QCM : Terrorisme et transformations de la guerre (41 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment Raymond Aron caractérise-t-il Clausewitz ?

Comme un général britannique consacré à l’histoire des empires coloniaux
Comme un diplomate français spécialisé dans les négociations européennes
Comme un philosophe allemand hostile à toute réflexion militaire
Comme un officier prussien animé par la compréhension de la guerre

Comme un officier prussien animé par la compréhension de la guerre

Explication

Raymond Aron présente Clausewitz comme un officier prussien avide de gloire et animé par la passion de comprendre. Les autres descriptions ne correspondent pas à cette caractérisation ni à sa fonction militaire.

2. Quelle caractéristique éditoriale s’applique à l’œuvre De la guerre ?

Elle est achevée par Clausewitz puis publiée durant sa carrière militaire.
Elle est publiée après la mort de Clausewitz et demeure inachevée.
Elle paraît après sa mort, mais sous la forme d’un traité entièrement terminé.
Elle est rédigée par son épouse avant d’être publiée en plusieurs volumes.

Elle est publiée après la mort de Clausewitz et demeure inachevée.

Explication

De la guerre est publiée par l’épouse de Clausewitz après sa mort, en 1832 et 1835, et l’œuvre reste inachevée. La publication posthume n’a donc pas abouti à un traité complet.

3. Quel est, selon Clausewitz, le but immédiat de la guerre ?

Préparer les armées à une compétition durable entre puissances rivales
Obtenir une médiation entre les adversaires par un échange diplomatique
Contraindre l’ennemi à exécuter sa volonté par un acte de violence
Détruire les institutions ennemies sans poursuivre d’objectif politique

Contraindre l’ennemi à exécuter sa volonté par un acte de violence

Explication

Clausewitz définit la guerre comme un acte de violence destiné à imposer sa volonté à l’ennemi. La médiation diplomatique et la préparation militaire ne constituent pas cette définition centrale.

4. Quelle répartition des rôles correspond aux trois dimensions de la guerre chez Clausewitz ?

Le peuple exprime la passion, les militaires conduisent l’action et les autorités fixent les buts.
Les autorités conduisent l’action, les militaires fixent les buts et le peuple organise la stratégie.
Les militaires expriment la passion, le peuple conduit l’action et les autorités choisissent les armes.
Le peuple fixe les buts, les autorités expriment la passion et les militaires négocient la paix.

Le peuple exprime la passion, les militaires conduisent l’action et les autorités fixent les buts.

Explication

La guerre associe la passion du peuple, l’action des militaires et la raison des autorités politiques qui déterminent les objectifs. Les autres répartitions inversent ces fonctions respectives.

5. Quelle distinction oppose correctement guerre absolue et guerre réelle ?

La guerre absolue tend vers l’anéantissement, tandis que la guerre réelle est limitée par les circonstances.
La guerre absolue dépend des objectifs politiques, tandis que la guerre réelle recherche l’anéantissement de l’ennemi.
La guerre absolue évite la violence extrême, tandis que la guerre réelle supprime les contraintes politiques.
La guerre absolue est une expérience historique, tandis que la guerre réelle constitue une essence théorique.

La guerre absolue tend vers l’anéantissement, tandis que la guerre réelle est limitée par les circonstances.

Explication

La guerre absolue désigne une construction théorique où la violence tend vers l’anéantissement, alors que la guerre réelle est freinée par les circonstances, les objectifs politiques et les frictions. Les autres propositions renversent cette distinction.

6. Que désigne la friction dans l’analyse clausewitzienne de la guerre réelle ?

Les obstacles imprévus et le hasard qui compliquent l’exécution des plans militaires
La tendance théorique de la violence militaire à atteindre l’anéantissement
L’incertitude générale qui empêche les adversaires de connaître toute la situation
La décision politique qui transforme une rivalité internationale en conflit armé

Les obstacles imprévus et le hasard qui compliquent l’exécution des plans militaires

Explication

La friction regroupe les difficultés imprévues, le hasard et les circonstances qui perturbent l’exécution des plans. L’incertitude générale relève plutôt du brouillard de la guerre.

