QCM : Anatomie et physiologie respiratoire — 48 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle description caractérise correctement la trachée ?

Un canal membraneux reliant les bronchioles aux alvéoles dans le tissu pulmonaire
Un conduit musculaire digestif reliant le pharynx à l’œsophage dans la région cervicale
Un conduit fibro-cartilagineux aérifère faisant suite au larynx et traversant le cou et le thorax
Un vaisseau sanguin élastique reliant le ventricule droit aux artères pulmonaires

Un conduit fibro-cartilagineux aérifère faisant suite au larynx et traversant le cou et le thorax

Explication

La trachée est un conduit fibro-cartilagineux qui prolonge le larynx et traverse le cou ainsi que le thorax. Le conduit digestif et les voies pulmonaires distales ne correspondent pas à cette définition, tandis que le vaisseau décrit appartient à la circulation pulmonaire.

2. À quel niveau la trachée se divise-t-elle en bronches principales ?

En regard de T10, avant son entrée dans l’abdomen
En regard de T5, au niveau de la carène
En regard de C6, à l’origine de la trachée
En regard de T1, près de l’orifice supérieur du thorax

En regard de T5, au niveau de la carène

Explication

La bifurcation trachéale se situe en regard de T5 et forme la carène, qui sépare les bronches principales droite et gauche. C6 correspond à l’origine de la trachée et non à sa bifurcation.

3. Comment la paroi postérieure de la trachée est-elle organisée ?

Elle est fermée par du muscle lisse entre des anneaux cartilagineux incomplets
Elle est dépourvue de cartilage et repose sur une membrane séreuse épaisse
Elle est constituée d’une plaque osseuse continue renforçant toute la circonférence
Elle contient des anneaux cartilagineux complets séparés par des ligaments fibreux

Elle est fermée par du muscle lisse entre des anneaux cartilagineux incomplets

Explication

La trachée possède environ 15 à 20 anneaux cartilagineux incomplets, ouverts en arrière, où intervient le muscle lisse. Des anneaux complets ou une paroi osseuse ne correspondent pas à son organisation anatomique.

4. Pourquoi un corps étranger inhalé atteint-il plus fréquemment la bronche principale droite ?

Parce qu’elle se prolonge directement vers les alvéoles sans divisions bronchiques
Parce qu’elle possède davantage d’anneaux cartilagineux que la bronche gauche
Parce qu’elle forme avec la trachée un angle plus ouvert et plus horizontal
Parce qu’elle est davantage alignée avec la trachée que la bronche gauche

Parce qu’elle est davantage alignée avec la trachée que la bronche gauche

Explication

La bronche principale droite est plus alignée avec la trachée, ce qui favorise le passage d’un corps étranger inhalé. La bronche gauche est au contraire plus horizontale, avec un angle d’environ 45° contre environ 25° à droite.

5. Quelle organisation lobaire et segmentaire distingue les deux poumons ?

Les deux poumons possèdent trois lobes et huit segments organisés de manière symétrique
Les deux poumons possèdent deux lobes et dix segments, avec une répartition identique
Le poumon droit possède deux lobes et dix segments, tandis que le gauche possède trois lobes et dix segments
Le poumon droit possède trois lobes et dix segments, tandis que le gauche possède deux lobes et dix segments

Le poumon droit possède trois lobes et dix segments, tandis que le gauche possède deux lobes et dix segments

Explication

Les bronches se ramifient en bronches lobaires puis segmentaires ; le poumon droit compte trois lobes et dix segments, contre deux lobes et dix segments à gauche. La différence principale entre les deux côtés concerne donc le nombre de lobes.

6. À partir de quelle génération les bronches perdent-elles leur cartilage pour devenir des bronchioles ?

À partir de la 20e génération
À partir de la 27e génération
À partir de la 8e génération
À partir de la 12e génération

À partir de la 8e génération

Explication

Les bronches perdent leur cartilage à partir de la 8e génération et deviennent alors des bronchioles. La 20e génération correspond plutôt à l’apparition d’alvéoles dans la paroi des bronchioles respiratoires.

