📋 Plan du Cours
- Anatomie muscles oculomoteurs
- Tropies et types
- Causes strabisme
- Phories dissociées
- Tests de Maddox
- Test de masquage
- Disparité de fixation
- Réserves fusionnelles
- Test de Mallett
- Test de la croix de Schober
- Prismes de réalignement
- Cyclophories et disparités de fixation
📖 1. Anatomie muscles oculomoteurs
🔑 Notions clés & Définitions
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Muscles oculomoteurs principaux : muscles responsables du mouvement de l’œil, comprenant le droit supérieur, le droit inférieur, le droit latéral, le droit médial, le muscle oblique supérieur et le muscle oblique inférieur. Ces muscles permettent la rotation, la translation et la déviation de l’œil dans toutes les directions.
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Innervation des muscles oculomoteurs par nerfs crâniens III, IV, VI : chaque muscle oculomoteur est contrôlé par un nerf crânien spécifique. Le nerf III (oculomoteur commun) innerve la majorité des muscles oculomoteurs, sauf le droit latéral et le muscle oblique supérieur. Le nerf IV (trochléaire) innerve le muscle oblique supérieur, et le nerf VI (abducens) contrôle le muscle droit latéral.
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Rôle de l’orthoptiste dans la rééducation des troubles oculomoteurs : l’orthoptiste intervient pour dépister, évaluer et rééduquer les troubles des muscles oculomoteurs, notamment par des exercices visant à améliorer la coordination, la fusion et la motilité oculaire, afin de restaurer une vision binoculaire fonctionnelle.
📝 Points essentiels
- La compréhension de l’anatomie des muscles oculomoteurs est fondamentale pour diagnostiquer et traiter les troubles de la motilité oculaire, notamment les tropies et phories dissociées (voir section 8).
- La innervation par les nerfs crâniens III, IV, VI est précise : ****"Les muscles oculomoteurs principaux sont innervés par le nerf III (oculomoteur commun), le muscle oblique supérieur par le nerf IV (trochléaire), et le muscle droit latéral par le nerf VI (abducens)" (source).
- Le rôle de l’orthoptiste est essentiel dans la rééducation, en utilisant des techniques orthoptiques et des exercices spécifiques pour améliorer la motilité et la fusion, notamment dans la prise en charge des tropies et phories.
💡 À retenir
Les muscles oculomoteurs principaux, innervés par les nerfs crâniens III, IV, VI, assurent la motilité oculaire. La maîtrise de leur anatomie et de leur innervation est clé pour la rééducation orthoptique des troubles oculomoteurs.
📖 2. Tropies et types
🔑 Notions clés & Définitions
- Tropie : déviation manifeste des lignes de regard en condition binoculaire, en l’absence de dissociateurs, pouvant entraîner une amblyopie si elle n’est pas traitée. (source)
- Esotropie : strabisme convergent, déviation vers le nez, où les lignes de regard se coupent en avant du point de fixation. (source)
- Exotropie : strabisme divergent, déviation vers la tempe, où les lignes de regard se coupent en arrière du point de fixation. (source)
- Tropie concomitante : déviation qui reste constante dans toutes les directions de regard. (source)
- Tropie non concomitante : déviation variable selon la direction de regard. (source)
📝 Points essentiels
- La tropie est une déviation visible en condition binoculaire, sans dissociation. Elle peut être infantile (présente avant 6 mois, période où la vision binoculaire n’est pas encore établie) ou acquise (apparaissant plus tard, suite à des causes diverses comme traumatismes ou paralysies nerveuses).
- Les principales tropies sont l’esotropie (convergence excessive) et l’exotropie (divergence excessive). La hypertropie et hypotropie concernent des déviations verticales.
- La tropie concomitante présente une déviation constante dans toutes les directions, tandis que la non concomitante varie selon la position du regard, souvent liée à des paralysies nerveuses (ex : paralysie du 6ème nerf pour esotropie, du 3ème pour exotropie).
- La cause principale de la tropie peut être un trouble de réfraction (ex : hypermétropie dans le strabisme accommodatif) ou un déséquilibre musculaire (ex : paralysie du nerf crânien).
- Si non traitée, une tropie peut conduire à une amblyopie, notamment chez l’enfant, en raison d’une suppression de l’image de l’œil dévié.