7. Pourquoi Clausewitz compare-t-il la guerre à un caméléon ?

Parce qu’elle dépend principalement des innovations techniques des armées industrielles
Parce que sa forme, ses moyens et son ampleur s’adaptent à l’histoire des peuples et des nations
Parce qu’elle conserve une structure identique malgré les changements historiques et politiques
Parce qu’elle transforme progressivement toute guerre réelle en guerre théorique absolue

Parce que sa forme, ses moyens et son ampleur s’adaptent à l’histoire des peuples et des nations

Explication

La métaphore du caméléon souligne que la guerre change de forme, de moyens et d’ampleur selon l’histoire des peuples et des nations. Elle ne signifie ni uniformité historique ni dépendance exclusive à la technique.

8. À quelles dates la Guerre de Sept Ans se déroule-t-elle principalement, et par quels traités s’achève-t-elle ?

De 1775 à 1783, avec les traités de Versailles et de Paris
De 1740 à 1748, avec les traités d’Aix-la-Chapelle et de Vienne
De 1756 à 1763, avec les traités de Paris et d’Hubertsbourg
De 1792 à 1802, avec les traités de Bâle et d’Amiens

De 1756 à 1763, avec les traités de Paris et d’Hubertsbourg

Explication

La Guerre de Sept Ans oppose principalement des États coalisés de 1756 à 1763 et se termine par les traités de Paris et d’Hubertsbourg. Les autres dates et accords renvoient à d’autres conflits européens ou atlantiques.

9. Quel ensemble d’objectifs correspond aux principaux belligérants de la Guerre de Sept Ans ?

L’Autriche veut conserver la Silésie, la Prusse renoncer à ses territoires et la Grande-Bretagne soutenir la France.
L’Autriche veut reprendre la Silésie, la Prusse préserver ses territoires et la France rivaliser avec la Grande-Bretagne.
L’Autriche veut contrôler les Caraïbes, la Prusse développer sa marine et la France récupérer la Saxe.
L’Autriche veut conquérir l’Inde, la Prusse abandonner son rang et la France défendre les intérêts britanniques.

L’Autriche veut reprendre la Silésie, la Prusse préserver ses territoires et la France rivaliser avec la Grande-Bretagne.

Explication

L’Autriche cherche à récupérer la Silésie, la Prusse à conserver ses territoires et son rang, tandis que la France et la Grande-Bretagne s’affrontent pour leur puissance commerciale, maritime et coloniale. Les autres combinaisons attribuent aux puissances des objectifs contraires ou non indiqués.

10. Pourquoi la Guerre de Sept Ans se rapproche-t-elle de la guerre absolue sans lui correspondre pleinement ?

Son anéantissement systématique des populations l’en rapproche, mais les États évitent toute mobilisation militaire.
Son extension mondiale et sa lutte impériale l’en rapprochent, mais la diplomatie et des limites politiques subsistent.
Sa dimension européenne l’en rapproche, mais les combats restent dépourvus d’enjeux économiques et coloniaux.
Sa mobilisation totale l’en rapproche, mais les affrontements restent confinés aux territoires des grandes puissances.

Son extension mondiale et sa lutte impériale l’en rapprochent, mais la diplomatie et des limites politiques subsistent.

Explication

La guerre présente une extension mondiale et une lutte impériale et économique, ce qui rappelle la guerre absolue, mais elle reste une guerre réelle faute de mobilisation totale et d’anéantissement systématique. La diplomatie ne disparaît pas non plus.

11. Quelle bataille remportée le 20 septembre 1792 par Dumouriez et Kellermann oppose l’armée française à l’armée coalisée du duc de Brunswick ?

