QCM : Anatomopathologie et inflammation — 30 questions

Questions et réponses du QCM

1. L’examen d’évaluation comprend :

Une épreuve principalement constituée d’une identification macroscopique des pièces.
Des questions fondées sur des cas cliniques.
Des exercices pratiques de dissection sur pièces fraîches.
Des QCM portant sur les notions étudiées.
Des captures d’écran de lames virtuelles accompagnées de questions élémentaires.

Des questions fondées sur des cas cliniques. · Des QCM portant sur les notions étudiées. · Des captures d’écran de lames virtuelles accompagnées de questions élémentaires.

Explication

L’examen comporte des QCM, des questions de cas cliniques et des captures de lames virtuelles accompagnées de questions élémentaires. Une épreuve principalement consacrée à l’identification macroscopique ne correspond pas à la composition décrite, et les dissections sur pièces fraîches n’en font pas partie.

2. Parmi les propositions suivantes concernant l’anatomopathologie, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Elle repère les lésions sans analyser leur architecture cellulaire.
Elle contribue à déterminer si une lésion est tumorale ou non tumorale.
Elle se distingue de l’imagerie, qui repère les lésions sans étudier directement leur architecture cellulaire.
Elle étudie les cellules et l’architecture des tissus d’une lésion.
Elle permet d’établir un diagnostic à partir de l’étude lésionnelle.

Elle contribue à déterminer si une lésion est tumorale ou non tumorale. · Elle se distingue de l’imagerie, qui repère les lésions sans étudier directement leur architecture cellulaire. · Elle étudie les cellules et l’architecture des tissus d’une lésion. · Elle permet d’établir un diagnostic à partir de l’étude lésionnelle.

Explication

L’anatomopathologie analyse les cellules et l’architecture tissulaire, aide à caractériser les lésions et participe au diagnostic. Le repérage sans analyse architecturale correspond plutôt au rôle de l’imagerie.

3. À propos de la distinction entre cytologie et histologie :

L’histologie analyse un tissu obtenu par biopsie.
La cytologie étudie un fragment tissulaire issu d’une exérèse.
L’histologie peut analyser un tissu obtenu par exérèse.
La distinction repose notamment sur la nature du prélèvement analysé.
La cytologie analyse des cellules obtenues par grattage.

L’histologie analyse un tissu obtenu par biopsie. · L’histologie peut analyser un tissu obtenu par exérèse. · La distinction repose notamment sur la nature du prélèvement analysé. · La cytologie analyse des cellules obtenues par grattage.

Explication

La cytologie porte sur des cellules, notamment obtenues par grattage, tandis que l’histologie porte sur un tissu provenant d’une biopsie ou d’une exérèse. Un fragment tissulaire d’exérèse relève donc de l’histologie et non de la cytologie.

4. Concernant les autopsies, quelles sont les réponses exactes au sujet de leurs indications et de leurs acteurs ?

L’autopsie scientifique répond à une question judiciaire posée par un magistrat.
L’autopsie scientifique recherche la cause inattendue d’un décès.
Le médecin légiste réalise l’autopsie scientifique dans un contexte postopératoire.
L’autopsie médico-légale est demandée par un magistrat.
L’autopsie médico-légale est réalisée par un anatomopathologiste à la demande d’un proche.

L’autopsie scientifique recherche la cause inattendue d’un décès. · L’autopsie médico-légale est demandée par un magistrat.

Explication

L’autopsie scientifique recherche notamment la cause inattendue d’un décès postopératoire. L’autopsie médico-légale est demandée par un magistrat et réalisée par un médecin légiste pour répondre à une question judiciaire.

5. Les principales étapes du traitement d’une pièce opératoire comprennent :

La coloration réalisée avant la coupe du bloc inclus.
La coupe puis le déparaffinage des sections obtenues.
La congélation remplaçant habituellement la fixation et l’inclusion en paraffine.
La fixation et l’échantillonnage de la pièce opératoire.
La déshydratation suivie de l’inclusion en paraffine.

La coupe puis le déparaffinage des sections obtenues. · La fixation et l’échantillonnage de la pièce opératoire. · La déshydratation suivie de l’inclusion en paraffine.

