QCM : Cancers cutanés — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelles sont les trois couches de la peau classées de la superficie vers la profondeur ?

L’épiderme, l’hypoderme et le derme
L’épiderme, le derme et l’hypoderme
L’hypoderme, le derme et l’épiderme
Le derme, l’épiderme et l’hypoderme

L’épiderme, le derme et l’hypoderme

Explication

La peau comprend successivement l’épiderme, le derme puis l’hypoderme lorsqu’on va de la surface vers la profondeur. Le derme n’est donc pas la couche la plus superficielle.

2. Quelle caractéristique décrit correctement l’épiderme ?

C’est la couche superficielle, principalement composée de kératinocytes organisés en plusieurs assises cellulaires.
C’est la couche superficielle, principalement composée de mélanocytes organisés en une seule assise cellulaire.
C’est la couche intermédiaire, principalement composée de fibroblastes et de fibres élastiques.
C’est la couche profonde, principalement composée de tissu adipeux et de vaisseaux sanguins.

C’est la couche superficielle, principalement composée de kératinocytes organisés en plusieurs assises cellulaires.

Explication

L’épiderme est la couche la plus externe et comporte plusieurs couches cellulaires formées essentiellement de kératinocytes. Les fibroblastes et les fibres conjonctives appartiennent surtout au derme.

3. Quelle association entre une tumeur cutanée et sa cellule d’origine est correcte ?

Le mélanome provient des kératinocytes de la couche épineuse.
Le carcinome basocellulaire provient des kératinocytes de la couche basale.
Le carcinome épidermoïde provient des mélanocytes épidermiques.
Le mélanome provient des kératinocytes de la couche basale.

Le carcinome basocellulaire provient des kératinocytes de la couche basale.

Explication

Le carcinome basocellulaire se développe aux dépens des kératinocytes de la couche basale. Les mélanomes proviennent des mélanocytes, tandis que les carcinomes épidermoïdes proviennent des kératinocytes de la couche épineuse.

4. Quel facteur constitue la principale cause de risque des cancers cutanés ?

L’immunosuppression après transplantation
Les antécédents familiaux de mélanome
La consommation de goudrons de houille
L’exposition au soleil

L’exposition au soleil

Explication

Le soleil est le principal facteur de risque des cancers cutanés. Les autres éléments cités sont des facteurs importants dans certaines situations, mais ils ne constituent pas le facteur général principal.

5. Quel ensemble regroupe des facteurs de risque généraux des cancers cutanés ?

Goudrons de houille, arsenic, hydrocarbures et antécédents personnels de fracture
Peau foncée, bronzage facile, absence de coups de soleil et immunité renforcée
Peau claire, faible aptitude au bronzage, coups de soleil dans l’enfance et immunosuppression
Nombre élevé de grains de beauté, antécédents familiaux et exposition aux hydrocarbures

Peau claire, faible aptitude au bronzage, coups de soleil dans l’enfance et immunosuppression

Explication

La peau claire, la mauvaise aptitude au bronzage, les coups de soleil de l’enfance et l’immunosuppression font partie des principaux facteurs de risque généraux. Les grains de beauté et les antécédents familiaux sont plus spécifiquement associés au risque de mélanome.

6. Quelle association entre un facteur de risque et le cancer cutané concerné est exacte ?

Les antécédents familiaux et le nombre de grains de beauté sont associés au mélanome.
Les antécédents familiaux et le nombre de grains de beauté favorisent le carcinome épidermoïde.
Les hydrocarbures et l’arsenic sont principalement associés au carcinome basocellulaire.
Les goudrons de houille et l’arsenic sont principalement associés au mélanome.

Les antécédents familiaux et le nombre de grains de beauté sont associés au mélanome.

Explication

Le nombre de grains de beauté et les antécédents familiaux sont des facteurs de risque du mélanome. Les goudrons de houille, l’arsenic et les hydrocarbures favorisent plutôt le carcinome épidermoïde.

7. Quelle description correspond au carcinome basocellulaire ?

Un cancer des kératinocytes basaux, généralement peu agressif, à progression lente et presque toujours sans métastase
Un cancer des mélanocytes, rapidement extensif et fréquemment responsable de métastases viscérales
Un cancer des kératinocytes épineux, souvent responsable de métastases ganglionnaires précoces
Une tumeur des fibroblastes dermiques, caractérisée par une progression rapide et infiltrante

Un cancer des kératinocytes basaux, généralement peu agressif, à progression lente et presque toujours sans métastase

Explication

Le carcinome basocellulaire naît des kératinocytes de la couche basale et évolue généralement lentement avec une agressivité limitée. À la différence du carcinome spinocellulaire, il donne presque toujours une évolution sans métastase.