La bataille de Waterloo
La bataille d’Austerlitz
La bataille de Valmy
La bataille de Leipzig

La bataille de Valmy

Explication

La bataille de Valmy est remportée le 20 septembre 1792 par l’armée française commandée par Dumouriez et Kellermann. Austerlitz, Waterloo et Leipzig appartiennent à d’autres épisodes des guerres révolutionnaires et napoléoniennes.

12. Quelle conséquence politique directe la victoire française de Valmy entraîne-t-elle le 22 septembre 1792 ?

La nomination de Napoléon comme empereur des Français
La signature d’un traité de paix avec le Royaume-Uni
La proclamation de la Première République par la Convention nationale
Le retour de la monarchie constitutionnelle sous Louis XVIII

La proclamation de la Première République par la Convention nationale

Explication

La victoire de Valmy permet à la Convention nationale de proclamer la Première République le 22 septembre 1792. Les trois autres événements ne correspondent pas à la conséquence politique immédiate de cette bataille.

13. Pourquoi la conscription constitue-t-elle un facteur important de la victoire française à Valmy ?

Elle remplace les combats terrestres par une stratégie navale renforcée
Elle fournit principalement des officiers étrangers à l’armée française
Elle impose aux armées coalisées de réduire leurs forces disponibles
Elle permet de mobiliser davantage de soldats pour la défense révolutionnaire

Elle permet de mobiliser davantage de soldats pour la défense révolutionnaire

Explication

La conscription contribue à la victoire de Valmy en augmentant les effectifs mobilisables par la France révolutionnaire. Elle ne fournit pas principalement des officiers étrangers et ne modifie pas directement les forces navales ou coalisées.

14. En quoi les guerres révolutionnaires et napoléoniennes se rapprochent-elles de la guerre absolue sans l’atteindre complètement ?

Par leur priorité donnée aux négociations et à la réduction des affrontements
Par leur séparation stricte entre les ambitions politiques et les opérations militaires
Par leur limitation aux frontières françaises et leur faible mobilisation politique
Par leur durée, leur extension, leur intensité et leurs objectifs idéologiques

Par leur durée, leur extension, leur intensité et leurs objectifs idéologiques

Explication

Ces guerres tendent vers la guerre absolue en raison de leur durée, de leur extension, de leur intensité et de leurs objectifs idéologiques. Elles n’atteignent toutefois pas complètement ce modèle, contrairement à ce que suggérerait une définition sans limites.

15. Quel élément distingue principalement le terrorisme de la guerre régulière entre États ?

La recherche d’une victoire territoriale obtenue par la destruction des forces adverses
L’emploi d’armes lourdes par des armées nationales soutenues par des alliances militaires
Le recours à des violences surprises visant souvent des civils pour des raisons politiques et idéologiques
L’affrontement organisé entre forces armées identifiables sur des champs de bataille déterminés

Le recours à des violences surprises visant souvent des civils pour des raisons politiques et idéologiques

Explication

Le terrorisme repose sur des actes violents et surprenants, souvent dirigés contre des civils, afin de poursuivre des objectifs politiques et idéologiques. La guerre régulière oppose principalement des forces armées organisées, ce qui correspond à une autre logique.

16. Lequel de ces exemples correspond à une modalité terroriste citée parmi les principales formes d’action ?

La mobilisation d’une armée de conscription
La négociation d’un cessez-le-feu
Le déploiement d’une flotte de guerre
Le détournement d’un avion

Le détournement d’un avion

Explication

Le détournement d’avion figure parmi les principales modalités terroristes, avec les attentats, les prises d’otages et les assassinats ciblés. La conscription, le déploiement naval et la négociation relèvent d’autres dimensions de la guerre ou de la diplomatie.

