QCM : Construction de la personnalité — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction décrit correctement la personne et la personnalité ?

La personne correspond aux émotions individuelles, tandis que la personnalité désigne les choix raisonnés.
La personne est un être conscient et autonome, tandis que la personnalité regroupe ses particularités psychologiques.
La personne regroupe les traits psychologiques, tandis que la personnalité désigne la conscience rationnelle.
La personne désigne les comportements observables, tandis que la personnalité renvoie aux droits juridiques.

La personne est un être conscient et autonome, tandis que la personnalité regroupe ses particularités psychologiques.

Explication

La personne désigne un être doté de conscience, de raison et d’une volonté autonome, alors que la personnalité regroupe ses particularités psychologiques. La confusion inverse ces deux notions en attribuant à la personne le fonctionnement psychologique individuel.

2. Comment peut-on définir la personnalité dans une situation concrète ?

Comme une adaptation harmonieuse aux exigences du milieu et aux changements de l’existence.
Comme un système de particularités qui organise la manière de sentir, de penser et d’agir.
Comme une conscience rationnelle qui permet de choisir librement entre plusieurs possibilités.
Comme une capacité juridique qui permet d’exercer des droits et d’assumer des devoirs.

Comme un système de particularités qui organise la manière de sentir, de penser et d’agir.

Explication

La personnalité correspond aux particularités propres à un individu et à sa manière de sentir, penser et agir dans des situations concrètes. La capacité juridique relève de la personne morale, tandis que l’adaptation concerne la normalité.

3. Quelle situation illustre le mieux la normalité fonctionnelle ?

Une personne ajuste ses ressources et ses comportements aux exigences changeantes de son environnement.
Une personne applique les mêmes comportements à chaque situation afin de préserver son équilibre psychologique.
Une personne évite les changements du milieu pour maintenir une organisation personnelle stable.
Une personne conserve une personnalité idéale malgré toutes les difficultés rencontrées dans son environnement.

Une personne ajuste ses ressources et ses comportements aux exigences changeantes de son environnement.

Explication

La normalité fonctionnelle repose sur un fonctionnement harmonieux et sur l’utilisation adaptée des ressources personnelles face aux exigences et aux aléas de la vie. Elle ne correspond pas à une personnalité idéale ni à une stabilité obtenue par l’évitement du changement.

4. Selon Canguilhem, quel critère caractérise principalement une personne normale ?

Sa capacité à s’adapter aux changements de son milieu.
Sa conformité aux traits moyens observés dans une population.
Son absence de toute période de difficulté ou de déséquilibre.
Son maintien d’habitudes identiques malgré les transformations du milieu.

Sa capacité à s’adapter aux changements de son milieu.

Explication

Pour Canguilhem, la normalité se manifeste par la capacité à s’adapter aux changements du milieu. La conformité statistique et l’absence de toute difficulté ne constituent pas le critère retenu par cette conception.

5. Quelles dimensions appartiennent au modèle des Big Five de Goldberg ?

Ouverture, caractère consciencieux, extraversion, amabilité et névrosisme.
Mémoire, intelligence, motivation, créativité et raisonnement logique.
Conscience, volonté, morale, adaptation et autonomie décisionnelle.
Dépendance, agressivité, impulsivité, rigidité et sensibilité sociale.

Ouverture, caractère consciencieux, extraversion, amabilité et névrosisme.

Explication

Le modèle de Goldberg comprend l’ouverture aux expériences, le caractère consciencieux, l’extraversion, l’amabilité et le névrosisme. Les autres ensembles mélangent des capacités, des comportements ou des notions générales qui ne forment pas ce modèle.

6. Pourquoi la normalité fonctionnelle peut-elle inclure une période de décompensation ?

Parce qu’elle exige une stabilité psychologique qui exclut les réactions temporaires aux événements.
Parce qu’elle dépend d’une conformité durable aux attentes sociales, morales et médicales.
Parce qu’elle correspond à une personnalité idéale qui résiste aux transformations du milieu.
Parce qu’elle repose sur des capacités de changement, de compensation et d’adaptation aux situations nouvelles.

Parce qu’elle repose sur des capacités de changement, de compensation et d’adaptation aux situations nouvelles.

Explication

La normalité fonctionnelle suppose une capacité d’adaptation et peut comporter des moments de compensation ou de décompensation. Une période de déséquilibre n’exclut donc pas nécessairement un fonctionnement normal si la personne peut retrouver un équilibre adapté.

7. Quel ordre correspond aux cinq stades du développement de la personnalité selon la psychanalyse ?

Anal, oral, latence, phallique, génital.
Oral, anal, phallique, latence, génital.
Oral, phallique, anal, génital, latence.
Phallique, oral, anal, latence, génital.