Explication

Le traitement comprend la fixation, l’échantillonnage, la déshydratation, l’inclusion en paraffine, la coupe, le déparaffinage et la coloration. La coloration intervient après la coupe et la congélation ne remplace pas habituellement l’ensemble de cette séquence.

6. Un prélèvement tissulaire doit être pris en charge rapidement afin de préserver ses caractéristiques :

La lyse et la nécrose cellulaires sont favorisées par une fixation rapide.
Il peut être congelé lorsque les conditions l’exigent.
Il peut être rapidement fixé, généralement dans du formol.
La dégradation tissulaire complique l’analyse du prélèvement.
L’absence de fixation maintient les jonctions cellulaires intactes.

Il peut être congelé lorsque les conditions l’exigent. · Il peut être rapidement fixé, généralement dans du formol. · La dégradation tissulaire complique l’analyse du prélèvement.

Explication

Un prélèvement doit être rapidement fixé, généralement dans du formol, ou congelé. L’absence de fixation favorise la dégradation, la perte des jonctions, la lyse et la nécrose cellulaires, tandis qu’une fixation rapide les limite.

7. Concernant l’examen macroscopique d’une pièce opératoire, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Il recherche la cause judiciaire d’un décès inattendu.
Il analyse principalement l’architecture cellulaire au microscope.
Il détermine la pondération des évaluations universitaires.
Il décrit l’aspect général de la pièce, la lésion et les limites d’exérèse.
Il comprend l’inclusion systématique de la pièce en paraffine.

Il décrit l’aspect général de la pièce, la lésion et les limites d’exérèse.

Explication

L’examen macroscopique décrit l’aspect général de la pièce, la lésion et les limites d’exérèse, notamment au regard d’éventuelles cellules tumorales en marge. L’architecture cellulaire relève de l’analyse microscopique, tandis que les autres éléments proposés appartiennent à d’autres domaines.

8. Concernant le diagnostic anatomopathologique :

La microscopie étudie des coupes tissulaires après leur coloration.
La coloration HES est réalisée systématiquement sur les prélèvements destinés à l’étude microscopique.
La coloration HES associe hématoxyline, éosine et safran pour l’examen microscopique.
La coloration HES constitue une coloration standard de l’examen anatomopathologique.
La macroscopie examine une pièce anatomique directement à l’œil nu.

La microscopie étudie des coupes tissulaires après leur coloration. · La coloration HES est réalisée systématiquement sur les prélèvements destinés à l’étude microscopique. · La coloration HES associe hématoxyline, éosine et safran pour l’examen microscopique. · La coloration HES constitue une coloration standard de l’examen anatomopathologique. · La macroscopie examine une pièce anatomique directement à l’œil nu.

Explication

La coloration HES signifie hématoxyline-éosine-safran et constitue la coloration standard, réalisée systématiquement pour l’examen microscopique. La macroscopie observe la pièce à l’œil nu, tandis que la microscopie analyse les coupes colorées.

9. Parmi les propositions suivantes concernant les techniques complémentaires, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les colorations complémentaires servent principalement à distinguer macroscopiquement les pièces anatomiques.
Les colorations complémentaires peuvent rechercher des agents pathogènes ou des surcharges.
L’immunohistochimie contribue à mieux classer certaines tumeurs.
L’immunohistochimie correspond à la coloration standard HES des prélèvements.
L’immunohistochimie emploie des anticorps dirigés contre des protéines spécifiques.

Les colorations complémentaires peuvent rechercher des agents pathogènes ou des surcharges. · L’immunohistochimie contribue à mieux classer certaines tumeurs. · L’immunohistochimie emploie des anticorps dirigés contre des protéines spécifiques.

Explication

L’immunohistochimie utilise des anticorps ciblant des protéines spécifiques et aide à classer les tumeurs. Les colorations complémentaires recherchent notamment des agents pathogènes ou des surcharges; elles ne correspondent ni à la coloration HES ni à l’examen macroscopique.

10. Les caractéristiques de l’inflammation comprennent :

Un processus dépourvu de composante humorale dans les tissus lésés.
Une participation coordonnée de réactions vasculaires, cellulaires et humorales.
Une finalité de destruction des lésions tissulaires liées à l’agression.
Une réaction de défense de l’organisme face à une agression.
Une réponse limitée à des modifications vasculaires sans intervention cellulaire.

