QCM : Travailler dans la France contemporaine (30 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle évolution caractérise la répartition des emplois en France entre 1962 et 2007 ?

L’industrie regroupe environ 72 % des emplois en 1962, tandis que les services atteignent environ 30 % en 2007.
L’industrie atteint environ 30 % des actifs en 1962, tandis que les services regroupent environ 72 % des emplois en 2007.
Les services représentent environ 30 % des emplois en 1962, tandis que l’agriculture atteint environ 72 % en 2007.
L’agriculture rassemble environ 30 % des actifs en 1962, tandis que l’industrie atteint environ 72 % en 2007.

L’industrie atteint environ 30 % des actifs en 1962, tandis que les services regroupent environ 72 % des emplois en 2007.

Explication

En France, l’industrie représente environ 30 % des actifs en 1962, alors que le secteur tertiaire atteint environ 72 % des emplois en 2007. Confondre l’industrie et les services inverse les deux secteurs et leurs évolutions respectives.

2. Quelle transformation de l’emploi agricole s’observe entre 1800 et les années 1980-1990 dans les principaux pays développés à économie de marché ?

L’agriculture passe d’environ trois quarts de la population active à près de 5 % des actifs.
L’agriculture reste proche de la moitié de la population active pendant toute la période.
L’agriculture passe d’environ 5 % de la population active à près de trois quarts des actifs.
L’agriculture progresse d’environ un quart de la population active à près de la moitié des actifs.

L’agriculture passe d’environ trois quarts de la population active à près de 5 % des actifs.

Explication

Vers 1800, l’agriculture mobilise encore environ les trois quarts de la population active, mais elle n’emploie plus que 5 % des actifs à partir des années 1980-1990. Le secteur primaire ne demeure donc pas majoritaire à la fin du XXe siècle.

3. À quel moment le secteur secondaire atteint-il son apogée avant le recul lié à la désindustrialisation ?

Pendant les Trente Glorieuses, entre les années 1950 et 1970, avec jusqu’à 37 % des actifs.
Pendant les années 1980 et 1990, avec une progression jusqu’à 37 % des actifs.
Après les années 2000, lorsque les services atteignent environ 37 % des actifs.
Au début du XIXe siècle, avec une concentration autour de 37 % des actifs.

Pendant les Trente Glorieuses, entre les années 1950 et 1970, avec jusqu’à 37 % des actifs.

Explication

Le secteur secondaire connaît son apogée durant les Trente Glorieuses, entre les années 1950 et 1970, en employant jusqu’à 37 % des actifs. Les années 1980-1990 correspondent plutôt au recul industriel associé à la désindustrialisation.

4. Quelle relation définit le salariat ?

Un employé fournit sa force de travail en échange d’une rémunération.
Un bénévole participe à une activité collective sans contrepartie financière.
Un entrepreneur vend des produits en fonction des bénéfices de son activité.
Un indépendant organise son activité sans relation de rémunération salariale.

Un employé fournit sa force de travail en échange d’une rémunération.

Explication

Le salariat repose sur l’échange entre la force de travail fournie par un employé et une rémunération. Le travail indépendant peut procurer un revenu, mais il ne place pas le travailleur dans cette relation salariale avec un employeur.

5. Comment Robert Castel définit-il la « société salariale » ?

Une société où les travailleurs quittent le salariat pour développer des activités indépendantes et commerciales.
Une société où la précarité devient le principal moyen d’intégrer ouvriers et employés au marché du travail.
Une société où les salariés restent privés de droits sociaux malgré leur intégration dans les entreprises.
Une société où ouvriers et employés sont intégrés au salariat et acquièrent progressivement des droits sociaux protecteurs.

Une société où ouvriers et employés sont intégrés au salariat et acquièrent progressivement des droits sociaux protecteurs.

Explication

Pour Robert Castel, la société salariale associe l’intégration des ouvriers et des employés au salariat à l’acquisition progressive de droits sociaux protecteurs. La précarité fragilise cette intégration au lieu de la caractériser.

