleur et la fréquence des catastrophes ?

Elle intensifie les activités humaines et les densités, tandis que les émissions de CO2 accélèrent le changement climatique
Elle transforme les aléas naturels en phénomènes technologiques grâce au développement des infrastructures
Elle diminue l’exposition des populations en concentrant les activités économiques dans des espaces protégés
Elle réduit les densités urbaines et ralentit le changement climatique grâce à l’augmentation des échanges

Elle intensifie les activités humaines et les densités, tandis que les émissions de CO2 accélèrent le changement climatique

Explication

L’activité économique intensifie les activités humaines et les densités de population, tandis que les émissions de CO2 accélèrent le changement climatique et peuvent accroître l’ampleur et la fréquence des catastrophes. Le développement économique ne réduit donc pas automatiquement l’exposition ni les effets des catastrophes.

8. Pourquoi les pays du Sud sont-ils généralement plus exposés et vulnérables que les pays du Nord ?

Ils disposent de davantage de moyens scientifiques et de systèmes de prévention, mais concentrent leurs populations dans les montagnes
Ils connaissent moins d’aléas naturels, mais leurs territoires sont davantage touchés par les accidents industriels
Ils cumulent de fortes densités littorales, un développement plus faible et un nombre élevé de victimes
Ils présentent des densités plus faibles et des infrastructures mieux protégées, ce qui augmente la fréquence des catastrophes

Ils cumulent de fortes densités littorales, un développement plus faible et un nombre élevé de victimes

Explication

Les pays du Sud sont généralement plus vulnérables en raison de fortes densités littorales, d’un faible niveau de développement et d’un nombre élevé de victimes. Les pays du Nord disposent davantage de moyens de prévision et de prévention, ce qui constitue la distinction centrale entre ces ensembles.

9. Quelle définition correspond à une ressource pour une société humaine ?

Un élément naturel dont la quantité est identique partout
Un bien produit par une société avant sa consommation
Une richesse potentielle pouvant être exploitée ou rester inutilisée
Une richesse déjà utilisée dans les activités économiques

Une richesse potentielle pouvant être exploitée ou rester inutilisée

Explication

Une ressource est une richesse potentielle que les sociétés peuvent exploiter, mais qui peut aussi rester inutilisée. La confusion vient de l’assimilation d’une ressource à une richesse effectivement utilisée, ce qui correspond à une ressource déjà exploitée.

10. Quelle activité représente la plus grande part de la consommation mondiale d’eau ?

Les usages énergétiques, avec environ 15 %
Les usages industriels, avec environ 21 %
Les usages domestiques, avec environ 9 %
Les usages agricoles, avec environ 70 %

Les usages agricoles, avec environ 70 %

Explication

L’agriculture représente environ 70 % de la consommation mondiale d’eau, devant l’industrie et les usages domestiques. Les usages industriels atteignent environ 21 %, tandis que les usages domestiques représentent environ 9 %.

11. Un pays dispose de 1 400 m³ d’eau douce par habitant et par an : comment cette situation est-elle qualifiée ?

Une situation d’abondance hydrique
Une situation de disponibilité exceptionnelle
Une situation de stress hydrique
Une situation de pénurie d’eau

Une situation de stress hydrique

Explication

Une disponibilité comprise entre 1 000 et 1 700 m³ par habitant et par an correspond au stress hydrique. La pénurie concerne une disponibilité inférieure à 1 000 m³ par habitant et par an.

12. Quelle combinaison décrit correctement la disponibilité de l’eau douce sur Terre ?

L’eau douce représente 10 % de l’eau totale, et les deux tiers sont présents dans les fleuves
L’eau douce représente 1 % de l’eau totale, et les deux tiers sont directement accessibles
L’eau douce représente 25 % de l’eau totale, et la moitié est directement disponible
L’eau douce représente 2,5 % de l’eau totale, et moins de 1 % est directement disponible

L’eau douce représente 2,5 % de l’eau totale, et moins de 1 % est directement disponible

Explication

L’eau douce ne constitue que 2,5 % de l’eau terrestre, et les deux tiers sont stockés sous forme de glace. Moins de 1 % de l’eau totale est directement disponible pour les êtres humains, ce qui limite fortement la ressource accessible.

