QCM : Vionnet et Galeries Lafayette (8 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans les années 1930, un grand magasin français utilise l’appellation « haute couture » pour un rayon et produit des vêtements :

Les grands magasins pouvaient fabriquer des vêtements dans leurs ateliers ou en sous-traitant à domicile.
Avant 1943, l’absence de définition légale permettait à un grand magasin d’employer cette appellation.
Avant 1945, les grands magasins français achetaient aux maisons de couture les droits de reproduction de leurs modèles.
La fabrication des grands magasins pouvait s’appuyer sur des travailleurs à domicile sous-traitants.
L’appellation « haute couture » était légalement définie avant 1943 et réservée aux maisons de couture.

Les grands magasins pouvaient fabriquer des vêtements dans leurs ateliers ou en sous-traitant à domicile. · Avant 1943, l’absence de définition légale permettait à un grand magasin d’employer cette appellation. · La fabrication des grands magasins pouvait s’appuyer sur des travailleurs à domicile sous-traitants.

Explication

Avant 1943, l’absence de définition légale de la haute couture permettait aux grands magasins d’utiliser cette appellation pour leurs rayons ou leurs articles. Ils pouvaient fabriquer des vêtements dans leurs propres ateliers ou sous-traiter à des travailleurs à domicile. En revanche, avant 1945, les grands magasins français ne pouvaient pas acheter aux maisons de couture les droits de reproduction de leurs modèles; l’appellation n’était pas non plus légalement définie et réservée aux maisons de couture.

2. Dans le Paris de l’entre-deux-guerres, que désignait la distinction entre les vêtements de confection d’une maison de couture et les vêtements standardisés produits en masse ?

Les premiers étaient confectionnés par des ateliers indépendants, tandis que les seconds étaient dessinés par les maisons de couture.
Les premiers étaient fabriqués en série pour les grands magasins, tandis que les seconds étaient ajustés individuellement par une cliente.
Les premiers étaient réalisés sur mesure pour une cliente, tandis que les seconds étaient fabriqués en série selon des tailles standardisées.
Les premiers étaient des modèles vendus avec des droits de reproduction, tandis que les seconds étaient réservés aux acheteurs étrangers.

Les premiers étaient réalisés sur mesure pour une cliente, tandis que les seconds étaient fabriqués en série selon des tailles standardisées.

Explication

Dans ce contexte, les vêtements de confection des maisons de couture étaient réalisés sur mesure pour une cliente, à la différence des vêtements standardisés produits en masse. Les modèles vendus avec des droits de reproduction concernaient les ventes professionnelles aux acheteurs étrangers, et non cette distinction entre types de vêtements.

3. Quelle part des bénéfices Théophile Bader devait-il recevoir après être entré comme commanditaire de Madeleine Vionnet et Cie en 1922 ?

20 % des bénéfices, en échange d’un apport de 500 000 francs
40 % des bénéfices, en échange d’un apport de 500 000 francs
20 % des bénéfices, en échange d’un apport de 200 000 francs
40 % des bénéfices, en échange d’un apport de 200 000 francs

20 % des bénéfices, en échange d’un apport de 200 000 francs

Explication

En 1922, Bader apporta 200 000 francs et obtint une participation de 20 % aux bénéfices, tandis que Vionnet en recevait 40 %. La participation de 40 % correspondait à celle de Vionnet, et non à celle de Bader.

4. Quel rôle les bailleurs de fonds assumaient-ils dans l’organisation de la maison Vionnet, tandis que Madeleine Vionnet gardait la maîtrise artistique ?

Ils prenaient en charge les finances de la maison.
Ils géraient les ventes et fixaient les tendances commerciales.
Ils dirigeaient les ateliers et choisissaient les tissus.
Ils contrôlaient la création et définissaient les modèles.

Ils prenaient en charge les finances de la maison.

Explication

Les bailleurs de fonds, dont Bader, s’occupaient des finances, tandis que Vionnet conservait le contrôle de la création. La direction des ateliers concerne l’organisation de la production, et non la fonction attribuée aux bailleurs de fonds dans cette répartition.

5. En quelle année Madeleine Vionnet cofonda-t-elle l’Association pour la Défense des Arts Plastiques et Appliqués, engagée contre la copie ?

En 1923
En 1919
En 1929
En 1921

En 1921

Explication

Vionnet cofonda cette association en 1921 pour lutter contre la copie. L’année 1929 correspond à la création de la PAIS, une autre association professionnelle contre la contrefaçon.

6. En quoi la stratégie de Madeleine Vionnet à l’égard des reproductions différait-elle de sa position publique sur les licences en 1921 ?

Elle dénonçait l’existence de licences, puis autorisa des reproductions par un accord exclusif avec Eva Boex.
Elle refusait les ventes sous licence, puis chargea Eva Boex de vendre ses modèles aux fabricants en gros.
Elle soutenait les licences dès 1921, puis confia à Eva Boex la lutte contre les reproductions.
Elle interdisait toute reproduction, puis autorisa Eva Boex à vendre des copies sans accord exclusif.

Elle dénonçait l’existence de licences, puis autorisa des reproductions par un accord exclusif avec Eva Boex.

Explication

Vionnet déclara en 1921 qu’aucune entreprise ne détenait de licence, avant de conclure trois mois plus tard un accord exclusif autorisant Eva Boex à vendre des reproductions. Cette évolution ne signifie pas qu’elle avait soutenu les licences dès le départ : sa déclaration initiale affirmait précisément le contraire.

7. Qui estimait en 1924 que l’organisation commerciale devait orienter la création afin que les modèles répondent aux besoins de vente ?

Madeleine Vionnet
Betty Kirke
Armand Trouyet
Théophile Bader

Théophile Bader

Explication

Théophile Bader défendait l’idée que les impératifs commerciaux devaient guider la création des modèles. Betty Kirke, en revanche, est citée pour son analyse de la difficulté à copier la coupe des modèles de Vionnet.

8. Pourquoi les reproductions américaines des modèles Vionnet étaient-elles difficiles à revendre à un prix compétitif ?

Les ateliers américains devaient payer des redevances calculées sur le prix de chaque modèle vendu.
Les droits d’importation d’au moins 60 %, ajoutés aux frais d’expédition, alourdissaient leur coût.
Les accords limitaient leur vente aux grands magasins parisiens plutôt qu’aux détaillants américains.
Les acheteurs américains exigeaient des modèles fabriqués en série avant d’envisager leur distribution.

Les droits d’importation d’au moins 60 %, ajoutés aux frais d’expédition, alourdissaient leur coût.

Explication

Les droits d’importation d’au moins 60 % et les frais d’expédition augmentaient les coûts et rendaient difficile une revente rentable à prix compétitif. La difficulté de copier les robes constituait aussi un obstacle, mais elle ne rend pas compte de cette hausse des coûts d’importation.

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Selon Steele, 1998, quel statut la haute couture détenait-elle dans le système occidental de la mode ?

Son seul centre créatif légitime.

Avant 1945, quels droits les grands magasins parisiens ne pouvaient-ils pas acheter aux maisons de couture ?

Les droits de reproduction de leurs modèles.

Selon Grumbach, 1993, quelle part du chiffre d’affaires des maisons de couture venait de leur clientèle professionnelle étrangère ?

Environ 20 %.

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