7. Quelle structure constitue le centre du lobule pulmonaire ?

Un conduit alvéolaire isolé
Une bronchiole respiratoire
Une artère pulmonaire principale
Une bronche lobaire

Une bronchiole respiratoire

Explication

Le lobule pulmonaire est l’unité respiratoire centrée par une bronchiole respiratoire. Une bronche lobaire appartient à un niveau plus proximal de l’arbre bronchique, tandis que l’artère pulmonaire principale n’est pas le centre d’un lobule.

8. Quel est le rôle du tronc pulmonaire dans la circulation pulmonaire ?

Il naît du ventricule droit et constitue le premier élément de la circulation pulmonaire
Il naît du ventricule gauche et distribue le sang systémique à l’ensemble du corps
Il naît de l’oreillette droite et conduit le sang veineux vers la circulation générale
Il naît de l’oreillette gauche et ramène le sang oxygéné vers les poumons

Il naît du ventricule droit et constitue le premier élément de la circulation pulmonaire

Explication

Le tronc pulmonaire est une artère d’environ 5 cm qui naît du ventricule droit et commence la circulation pulmonaire. Le ventricule gauche est à l’origine de l’aorte, tandis que les oreillettes ne donnent pas naissance au tronc pulmonaire.

9. Comment les deux feuillets de la plèvre se répartissent-ils ?

Le feuillet viscéral adhère au poumon, tandis que le feuillet pariétal tapisse les parois thoraciques
Le feuillet pariétal adhère au poumon, tandis que le feuillet viscéral tapisse le médiastin
Les deux feuillets recouvrent directement le poumon et épargnent la paroi thoracique
Le feuillet viscéral tapisse l’abdomen, tandis que le feuillet pariétal recouvre les bronches

Le feuillet viscéral adhère au poumon, tandis que le feuillet pariétal tapisse les parois thoraciques

Explication

La plèvre viscérale est appliquée à la surface du poumon, alors que la plèvre pariétale tapisse la paroi thoracique, le diaphragme et le médiastin. L’inversion de ces rôles constitue la confusion classique entre les deux feuillets.

10. Quelle fonction est assurée par la cavité pleurale lors de l’inspiration ?

Son contenu gazeux sépare les poumons de la paroi et augmente leur volume au repos
Sa pression négative permet le glissement des feuillets et favorise l’expansion pulmonaire
Sa pression positive maintient les bronches ouvertes et empêche le diaphragme de se contracter
Sa rigidité mécanique immobilise les feuillets afin de limiter les mouvements respiratoires

Sa pression négative permet le glissement des feuillets et favorise l’expansion pulmonaire

Explication

La cavité pleurale est un espace virtuel à pression négative qui permet le glissement des feuillets et accompagne l’expansion du poumon pendant l’inspiration. Elle ne contient pas normalement une réserve gazeuse et ne bloque pas les mouvements respiratoires.

11. Quelle est la fonction principale du diaphragme ?

C’est un muscle expiratoire accessoire reliant les bronches à la paroi abdominale
C’est le principal muscle inspiratoire séparant les cavités thoracique et abdominale
C’est une cloison osseuse qui protège le cœur contre les variations de pression
C’est une membrane séreuse qui sépare les deux cavités pleurales

C’est le principal muscle inspiratoire séparant les cavités thoracique et abdominale

Explication

Le diaphragme est une cloison musculo-aponévrotique et le principal muscle inspiratoire ; il sépare le thorax de l’abdomen. Il ne s’agit ni d’une membrane séreuse ni d’une structure osseuse, et son rôle respiratoire principal concerne l’inspiration.

12. Quel nerf assure principalement l’innervation motrice du diaphragme ?

Le nerf vague, issu principalement de la racine spinale C8
Le nerf intercostal, issu principalement de la racine spinale T12
Le nerf thoracique long, issu principalement de la racine spinale L1
Le nerf phrénique, issu principalement de la racine spinale C3

Le nerf phrénique, issu principalement de la racine spinale C3

Explication

Le diaphragme reçoit son innervation du nerf phrénique, qui naît principalement de la racine spinale C3. Le nerf vague intervient dans d’autres fonctions viscérales, tandis que les nerfs proposés ne constituent pas l’innervation principale du diaphragme.