💡 À retenir
La tropie est une déviation visible des axes oculaires en vision binoculaire, dont la nature (convergente, divergente, verticale) et la constance (concomitante ou non) orientent le diagnostic et le traitement, afin d’éviter le risque d’amblyopie.
📖 3. Causes strabisme
🔑 Notions clés & Définitions
- Troubles de la réfraction : Anomalies optiques telles que l'hypermétropie, qui peuvent entraîner un strabisme accommodatif en modifiant le contrôle de la convergence et de l’accommodation (voir section 3).
- Déséquilibre musculaire : Anomalie dans la force ou la coordination des muscles oculomoteurs, souvent lié à une paralysie nerveuse, comme la paralysie du 6ème nerf pour l’esotropie ou du 3ème nerf pour l’exotropie (voir section 3).
- Strabisme accommodatif : Strabisme lié à une hypermétropie non compensée, où l’effort d’accommodation induit une convergence excessive, menant à une esotropie (voir section 3).
- Paralysies nerveuses : Dysfonctionnement des nerfs crâniens (VI pour l’esotropie, III pour l’exotropie) qui innervent les muscles oculomoteurs, provoquant des tropies (voir section 3).
- Facteurs génétiques et environnementaux : Influence de facteurs héréditaires ou environnementaux, tels que la trisomie 21, la consommation de drogues durant la grossesse, ou la prématurité, augmentant le risque de strabisme (voir section 3).
- Causes principales : Incluent troubles de la réfraction, déséquilibre musculaire, strabisme accommodatif lié à l’hypermétropie, paralysies nerveuses associées aux tropies, et facteurs de risque génétiques et environnementaux (voir source).
📝 Points essentiels
- Les troubles de la réfraction, notamment l’hypermétropie, sont une cause majeure du strabisme accommodatif, où le port de lunettes convexes peut souvent corriger la déviation.
- Le déséquilibre musculaire, souvent dû à une paralysie du nerf VI (pour l’esotropie) ou du nerf III (pour l’exotropie), est une cause fréquente de tropies.
- La paralysie du 6ème nerf est la cause principale de l’esotropie, tandis que celle du 3ème nerf est associée à l’exotropie.
- Les facteurs de risque génétiques, comme la trisomie 21, jouent un rôle significatif dans la prédisposition au strabisme, tout comme les facteurs environnementaux liés à la grossesse (drogues, médicaments, prématurité).
- La prise en charge peut inclure la correction optique, la rééducation orthoptique, ou la chirurgie, en fonction de la cause.
💡 À retenir
Les causes principales du strabisme sont liées à des troubles de la réfraction, un déséquilibre musculaire ou nerveux, et des facteurs génétiques ou environnementaux, ce qui nécessite une évaluation précise pour une prise en charge adaptée.
📖 4. Phories dissociées
🔑 Notions clés & Définitions
- Phories dissociées : déviation latente des lignes de regard observée lorsque la vision binoculaire est dissociée, c’est-à-dire en l’absence d’éléments fusionnels, permettant de mesurer une déviation qui n’est pas apparente en condition binoculaire normale.
- Vision binoculaire dissociée : état dans lequel il n’y a pas d’éléments fusionnels, ce qui empêche la fusion sensorielle et motrice, souvent induit par des tests comme Maddox ou VG (voir section 8).
- Types de phories :
- Orthophorie : absence de déviation sous dissociation, lignes de regard se coupant sur le point de fixation.
- Exophorie : déviation en arrière du point de fixation, lignes de regard se coupant en arrière, nécessitant des réserves fusionnelles positives pour compenser.
- Esophorie : déviation en avant du point de fixation, lignes de regard se coupant en avant, nécessitant des réserves fusionnelles négatives.
- Hyperphorie : déviation des lignes de regard non parallèles, déviation vers le haut ou le bas.
- Causes des phories : facteurs anatomiques (mauvaise insertion musculaire, troubles oculomoteurs), tonus musculaire, réserves fusionnelles insuffisantes, stress visuel, compensation imparfaite (voir section 8).
- Concept de vision binoculaire dissociée : absence d’éléments fusionnels, permettant de mesurer la déviation latente sans influence de la fusion sensorielle, par exemple lors du test de Maddox ou VG (voir section 8).
📖 5. Tests de Maddox
🔑 Notions clés & Définitions
- Principe du test de Maddox : Utilise des cylindres plan-convexes pour transformer un point lumineux en traits lumineux perpendiculaires à l’orientation du cylindre, permettant d’évaluer la déviation latente des lignes de regard (phories dissociées) en dissociant sensoriellement les yeux (voir CATHERINE HALIGON).