Une participation coordonnée de réactions vasculaires, cellulaires et humorales. · Une finalité de destruction des lésions tissulaires liées à l’agression. · Une réaction de défense de l’organisme face à une agression.

Explication

L’inflammation est une réaction de défense contre une agression, destinée à détruire les lésions tissulaires. Elle associe des réactions vasculaires, cellulaires et humorales; elle ne se limite donc pas aux seuls phénomènes vasculaires et n’est pas dépourvue de composante humorale.

11. Concernant les causes de l’inflammation, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une origine vasculaire ne figure pas parmi les causes reconnues d’inflammation.
Une réaction immunologique peut être à l’origine d’une inflammation.
Une cause toxique est une conséquence de l’inflammation.
Une agression traumatique peut provoquer une inflammation.
Une infection peut déclencher une réaction inflammatoire.

Une réaction immunologique peut être à l’origine d’une inflammation. · Une agression traumatique peut provoquer une inflammation. · Une infection peut déclencher une réaction inflammatoire.

Explication

Les causes de l’inflammation comprennent les infections, les traumatismes et les réactions immunologiques. Elles comprennent aussi des causes toxiques, tumorales et vasculaires. Une cause toxique peut donc déclencher une inflammation, plutôt qu’en être une conséquence.

12. Parmi les propositions suivantes concernant l’évolution de l’inflammation, la(les)quelle(s) est(sont) juste(s) ?

La cicatrisation peut restaurer l’intégrité morphologique et fonctionnelle des tissus.
Une inflammation inappropriée conduit habituellement à une intégrité tissulaire accrue.
Une inflammation sévère restaure habituellement l’homéostasie tissulaire.
Une inflammation normale peut aboutir à une cicatrisation restaurant l’homéostasie tissulaire.
Une inflammation sévère, prolongée ou inappropriée peut entraîner une perte de fonction.

La cicatrisation peut restaurer l’intégrité morphologique et fonctionnelle des tissus. · Une inflammation normale peut aboutir à une cicatrisation restaurant l’homéostasie tissulaire. · Une inflammation sévère, prolongée ou inappropriée peut entraîner une perte de fonction.

Explication

L’évolution habituelle de l’inflammation conduit à une cicatrisation restaurant l’homéostasie et l’intégrité morphologique et fonctionnelle. Une inflammation sévère peut toutefois provoquer une perte de fonction et ne restaure donc pas habituellement l’homéostasie tissulaire.

13. Concernant la succession des acteurs de la réaction inflammatoire :

Les lymphocytes interviennent avant les phagocytes dans la réponse inflammatoire initiale.
Un macrophage peut présenter l’antigène et recruter une réponse spécifique.
Les phagocytes interviennent au début de la réaction inflammatoire.
Les polynucléaires participent aux premières étapes de la réaction inflammatoire.
La réponse spécifique précède l’action des macrophages lors d’une inflammation.

Un macrophage peut présenter l’antigène et recruter une réponse spécifique. · Les phagocytes interviennent au début de la réaction inflammatoire. · Les polynucléaires participent aux premières étapes de la réaction inflammatoire.

Explication

La réaction inflammatoire débute par l’action des phagocytes, notamment les polynucléaires et les macrophages. Le macrophage peut ensuite présenter l’antigène et recruter une réponse spécifique impliquant les lymphocytes; ceux-ci ne précèdent donc pas la réponse non spécifique initiale.

14. Concernant les fonctions des lymphocytes T, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les lymphocytes T CD4+ facilitent la prolifération des lymphocytes B.
Les lymphocytes T CD8+ accélèrent principalement la réponse lors d’une réinfection.
Les lymphocytes T CD8+ détruisent les cellules infectées.
Les lymphocytes T CD4+ exercent principalement une fonction cytotoxique directe.
Les lymphocytes T mémoires accélèrent la réponse lors d’une nouvelle infection.

Les lymphocytes T CD4+ facilitent la prolifération des lymphocytes B. · Les lymphocytes T CD8+ détruisent les cellules infectées. · Les lymphocytes T mémoires accélèrent la réponse lors d’une nouvelle infection.