6. Quelle évolution illustre l’acquisition progressive de protections sociales par les salariés ?

La protection s’étend des accidents du travail à des droits comme le repos hebdomadaire, les congés payés et la sécurité sociale.
La protection remplace les droits collectifs par une rémunération variable négociée individuellement avec chaque employeur.
La protection privilégie la suppression des congés payés afin d’augmenter la durée annuelle du travail salarié.
La protection se limite aux accidents du travail et exclut les règles concernant le temps libre et la couverture sociale.

La protection s’étend des accidents du travail à des droits comme le repos hebdomadaire, les congés payés et la sécurité sociale.

Explication

Les salariés obtiennent progressivement une indemnisation des accidents du travail, une limitation du travail, le repos hebdomadaire, les congés payés et la sécurité sociale. Réduire cette évolution à la seule indemnisation des accidents ignore l’élargissement des protections.

7. Pourquoi la situation des salariés se transforme-t-elle à partir des années 1980 ?

Le chômage de masse touche les salariés fragiles, après une période de relative stabilité et de bien-être durant les Trente Glorieuses.
L’amélioration des conditions économiques supprime les écarts entre salariés intégrés et salariés exposés à la précarité.
La croissance des Trente Glorieuses se prolonge sans difficulté et renforce la sécurité économique de tous les salariés.
La généralisation du travail indépendant protège les salariés fragiles contre les effets du chômage de masse.

Le chômage de masse touche les salariés fragiles, après une période de relative stabilité et de bien-être durant les Trente Glorieuses.

Explication

Durant les Trente Glorieuses, la plupart des salariés disposent d’une assise économique qui les éloigne de la précarité, mais le chômage de masse fragilise les plus vulnérables à partir des années 1980. La période postérieure ne prolonge donc pas uniformément la sécurité antérieure.

8. Quels aspects relèvent de l’histoire du travail ?

Les biographies de dirigeants, les résultats financiers, les inventions techniques et les conquêtes territoriales.
Les lois électorales, les frontières nationales, les échanges diplomatiques et les stratégies militaires.
Les croyances religieuses, les pratiques artistiques, les modes alimentaires et les cérémonies familiales.
Les statuts et salaires, l’espace de travail, les objets et vêtements, ainsi que les cadences quotidiennes.

Les statuts et salaires, l’espace de travail, les objets et vêtements, ainsi que les cadences quotidiennes.

Explication

L’histoire du travail examine notamment les inégalités de statut et de salaire, l’organisation spatiale, les objets et vêtements ainsi que les rythmes de la journée. Les autres ensembles renvoient principalement à des domaines politiques, économiques, militaires ou culturels qui ne définissent pas cet objet d’étude.

9. Qu’est-ce qu’une source historique pour étudier le travail d’une période donnée ?

Un récit fictif contemporain imaginant les conditions de travail d’une société ancienne.
Un matériau brut produit par les hommes et les femmes de cette période, comme une photographie ou une comptabilité d’entreprise.
Une hypothèse personnelle formulée par un chercheur sans document produit pendant la période étudiée.
Une interprétation rédigée aujourd’hui par un historien à partir de plusieurs documents anciens.

Un matériau brut produit par les hommes et les femmes de cette période, comme une photographie ou une comptabilité d’entreprise.

Explication

Une source historique est un matériau produit par les acteurs de la période étudiée, par exemple un journal intime, une photographie, un article de presse ou une comptabilité d’entreprise. L’interprétation de l’historien constitue une analyse ultérieure et non le matériau brut lui-même.

10. Quelle transformation caractérise le travail agricole entre 1945 et les années 1970 ?

La diversification des cultures réduit les rendements et accroît les besoins en travailleurs
La mécanisation et la rationalisation permettent d’accroître les productions avec moins de travailleurs
La disparition des machines maintient les productions grâce à une main-d’œuvre plus nombreuse
La réduction des investissements agricoles limite les productions animales et végétales

La mécanisation et la rationalisation permettent d’accroître les productions avec moins de travailleurs

Explication

La mécanisation et la rationalisation augmentent la productivité agricole tout en réduisant les besoins de main-d’œuvre. La baisse des investissements ne correspond pas à cette transformation, fondée au contraire sur la modernisation des méthodes de production.