Oral, anal, phallique, latence, génital.

Explication

La succession psychanalytique est orale, anale, phallique, de latence, puis génitale. Le stade phallique précède donc la latence, et le stade génital correspond à la période adolescente.

8. Quelle situation correspond au complexe d’Œdipe décrit par Freud ?

L’enfant développe une pensée abstraite et raisonne sur des hypothèses générales.
L’enfant acquiert la permanence de l’objet grâce à ses explorations sensorielles.
L’enfant craint une punition corporelle et renonce progressivement à toute relation affective.
L’enfant aime fortement le parent de l’autre sexe et rivalise avec celui du même sexe.

L’enfant aime fortement le parent de l’autre sexe et rivalise avec celui du même sexe.

Explication

Le complexe d’Œdipe est une étape normale du stade phallique, marquée par l’attachement au parent du sexe opposé et la rivalité avec celui du même sexe. La peur d’être puni renvoie à l’angoisse de castration, tandis que les autres propositions décrivent des processus cognitifs.

9. Quel enchaînement correspond aux stades du développement cognitif ?

Préopératoire, sensorimoteur, opérations formelles, opérations concrètes.
Opérations concrètes, préopératoire, sensorimoteur, opérations formelles.
Sensorimoteur, opérations concrètes, préopératoire, opérations formelles.
Sensorimoteur, préopératoire, opérations concrètes, opérations formelles.

Sensorimoteur, préopératoire, opérations concrètes, opérations formelles.

Explication

La psychologie cognitive distingue les stades sensorimoteur, préopératoire, des opérations concrètes, puis des opérations formelles. Les autres séquences intervertissent l’ordre établi entre ces étapes.

10. Comment faut-il comprendre l’âge d’apparition des stades du développement chez les enfants ?

Les stades dépendent principalement de la structure familiale et ne suivent pas de progression générale.
Les stades suivent des ordres différents, car chaque enfant construit une succession personnelle.
Les stades suivent le même ordre, mais leur âge d’apparition peut varier selon les individus.
Les stades apparaissent à des âges identiques, car leur progression est biologiquement uniforme.

Les stades suivent le même ordre, mais leur âge d’apparition peut varier selon les individus.

Explication

Les stades constituent des repères qui se déroulent dans le même ordre, tout en pouvant apparaître à des âges différents. Cette variation respecte la singularité subjective de chaque enfant sans supprimer l’existence d’une progression générale.

11. Quel phénomène décrit le mieux une décompensation en psychiatrie ?

Une amélioration durable du fonctionnement intellectuel, social et professionnel
Une adaptation souple aux exigences du contexte et aux contraintes relationnelles
Un effondrement souvent brutal de l’équilibre mental avec désorganisation psychique
Un maintien progressif de l’équilibre mental grâce à des défenses adaptées

Un effondrement souvent brutal de l’équilibre mental avec désorganisation psychique

Explication

La décompensation correspond à une rupture cognitive et émotionnelle de l’équilibre mental, qui désorganise le fonctionnement quotidien. Le maintien de l’équilibre relève plutôt de la compensation, et non de la décompensation.

12. Quelle situation correspond à une manifestation du pathologique en psychiatrie ?

Une souffrance subjective associée à une perte de fonctions ou à un comportement inadapté
Une variation passagère de l’humeur sans difficulté relationnelle ni professionnelle
Une adaptation flexible des désirs aux contraintes de la réalité environnante
Une réaction émotionnelle proportionnée à une situation difficile mais temporaire

Une souffrance subjective associée à une perte de fonctions ou à un comportement inadapté

Explication

Le pathologique implique une rupture de l’équilibre pouvant provoquer une souffrance, une perte de fonctions ou un comportement inadapté. Une réaction temporaire et proportionnée ne suffit pas, à elle seule, à caractériser cet état.

13. Quels éléments doivent être principalement évalués pour apprécier la gravité d’un trouble psychiatrique ?

La fréquence des consultations, l’âge du patient et son environnement matériel
La nature du symptôme, son caractère visible et la demande de l’entourage
Son intensité, sa durée et ses retentissements relationnels et professionnels
Son origine familiale, son ancienneté supposée et le niveau scolaire du patient

Son intensité, sa durée et ses retentissements relationnels et professionnels

Explication

Le diagnostic psychiatrique prend notamment en compte l’intensité des troubles, leur durée et leurs conséquences sur le fonctionnement relationnel et professionnel. L’intensité renseigne sur l’importance des symptômes, tandis que la durée indique depuis combien de temps ils sont présents.