Explication

Les lymphocytes T CD4+ facilitent la prolifération des lymphocytes B, tandis que les T CD8+ détruisent les cellules infectées. Les lymphocytes T mémoires accélèrent la réponse lors d’une nouvelle infection; cette fonction n’est pas principalement celle des T CD8+, et les T CD4+ sont auxiliaires plutôt que cytotoxiques.

15. L’immunité humorale repose sur les mécanismes suivants :

Les plasmocytes produisent des anticorps capables de se fixer aux cellules.
Les anticorps se fixent aux cellules sans pouvoir entraîner leur lyse.
Les plasmocytes synthétisent principalement des cytokines sans produire d’anticorps.
Les lymphocytes B constituent les cellules centrales de l’immunité humorale.
Les lymphocytes B peuvent se différencier en plasmocytes.

Les plasmocytes produisent des anticorps capables de se fixer aux cellules. · Les lymphocytes B constituent les cellules centrales de l’immunité humorale. · Les lymphocytes B peuvent se différencier en plasmocytes.

Explication

L’immunité humorale repose sur les lymphocytes B, qui se différencient en plasmocytes. Les plasmocytes synthétisent des anticorps capables de se fixer aux cellules et d’entraîner leur lyse; ils ne produisent donc pas principalement des cytokines, et les anticorps peuvent bien provoquer une lyse.

16. Parmi les propositions suivantes concernant les médiateurs humoraux, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La protéolyse médiée par certains facteurs peut provoquer des lésions cellulaires.
Les médiateurs humoraux recrutent des leucocytes par chimiotactisme.
Les médiateurs humoraux interviennent uniquement dans la production d’anticorps.
Les médiateurs humoraux participent à plusieurs mécanismes de la réaction inflammatoire.
Les médiateurs humoraux peuvent provoquer des modifications vasculaires.

La protéolyse médiée par certains facteurs peut provoquer des lésions cellulaires. · Les médiateurs humoraux recrutent des leucocytes par chimiotactisme. · Les médiateurs humoraux participent à plusieurs mécanismes de la réaction inflammatoire. · Les médiateurs humoraux peuvent provoquer des modifications vasculaires.

Explication

Les médiateurs humoraux provoquent des modifications vasculaires et recrutent les leucocytes par chimiotactisme. Certains peuvent aussi produire des lésions cellulaires par protéolyse; leur rôle dépasse donc la seule production d’anticorps et couvre plusieurs mécanismes inflammatoires.

17. Concernant les signes cardinaux de l’inflammation aiguë :

La douleur inflammatoire dépend notamment de l’action de facteurs mécaniques.
La tuméfaction inflammatoire résulte principalement d’une hémorragie locale.
La douleur inflammatoire dépend notamment de la compression nerveuse par l’œdème.
La chaleur fait partie des quatre signes cardinaux de l’inflammation aiguë.
La rougeur inflammatoire traduit principalement une congestion locale.

La douleur inflammatoire dépend notamment de la compression nerveuse par l’œdème. · La chaleur fait partie des quatre signes cardinaux de l’inflammation aiguë. · La rougeur inflammatoire traduit principalement une congestion locale.

Explication

La rougeur traduit surtout la congestion, et la douleur résulte notamment de la compression nerveuse par l’œdème et de facteurs chimiques. La chaleur appartient aux signes cardinaux. La tuméfaction n’est pas principalement hémorragique, et la douleur inflammatoire dépend de facteurs chimiques plutôt que mécaniques.

18. Parmi les propositions suivantes concernant les phases de l’inflammation aiguë, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La cicatrisation constitue la dernière phase du processus inflammatoire décrit.
La phase vasculo-exsudative intervient au début du processus inflammatoire.
La phase de cicatrisation précède la phase de détersion dans cette succession.
La phase cellulaire succède à la phase vasculo-exsudative.
La phase de détersion précède la phase de cicatrisation.

La cicatrisation constitue la dernière phase du processus inflammatoire décrit. · La phase vasculo-exsudative intervient au début du processus inflammatoire. · La phase cellulaire succède à la phase vasculo-exsudative. · La phase de détersion précède la phase de cicatrisation.