11. Quelles causes expliquent conjointement la baisse de l’emploi agricole et l’exode rural ?

La fermeture des marchés agricoles et le retour des travailleurs vers les campagnes
La mécanisation des exploitations et l’attraction des emplois salariés urbains
L’augmentation des besoins de main-d’œuvre rurale et la diminution des salaires urbains
La baisse des rendements agricoles et l’attrait des loisirs proposés par les villages

La mécanisation des exploitations et l’attraction des emplois salariés urbains

Explication

La mécanisation réduit les besoins de travailleurs dans les exploitations, tandis que les emplois salariés urbains attirent une partie de la population rurale. La baisse des salaires urbains ne constitue pas un facteur d’attraction vers les villes.

12. Quelle distinction oppose le mieux le paysan à l’agriculteur ?

Le paysan renvoie à une identité sociale territoriale, tandis que l’agriculteur désigne un professionnel de la terre
Le paysan désigne un salarié industriel, tandis que l’agriculteur représente une communauté villageoise
Le paysan appartient au système capitaliste, tandis que l’agriculteur dépend principalement des solidarités villageoises
Le paysan exerce une profession spécialisée, tandis que l’agriculteur conserve une identité familiale traditionnelle

Le paysan renvoie à une identité sociale territoriale, tandis que l’agriculteur désigne un professionnel de la terre

Explication

Le paysan est défini par une identité sociale liée à la famille, au village et à des rythmes spécifiques, alors que l’agriculteur est un professionnel inscrit dans l’économie capitaliste. La confusion consiste à inverser ces deux dimensions.

13. Pourquoi Henri Mendras parle-t-il de « fin des paysans » dans son ouvrage de 1967 ?

Parce que la professionnalisation démantèle les structures familiales, villageoises et sociales de la paysannerie
Parce que les agriculteurs cessent de produire pour répondre aux besoins des marchés
Parce que l’exode rural transforme toutes les campagnes en espaces exclusivement urbains
Parce que la mécanisation provoque la disparition complète des exploitations agricoles familiales

Parce que la professionnalisation démantèle les structures familiales, villageoises et sociales de la paysannerie

Explication

Pour Henri Mendras, la « fin des paysans » correspond au démantèlement progressif des structures sociales et villageoises traditionnelles sous l’effet de la professionnalisation agricole. Cette expression ne signifie pas la disparition complète de toute activité agricole familiale.

14. Que combine le compromis social fordiste dans le fonctionnement de l’usine et de la société ?

La standardisation des produits, la baisse des salaires et la limitation des achats ouvriers
La mécanisation des ateliers, la suppression des hiérarchies et l’égalité des rémunérations
La rationalisation de la production, la hausse des salaires ouvriers et l’accès accru à la consommation
La réduction des cadences, la stagnation des salaires ouvriers et le recul de la consommation

La rationalisation de la production, la hausse des salaires ouvriers et l’accès accru à la consommation

Explication

Le compromis fordiste associe la production rationalisée et standardisée à une progression des salaires, qui facilite l’accès des ouvriers à la consommation. La rationalisation seule peut accroître la production sans garantir une amélioration salariale.

15. Comment fonctionne le cercle de prospérité associé au compromis fordiste ?

La productivité réduit les coûts, les prix baissent, le pouvoir d’achat progresse et la consommation soutient la production
La productivité augmente les coûts, les prix montent, le pouvoir d’achat diminue et la production ralentit
La standardisation réduit la production, les prix augmentent, puis les ménages épargnent davantage
Les salaires diminuent, les prix progressent, la consommation recule et les entreprises réduisent leurs investissements

La productivité réduit les coûts, les prix baissent, le pouvoir d’achat progresse et la consommation soutient la production

Explication

Une productivité plus élevée réduit les coûts, ce qui peut faire baisser les prix et augmenter le pouvoir d’achat ; la consommation stimule alors la production. Une hausse simultanée des coûts et des prix ne décrit pas ce mécanisme de prospérité.