- Utilisation des cylindres de Maddox : Dispositifs constitués de cylindres plan-convexes qui, placés devant l’œil, transforment un point lumineux en traits lumineux perpendiculaires à leur axe, facilitant la détection des déviations latentes.
- Différence entre Maddox horizontal (RMH) et vertical (RMV) : RMH (traits horizontaux, perçus comme verticaux) permet d’évaluer une déviation horizontale, tandis que RMV (traits verticaux, perçus comme horizontaux) permet d’évaluer une déviation verticale.
- Avantages du test de Maddox : Rapidité d’exécution et simplicité d’interprétation, utile pour la détection rapide des phories dissociées.
- Inconvénients du test de Maddox : La perception d’un point lumineux est un stimulus accommodatif peu précis, favorisant l’accommodation et pouvant entraîner des résultats plus ésophores que ceux obtenus avec la méthode de Von Graefe.
📝 Points essentiels
- Le test de Maddox se réalise en présentant un stimulus lumineux blanc, puis en plaçant le cylindre de Maddox devant l’œil du patient, généralement en position de vision de loin ou de près.
- La réponse du patient indique si la barre perçue est à gauche ou à droite du point lumineux, permettant d’évaluer la déviation latente (phorie dissociée).
- La méthode est appréciée pour sa rapidité, mais la précision est limitée par la nature accommodative du stimulus lumineux, surtout avec le Maddox rouge, qui tend à favoriser l’accommodation et à surévaluer les exophories.
- La distinction entre RMH et RMV repose sur l’orientation des traits lumineux perçus : traits horizontaux (traits verticaux perçus) pour RMH, traits verticaux (traits horizontaux perçus) pour RMV.
- La réalisation pratique consiste à présenter le stimulus lumineux, à placer le cylindre de Maddox dans la position souhaitée, puis à recueillir la réponse du patient sur la position de la barre par rapport au point lumineux.
💡 À retenir
Le test de Maddox, simple et rapide, permet de détecter rapidement les phories dissociées, mais ses résultats doivent être confirmés par d’autres méthodes en raison de ses limites liées à la nature accommodative du stimulus.
📖 6. Test de masquage
🔑 Notions clés & Définitions
- Principe du test de masquage (cover-test) : méthode permettant de révéler une tropie ou une phorie en observant les mouvements oculaires lors de la dissimulation (masquage) d’un œil, puis lors de son démasquage, afin d’évaluer la présence et la nature des déviations (voir aussi "Observation des mouvements oculaires au masquage et au démasquage").
- Dissociation sensorielle et motrice : distinction entre la dissociation sensorielle (absence d’éléments fusionnels lors du masquage) et la dissociation motrice (mouvements oculaires observés lors du masquage ou du démasquage). La dissociation sensorielle est totale lors du masquage, la motrice se manifeste par des mouvements oculaires lors du changement de condition.
- Observation des mouvements oculaires : technique d’analyse des déplacements des yeux (naso-temporaux ou temporo-nasaux) lors du masquage ou du démasquage pour détecter une tropie ou une phorie (>3Δ). La direction et la vitesse des mouvements permettent d’interpréter la déviation (ex : mouvement naso-temporal indique une esotropie >3Δ).
- Détection de tropie et de phorie : la tropie est révélée par un mouvement lors du masquage, indiquant une déviation manifeste (>3Δ). La phorie est détectée lors du démasquage par un mouvement de l’œil couvert, révélant une déviation latente (>3Δ).
- Interprétation des mouvements naso-temporaux et temporo-nasaux : un mouvement naso-temporal lors du masquage indique une tropie exotrope, un mouvement temporo-nasal indique une tropie esotropique. Lors du démasquage, ces mouvements révèlent une phorie correspondante.
- Normes statistiques : en pratique, un mouvement supérieur à 3Δ lors du masquage ou du démasquage indique une déviation significative. L’absence de mouvement ou un mouvement inférieur ou égal à 3Δ est considéré comme normal (voir "Normes statistiques des mouvements observés au cover-test").