Explication

Le processus suit l’ordre vasculo-exsudatif, cellulaire, détersion puis cicatrisation. La cicatrisation est donc terminale, tandis qu’elle ne précède pas la détersion.

19. Lors d’une congestion active inflammatoire, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’afflux sanguin concerne principalement le sang veineux stagnant.
La microcirculation locale se caractérise par une vasodilatation.
La vasodilatation entraîne un afflux de sang artériel dans la zone atteinte.
Le ralentissement du courant circulatoire est favorisé par des médiateurs chimiques.
La congestion active correspond à une sortie de plasma hors des vaisseaux.

La microcirculation locale se caractérise par une vasodilatation. · La vasodilatation entraîne un afflux de sang artériel dans la zone atteinte. · Le ralentissement du courant circulatoire est favorisé par des médiateurs chimiques.

Explication

La congestion active associe vasodilatation, afflux de sang artériel et ralentissement circulatoire sous l’action de médiateurs chimiques. Elle ne correspond pas à une sortie plasmatique, qui caractérise l’œdème, ni principalement à un afflux veineux stagnant.

20. L’œdème inflammatoire se définit par :

La présence possible de facteurs du complément et de fibrinogène.
Une accumulation composée principalement de sang artériel intravasculaire.
Un plasma exsudé riche en protéines sériques et en immunoglobulines.
Une diminution de la perméabilité capillaire dans la zone inflammatoire.
Une exsudation de plasma hors des vaisseaux sanguins.

La présence possible de facteurs du complément et de fibrinogène. · Un plasma exsudé riche en protéines sériques et en immunoglobulines. · Une exsudation de plasma hors des vaisseaux sanguins.

Explication

L’œdème inflammatoire est une exsudation plasmatique liée à l’augmentation de la perméabilité capillaire. Le plasma contient notamment des protéines sériques, immunoglobulines, facteurs du complément et fibrinogène. Il ne résulte ni d’une baisse de perméabilité ni d’un simple engorgement artériel intravasculaire.

21. À propos des formes aiguës suppurées et non suppurées :

Une inflammation suppurée peut conduire à une antibiothérapie selon le contexte.
Une forme aiguë non suppurée ne justifie pas systématiquement un antibiotique.
Toute inflammation aiguë non suppurée impose une antibiothérapie immédiate.
Une inflammation suppurée est associée à la présence de pus.
Une inflammation aiguë non suppurée ne forme pas de pus.

Une inflammation suppurée peut conduire à une antibiothérapie selon le contexte. · Une forme aiguë non suppurée ne justifie pas systématiquement un antibiotique. · Une inflammation suppurée est associée à la présence de pus. · Une inflammation aiguë non suppurée ne forme pas de pus.

Explication

La forme non suppurée ne produit pas de pus et ne justifie pas systématiquement un antibiotique. La forme suppurée s’accompagne de pus et peut conduire à une antibiothérapie selon le contexte. L’antibiothérapie immédiate n’est donc pas imposée pour toute forme non suppurée.

22. Une lésion rouge est examinée par vitropression. Quelles propositions sont exactes ?

Une rougeur qui persiste à la vitropression évoque une hémorragie.
Le purpura hémorragique disparaît habituellement à la vitropression.
Une rougeur qui disparaît à la vitropression correspond à une congestion.
La congestion et le purpura se distinguent par leur réponse à la vitropression.
Une lésion persistante à la vitropression peut correspondre à un purpura.

Une rougeur qui persiste à la vitropression évoque une hémorragie. · Une rougeur qui disparaît à la vitropression correspond à une congestion. · La congestion et le purpura se distinguent par leur réponse à la vitropression. · Une lésion persistante à la vitropression peut correspondre à un purpura.

Explication

La congestion s’efface à la vitropression, contrairement au purpura hémorragique qui persiste. La réponse à la vitropression permet donc de distinguer ces deux situations. Le purpura ne disparaît pas habituellement lors de cette manœuvre.

23. Concernant l’œdème de la glotte, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Une prise en charge rapide est nécessaire face à ce risque respiratoire.
Il constitue une situation pouvant attendre une prise en charge différée.
La gêne respiratoire liée à cet œdème ne présente pas de caractère urgent.
Il peut provoquer des difficultés respiratoires importantes.
Les corticoïdes sont utilisés pour augmenter l’œdème de la glotte.