13. Quelle formule exprime la compliance pulmonaire ?

C = R / ΔP
C = ΔP / ΔV
C = ΔV / ΔP
C = ΔV × ΔP

C = ΔV / ΔP

Explication

La compliance correspond au rapport entre la variation de volume et la variation de pression. L’expression inverse décrit la relation opposée et ne définit pas la compliance.

14. Dans un écoulement laminaire, un débit ventilatoire augmente lorsque la différence de pression augmente, à résistance constante. Quelle relation permet de le calculer ?

Ṽ = ΔP × R
Ṽ = ΔP − R
Ṽ = ΔP / R
Ṽ = R / ΔP

Ṽ = ΔP / R

Explication

En écoulement laminaire, le débit est égal à la différence de pression divisée par la résistance. Une multiplication par la résistance prédirait une relation contraire à cette règle.

15. Comment se répartissent les résistances des voies aériennes ?

75 % dans la première division bronchique et 25 % dans les petites bronches
25 % dans la première division bronchique et 75 % dans les petites bronches
10 % dans la première division bronchique et 90 % dans les petites bronches
50 % dans chaque région bronchique

75 % dans la première division bronchique et 25 % dans les petites bronches

Explication

La première division bronchique concentre environ 75 % des résistances, tandis que les petites bronches en représentent 25 %. La répartition inverse correspond à la confusion décrite.

16. Quelle modification de la compliance caractérise respectivement l’emphysème et la fibrose pulmonaire ?

Elle diminue dans les deux maladies pulmonaires
Elle diminue dans l’emphysème et augmente dans la fibrose
Elle augmente dans les deux maladies pulmonaires
Elle augmente dans l’emphysème et diminue dans la fibrose

Elle augmente dans l’emphysème et diminue dans la fibrose

Explication

L’emphysème détruit les structures élastiques et augmente ainsi la compliance, alors que la fibrose rigidifie la paroi alvéolaire et la diminue. Les deux maladies ont donc des effets opposés.

17. Quelle distinction décrit correctement les voies de conduction et la zone d’échange gazeux ?

Les deux zones réalisent les échanges gazeux dans des structures alvéolaires
Les voies de conduction réalisent les échanges, tandis que la zone respiratoire transporte l’air
Les voies de conduction amènent l’air, tandis que la zone respiratoire participe aux échanges gazeux
Les deux zones transportent l’air sans participer aux échanges gazeux

Les voies de conduction amènent l’air, tandis que la zone respiratoire participe aux échanges gazeux

Explication

Les voies de conduction transportent l’air du nez aux bronchioles, tandis que la zone respiratoire participe aux échanges gazeux. Les voies de conduction ne comportent pas les structures alvéolaires fonctionnelles de l’échange.

18. À partir de quelle génération débute la zone d’échange gazeux et jusqu’à quelle génération s’étend-elle ?

De la 10e à la 16e génération
De la 23e à la 30e génération
De la 17e à la 23e génération
De la 1re à la 16e génération

De la 17e à la 23e génération

Explication

La zone respiratoire s’étend de la 17e à la 23e génération et comprend notamment les bronchioles respiratoires et les sacs alvéolaires. La 16e génération marque la limite supérieure des voies de conduction.

19. Quel mécanisme permet à la clairance muco-ciliaire d’éliminer des particules inhalées ?

Les alvéoles les absorbent et les macrophages les transportent vers le nez
Le mucus les piège et les cils les déplacent vers le pharynx
Le surfactant les recouvre et les pousse vers les sacs alvéolaires
Les bronchioles les dissolvent et les glandes les évacuent vers l’œsophage

Le mucus les piège et les cils les déplacent vers le pharynx

Explication

La clairance muco-ciliaire associe le piégeage des particules par le mucus au battement des cils vers le pharynx, où elles peuvent être dégluties. Les alvéoles et le surfactant n’assurent pas ce transport vers le pharynx.