8. Quelle affirmation décrit correctement la répartition habituelle du carcinome basocellulaire ?

Il représente 50 à 75 % des cancers cutanés, atteint le visage dans 85 % des cas et épargne les paumes et les plantes.
Il représente 85 % des cancers cutanés, atteint le visage dans 30 % des cas et épargne les régions découvertes.
Il représente 10 à 20 % des cancers cutanés, atteint le visage dans 50 % des cas et siège surtout sur les plantes.
Il représente 50 à 75 % des cancers cutanés, atteint le visage dans 15 % des cas et siège fréquemment sur les paumes.

Il représente 50 à 75 % des cancers cutanés, atteint le visage dans 85 % des cas et épargne les paumes et les plantes.

Explication

Le carcinome basocellulaire constitue 50 à 75 % des cancers cutanés et touche le visage dans environ 85 % des cas. Il ne siège pas sur les paumes ni sur les plantes, contrairement à ce que suggèrent certaines propositions.

9. Quelles sont les principales formes cliniques du carcinome basocellulaire ?

Les formes profonde, folliculaire et épidermoïde
Les formes mélanique, vasculaire et kératosique
Les formes verruqueuse, ulcéreuse et pigmentaire
Les formes nodulaire, superficielle et sclérodermiforme

Les formes nodulaire, superficielle et sclérodermiforme

Explication

Les trois principales formes cliniques sont les formes nodulaire, superficielle et sclérodermiforme. La forme nodulaire correspond à un nodule, tandis que la forme sclérodermiforme se présente comme une plaque blanche indurée aux limites difficiles.

10. Quelle conduite est indiquée devant une lésion fragile, ulcérée ou croûteuse qui évolue depuis plus d’un mois sans guérir ?

La considérer comme potentiellement maligne jusqu’à preuve du contraire et organiser une évaluation médicale.
La surveiller pendant plusieurs mois, car une guérison spontanée reste généralement attendue.
La rechercher comme une infection aiguë, car une évolution prolongée exclut une tumeur.
La traiter comme une irritation bénigne, car l’ulcération réduit la probabilité de cancer.

La considérer comme potentiellement maligne jusqu’à preuve du contraire et organiser une évaluation médicale.

Explication

Une lésion évolutive depuis plus d’un mois, fragile, ulcérée ou croûteuse et sans tendance à la guérison doit être considérée comme une tumeur maligne jusqu’à preuve du contraire. Une simple surveillance prolongée serait inadaptée face à ces signes d’alerte.

11. Quelle caractéristique définit le carcinome spinocellulaire ?

C’est une tumeur issue de kératinocytes, dont l’évolution reste généralement limitée à l’épiderme.
C’est une lésion précancéreuse composée de kératinocytes atypiques, sans invasion tissulaire.
C’est un cancer issu de kératinocytes différenciés, pouvant envahir les tissus et métastaser aux ganglions.
C’est une tumeur issue de mélanocytes, évoluant principalement vers des métastases viscérales.

C’est un cancer issu de kératinocytes différenciés, pouvant envahir les tissus et métastaser aux ganglions.

Explication

Le carcinome spinocellulaire dérive de kératinocytes différenciés et peut détruire les tissus ainsi qu’atteindre les ganglions. La lésion précancéreuse correspond plutôt à la kératose actinique, tandis que le carcinome est invasif.

12. Chez quel patient le carcinome spinocellulaire est-il le plus typiquement observé ?

Un jeune adulte présentant une tumeur située exclusivement sur la paume de la main.
Un enfant présentant une lésion pigmentée apparue sur une zone habituellement couverte.
Une personne d’âge moyen présentant une lésion cutanée limitée à une zone non exposée.
Une personne âgée présentant une lésion sur une zone cutanée exposée au soleil.

Une personne âgée présentant une lésion sur une zone cutanée exposée au soleil.

Explication

Le carcinome spinocellulaire survient surtout entre 60 et 80 ans, fréquemment sur les parties découvertes, même s’il peut aussi toucher les muqueuses. Les autres situations ne correspondent pas à son profil épidémiologique typique.