17. Quelle fonction de communication caractérise le terrorisme selon M. Danon ?

Détruire les principales forces armées adverses afin d’occuper durablement un territoire
Tuer peu de personnes pour en effrayer beaucoup et déstabiliser une société ou un État
Limiter la violence aux combattants pour préserver la population civile
Informer les autorités de revendications sans chercher à produire de réaction collective

Tuer peu de personnes pour en effrayer beaucoup et déstabiliser une société ou un État

Explication

Le terrorisme cherche à produire une peur collective disproportionnée par rapport au nombre de victimes, afin de déstabiliser un État ou une société. Il ne vise donc pas principalement la destruction militaire directe ni une communication dépourvue d’effet de terreur.

18. Quelle caractéristique permet de qualifier les guerres terroristes d’irrégulières et asymétriques ?

Elles reposent sur une ligne de front stable et sur la conquête progressive de territoires
Elles privilégient la mobilité, la rapidité, la surprise et l’utilisation des milieux locaux
Elles opposent deux armées étatiques comparables selon des règles opérationnelles communes
Elles concentrent les attaques sur les combattants afin de distinguer clairement les statuts

Elles privilégient la mobilité, la rapidité, la surprise et l’utilisation des milieux locaux

Explication

Les guerres terroristes sont irrégulières et asymétriques parce qu’elles privilégient la mobilité, la rapidité, la surprise et les milieux locaux, sans distinguer clairement civils et militaires. Une guerre régulière entre armées étatiques repose davantage sur des forces organisées et identifiables.

19. Comment le salafisme est-il défini dans le cadre de l’islam sunnite ?

Comme une méthode militaire fondée sur la lutte armée contre des ennemis désignés
Comme une vision radicale et traditionaliste donnant la primauté aux textes de la première communauté de Médine
Comme une doctrine politique recherchant l’hégémonie par l’élimination de tout adversaire
Comme une procédure visant à exclure une personne de la communauté musulmane

Comme une vision radicale et traditionaliste donnant la primauté aux textes de la première communauté de Médine

Explication

Le salafisme est une vision religieuse radicale et traditionaliste qui accorde une place centrale aux textes liés à la première communauté de Médine et aux quatre premiers califes. La lutte armée relève du djihadisme, l’exclusion religieuse du takfîr et la recherche totalitaire de l’hégémonie d’une autre logique.

20. Quelle distinction oppose correctement le salafisme au djihadisme ?

Le salafisme recherche une domination politique territoriale, tandis que le djihadisme défend une pratique théologique modérée
Le salafisme est une procédure d’exclusion religieuse, tandis que le djihadisme organise une médiation communautaire
Le salafisme est une vision religieuse traditionaliste, tandis que le djihadisme désigne une lutte armée violente
Le salafisme est une lutte armée violente, tandis que le djihadisme désigne une lecture historique des textes

Le salafisme est une vision religieuse traditionaliste, tandis que le djihadisme désigne une lutte armée violente

Explication

Le salafisme renvoie à un modèle religieux et historique, alors que le djihadisme désigne un moyen d’action violent fondé sur la lutte armée. Les autres propositions inversent ces notions ou leur attribuent des fonctions qui correspondent plutôt au takfîr ou à d’autres doctrines.

21. Que signifie pratiquer le takfîr à l’égard d’une personne ou d’un groupe ?

Rechercher une alliance politique avec les populations d’autres religions
Lui attribuer une autorité religieuse fondée sur les premiers califes
Réfuter son appartenance à l’islam afin de l’exclure de la communauté musulmane
Organiser une lutte armée contre les États considérés comme ennemis

Réfuter son appartenance à l’islam afin de l’exclure de la communauté musulmane

Explication

Le takfîr consiste à nier l’islamité d’une personne ou d’un groupe pour l’exclure de la communauté musulmane. Il ne correspond ni à l’autorité fondée sur les premiers califes ni à l’organisation concrète d’une lutte armée.

22. Quel bilan humain est associé aux attentats du 13 novembre 2015 planifiés par l’État islamique en Occident ?

130 morts et 413 blessés hospitalisés en France
53 morts et 130 blessés hospitalisés en Afghanistan
413 morts et 130 blessés lors d’attaques menées au Moyen-Orient
2 977 morts et plusieurs milliers de blessés aux États-Unis

130 morts et 413 blessés hospitalisés en France

Explication

Les attentats du 13 novembre 2015 ont causé 130 morts et 413 blessés hospitalisés en France. Le bilan de 2 977 morts correspond aux attentats du 11 septembre 2001, tandis que les autres chiffres ne correspondent pas à cet événement.