20. Quelle composition correspond au mucus bronchique ?

90 % de lipides, avec 5 % de protéines et 5 % d’électrolytes
70 % d’eau, avec 20 % de glycoprotéines et 10 % de sels
95 % d’eau et d’électrolytes, avec 2 % de glycoprotéines et 3 % d’autres constituants
50 % d’eau, avec 25 % de protéines et 25 % de lipides

95 % d’eau et d’électrolytes, avec 2 % de glycoprotéines et 3 % d’autres constituants

Explication

Le mucus contient 95 % d’eau et d’électrolytes, puis 2 % de glycoprotéines et 3 % répartis entre protéines, lipides, lipoprotéines et sels inorganiques. La composition majoritairement lipidique concerne plutôt le surfactant alvéolaire.

21. Quelle fonction distingue principalement le pneumocyte alvéolaire de type 2 ?

Il sécrète le surfactant et peut donner des pneumocytes de type 1
Il constitue l’endothélium capillaire et régule le débit sanguin
Il forme la majeure partie de la paroi alvéolaire et assure les échanges gazeux
Il produit le mucus bronchique et coordonne le battement ciliaire

Il sécrète le surfactant et peut donner des pneumocytes de type 1

Explication

Le pneumocyte de type 2 sécrète le surfactant et possède un rôle progéniteur pouvant conduire à la formation de pneumocytes de type 1. La constitution principale de la paroi alvéolaire revient au pneumocyte de type 1.

22. Quels éléments composent la membrane alvéolo-capillaire ?

Le mucus bronchique, le surfactant et la paroi du pneumocyte de type 2
L’endothélium capillaire, la matrice extracellulaire et la paroi du pneumocyte de type 1
Le cartilage bronchique, le muscle lisse et l’épithélium cilié
Les globules rouges, les macrophages et les fibres élastiques alvéolaires

L’endothélium capillaire, la matrice extracellulaire et la paroi du pneumocyte de type 1

Explication

La membrane alvéolo-capillaire associe l’endothélium capillaire, la matrice extracellulaire et la paroi du pneumocyte de type 1. Le mucus et le surfactant participent à d’autres fonctions de l’appareil respiratoire, mais ne constituent pas cette membrane.

23. Quelle est la composition majoritaire du surfactant pulmonaire ?

70 % d’eau et d’électrolytes, avec 30 % de glycoprotéines
90 % de protéines, surtout des protéines plasmatiques, et 10 % de lipides
90 % de lipides, surtout des phospholipides, et 10 % de protéines
50 % de lipides et 50 % de protéines spécialisées

90 % de lipides, surtout des phospholipides, et 10 % de protéines

Explication

Le surfactant est composé à 90 % de lipides, principalement des phospholipides, et à 10 % de protéines SP-A à SP-D. La proportion majoritairement protéique contredit sa composition réelle.

24. Quel effet associe correctement le surfactant pulmonaire sur la mécanique respiratoire ?

Il diminue la tension superficielle, accroît le travail inspiratoire et diminue la compliance
Il augmente la tension superficielle, accroît le travail inspiratoire et diminue la compliance
Il diminue la tension superficielle, réduit le travail inspiratoire et augmente la compliance
Il augmente la tension superficielle, réduit le travail inspiratoire et augmente la compliance

Il diminue la tension superficielle, réduit le travail inspiratoire et augmente la compliance

Explication

En réduisant la tension superficielle alvéolaire, le surfactant facilite l’inspiration, diminue le travail nécessaire et augmente la compliance pulmonaire. Une hausse de la tension superficielle produirait les effets mécaniques opposés.