14. Quelle distinction décrit correctement la normalité et la pathologie ?

La normalité impose de supprimer les pulsions, tandis que la pathologie favorise leur expression adaptée
La normalité exclut les conflits internes, tandis que la pathologie apparaît dès qu’un désir inconscient existe
La normalité permet d’ajuster les pulsions à la réalité, tandis que la pathologie altère cette capacité
La normalité dépend d’un fonctionnement stable, tandis que la pathologie se définit par toute variation émotionnelle

La normalité permet d’ajuster les pulsions à la réalité, tandis que la pathologie altère cette capacité

Explication

La normalité suppose une flexibilité entre les désirs ou pulsions et le principe de réalité, afin de s’adapter au contexte. La pathologie correspond à une perte de cette capacité, avec des répercussions possibles sur le sommeil, l’appétit, le travail ou les relations.

15. Quelles sont les étapes successives de la construction du Moi ?

Indifférenciation initiale, organisation progressive, puis structure relativement fixée
Organisation des pulsions, fixation du Surmoi, puis suppression du principe de réalité
Formation du langage, développement social, puis disparition des conflits psychiques
Différenciation immédiate, disparition des défenses, puis retour à l’indifférenciation

Indifférenciation initiale, organisation progressive, puis structure relativement fixée

Explication

La construction du Moi commence par une indifférenciation entre le sujet et le monde extérieur, se poursuit par l’organisation du Moi et de ses défenses, puis aboutit à une structure relativement fixée. Cette structure peut encore s’adapter ou se désadapter selon les situations.

16. Que peut encore faire une structure du Moi devenue relativement fixée ?

S’adapter ou se désadapter selon les exigences de la réalité
Remplacer progressivement la réalité par une construction délirante
Supprimer les conflits entre les désirs inconscients et les défenses
Revenir nécessairement à l’indifférenciation entre le sujet et le monde

S’adapter ou se désadapter selon les exigences de la réalité

Explication

Après sa constitution, le Moi garde une capacité d’adaptation, mais il peut aussi se désadapter face aux exigences de la réalité. Le retour à l’indifférenciation et la construction délirante renvoient à d’autres processus psychiques.

17. Comment Freud définit-il principalement la névrose ?

Comme une altération profonde du rapport à la réalité accompagnée d’une organisation délirante
Comme une expression directe des pulsions qui entraîne la disparition des mécanismes de défense
Comme une absence de conflit psychique résultant d’une adaptation réussie aux exigences sociales
Comme la conséquence de conflits entre désirs inconscients, défenses du Moi et exigences du Surmoi

Comme la conséquence de conflits entre désirs inconscients, défenses du Moi et exigences du Surmoi

Explication

Pour Freud, la névrose résulte de conflits psychiques entre les désirs inconscients, les défenses du Moi et les exigences du Surmoi. L’altération profonde du rapport à la réalité caractérise plutôt la psychose.

18. Lequel de ces ensembles regroupe des mécanismes de défense névrotiques ?

Sublimation, isolement social, désorganisation et perte du jugement
Projection, clivage, hallucination et construction d’une réalité délirante
Refoulement, rationalisation, déni partiel et formation réactionnelle
Régression, délire mystique, automatisme mental et dissociation durable

Refoulement, rationalisation, déni partiel et formation réactionnelle

Explication

Les défenses névrotiques principales comprennent le refoulement, la rationalisation, le déni partiel et la formation réactionnelle. Le délire et les hallucinations relèvent plutôt des manifestations ou mécanismes associés à la psychose.

19. Quelle caractéristique distingue le mieux la psychose de la névrose ?

La psychose se limite à des symptômes corporels, tandis que la névrose provoque des hallucinations sensorielles
La psychose altère profondément le rapport à la réalité, parfois remplacée par une réalité délirante
La psychose correspond à un conflit entre le Moi et le Surmoi, tandis que la névrose exclut les défenses
La psychose renforce le contact avec la réalité, tandis que la névrose provoque un délire construit

La psychose altère profondément le rapport à la réalité, parfois remplacée par une réalité délirante

Explication

La psychose se caractérise par une altération profonde du rapport à la réalité, que le sujet peut remplacer par une réalité délirante. La névrose implique plutôt des conflits psychiques chez un sujet qui reste inscrit dans le réel.