23. À quelle période le terrorisme islamiste djihadiste est-il apparu avant de se structurer après la guerre du Golfe ?

Dans les années 1980-1990, au cours de guerres interétatiques
Dans les années 1960-1970, au cours de conflits décolonisateurs
Dans les années 1940-1950, après la création d’Israël
Dans les années 2000-2010, après les interventions en Irak

Dans les années 1980-1990, au cours de guerres interétatiques

Explication

Le terrorisme islamiste djihadiste apparaît dans les années 1980-1990 au sein de guerres interétatiques, puis se structure après la guerre du Golfe de 1990-1991. Les autres périodes ne correspondent pas à cette chronologie.

24. Quelle caractéristique distingue les organisations terroristes islamistes du modèle d’une guerre menée par des États territorialisés ?

Elles défendent des frontières reconnues par des institutions internationales
Elles regroupent des acteurs divers, déterritorialisés et mondialisés
Elles coordonnent des forces militaires dépendantes d’un commandement étatique
Elles reposent sur des armées régulières concentrées dans une capitale

Elles regroupent des acteurs divers, déterritorialisés et mondialisés

Explication

Ces organisations rassemblent des acteurs divers, déterritorialisés et mondialisés, qui cherchent à fragiliser leurs ennemis dans plusieurs espaces. Les autres propositions décrivent plutôt une organisation étatique territorialisée.

25. Pourquoi les attaques au couteau et aux véhicules béliers échappent-elles au modèle clausewitzien ?

Elles recherchent une victoire obtenue par la destruction d’une force militaire adverse
Elles sont des actions individuelles et incontrôlables, éloignées des opérations conventionnelles
Elles reposent sur des affrontements symétriques entre deux États territorialisés
Elles sont des opérations militaires planifiées par des armées régulières constituées

Elles sont des actions individuelles et incontrôlables, éloignées des opérations conventionnelles

Explication

Ces modes opératoires sont individuels et incontrôlables, ce qui les distingue des opérations militaires conventionnelles envisagées par le modèle clausewitzien. Les autres réponses associent à tort ces attaques à une guerre régulière entre États.

26. Quel constat les opérations militaires conventionnelles en Afghanistan, en Irak et en Syrie permettent-elles de formuler ?

Elles ont déplacé les groupes terroristes sans modifier durablement leur organisation
Elles ont transformé les groupes terroristes en forces régulières intégrées aux États
Elles ont supprimé les organisations terroristes après des campagnes militaires prolongées
Elles n’ont pas fait disparaître les groupes terroristes présents dans ces pays

Elles n’ont pas fait disparaître les groupes terroristes présents dans ces pays

Explication

Les opérations conventionnelles n’ont pas fait disparaître les groupes terroristes en Afghanistan, en Irak et en Syrie. Leur simple déplacement ou leur transformation en forces étatiques ne constitue pas le constat établi.

27. Que s’est-il produit en 2013 entre Abu Bakr Al-Baghdadi, l’État islamique en Irak et le Front Al-Nosra ?

Al-Qaïda central a imposé la fusion des deux groupes après une négociation entre leurs dirigeants
Al-Baghdadi a dissous l’État islamique en Irak pour rejoindre le Front Al-Nosra syrien
Al-Baghdadi a annoncé une fusion unilatérale, rejetée par Al-Nosra au nom de son allégeance à Al-Qaïda
Al-Nosra a proposé une fusion, acceptée par Al-Baghdadi sous l’autorité d’Al-Qaïda central

Al-Baghdadi a annoncé une fusion unilatérale, rejetée par Al-Nosra au nom de son allégeance à Al-Qaïda

Explication

En 2013, Al-Baghdadi annonce unilatéralement la fusion, tandis qu’Al-Nosra la rejette et réaffirme son allégeance à Al-Qaïda central. Les autres propositions inversent les initiatives ou attribuent à Al-Qaïda une décision qui n’est pas mentionnée.