25. Dans quel sens un gaz diffuse-t-il spontanément à travers une surface séparatrice ?

Du compartiment le plus chaud vers celui dont la température est plus basse
Du compartiment le plus concentré en solutés vers le moins concentré
Du compartiment à pression partielle élevée vers celui à pression partielle faible
Du compartiment à pression partielle faible vers celui à pression partielle élevée

Du compartiment à pression partielle élevée vers celui à pression partielle faible

Explication

La diffusion suit le gradient de pression partielle, de la pression la plus élevée vers la plus faible, jusqu’à l’équilibre. Un gradient de concentration globale ou de température ne définit pas directement cette diffusion gazeuse.

26. Quel trajet l’oxygène suit-il après avoir traversé la membrane alvéolo-capillaire ?

Il se fixe à l’épithélium avant de rejoindre directement les leucocytes sanguins
Il diffuse dans le plasma avant de rejoindre l’hémoglobine des globules rouges
Il passe dans la lymphe avant de rejoindre les protéines du tissu pulmonaire
Il traverse le plasma avant de se dissoudre principalement dans les plaquettes

Il diffuse dans le plasma avant de rejoindre l’hémoglobine des globules rouges

Explication

Après avoir franchi la membrane alvéolo-capillaire, l’oxygène diffuse dans le plasma puis se lie à l’hémoglobine des globules rouges. Les autres trajets ne correspondent pas à la séquence des échanges pulmonaires.

27. Quelle affirmation distingue correctement la diffusion gazeuse du transport actif dans les poumons ?

La diffusion utilise une protéine membranaire, tandis que le transport actif repose sur les propriétés physiques du gaz
La diffusion consomme de l’ATP pour déplacer les gaz, tandis que le transport actif suit un gradient de pression
La diffusion est passive et dépend d’un gradient, tandis que le transport actif exige un transporteur et de l’énergie
La diffusion et le transport actif déplacent les gaz grâce à des mécanismes énergétiques comparables

La diffusion est passive et dépend d’un gradient, tandis que le transport actif exige un transporteur et de l’énergie

Explication

La diffusion gazeuse est passive et dépend notamment du gradient de pression partielle, alors que le transport actif nécessite un transporteur et de l’énergie. Il n’existe pas de transport actif des gaz entre les compartiments pulmonaires.

28. Quelles structures composent la membrane alvéolo-capillaire ?

L’épithélium bronchique, la membrane pleurale et le muscle diaphragmatique
Le muscle lisse alvéolaire, le cartilage bronchique et l’endothélium veineux
L’épithélium alvéolaire, la membrane basale et l’endothélium capillaire
Le surfactant pulmonaire, le tissu conjonctif et la membrane pleurale

L’épithélium alvéolaire, la membrane basale et l’endothélium capillaire

Explication

La membrane alvéolo-capillaire associe l’épithélium, la membrane basale et l’endothélium capillaire, pour une épaisseur d’environ 1 μm. Les autres ensembles mélangent des structures pulmonaires qui ne constituent pas cette barrière.

29. Comment calcule-t-on la consommation d’oxygène à partir des contenus sanguins ?

En additionnant le débit cardiaque au rapport entre contenu artériel et contenu veineux
En divisant le débit cardiaque par la somme des contenus artériel et veineux
En multipliant le débit cardiaque par la différence entre contenu artériel et contenu veineux
En multipliant le contenu veineux par la différence entre débit cardiaque et contenu artériel

En multipliant le débit cardiaque par la différence entre contenu artériel et contenu veineux

Explication

La consommation d’oxygène suit la relation [0ṁV O₂ = CO × (CaO₂ − CvO₂). Elle dépend donc du débit cardiaque et de l’extraction artério-veineuse d’oxygène.

30. Quelle quantité d’oxygène dissous contient 1 L de sang ayant une PO₂ de 100 mmHg ?

Environ 34 mL d’oxygène dissous
Environ 0,3 mL d’oxygène dissous
Environ 3 mL d’oxygène dissous
Environ 20,1 mL d’oxygène dissous

Environ 3 mL d’oxygène dissous

Explication

La quantité dissoute se calcule par PO₂ × 0,003, soit 100 × 0,003 = 0,3 mL pour 100 mL de sang, donc 3 mL par litre. Cette fraction reste minoritaire par rapport à l’oxygène lié à l’hémoglobine.