20. Comment définir l’organisation limite sur le plan de la structure psychique ?

Une structure sans instabilité émotionnelle ni difficulté relationnelle
Une structure correspondant à une psychose avec perte durable de réalité
Une structure névrotique caractérisée par une anxiété bien maîtrisée
Une structure située entre la névrose et la psychose

Une structure située entre la névrose et la psychose

Explication

L’organisation limite se situe à la frontière de la névrose et de la psychose et se manifeste notamment par une instabilité émotionnelle et relationnelle. La psychose implique une altération plus profonde du rapport à la réalité, ce qui ne définit pas l’organisation limite.

21. Quel ensemble de manifestations caractérise particulièrement l’organisation limite ?

Une angoisse d’abandon, un vide intérieur et une image de soi oscillante
Une exaltation durable, une grande énergie et une diminution du besoin de sommeil
Une humeur stable, une identité constante et une faible impulsivité
Une méfiance généralisée, un retrait social et une pensée désorganisée

Une angoisse d’abandon, un vide intérieur et une image de soi oscillante

Explication

L’organisation limite associe notamment l’angoisse d’abandon, le sentiment de vide, l’instabilité de l’image de soi et l’impulsivité. La méfiance et le retrait social évoquent davantage d’autres organisations de personnalité et ne constituent pas le regroupement décrit ici.

22. Qu’est-ce qu’un trait de personnalité ?

Un épisode bref d’exaltation qui perturbe le fonctionnement quotidien
Une caractéristique relativement stable qui différencie les individus
Une altération profonde du rapport à la réalité dans les relations
Une réaction passagère provoquée par une situation émotionnelle intense

Une caractéristique relativement stable qui différencie les individus

Explication

Un trait de personnalité est une caractéristique relativement stable qui distingue une personne d’une autre et peut soutenir une stratégie adaptative. Un épisode d’exaltation relève plutôt d’un trouble de l’humeur, tandis qu’une altération du rapport à la réalité renvoie à un autre registre clinique.

23. Quelle association entre les clusters de troubles de la personnalité et leurs caractéristiques est correcte ?

Cluster A : caractéristiques anxieuses ; cluster C : caractéristiques psychotiques
Cluster B : caractéristiques anxieuses ; cluster C : caractéristiques émotionnelles
Cluster A : caractéristiques psychotiques ; cluster C : caractéristiques anxieuses
Cluster B : caractéristiques psychotiques ; cluster A : caractéristiques émotionnelles

Cluster A : caractéristiques psychotiques ; cluster C : caractéristiques anxieuses

Explication

Le cluster A est associé à des caractéristiques psychotiques, le cluster B à des caractéristiques émotionnelles et le cluster C à des caractéristiques anxieuses. La confusion la plus fréquente consiste à attribuer au cluster A les caractéristiques anxieuses du cluster C.

24. À quel moment un trouble de l’humeur est-il diagnostiqué ?

Lorsque la tristesse ou l’exaltation altère le fonctionnement physique, social ou professionnel
Lorsque la personne présente une difficulté relationnelle indépendante de son humeur
Lorsque les symptômes émotionnels restent modérés sans retentissement fonctionnel
Lorsque toute variation de tristesse ou d’exaltation apparaît au cours d’une journée

Lorsque la tristesse ou l’exaltation altère le fonctionnement physique, social ou professionnel

Explication

Un trouble de l’humeur est diagnostiqué lorsque la tristesse ou l’exaltation, associée à d’autres symptômes, devient assez intense pour altérer le fonctionnement. Une variation émotionnelle sans retentissement fonctionnel ne suffit pas à établir ce diagnostic.

25. Quelle distinction décrit correctement les troubles de l’humeur unipolaire et bipolaire ?

L’unipolaire associe dépression et exaltation, tandis que le bipolaire comporte des symptômes dépressifs
L’unipolaire comporte des symptômes dépressifs, tandis que le bipolaire associe dépression et exaltation
L’unipolaire alterne plusieurs exaltations, tandis que le bipolaire se limite à une humeur stable
L’unipolaire comporte une exaltation sans dépression, tandis que le bipolaire comporte une tristesse isolée

L’unipolaire comporte des symptômes dépressifs, tandis que le bipolaire associe dépression et exaltation

Explication

Le trouble unipolaire correspond à la présence de symptômes dépressifs sans épisode d’exaltation, alors que le trouble bipolaire associe des symptômes dépressifs à au moins un épisode d’exaltation. La présence d’exaltation constitue donc l’élément distinctif du trouble bipolaire.

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Qu'est-ce que désigne la personne ?

Un être doté d’une conscience, raison et volonté autonome.

Quelle idée naît avec la philosophie et le siècle des Lumières ?

L’idée d’une conscience individuelle dotée de liberté, droits et devoirs.

À quoi correspond la personne morale en droit ?

À une conscience individuelle avec liberté, droits et devoirs.

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