28. Quelle différence oppose les projets d’Al-Qaïda et de Daech concernant l’instauration d’un califat ?

Daech veut mener d’abord un djihad mondial, tandis qu’Al-Qaïda cherche rapidement une base territoriale
Al-Qaïda renonce au califat, tandis que Daech veut l’instaurer après une longue campagne internationale
Daech veut établir rapidement une base territoriale, tandis qu’Al-Qaïda privilégie d’abord un djihad mondial
Daech et Al-Qaïda veulent instaurer un califat, mais repoussent tous deux sa dimension territoriale

Daech veut établir rapidement une base territoriale, tandis qu’Al-Qaïda privilégie d’abord un djihad mondial

Explication

Les deux organisations visent un califat, mais Daech cherche rapidement une implantation territoriale servant de base arrière, alors qu’Al-Qaïda veut d’abord mener un djihad mondial. Les autres réponses inversent ou déforment cette séquence stratégique.

29. Quelle cible Al-Qaïda privilégie-t-elle par rapport à Daech ?

Al-Qaïda et Daech évitent les ennemis étatiques pour concentrer leurs attaques sur leurs propres recrues
Al-Qaïda et Daech ciblent d’abord les mêmes adversaires dans le monde occidental
Al-Qaïda vise d’abord les ennemis lointains, tandis que Daech s’en prend d’abord aux ennemis proches
Al-Qaïda vise d’abord les ennemis proches, tandis que Daech s’en prend d’abord aux ennemis lointains

Al-Qaïda vise d’abord les ennemis lointains, tandis que Daech s’en prend d’abord aux ennemis proches

Explication

Al-Qaïda donne la priorité aux ennemis lointains, notamment les États-Unis et le monde occidental, tandis que Daech cible d’abord les ennemis proches du Moyen-Orient. La confusion inverse précisément les priorités des deux organisations.

30. Quelle place Sun Tzu accorde-t-il aux principes stratégiques dans la victoire ?

La victoire résulte surtout de la prolongation du conflit jusqu’à l’épuisement de l’ennemi
L’étude et la mise en pratique de bons principes stratégiques conduisent à la victoire
La victoire repose sur la destruction directe de l’adversaire avant toute réflexion stratégique
La victoire dépend principalement de la supériorité matérielle et de la force brute

L’étude et la mise en pratique de bons principes stratégiques conduisent à la victoire

Explication

Dans L’Art de la guerre, Sun Tzu affirme que l’étude et l’application de bons principes stratégiques conduisent à la victoire. Cette conception s’oppose à l’idée que la force matérielle suffirait à elle seule.

31. Comment la dimension psychologique de la guerre permet-elle, selon Sun Tzu, de vaincre l’adversaire ?

En imposant une supériorité numérique qui rend toute négociation inutile
En obtenant sa soumission grâce à une stratégie qui économise les ressources engagées
En multipliant les combats afin d’affaiblir progressivement ses défenses matérielles
En détruisant directement ses forces grâce à une concentration maximale des moyens

En obtenant sa soumission grâce à une stratégie qui économise les ressources engagées

Explication

Pour Sun Tzu, la stratégie psychologique peut conduire l’adversaire à se soumettre tout en économisant les ressources. La destruction directe et la concentration maximale des moyens correspondent à une logique différente de celle qu’il privilégie.

32. Quelles sont les cinq dimensions de la guerre que le stratège doit examiner selon Sun Tzu ?

Le territoire, les alliances, les finances, la démographie et la mobilité
La morale, la logistique, la tactique, l’armement et la communication
La diplomatie, l’économie, la technologie, la population et le renseignement
La doctrine, le temps, l’espace, le commandement et la discipline

La doctrine, le temps, l’espace, le commandement et la discipline

Explication

Sun Tzu identifie cinq dimensions : la doctrine, le temps, l’espace, le commandement et la discipline. Les autres listes regroupent des facteurs stratégiques possibles, mais ne correspondent pas à cette classification.