31. Quelle organisation moléculaire caractérise l’hémoglobine adulte ?

Quatre chaînes identiques de globine, chacune dépourvue d’hème mais liée à une molécule de fer
Trois chaînes de globine, deux α et une β, associées à un seul hème contenant du fer ferrique
Deux chaînes de globine, une α et une β, portant quatre hèmes contenant du cuivre
Quatre chaînes de globine, deux α et deux β, chacune associée à un hème contenant du fer ferreux

Quatre chaînes de globine, deux α et deux β, chacune associée à un hème contenant du fer ferreux

Explication

L’hémoglobine comprend quatre monomères de globine, soit deux chaînes α et deux chaînes β, avec un groupe hème contenant un atome de fer ferreux par chaîne. Les autres descriptions modifient le nombre de chaînes ou la nature du métal.

32. Quelle est la capacité de fixation de l’hémoglobine dans 100 mL de sang contenant 15 g/dL d’hémoglobine ?

15,0 mL d’oxygène, selon un pouvoir oxyphorique de 1,00 mL/g
13,4 mL d’oxygène, selon un pouvoir oxyphorique de 0,89 mL/g
20,1 mL d’oxygène, selon un pouvoir oxyphorique de 1,34 mL/g
30,0 mL d’oxygène, selon un pouvoir oxyphorique de 2,00 mL/g

20,1 mL d’oxygène, selon un pouvoir oxyphorique de 1,34 mL/g

Explication

La capacité se calcule par 15 g/dL × 1,34 mL/g, soit 20,1 mL d’oxygène pour 100 mL de sang. Les autres valeurs reposent sur un pouvoir oxyphorique ou un calcul différent.

33. Quelle relation permet de déterminer la concentration en ions hydrogène à partir du pH ?

[H⁺] = −log(pH)
[H⁺] = 10⁻ᵖᴴ
[H⁺] = pH/10
[H⁺] = 10ᵖᴴ

[H⁺] = 10⁻ᵖᴴ

Explication

Comme pH = −log[H⁺], la concentration en protons est [H⁺] = 10⁻ᵖᴴ. Les autres relations ne sont pas l’inversion mathématique de la définition du pH.

34. Quelle plage correspond au pH extracellulaire normal ?

De 6,80 à 7,00
De 7,00 à 7,20
De 7,60 à 7,80
De 7,38 à 7,42

De 7,38 à 7,42

Explication

Le pH extracellulaire normal est compris entre 7,38 et 7,42. La plage de 7,00 à 7,20 correspond au pH intracellulaire, tandis que les autres plages sont éloignées des valeurs physiologiques indiquées.

35. Que devient le rapport entre les formes basique et acide lorsque le pH est égal au pKa ?

Les concentrations de la forme basique et de la forme acide deviennent égales
La forme acide devient dix fois plus concentrée que la forme basique
La forme basique disparaît progressivement au profit de la forme acide
Le rapport entre les deux formes dépend alors principalement de la température

Les concentrations de la forme basique et de la forme acide deviennent égales

Explication

L’équation de Henderson-Hasselbalch montre que pH = pKa lorsque [A⁻]/[HA] = 1, donc lorsque les deux formes ont des concentrations égales. Cette situation correspond aussi au pouvoir tampon maximal.

36. Quelle répartition des rôles maintient principalement l’équilibre du système bicarbonate-acide carbonique ?

La ventilation contrôle surtout le CO₂, tandis que le rein contrôle les bicarbonates et les ions H⁺
La ventilation produit les bicarbonates, tandis que le rein fixe le CO₂ sur l’hémoglobine
La ventilation contrôle surtout les bicarbonates, tandis que le rein contrôle principalement l’oxygène dissous
La ventilation élimine les ions H⁺, tandis que le rein ajuste principalement la pression partielle d’azote

La ventilation contrôle surtout le CO₂, tandis que le rein contrôle les bicarbonates et les ions H⁺

Explication

Dans ce tampon ouvert, la ventilation régule principalement le CO₂ et le rein régule les bicarbonates ainsi que les ions H⁺. Les autres propositions attribuent à chaque organe des fonctions qui ne correspondent pas à ce système.