13. Quelle description correspond à une kératose actinique ?

Une tumeur invasive capable de détruire les tissus et d’atteindre les ganglions.
Des taches rouges, kératosiques et rugueuses, souvent multiples sur des zones exposées.
Une lésion pigmentée développée aux dépens de mélanocytes atypiques.
Un nodule cutané lisse correspondant à une prolifération de cellules basales.

Des taches rouges, kératosiques et rugueuses, souvent multiples sur des zones exposées.

Explication

La kératose actinique est une lésion précancéreuse faite de taches rouges, rugueuses et kératosiques, souvent regroupées en champs de cancérisation. Le carcinome spinocellulaire, en revanche, constitue la tumeur invasive.

14. De quelles cellules le mélanome malin se développe-t-il ?

Des cellules basales, organisées dans la couche profonde de l’épiderme.
Des kératinocytes différenciés, cellules principales de l’épiderme.
Des mélanocytes, cellules responsables de la production de pigment.
Des cellules de Langerhans, impliquées dans la présentation antigénique.

Des mélanocytes, cellules responsables de la production de pigment.

Explication

Le mélanome malin est un cancer cutané développé aux dépens des mélanocytes. Les carcinomes basocellulaire et spinocellulaire proviennent quant à eux de kératinocytes.

15. Quelle association entre un type de mélanome et sa localisation est correcte ?

Le mélanome acral-lentigineux concerne les extrémités, tandis que le mélanome des muqueuses concerne les muqueuses.
Le mélanome acral-lentigineux concerne les muqueuses, tandis que le mélanome des muqueuses concerne le dos.
Le mélanome de Dubreuilh concerne les muqueuses, tandis que le mélanome nodulaire concerne les extrémités.
Le mélanome nodulaire concerne les extrémités, tandis que le mélanome acral-lentigineux concerne les muqueuses.

Le mélanome acral-lentigineux concerne les extrémités, tandis que le mélanome des muqueuses concerne les muqueuses.

Explication

Le mélanome acral-lentigineux se situe au niveau des extrémités, alors que le mélanome des muqueuses touche les muqueuses. Les autres associations inversent ou déplacent les localisations décrites.

16. Quelle conduite est indiquée devant une lésion pigmentée qui se modifie ou saigne ?

La traiter par cryothérapie avant d’évaluer ses caractéristiques cliniques et dermatoscopiques.
La considérer comme bénigne si elle reste plane, même en présence de modifications récentes.
La surveiller à domicile jusqu’à l’apparition d’une douleur ou d’une ulcération persistante.
L’examiner selon la règle du vilain petit canard et les critères ABCDE, avec dermatoscopie si nécessaire.

L’examiner selon la règle du vilain petit canard et les critères ABCDE, avec dermatoscopie si nécessaire.

Explication

Une lésion pigmentée qui change ou saigne doit être évaluée par la règle du vilain petit canard et les critères ABCDE, complétés si besoin par un examen dermatoscopique. Une modification récente justifie une évaluation plutôt qu’une simple surveillance ou un traitement immédiat.

17. Quelle forme de mélanome présente l’évolution la plus rapide parmi les formes décrites ?

Le mélanome de Dubreuilh du visage.
Le mélanome nodulaire du dos.
Le mélanome acral-lentigineux de l’extrémité.
Le mélanome à extension superficielle du tronc.

Le mélanome nodulaire du dos.

Explication

Le mélanome nodulaire du dos est décrit comme la forme à évolution la plus rapide parmi celles étudiées. Les autres formes possèdent des caractéristiques histologiques ou topographiques différentes, sans cette rapidité particulière indiquée.

18. Dans quelle situation une procédure du ganglion sentinelle est-elle indiquée dans la prise en charge d’un mélanome ?

Lorsque la tumeur présente une marge d’exérèse de 4 mm à 1 cm.
Lorsque l’épaisseur de Breslow est supérieure à 1,0 mm.
Lorsque les métastases viscérales imposent déjà une immunothérapie.
Lorsque le mélanome est localisé sans critère d’épaisseur préoccupant.

Lorsque l’épaisseur de Breslow est supérieure à 1,0 mm.