33. Quelle connaissance Sun Tzu considère-t-il comme garante de la victoire ?

La connaissance des ressources économiques avant toute observation de l’ennemi
La connaissance des seules forces militaires et des armements adverses
La connaissance des alliances diplomatiques sans analyse du terrain
La connaissance de l’ennemi, de soi-même et de l’environnement

La connaissance de l’ennemi, de soi-même et de l’environnement

Explication

Sun Tzu estime que la connaissance de l’ennemi, de soi-même et de l’environnement doit garantir la victoire. Réduire cette connaissance aux armements, aux alliances ou aux ressources économiques écarte des éléments essentiels de sa pensée.

34. Quelle évolution caractérise le nombre et la nature interétatique des guerres depuis la fin de la guerre froide ?

Les guerres sont aussi nombreuses, mais elles deviennent davantage interétatiques.
Les guerres diminuent, tandis que les affrontements entre États deviennent majoritaires.
Les guerres sont plus nombreuses et opposent davantage des États entre eux.
Les guerres sont moins nombreuses et impliquent moins souvent des États entre eux.

Les guerres sont moins nombreuses et impliquent moins souvent des États entre eux.

Explication

Depuis la fin de la guerre froide, la proportion d’États en guerre a diminué et les conflits sont moins souvent interétatiques. L’idée selon laquelle les affrontements entre États seraient devenus majoritaires contredit cette évolution.

35. Quelle proportion des conflits contemporains correspond à des guerres civiles ?

Environ 90 % des conflits correspondent à des guerres civiles.
Environ 60 % des conflits correspondent à des guerres civiles.
Environ 30 % des conflits correspondent à des guerres civiles.
Environ 11 % des conflits correspondent à des guerres civiles.

Environ 90 % des conflits correspondent à des guerres civiles.

Explication

Les guerres civiles représentent aujourd’hui environ 90 % des conflits, ce qui montre la place minoritaire des guerres interétatiques. Le chiffre de 30 % renvoie à la proportion d’États en guerre en 1992, et non à la part actuelle des guerres civiles.

36. Quelle durée moyenne distingue une guerre internationale classique d’une guerre civile classique ?

Environ deux ans pour une guerre internationale et trois à cinq ans pour une guerre civile.
Environ six mois pour une guerre internationale et sept à quinze ans pour une guerre civile.
Une durée longue pour une guerre internationale et une durée brève pour une guerre civile.
Environ sept à quinze ans pour une guerre internationale et six mois pour une guerre civile.

Environ six mois pour une guerre internationale et sept à quinze ans pour une guerre civile.

Explication

Les conflits internationaux classiques durent en moyenne six mois, tandis que les guerres civiles classiques s’étendent généralement sur sept à quinze ans. L’inversion des deux durées confond les temporalités propres à ces formes de guerre.

37. Quelle transformation caractérise l’extension technologique des guerres contemporaines ?

Elles privilégient les opérations aériennes et abandonnent progressivement les autres milieux.
Elles se déplacent surtout vers les espaces maritime et aérien, sans dimension numérique.
Elles investissent successivement les espaces terrestre, maritime, aérien, subaquatique, extra-atmosphérique et cybernétique.
Elles restent principalement terrestres, avec un recours accru aux armes conventionnelles.

Elles investissent successivement les espaces terrestre, maritime, aérien, subaquatique, extra-atmosphérique et cybernétique.

Explication

Les guerres sont devenues plus technologiques et se sont étendues à plusieurs milieux, jusqu’à l’espace extra-atmosphérique et au cyberespace. Une conception limitée aux domaines terrestre, maritime et aérien ne rend pas compte de cette extension.