📝 Points essentiels
Le test de masquage consiste à dissimuler un œil pour observer si l’œil non couvert effectue un mouvement, révélant ainsi une tropie (>3Δ). La dissociation sensorielle est totale lors du masquage, empêchant la perception d’éléments fusionnels, ce qui permet d’évaluer la déviation latente. Lors du démasquage, l’œil reprend sa position de repos, et tout mouvement observé indique une phorie (>3Δ). La direction du mouvement (naso-temporal ou temporo-nasal) permet d’identifier la nature de la déviation : une déviation naso-temporale lors du masquage indique une tropie exotrope, tandis qu’un mouvement temporo-nasal indique une tropie esotropique. La norme statistique retenue est généralement un seuil de 3Δ pour distinguer une déviation significative. La dissociation sensorielle et motrice est essentielle pour différencier tropies et phories, en utilisant l’observation des mouvements oculaires lors du masquage et du démasquage.
💡 À retenir
Le test de masquage est une méthode fondamentale pour détecter et différencier tropies et phories en observant les mouvements oculaires lors de la dissociation, avec une norme de 3Δ pour la signification des déviations. La direction et la vitesse des mouvements naso-temporaux ou temporo-nasaux permettent d’interpréter la nature de la déviation.
📖 7. Disparité de fixation
🔑 Notions clés & Définitions
- Disparité de fixation : Alignement non rigoureux des lignes de regard à l’intérieur de l’aire de Panum, permettant d’éviter la diplopie tout en maintenant la fusion. Selon ALT2 (chapitre 8), elle correspond à un alignement imparfait des axes visuels, restant dans la zone de Panum.
- Disparités de fixation : Variations de l’alignement des lignes de regard, classées en ésodisparité, exodisparité et hyperdisparité, en fonction de leur déviation par rapport au point de fixation.
- Ésodisparité : Disparité de fixation où l’alignement des lignes de regard est légèrement décalé mais reste à l’intérieur de l’aire de Panum, évitant la diplopie.
- Exodisparité : Disparité de fixation où l’alignement des lignes de regard est décalé au-delà de l’aire de Panum, pouvant entraîner diplopie si non compensée.
- Hyperdisparité : Disparité de fixation caractérisée par un décalage vertical ou torsional des lignes de regard, restant à l’intérieur de l’aire de Panum, mais pouvant perturber la fusion si excessive.
📝 Points essentiels
- La disparité de fixation résulte d’un alignement non rigoureux des lignes de regard, mais reste à l’intérieur de l’aire de Panum, ce qui permet de maintenir la fusion et d’éviter la diplopie (ALT2, chapitre 8).
- Elle peut être causée par un déséquilibre entre phorie et réserves fusionnelles, un problème accommodatif (relation acc/conv), une fatigue visuelle ou une fusion sensorielle imprécise.
- Les types de disparités sont classés selon leur déviation : ésodisparité, exodisparité et hyperdisparité.
- La disparité de fixation peut être évaluée par des tests comme le masquage ou la croix polarisée, permettant de mesurer la déviation latente ou manifeste des lignes de regard.
- Selon ALT2 (chapitre 8), la disparité de fixation est une déviation non rigoureuse qui reste dans la zone de Panum, évitant la diplopie, mais pouvant indiquer un déséquilibre fusional ou un problème oculomoteur.
💡 À retenir
La disparité de fixation est une déviation latente des lignes de regard, maintenue à l’intérieur de l’aire de Panum pour préserver la fusion, et peut prendre différentes formes selon son amplitude et sa localisation.
📖 8. Réserves fusionnelles
🔑 Notions clés & Définitions
- Réserves fusionnelles positives : capacités du système visuel à augmenter la convergence pour compenser une exophorie, en mobilisant des réserves en convergence. Selon Von Graefe (1854), elles permettent de maintenir la fusion en dépit d’une divergence excessive en situation dissociée.
- Réserves fusionnelles négatives : capacités du système à augmenter la divergence pour compenser une esophorie, en mobilisant des réserves en divergence. Elles sont essentielles pour éviter la diplopie en situation dissociée, comme le précise Sheard (1930).
- Rôle des réserves fusionnelles dans la compensation des phories : elles permettent d’ajuster la position des axes visuels pour maintenir la fusion binoculaire, en compensant la déviation latente (phorie). La norme veut que la réserve oppose à la phorie soit au moins le double de sa valeur (critère de Sheard).
- Lien entre réserves fusionnelles et confort visuel : un bon niveau de réserves fusionnelles assure un confort optimal, en évitant la fatigue et la diplopie. Selon Percival (1948), la demande de convergence ou divergence doit rester dans le tiers moyen de la zone de réserve pour garantir un confort visuel.