Explication

La procédure du ganglion sentinelle est indiquée lorsque l’épaisseur de Breslow dépasse 1,0 mm. Les atteintes ganglionnaires ou viscérales orientent plutôt vers des traitements systémiques, comme l’immunothérapie ou les thérapies ciblées.

19. Quelle marge de sécurité est généralement utilisée pour l’exérèse d’un carcinome basocellulaire ?

Une marge comprise entre 1 et 3 cm, déterminée par le statut du ganglion sentinelle.
Une marge comprise entre 4 mm et 1 cm, selon le type histologique et la localisation.
Une marge fixe de 2 mm, quelle que soit la présentation de la tumeur.
Une marge comprise entre 1 et 2 cm, selon l’épaisseur de Breslow et le siège tumoral.

Une marge comprise entre 4 mm et 1 cm, selon le type histologique et la localisation.

Explication

L’exérèse du carcinome basocellulaire repose sur une marge de sécurité variant de 4 mm à 1 cm selon le type histologique et la localisation. Les marges de 1 à 2 cm concernent la reprise d’exérèse du mélanome, et non le carcinome basocellulaire.

20. Quel calendrier de surveillance dermatologique est recommandé après la prise en charge d’un mélanome ?

Un contrôle tous les 3 à 6 mois durant 3 à 5 ans, puis annuel à vie
Un contrôle tous les 6 à 12 mois durant 5 ans, puis selon les symptômes
Un contrôle tous les mois durant la première année, puis sans suivi régulier
Un contrôle annuel durant 3 à 5 ans, puis tous les 3 à 6 mois à vie

Un contrôle tous les 3 à 6 mois durant 3 à 5 ans, puis annuel à vie

Explication

La surveillance repose sur des contrôles dermatologiques rapprochés tous les 3 à 6 mois pendant 3 à 5 ans, puis sur un contrôle annuel à vie. Un suivi annuel dès le début est moins intensif que le calendrier recommandé pendant la période initiale.

21. Quelle mesure décrit le mieux une photoprotection efficace lors d’une exposition extérieure ?

Porter des vêtements et rechercher l’ombre, avec une crème d’indice 30 minimum renouvelée toutes les 2 heures
Appliquer une crème solaire d’indice élevé avant l’exposition et conserver la même application toute la journée
S’exposer entre midi et 16 heures avec un chapeau pour réduire directement les rayons ultraviolets
Privilégier une crème résistante à l’eau en considérant les vêtements comme une protection secondaire

Porter des vêtements et rechercher l’ombre, avec une crème d’indice 30 minimum renouvelée toutes les 2 heures

Explication

La photoprotection associe l’évitement des heures les plus ensoleillées, l’ombre, les vêtements, le chapeau, les lunettes et une crème d’indice 30 minimum renouvelée toutes les 2 heures. La crème solaire ne suffit pas seule, notamment parce que l’eau et la transpiration diminuent son efficacité.

22. Quel diagnostic correspond à une lésion de la joue droite apparue depuis quelques mois chez un homme de 65 ans ?

Un mélanome à extension superficielle
Un hématome cutané
Une kératose actinique
Un carcinome basocellulaire

Un carcinome basocellulaire

Explication

Dans ce cas clinique, la lésion récente de la joue droite chez cet homme de 65 ans correspond à un carcinome basocellulaire. Le mélanome à extension superficielle concerne ici une autre présentation, celle d’une lésion pigmentée ancienne qui s’est modifiée.

23. Chez un homme de 65 ans, quel diagnostic évoque une lésion pigmentée connue depuis l’enfance et modifiée progressivement depuis six ans, avec un ganglion sentinelle négatif ?

Un mélanome à extension superficielle de 1 mm
Un carcinome basocellulaire de la joue droite
Un hématome cutané évoluant depuis quelques semaines
Une kératose actinique devenue ulcérée

Un mélanome à extension superficielle de 1 mm

Explication

La modification progressive d’une lésion pigmentée ancienne correspond dans ce cas à un mélanome à extension superficielle de 1 mm, avec un ganglion sentinelle négatif. L’hématome changeant de couleur chez un adolescent constitue une situation différente et ne correspond pas à cette présentation clinique.

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Quelles sont les trois couches de la peau de la surface à la profondeur ?

L’épiderme, le derme et l’hypoderme.

Quelle est la couche la plus superficielle de la peau ?

L’épiderme.

De quoi l’épiderme est-il essentiellement constitué ?

De kératinocytes.

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