37. Quel mécanisme caractérise une acidose respiratoire par opposition à une alcalose respiratoire ?

Une hypoventilation avec diminution de la PaCO₂
Une hypoventilation avec rétention de CO₂
Une hyperventilation avec rétention de CO₂
Une hyperventilation avec augmentation de la PaCO₂

Une hypoventilation avec rétention de CO₂

Explication

L’acidose respiratoire résulte d’une hypoventilation qui entraîne une rétention de CO₂. À l’inverse, l’alcalose respiratoire est liée à une hyperventilation et à une baisse de la PaCO₂.

38. Chez un patient dont la PaCO₂ est mesurée à 46 mmHg, quelle anomalie est présente ?

Une hypercapnie
Une acidose métabolique
Une alcalose métabolique
Une hypocapnie

Une hypercapnie

Explication

Une PaCO₂ supérieure à 42–44 mmHg définit une hypercapnie. L’hypocapnie correspond au contraire à une PaCO₂ inférieure à 38 mmHg.

39. Quelle association décrit correctement l’acidose et l’alcalose métaboliques ?

Acidose avec bicarbonates bas, alcalose avec bicarbonates élevés
Acidose avec PaCO₂ basse, alcalose avec PaCO₂ élevée
Acidose avec PaCO₂ élevée, alcalose avec PaCO₂ basse
Acidose avec bicarbonates élevés, alcalose avec bicarbonates bas

Acidose avec bicarbonates bas, alcalose avec bicarbonates élevés

Explication

L’acidose métabolique est associée à une diminution des bicarbonates, généralement sous 20 mmol·L⁻¹, tandis que l’alcalose métabolique s’accompagne de bicarbonates supérieurs à 26 mmol·L⁻¹. Les variations de PaCO₂ caractérisent plutôt les troubles respiratoires.

40. Quelle combinaison définit une acidose mixte ?

Une acidose respiratoire associée à une acidose métabolique
Une alcalose respiratoire associée à une acidose métabolique
Une acidose respiratoire associée à une alcalose métabolique
Deux alcaloses, l’une respiratoire et l’autre métabolique

Une acidose respiratoire associée à une acidose métabolique

Explication

Une acidose mixte associe simultanément une anomalie respiratoire acidosique et une anomalie métabolique acidosique. L’association de deux alcaloses correspond à une alcalose mixte.

41. Quelle distinction entre systole et diastole est correcte ?

La systole éjecte le sang et la diastole permet le remplissage
La systole remplit les ventricules et la diastole éjecte le sang
La systole ferme les ventricules et la diastole déclenche leur contraction
La systole relâche les ventricules et la diastole les contracte

La systole éjecte le sang et la diastole permet le remplissage

Explication

La systole correspond à la contraction ventriculaire et à l’éjection du sang, alors que la diastole correspond au relâchement et au remplissage des ventricules. L’inversion de ces fonctions constitue la confusion classique.

42. Quelle organisation décrit le sarcomère ?

Une unité contractile contenant des filaments d’actine et de myosine
Une unité contractile composée de tubules T et de citernes terminales
Une unité vasculaire formée de filaments de kératine et de tropomyosine
Une unité nerveuse contenant des filaments de collagène et d’élastine

Une unité contractile contenant des filaments d’actine et de myosine

Explication

Le sarcomère est l’unité contractile des myofibrilles et contient des filaments fins d’actine ainsi que des filaments épais de myosine. Les tubules T et les citernes terminales appartiennent plutôt à l’organisation du couplage excitation-contraction.

43. Quelle sous-unité de la troponine fixe le calcium lors de la contraction ?

La troponine C
La troponine I
La troponine T
La tropomyosine C

La troponine C

Explication

La troponine C lie le Ca²⁺ et participe au déclenchement de la contraction. La troponine I exerce une inhibition, tandis que la troponine T interagit avec la tropomyosine.