📝 Points essentiels
- Les réserves fusionnelles permettent de compenser les déviations latentes (phories) en mobilisant des mécanismes de convergence ou divergence, selon qu’il s’agit d’une esophorie ou d’une exophorie.
- La mesure des réserves fusionnelles se fait en insérant des prismes jusqu’à ce que le patient perçoive un flou, puis en diminuant la valeur pour retrouver la vision simple.
- Le critère de Sheard stipule que la réserve opposée doit être au moins deux fois la valeur de la phorie pour assurer une compensation efficace et un confort visuel.
- La zone de confort se situe lorsque la demande de convergence/divergence est dans le tiers moyen de la zone de réserve, selon Percival (1948).
- Un déficit ou une insuffisance des réserves fusionnelles peut entraîner fatigue, diplopie ou inconfort, notamment en cas de phories importantes ou mal compensées.
💡 À retenir
Les réserves fusionnelles, en permettant la compensation des phories, jouent un rôle clé dans le maintien de la fusion binoculaire et du confort visuel. Leur efficacité dépend de leur amplitude et de leur adéquation à la déviation latente.
📖 9. Test de Mallett
🔑 Notions clés & Définitions
- Test de Mallett : méthode permettant d’évaluer les prismes nécessaires pour neutraliser une déviation oculaire et améliorer le confort visuel, en détectant une fixation anormale ou un désalignement latent (voir aussi "Test de masquage").
- Disparité de fixation : déviation latente des lignes de regard, mise en évidence par le test de Mallett, qui révèle une différence de position entre les deux yeux lors de conditions de fusion partielle ou totale.
- Dissociation sensorielle et partielle : processus par lequel le test de Mallett réintroduit un stimulus fusionnel central et paracentral, permettant de révéler des disparités de fixation tout en conservant une certaine fusion.
- Rôle du texte écrit : dans le test de Mallett, il sert à contrôler l’accommodation et la convergence, tout en stimulant la fusion binoculaire pour une évaluation proche des conditions naturelles de vision de près.
- Prismes de réalignement : prismes insérés pour compenser une phorie, en ajustant la position des lignes de regard pour rétablir l’alignement binoculaire, en utilisant la base à l’opposé de la déviation (voir aussi "Prismes de réalignement").
📝 Points essentiels
- Le test de Mallett met en évidence les disparités de fixation en utilisant un stimulus central (OXO) et paracentral, dans un contexte de fusion partielle, permettant de distinguer une déviation latente (phorie) d’une déviation manifeste (tropie).
- La dissociation sensorielle et partielle est réalisée en réintroduisant un stimulus fusionnel central, ce qui permet de mesurer précisément la déviation latente, notamment en vision de près ou de loin (voir aussi "Test de masquage").
- La présence d’une disparité de fixation, détectée par le test, indique une déviation latente nécessitant éventuellement un traitement orthoptique ou l’utilisation de prismes de réalignement.
- La lecture du texte écrit lors du test permet de contrôler l’accommodation et la convergence, favorisant une évaluation fidèle des disparités de fixation dans des conditions proches de la vie quotidienne.
- La mesure des prismes nécessaires pour neutraliser la disparité de fixation permet d’ajuster la correction optique ou la rééducation orthoptique pour améliorer la stabilité de la fixation et le confort visuel.
💡 À retenir
Le test de Mallett est un outil clé pour détecter et quantifier les disparités de fixation, en utilisant des prismes pour neutraliser la déviation latente, tout en contrôlant l’accommodation et la fusion dans des conditions proches de la vision naturelle.
📖 10. Test de la croix de Schober
🔑 Notions clés & Définitions
- Test de la croix de Schober : examen permettant d’évaluer les déviations verticales et torsionnelles des axes oculaires, notamment pour détecter hyperphories et cyclophories (voir aussi test des doubles cylindres de Maddox, test de Maddox).
- Hyperphorie : déviation verticale ou torsionnelle latente où une ligne de regard se déplace vers le haut ou le bas, ou tourne autour de l’axe de torsion, en dehors de la ligne de regard normale (voir section 8).
- Cyclophorie : déviation latente des lignes de regard due à un mouvement de giration (torsion) des yeux, vers le nez (incyclophorie) ou vers la tempe (excyclophorie), mise en évidence avec le test des doubles cylindres de Maddox (voir section 12).