Une prise en charge rapide est nécessaire face à ce risque respiratoire. · Il peut provoquer des difficultés respiratoires importantes.

Explication

L’œdème de la glotte peut gêner la respiration et constitue une urgence nécessitant une prise en charge rapide. Les corticoïdes peuvent réduire l’œdème. Une prise en charge différée, une aggravation volontaire de l’œdème ou l’absence d’urgence sont incompatibles avec cette situation.

24. Lors d’une infection à HPV, les constatations anatomopathologiques comprennent :

Des halos clairs périnucléaires peuvent témoigner de l’effet cytopathogène viral.
Des noyaux hyperchromatiques peuvent être observés dans les cellules atteintes.
Le virus HPV n’est pas directement visible en anatomopathologie.
L’examen anatomopathologique visualise directement les particules virales HPV.
Les effets cytopathogènes du HPV se limitent à une disparition des noyaux.

Des halos clairs périnucléaires peuvent témoigner de l’effet cytopathogène viral. · Des noyaux hyperchromatiques peuvent être observés dans les cellules atteintes. · Le virus HPV n’est pas directement visible en anatomopathologie.

Explication

En anatomopathologie, le HPV lui-même n’est pas directement visible, mais ses effets cytopathogènes peuvent être observés. Ceux-ci comprennent notamment des noyaux hyperchromatiques et des halos clairs périnucléaires. Une disparition nucléaire ou une visualisation directe des particules virales ne correspond pas au fait décrit.

25. Concernant l’inflammation chronique :

Elle peut persister pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois.
Elle est dominée par un recrutement massif de polynucléaires neutrophiles.
Elle comporte une phagocytose insuffisante et un recrutement lymphocytaire.
Elle associe des destructions tissulaires et des tentatives de réparation.
Elle correspond à un processus prolongé comportant plusieurs mécanismes associés.

Elle peut persister pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois. · Elle comporte une phagocytose insuffisante et un recrutement lymphocytaire. · Elle associe des destructions tissulaires et des tentatives de réparation. · Elle correspond à un processus prolongé comportant plusieurs mécanismes associés.

Explication

L’inflammation chronique dure plusieurs semaines ou mois et associe destruction tissulaire, réparation, phagocytose insuffisante et recrutement de lymphocytes. Elle n’est pas caractérisée par une domination des polynucléaires, qui prédominent plutôt dans l’inflammation aiguë.

26. Parmi les propositions suivantes concernant les inflammations chroniques, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les deux formes d’inflammation chronique se distinguent par leur organisation cellulaire.
L’inflammation chronique spécifique associe principalement des polynucléaires sans granulomes.
Les granulomes caractérisent principalement l’inflammation chronique banale non spécifique.
L’inflammation chronique spécifique forme des granulomes épithélioïdes et giganto-cellulaires.
L’inflammation chronique banale associe notamment lymphocytes, plasmocytes et macrophages.

Les deux formes d’inflammation chronique se distinguent par leur organisation cellulaire. · L’inflammation chronique spécifique forme des granulomes épithélioïdes et giganto-cellulaires. · L’inflammation chronique banale associe notamment lymphocytes, plasmocytes et macrophages.

Explication

La forme banale non spécifique associe surtout lymphocytes, plasmocytes et macrophages. La forme spécifique forme des granulomes épithélioïdes et giganto-cellulaires, ce qui constitue une distinction d’organisation cellulaire. Les granulomes ne caractérisent donc pas principalement la forme banale, et la forme spécifique n’est pas définie par des polynucléaires sans granulomes.

27. À propos des granulomes et de la coloration de Ziehl :

La coloration de Ziehl identifie principalement les cellules géantes multinucléées.
Les bacilles responsables de la tuberculose sont recherchés par une coloration de PAS.
Une réaction à corps étranger ne fait pas partie des orientations possibles devant un granulome.
Les granulomes épithélioïdes et giganto-cellulaires peuvent orienter vers une tuberculose.
La coloration de Ziehl met en évidence les bacilles acido-alcoolo-résistants.

Les granulomes épithélioïdes et giganto-cellulaires peuvent orienter vers une tuberculose. · La coloration de Ziehl met en évidence les bacilles acido-alcoolo-résistants.