13. De quels facteurs dépend principalement l’accès à l’eau ?

De la présence de frontières et de la densité des réseaux routiers
Du volume des précipitations et de la superficie des territoires
Des conditions naturelles et du niveau de développement des sociétés
De la richesse des sols et de la proximité des zones industrielles

Des conditions naturelles et du niveau de développement des sociétés

Explication

L’accès à l’eau dépend à la fois des facteurs naturels, comme les pluies, les fleuves ou les aquifères, et du niveau de développement. La seule présence de précipitations ne suffit donc pas à expliquer les inégalités d’accès.

14. Quelle conséquence peut résulter de la construction d’un grand barrage ?

Des déplacements de population et des tensions liées au partage de l’eau
Une disparition des besoins agricoles dans les régions voisines
Une réduction des échanges d’eau entre les bassins hydrographiques
Une augmentation automatique des ressources disponibles pour chaque État

Des déplacements de population et des tensions liées au partage de l’eau

Explication

Un grand barrage peut entraîner des déplacements de population, modifier les transferts d’eau et provoquer des conflits d’usages ou des tensions internationales. Il ne garantit donc pas une répartition équitable de l’eau entre les territoires.

15. Que vise la transition écologique ?

Réduire les dommages liés aux risques sans transformer le développement
Assurer un développement durable et prévenir ou gérer les risques
Protéger les milieux naturels en écartant les objectifs économiques
Répondre aux besoins actuels en augmentant la consommation de ressources

Assurer un développement durable et prévenir ou gérer les risques

Explication

La transition écologique associe la recherche d’un développement durable à la prévention et à la gestion des risques. La réduction des dommages constitue plus précisément l’objectif de la prévention des risques, et ne résume pas toute la transition écologique.

16. Quel principe définit le développement durable ?

Réduire les risques présents en adaptant les sociétés aux catastrophes
Préserver les ressources naturelles en limitant les besoins des populations
Répondre aux besoins actuels sans compromettre ceux des générations futures
Accélérer la croissance actuelle pour financer les protections environnementales

Répondre aux besoins actuels sans compromettre ceux des générations futures

Explication

Le développement durable cherche à satisfaire les besoins actuels tout en préservant la capacité des générations futures à satisfaire les leurs. La prévention des risques concerne plutôt la réduction des dommages liés aux aléas.

17. Quel ensemble d’objectifs est associé aux accords de Paris conclus lors de la COP 21 en 2016 ?

Soutenir l’industrie, augmenter les prélèvements d’eau et exploiter les océans
Développer les énergies fossiles, accroître la déforestation et aménager les littoraux
Préserver les milieux, réduire les énergies fossiles et protéger l’eau et les océans
Protéger les forêts, construire des barrages et renforcer les échanges commerciaux

Préserver les milieux, réduire les énergies fossiles et protéger l’eau et les océans

Explication

Les accords de Paris défendent notamment la préservation des ressources et des milieux, la réduction des énergies fossiles, la lutte contre la déforestation et la protection de l’eau, des mers et des océans. Ils ne visent donc pas l’augmentation de l’exploitation des ressources fossiles ou forestières.

18. Quelle association caractérise correctement les milieux méditerranéen et océanique en France métropolitaine ?

Le milieu méditerranéen est humide toute l’année, tandis que le milieu océanique connaît un été chaud et sec.
Le milieu méditerranéen est doux et humide, tandis que le milieu océanique est chaud et sec en été.
Le milieu méditerranéen est froid et enneigé, tandis que le milieu océanique est chaud et sec en été.
Le milieu méditerranéen est chaud et sec en été, tandis que le milieu océanique est doux et humide.

Le milieu méditerranéen est chaud et sec en été, tandis que le milieu océanique est doux et humide.