- Déviation verticale et torsionnelle : déviations des axes oculaires dans le plan vertical ou autour de l’axe de torsion, non visibles en position de fixation normale mais détectables par le test de Schober.
- Utilisation : principalement pour diagnostiquer hyperphories (déviation verticale) et cyclophories (déviation torsionnelle), en complément des autres tests de déviation binoculaire.
📝 Points essentiels
- Le test de la croix de Schober consiste à faire percevoir au patient une croix ou un symbole à l’aide de filtres polarisés ou de dispositifs spécifiques, permettant de révéler des déviations latentes des axes oculaires.
- La dissociation sensorielle et partielle est réalisée en utilisant des filtres rouge/vert ou polarisés, qui permettent à chaque œil de percevoir des éléments différents tout en maintenant une fusion partielle, afin d’isoler les déviations latentes.
- La déviation torsionnelle (cyclophorie) est mise en évidence par la différence de perception entre les deux yeux lors de la présentation de symboles ou croix polarisées, indiquant une torsion vers le nez ou la tempe.
- La déviation verticale (hyperphorie ou hypotrophie) est détectée par la perception d’un décalage vertical dans la croix ou le symbole, lorsque la dissociation est réalisée.
- La méthode permet d’évaluer la présence et l’importance des déviations latentes associées à des troubles oculomoteurs, souvent en complément du test des doubles cylindres de Maddox.
💡 À retenir
Le test de la croix de Schober est un outil essentiel pour détecter et mesurer les déviations verticales et torsionnelles latentes, notamment les hyperphories et cyclophories, en utilisant une dissociation sensorielle partielle pour révéler des anomalies souvent non visibles en fixation normale.
📖 11. Prismes de réalignement
🔑 Notions clés & Définitions
- Prismes de réalignement : dispositifs optiques utilisés pour annuler une phorie horizontale en déviant la lumière afin de réaligner les axes visuels, permettant une fusion binoculaire efficace.
- Diplopie croisée (esophorie) : diplopie où les images perçues sont décalées en avant du point de fixation, généralement neutralisée par un prisme de base externe (vers l’extérieur) selon la méthode de réalignement.
- Diplopie homonyme (exophorie) : diplopie où les images sont décalées en arrière du point de fixation, neutralisée par un prisme de base interne (vers l’intérieur).
- Méthode d’ajustement progressive des prismes avec diasporamètre : technique permettant de déterminer la puissance et la direction du prisme nécessaire pour neutraliser une phorie en ajustant progressivement la valeur du prisme jusqu’à obtenir une fusion optimale, en utilisant un diasporamètre pour mesurer précisément la déviation.
- Prismes de réalignement (voir section 3) : outils essentiels pour corriger les déviations horizontales, en particulier lors de la neutralisation des phories, en ajustant la déviation pour retrouver une vision binoculaire fusionnelle.
📝 Points essentiels
- Les prismes de réalignement sont insérés devant un œil pour compenser une déviation latente ou manifeste, en déviant la lumière dans le sens opposé à la déviation pour réaligner les axes visuels.
- La diplopie croisée (esophorie) se neutralise en insérant un prisme de base externe (vers l’extérieur), tandis que la diplopie homonyme (exophorie) nécessite un prisme de base interne (vers l’intérieur).
- La méthode d’ajustement progressive avec un diasporamètre consiste à faire varier la puissance du prisme jusqu’à ce que la fusion soit rétablie, permettant une mesure précise de la phorie.
- La correction par prismes doit respecter la norme de la déviation à neutraliser, en utilisant la loi de Desmarres pour interpréter la direction de la diplopie et la déviation.
- La mise en place des prismes de réalignement doit être précise, en tenant compte de la direction de la déviation et des réserves fusionnelles du patient pour assurer un confort visuel optimal.
💡 À retenir
Les prismes de réalignement sont des outils clés pour neutraliser efficacement les phories horizontales, en ajustant la déviation pour rétablir la fusion binoculaire, avec une méthode précise d’ajustement progressive grâce au diasporamètre.
📖 12. Cyclophories et disparités de fixation
🔑 Notions clés & Définitions
- Cyclophories : déviation latente des lignes de regard due à un mouvement de torsion (giratoire). AUTEUR (date) : déviation latente due à un mouvement de torsion (giratoire).
- Incyclophorie : torsion vers le nez, déviation latente des lignes de regard dans cette direction.
- Excyclophorie : torsion vers la tempe, déviation latente des lignes de regard dans cette direction.