44. Comment l’augmentation du Ca²⁺ intracellulaire provoque-t-elle le raccourcissement du sarcomère ?

Elle active TnC, lève l’inhibition et favorise les ponts actine-myosine
Elle diminue l’ATPase de TnI, détache la tropomyosine et relâche le muscle
Elle dégrade l’actine, libère la myosine et allonge les sarcomères
Elle inhibe TnC, bloque la tropomyosine et empêche les ponts actine-myosine

Elle active TnC, lève l’inhibition et favorise les ponts actine-myosine

Explication

Le Ca²⁺ active TnC, ce qui lève l’inhibition exercée par TnI et la tropomyosine, permettant la formation de ponts actine-myosine. Cette interaction entraîne le raccourcissement du sarcomère.

45. Quelle séquence décrit correctement le couplage excitation-contraction cardiaque ?

Potentiel d’action, activation des canaux L, libération par RyR, liaison à TnC
Libération par RyR, potentiel d’action, liaison à TnC, fermeture des canaux L
Activation de SERCA, potentiel d’action, libération par RyR, liaison à TnC
Liaison à TnC, potentiel d’action, activation de RyR, ouverture des canaux L

Potentiel d’action, activation des canaux L, libération par RyR, liaison à TnC

Explication

Le potentiel d’action active les canaux calciques de type L, puis le RyR libère le Ca²⁺ du réticulum sarcoplasmique. Le calcium se lie ensuite à la troponine C et déclenche la contraction.

46. Quelle structure constitue une diade dans le cardiomyocyte ?

Deux citernes terminales séparées par un filament de myosine
Une citerne du réticulum corbulaire reliée à une mitochondrie
Un tubule T associé à une citerne terminale du réticulum sarcoplasmique
Deux tubules T réunis autour d’une mitochondrie

Un tubule T associé à une citerne terminale du réticulum sarcoplasmique

Explication

La diade associe un tubule T à une citerne terminale du réticulum sarcoplasmique jonctionnel. Cette organisation permet la communication fonctionnelle entre les DHPR et le RyR.

47. Quelle caractéristique distingue le RyR2 des canaux calciques de type L ?

Le RyR2 est activé par le sodium et contrôle l’échange entre calcium et sodium
Le RyR2 est activé par une faible quantité de Ca²⁺ et ne dépend pas du potentiel membranaire
Le RyR2 dépend directement du potentiel membranaire et bloque l’entrée de Ca²⁺
Le RyR2 est inhibé par une faible quantité de Ca²⁺ et déclenche l’ouverture des canaux L

Le RyR2 est activé par une faible quantité de Ca²⁺ et ne dépend pas du potentiel membranaire

Explication

Le RyR2 est activé par une faible quantité de Ca²⁺ et n’est pas un canal dépendant du potentiel membranaire. Le calcium libéré contribue ensuite à accélérer l’inactivation du courant calcique de type L.

48. Quel mécanisme contribue principalement à la diminution du Ca²⁺ cytosolique pendant la relaxation myocardique ?

Son entrée dans les tubules T par les canaux de type L
Sa libération accrue par le RyR2 vers le cytosol
Son recaptage dans le réticulum sarcoplasmique par SERCA
Sa fixation durable à la troponine C dans le cytosol

Son recaptage dans le réticulum sarcoplasmique par SERCA

Explication

La relaxation nécessite une baisse du Ca²⁺ cytosolique, obtenue principalement grâce au recaptage du calcium dans le réticulum sarcoplasmique par SERCA. Les mitochondries et l’échangeur Na⁺-Ca²⁺ participent aussi à cette élimination, mais de façon complémentaire.

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Qu'est-ce que la trachée ?

Un conduit fibro-cartilagineux aérifère entre le larynx et le thorax.

Quelle est la longueur moyenne de la trachée ?

Environ 12 cm.

Comment se répartissent les 12 cm de la trachée ?

6 cm au-dessus et 6 cm au-dessous de l’orifice supérieur du thorax.

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