16. Que montrent les évolutions françaises entre 1949 et 1967 concernant les salaires et les prix ?

Les salaires sont multipliés par 2,5, tandis que les prix sont multipliés par 5
Les salaires progressent de 3,8 %, tandis que les prix augmentent de près de 40 %
Les salaires et les prix sont multipliés par 5 dans des proportions comparables
Les salaires sont multipliés par 5, tandis que les prix sont multipliés par 2,5

Les salaires sont multipliés par 5, tandis que les prix sont multipliés par 2,5

Explication

Entre 1949 et 1967, les salaires sont multipliés par 5 alors que les prix ne le sont que par 2,5, ce qui traduit une progression du pouvoir d’achat. Les valeurs de 3,8 % et de près de 40 % concernent une autre comparaison salariale.

17. Quelle différence caractérise les ouvriers qualifiés par rapport aux ouvriers spécialisés, ou OS ?

Les ouvriers qualifiés travaillent principalement dans les bureaux, alors que les OS dirigent les chaînes de production
Les ouvriers qualifiés sont formés sur le tas et occupent des postes moins stables que les OS
Les ouvriers qualifiés exécutent des tâches répétitives sans formation, tandis que les OS maîtrisent un métier reconnu
Les ouvriers qualifiés possèdent un CAP et un savoir-faire spécifique, avec des emplois souvent plus stables et mieux payés

Les ouvriers qualifiés possèdent un CAP et un savoir-faire spécifique, avec des emplois souvent plus stables et mieux payés

Explication

Les ouvriers qualifiés disposent d’un CAP et d’un savoir-faire spécifique, ce qui leur donne généralement une situation professionnelle plus stable et mieux rémunérée. Les OS sont au contraire associés à des tâches moins qualifiées et à des emplois souvent moins favorisés.

18. Quelle caractéristique définit le travail à la chaîne dans une usine ?

Des activités autonomes organisées autour des compétences individuelles
Des missions alternées permettant de modifier librement l’ordre des opérations
Des opérations divisées et imposées par un rythme répétitif et chronométré
Des tâches variées réalisées selon une cadence choisie par chaque salarié

Des opérations divisées et imposées par un rythme répétitif et chronométré

Explication

Le travail à la chaîne divise les opérations et impose un rythme répétitif contrôlé par le temps de production. L’idée d’une cadence librement maîtrisée par le salarié correspond à une confusion avec une organisation plus autonome du travail.

19. Comment fonctionne le système des trois-huit dans une usine ?

Les salariés alternent trois postes selon huit tâches différentes
Une équipe travaille trois jours puis bénéficie de huit jours de repos
Trois équipes interviennent uniquement pendant les horaires de journée
Trois équipes se relaient sur des horaires couvrant toute la journée

Trois équipes se relaient sur des horaires couvrant toute la journée

Explication

Le système des trois-huit répartit les équipes entre 6-14 heures, 14-22 heures et 22-6 heures afin d’assurer une activité continue. Il ne désigne pas un cycle de repos ni une organisation limitée aux horaires diurnes.

20. Quelle maladie professionnelle est provoquée par l’inhalation de poussières de silice, notamment dans les mines ?

La silicose, une affection pulmonaire incurable
L’asbestose, une affection liée aux fibres d’amiante
La lombalgie, causée par le port répété de charges lourdes
La surdité professionnelle, due à l’exposition prolongée au bruit

La silicose, une affection pulmonaire incurable

Explication

La silicose est causée par l’inhalation de poussières de silice qui atteignent les poumons et elle est incurable. Les autres réponses renvoient à des risques professionnels différents, liés notamment à l’amiante, au bruit ou aux efforts physiques.