38. Quelle progression permet de caractériser l’analyse de la guerre menée par Boko Haram ?

Elle est étudiée comme une guerre clausewitzienne, puis asymétrique et terroriste, avant d’être qualifiée d’hybride.
Elle est étudiée comme une guerre économique, puis maritime et aérienne, avant d’être qualifiée de classique.
Elle est étudiée comme une guerre territoriale, puis diplomatique et humanitaire, avant d’être qualifiée de limitée.
Elle est étudiée comme une guerre civile, puis interétatique et conventionnelle, avant d’être qualifiée de nucléaire.

Elle est étudiée comme une guerre clausewitzienne, puis asymétrique et terroriste, avant d’être qualifiée d’hybride.

Explication

L’analyse distingue la persistance de caractéristiques clausewitziennes, l’asymétrie, le terrorisme et la dimension transnationale, puis l’hybridation du conflit. Les autres progressions remplacent ces catégories par des formes qui ne correspondent pas à cette caractérisation.

39. Pourquoi la guerre menée par Boko Haram conserve-t-elle des caractéristiques clausewitziennes ?

Parce qu’elle oppose deux armées régulières dans une confrontation principalement conventionnelle.
Parce qu’elle repose sur des actions isolées sans objectif politique ni contrôle territorial.
Parce qu’elle sert un projet politique et mobilise des moyens humains, financiers et militaires pour conquérir un territoire.
Parce qu’elle se limite à diffuser une idéologie sans chercher à modifier l’organisation du pouvoir.

Parce qu’elle sert un projet politique et mobilise des moyens humains, financiers et militaires pour conquérir un territoire.

Explication

Le conflit conserve une logique clausewitzienne parce que la violence demeure au service d’un projet politique, associé à une conquête territoriale et à des ressources organisées. Le caractère non conventionnel de Boko Haram n’empêche donc pas l’existence d’un objectif politique structuré.

40. Dans quel sens la guerre menée par Boko Haram est-elle asymétrique ?

Elle oppose un État à un acteur non étatique disposant de moyens et d’une organisation différents.
Elle oppose des groupes civils locaux sans intervention d’une autorité étatique organisée.
Elle oppose deux coalitions militaires internationales engagées dans une confrontation équilibrée.
Elle oppose deux États dotés de forces armées comparables et d’objectifs territoriaux concurrents.

Elle oppose un État à un acteur non étatique disposant de moyens et d’une organisation différents.

Explication

La guerre est asymétrique parce qu’elle met aux prises un État et un acteur non étatique, dont les ressources et les modes d’action diffèrent. Une guerre entre deux États relève plutôt d’une logique interétatique, même si les forces peuvent être inégales.

41. Comment le caractère hybride du conflit lié à Boko Haram se manifeste-t-il dans les périphéries ?

Il combine l’exploitation des fragilités politiques et sociales avec des rivalités locales et une guerre idéologique.
Il remplace les rivalités locales par une confrontation militaire entre États menée selon des règles conventionnelles.
Il repose sur des tensions sociales sans dimension politique, territoriale ou idéologique identifiable.
Il sépare les conflits locaux de la guerre idéologique afin de préserver des théâtres d’opération distincts.

Il combine l’exploitation des fragilités politiques et sociales avec des rivalités locales et une guerre idéologique.

Explication

L’hybridité résulte de la superposition de plusieurs dimensions : fragilités politiques et sociales, rivalités locales et projet idéologique. Une séparation nette entre ces dimensions serait contraire à l’emboîtement caractéristique d’une guerre hybride.

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Qui est Carl von Clausewitz selon Raymond Aron ?

Un officier prussien et théoricien de la guerre moderne.

Quand et par qui l'œuvre majeure de Clausewitz a-t-elle été publiée ?

Après sa mort, par son épouse en 1832 et 1835.

Comment Clausewitz définit-il la guerre ?

Un acte de violence destiné à contraindre l’ennemi à exécuter sa volonté.

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