Explication

Le climat méditerranéen se distingue par des étés chauds et secs, alors que le climat océanique est marqué par la douceur et l’humidité. L’association inversée entre ces deux milieux correspond à une confusion fréquente.

19. Quel aménagement est rendu possible par les montagnes françaises, qui couvrent une part importante du territoire ?

La culture intensive des plaines et le développement des ports fluviaux
La création de polders et l’extension des marais salants
L’exploitation pétrochimique et l’aménagement de grands ports maritimes
La production hydroélectrique et l’installation de stations de ski

La production hydroélectrique et l’installation de stations de ski

Explication

Les montagnes couvrent 30 % du territoire français et offrent des conditions favorables aux aménagements hydroélectriques ainsi qu’aux stations de ski. Les autres réponses associent les montagnes à des aménagements surtout liés aux littoraux ou aux plaines.

20. Quelle évolution illustre la valorisation progressive des milieux français ?

Des défrichements et polders anciens complétés par des réseaux de transport et des installations énergétiques récentes
Des réseaux de transport anciens remplacés par des défrichements et des marais salants contemporains
Des stations de ski anciennes complétées par des activités agricoles intensives et des ports médiévaux
Des barrages naturels préservés par des routes nouvelles et des aménagements agricoles traditionnels

Des défrichements et polders anciens complétés par des réseaux de transport et des installations énergétiques récentes

Explication

La valorisation des milieux repose sur des aménagements anciens, comme les défrichements et les polders, puis sur des équipements récents, notamment les transports et la production d’énergie. La deuxième réponse inverse la chronologie des principaux aménagements, tandis que les autres mélangent des exemples non établis.

21. Quelle classification distingue correctement les risques telluriques des risques climatiques en France ?

Les séismes et les éruptions sont telluriques, tandis que les tempêtes, inondations et sécheresses sont climatiques.
Les inondations et les éruptions sont telluriques, tandis que les cyclones relèvent des risques géologiques.
Les avalanches et les chutes de neige sont telluriques, tandis que les séismes relèvent des risques climatiques.
Les tempêtes et les sécheresses sont telluriques, tandis que les séismes et éruptions sont climatiques.

Les séismes et les éruptions sont telluriques, tandis que les tempêtes, inondations et sécheresses sont climatiques.

Explication

Les risques telluriques résultent de phénomènes liés à la dynamique interne de la Terre, comme les séismes et les éruptions. Les tempêtes, inondations et sécheresses appartiennent aux risques climatiques, et non à la catégorie tellurique.

22. Pourquoi les installations industrielles classées Seveso sont-elles souvent implantées dans les grandes vallées fluviales ?

Elles s’installent dans des espaces peu peuplés afin de réduire les échanges avec les agglomérations.
Elles recherchent la proximité des fortes densités de population et des axes de circulation des vallées.
Elles privilégient les sommets montagneux pour bénéficier d’un éloignement des réseaux urbains.
Elles se concentrent sur les littoraux touristiques pour profiter d’une fréquentation saisonnière importante.

Elles recherchent la proximité des fortes densités de population et des axes de circulation des vallées.

Explication

Les usines pétrochimiques, centrales nucléaires et barrages classés Seveso sont souvent proches des fortes densités de population des grandes vallées fluviales. Les autres propositions attribuent leur localisation à l’isolement, à l’altitude ou au tourisme, qui ne constituent pas le facteur indiqué.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 50 flashcards sur Sociétés, ressources et risques.

Qu'est-ce que le risque en termes d'événement et conséquences ?

La potentialité qu’un événement provoque une catastrophe majeure avec dégâts et victimes.

Qu'est-ce qu'un aléa dans le contexte des risques ?

Un événement naturel ou technologique susceptible de devenir un risque.

Que désigne l'enjeu face à un aléa ?

Les personnes, biens et équipements susceptibles d’être affectés.

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Consultez la fiche de révision complète sur Sociétés, ressources et risques.

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