21. Comment évolue la part des actifs employés dans le secteur secondaire entre les années 1970 et 1990 ?

Elle reste proche de 38 % pendant toute la période
Elle augmente de 29 % à 38 %
Elle diminue de 38 % à 29 %
Elle descend de 38 % à 8 %

Elle diminue de 38 % à 29 %

Explication

La part des actifs du secteur secondaire passe de 38 % à 29 % entre les années 1970 et 1990, ce qui illustre le recul de l’emploi industriel. Le chiffre de 8 % concerne la part de la population active au chômage en 1985, et non l’emploi secondaire.

22. Quel ensemble de transformations explique la désindustrialisation ?

La hausse des salaires industriels, la réduction du commerce et la relocalisation des usines nationales
La baisse de la demande intérieure accompagnée d’une progression des emplois industriels qualifiés
La fermeture des mines liée aux nouvelles protections sociales et à la diminution du temps de travail
Les délocalisations, la concurrence internationale, l’automatisation et le déplacement de la production vers les pays du Sud

Les délocalisations, la concurrence internationale, l’automatisation et le déplacement de la production vers les pays du Sud

Explication

La désindustrialisation combine une recomposition mondiale de la production, les délocalisations, la concurrence internationale et l’automatisation des tâches. Elle ne se réduit donc pas à une baisse de la demande intérieure, même si celle-ci peut parfois intervenir.

23. Quelle évolution caractérise le chômage en France entre 1974 et 1985 ?

Il progresse de 400 000 personnes à 8 millions en 1985
Il reste inférieur à 400 000 personnes jusqu’à la fin des années 1980
Il recule de 2 millions de personnes à 1 million entre 1974 et 1985
Il passe de 400 000 personnes à 1 million en 1977, puis atteint 2 millions en 1985

Il passe de 400 000 personnes à 1 million en 1977, puis atteint 2 millions en 1985

Explication

Le chômage augmente fortement, passant de 400 000 personnes en 1974 à 1 million en 1977, puis à 2 millions en 1985. Le taux de 8 % correspond à la part de la population active concernée en 1985, et non à huit millions de chômeurs.

24. Quelle conséquence la diminution du nombre d’ouvriers entre 1980 et 1990 entraîne-t-elle principalement ?

Elle renforce les effectifs ouvriers, les syndicats et les anciennes identités politiques
Elle transforme les ouvriers en employés sans modifier les pratiques syndicales
Elle fragilise l’identité ouvrière, la syndicalisation et les appartenances politiques traditionnelles
Elle réduit le chômage tout en consolidant les appartenances politiques traditionnelles

Elle fragilise l’identité ouvrière, la syndicalisation et les appartenances politiques traditionnelles

Explication

La France compte près d’un million d’ouvriers en moins entre 1980 et 1990, ce qui affaiblit plusieurs formes d’identification collective. Cette évolution ne renforce donc pas les syndicats ni les appartenances politiques traditionnelles.

25. Pourquoi l’activité professionnelle des femmes a-t-elle longtemps été sous-estimée dans les statistiques ?

La plupart des femmes occupaient des emplois industriels déclarés mais absents des recensements
Une partie de leur travail était réalisée à domicile ou dans le cadre familial sans rémunération
Les femmes étaient principalement salariées dans les administrations et comptées parmi les hommes
Le travail féminin était surtout exercé dans des entreprises où les salaires n’étaient pas publiés

Une partie de leur travail était réalisée à domicile ou dans le cadre familial sans rémunération

Explication

Les activités à domicile ou familiales, souvent non rémunérées, étaient moins visibles dans les statistiques, comme l’a analysé Sylvie Schweitzer. La diffusion du salariat a ensuite rendu l’activité professionnelle des femmes davantage observable.