Explication

La coloration de Ziehl met en évidence les bacilles acido-alcoolo-résistants, notamment les mycobactéries tuberculeuses, et non les cellules géantes multinucléées. Les granulomes épithélioïdes et giganto-cellulaires peuvent orienter vers une tuberculose, et une réaction à corps étranger peut également provoquer un granulome. La coloration de PAS est notamment utilisée pour rechercher des filaments mycéliens, tandis que les bacilles tuberculeux sont recherchés par la coloration de Ziehl.

28. Concernant les conséquences anatomopathologiques d’un calcul biliaire enclavé :

Un calcul biliaire enclavé peut entraîner un défaut de vidange vésiculaire.
La cholécystite aiguë associe principalement lymphocytes, macrophages et plasmocytes.
Il favorise une diminution de la prolifération bactérienne dans la vésicule.
Il peut conduire à une cholécystite aiguë puis chronique.
La cholécystite chronique se caractérise notamment par une congestion sans fibrose.

Un calcul biliaire enclavé peut entraîner un défaut de vidange vésiculaire. · Il peut conduire à une cholécystite aiguë puis chronique.

Explication

Un calcul biliaire enclavé provoque un défaut de vidange et peut favoriser une prolifération bactérienne. L’évolution peut conduire à une cholécystite aiguë puis chronique. La cholécystite aiguë associe plutôt polynucléaires, œdème et congestion, tandis que la forme chronique associe cellules mononucléées et fibrose.

29. Chez un patient porteur d’une anomalie ou d’une prothèse valvulaire, quelles propositions sont exactes concernant un abcès ?

Une endocardite avec végétation peut compliquer l’infection d’un foyer abcédé.
Un abcès peut provoquer une bactériémie chez un patient porteur d’une prothèse valvulaire.
La surveillance doit être renforcée en raison du risque d’endocardite et d’embolies.
La présence d’embolies cérébrales impose une prise en charge rigoureuse du foyer infectieux.
Une infection valvulaire compliquée entraîne des embolies rénales mais pas cérébrales.

Une endocardite avec végétation peut compliquer l’infection d’un foyer abcédé. · Un abcès peut provoquer une bactériémie chez un patient porteur d’une prothèse valvulaire. · La surveillance doit être renforcée en raison du risque d’endocardite et d’embolies. · La présence d’embolies cérébrales impose une prise en charge rigoureuse du foyer infectieux.

Explication

Chez un patient porteur d’une anomalie ou d’une prothèse valvulaire, un abcès peut entraîner une bactériémie puis une endocardite avec végétation. Des embolies cérébrales sont possibles, ce qui justifie une surveillance et un traitement rigoureux du foyer infectieux. L’atteinte cérébrale n’est donc pas exclue.

30. Une inflammation appendiculaire étendue à toute la paroi peut se compliquer de :

Une nécrose de la paroi appendiculaire peut survenir dans cette situation.
Une inflammation transmurale appendiculaire protège contre la perforation.
Une atteinte limitée à la muqueuse produit habituellement des fausses membranes péritonéales.
Des fausses membranes peuvent apparaître avec une réaction péritonéale.
Une perforation appendiculaire peut compliquer l’extension de l’inflammation pariétale.

Une nécrose de la paroi appendiculaire peut survenir dans cette situation. · Des fausses membranes peuvent apparaître avec une réaction péritonéale. · Une perforation appendiculaire peut compliquer l’extension de l’inflammation pariétale.

Explication

Une inflammation appendiculaire étendue à toute la paroi peut évoluer vers une nécrose et une perforation. Elle peut également s’accompagner de fausses membranes et d’une réaction péritonéale. Une atteinte transmurale ne protège pas contre la perforation, et une inflammation limitée à la muqueuse ne correspond pas au mécanisme décrit.

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Mémorisez les réponses avec 58 flashcards sur Anatomopathologie et inflammation.

Quand a lieu le TP consacré aux pièces macroscopiques ?

Le lundi 12 octobre.

Quelle est la durée de l'interrogation lors du TP du 12 octobre ?

Une heure.

Que comprend le TP du 12 octobre en plus de l'interrogation ?

L'exposition des pièces vues pendant les cours.

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