- Causes : troubles oculomoteurs, astigmatisme oblique compensé, défaut d’horizontalité du dissociateur. AUTEUR (date) : Causes possibles incluent troubles oculomoteurs, astigmatisme oblique compensé, défaut d’horizontalité du dissociateur.
- Test de Maddox : méthode pour mettre en évidence les cyclophories en utilisant des doubles cylindres de Maddox, permettant de déceler ces déviations latentes.
📝 Points essentiels
- Les cyclophories sont des déviations latentes, non visibles en conditions binoculaires normales, mais révélées par des tests spécifiques comme celui des doubles cylindres de Maddox.
- La torsion vers le nez est appelée incyclophorie, tandis que celle vers la tempe est excyclophorie.
- Elles peuvent résulter de troubles oculomoteurs ou d’anomalies comme un astigmatisme oblique compensé ou un défaut d’horizontalité du dissociateur, qui faussent la perception de la torsion réelle.
- La mise en évidence se fait avec le test des doubles cylindres de Maddox, où le patient perçoit une ligne ou un trait lumineux décalé selon la torsion latente.
💡 À retenir
Les cyclophories sont des déviations latentes dues à une torsion oculaire, révélées par le test de Maddox, et peuvent résulter de troubles oculomoteurs ou d’anomalies optiques ou mécaniques.
📊 Tableaux de Synthèse
| Thème | Concepts clés | Auteur / Source |
|---|
| Muscles oculomoteurs | Muscles : droit supérieur, inférieur, latéral, médial, oblique supérieur et inférieur. Innervation : III, IV, VI. Rôle : motilité, coordination, rééducation. | Source : Notions anatomiques |
| Tropies et types | Tropie : déviation en condition binoculaire. Types : esotropie, exotropie, hypertropie, hypotropie. Concomitante ou non. | Source : Définitions orthoptie |
| Causes strabisme | Troubles de réfraction, déséquilibre musculaire, paralysies nerveuses, facteurs génétiques/env. | Source : Causes principales |
| Phories dissociées | Déviation latente en dissociation. Types : orthophorie, exophorie, esophorie, hyperphorie. | Source : Notions dissociation |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre tropie concomitante et non concomitante : la première est constante dans toutes les directions, la seconde varie selon la position du regard.
- Assimiler strabisme accommodatif uniquement à une hypermétropie, alors qu'il peut aussi résulter d'autres causes.
- Confondre déviation en condition binoculaire et déviation latente (phorie dissociée).
- Sous-estimer l'importance des réserves fusionnelles dans la compensation des phories.
- Confusion entre paralysie nerveuse (causant une tropie) et une simple faiblesse musculaire.
- Mal interpréter le test de Maddox : erreur dans la dissociation ou la lecture des résultats.
- Confondre exotropie et hypertropie, notamment dans la localisation des déviations verticales.
- Négliger l’impact de la réfraction dans la prise en charge du strabisme.
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition et la classification des tropies (esotropie, exotropie, hypertropie, hypotropie) selon leur constance (concomitante ou non) (source : Notions clés).
- Maîtriser l’innervation des muscles oculomoteurs par les nerfs crâniens III, IV, VI (source : Anatomie muscles oculomoteurs).
- Identifier les causes principales du strabisme, notamment troubles de réfraction, déséquilibres musculaires et paralysies nerveuses (source : Causes strabisme).
- Comprendre la différence entre phories dissociées et tropies, et savoir comment elles se détectent (source : Phories dissociées).
- Savoir utiliser et interpréter le test de Maddox pour diagnostiquer les phories dissociées (source : Tests orthoptiques).
- Connaître le principe du test de masquage et ses applications dans l’évaluation des déviations (source : Tests de déviation).
- Maîtriser la notion de disparités de fixation et leur rôle dans la stabilité binoculaire (source : Disparités).
- Savoir ce que sont les réserves fusionnelles et leur importance dans la compensation des phories (source : Réserves fusionnelles).
- Connaître le test de Mallett et ses indications dans l’évaluation du strabisme (source : Tests orthoptiques).
- Être capable d’expliquer le test de la croix de Schober et son utilité (source : Tests orthoptiques).
- Connaître l’usage des prismes de réalignement pour la correction des déviations (source : Prismes).
- Maîtriser le concept de cyclophories et leur impact sur la disparité de fixation (source : Disparités de fixation).
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