26. Quelle évolution caractérise l’emploi féminin en 1975 ?

Les femmes cadres moyens représentent la majorité de l’emploi féminin avec une part de 50 %
Les employées et les ouvrières sont aussi nombreuses, tandis que les cadres moyens disparaissent
Les employées sont plus nombreuses que les ouvrières et la part des femmes cadres moyens atteint 15 %
Les ouvrières restent plus nombreuses que les employées et la part des cadres moyens atteint 6 %

Les employées sont plus nombreuses que les ouvrières et la part des femmes cadres moyens atteint 15 %

Explication

En 1975, les employées sont plus nombreuses que les ouvrières et la part des femmes cadres moyens atteint 15 %, après avoir été multipliée par trois. Cette progression ne signifie pas que les cadres moyens constituent la majorité de l’emploi féminin.

27. Dans les années 1960, quelle différence moyenne de rémunération existe-t-il entre les hommes et les femmes à temps complet ?

Les hommes gagnent presque 60 % de plus que les femmes
Les hommes gagnent environ 15 % de plus que les femmes
Les femmes gagnent presque 60 % de plus que les hommes
Les hommes et les femmes gagnent des revenus presque équivalents

Les hommes gagnent presque 60 % de plus que les femmes

Explication

Dans les emplois à temps complet des années 1960, les hommes gagnent en moyenne presque 60 % de plus que les femmes. Le chiffre de 15 % concerne la part des femmes cadres moyens dans l’emploi féminin en 1975, pas l’écart salarial.

28. Pourquoi les employés ne constituent-ils pas une catégorie professionnelle homogène opposée aux ouvriers ?

Ils remplissent des fonctions administratives présentant des conditions similaires
Ils occupent surtout des postes de direction bénéficiant d’une forte autonomie
Ils travaillent principalement dans les usines avec des qualifications techniques proches
Ils exercent des métiers très divers, allant du secrétariat aux soins infirmiers

Ils exercent des métiers très divers, allant du secrétariat aux soins infirmiers

Explication

Les employés regroupent des professions variées, comme caissier, comptable, infirmier ou facteur, et ne forment donc pas un ensemble uniforme. L’idée d’un groupe principalement industriel ou administratif ne rend pas compte de cette diversité des métiers.

29. Quelle situation caractérise certains employés peu qualifiés dans les années 1980-1990 ?

Ils obtiennent des salaires élevés grâce à des fonctions d’encadrement dans les bureaux
Ils travaillent surtout dans les ateliers industriels avec des responsabilités de production
Ils bénéficient d’une forte autonomie en exerçant des professions hautement spécialisées
Ils sont rémunérés au niveau du SMIC et accomplissent des tâches pénibles ou répétitives

Ils sont rémunérés au niveau du SMIC et accomplissent des tâches pénibles ou répétitives

Explication

Une partie des employés peu qualifiés perçoit un salaire proche du SMIC et effectue des tâches pénibles, répétitives ou salissantes, notamment dans les hypermarchés, les entrepôts et les hôpitaux. Les autres situations décrivent des emplois plus qualifiés, plus autonomes ou davantage associés à l’industrie.

30. Que montre la mixité croissante des espaces de travail concernant les rapports entre les sexes ?

Elle réduit les différences professionnelles en favorisant des règles vestimentaires communes
Elle remplace les métiers genrés par des fonctions réparties de manière comparable
Elle entraîne une répartition identique des carrières et des responsabilités entre les sexes
Elle coexiste avec des hiérarchies persistantes dans les métiers et les normes vestimentaires

Elle coexiste avec des hiérarchies persistantes dans les métiers et les normes vestimentaires

Explication

La présence accrue des hommes et des femmes dans les mêmes espaces professionnels ne supprime pas les hiérarchies liées au sexe. Les métiers, les carrières et les normes vestimentaires peuvent rester différenciés et genrés malgré la mixité.

Révisez avec les flashcards

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Quelle part des actifs travaille dans l'industrie en France en 1962 ?

Environ 30 % des actifs.

Quelle part des emplois le secteur tertiaire regroupe-t-il en France en 2007 ?

Environ 72 % des emplois.

Quelle part de la population active l'agriculture employait-elle vers 1800 ?

Environ les trois quarts de la population active.

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