QCM : Cycle des acides tricarboxyliques (16 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant le rôle du cycle des acides tricarboxyliques :

Le cycle de Krebs produit directement le pyruvate comme produit caractéristique.
Le cycle de l’acide citrique constitue une autre appellation du cycle des acides tricarboxyliques.
Le cycle de Krebs constitue une voie finale commune de l’oxydation des glucides, lipides et protéines.
Le cycle des acides tricarboxyliques participe à l’oxydation de plusieurs catégories de nutriments.
La glycolyse constitue une appellation équivalente du cycle des acides tricarboxyliques.

Le cycle de l’acide citrique constitue une autre appellation du cycle des acides tricarboxyliques. · Le cycle de Krebs constitue une voie finale commune de l’oxydation des glucides, lipides et protéines. · Le cycle des acides tricarboxyliques participe à l’oxydation de plusieurs catégories de nutriments.

Explication

Le cycle de Krebs est aussi appelé cycle de l’acide citrique ou cycle des acides tricarboxyliques, et représente la voie finale commune de l’oxydation des glucides, lipides et protéines. Il ne correspond pas à la glycolyse et ne produit pas directement le pyruvate.

2. Parmi les propositions suivantes concernant l’organisation du cycle, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le cycle se déroule dans la matrice mitochondriale et comporte huit réactions.
L’oxaloacétate est consommé au début puis remplacé par du citrate à la fin.
Le cycle forme une chaîne linéaire de réactions sans régénération de son substrat initial.
Le citrate constitue le produit final régénéré après les huit réactions du cycle.
L’oxaloacétate est produit au début du cycle puis transformé en citrate à la fin.

Le cycle se déroule dans la matrice mitochondriale et comporte huit réactions.

Explication

Le cycle se déroule dans la matrice mitochondriale et comprend huit réactions organisées en boucle. L’oxaloacétate est le substrat initial et le produit final régénéré, tandis que le citrate est formé au début.

3. Le lien entre le cycle des acides tricarboxyliques et la respiration mitochondriale comprend :

Le cycle fonctionne indépendamment de la réoxydation mitochondriale des équivalents réducteurs.
Le fonctionnement du cycle est associé à l’activité respiratoire mitochondriale.
La chaîne respiratoire produit les équivalents réducteurs utilisés par le cycle.
La chaîne respiratoire réoxyde les équivalents réducteurs formés par le cycle.
Le cycle des acides tricarboxyliques est un processus aérobie étroitement lié à la chaîne respiratoire.

Le fonctionnement du cycle est associé à l’activité respiratoire mitochondriale. · La chaîne respiratoire réoxyde les équivalents réducteurs formés par le cycle. · Le cycle des acides tricarboxyliques est un processus aérobie étroitement lié à la chaîne respiratoire.

Explication

Le cycle est aérobie et étroitement associé à la chaîne respiratoire mitochondriale. Celle-ci réoxyde les équivalents réducteurs produits pendant le cycle ; le cycle ne fonctionne donc pas indépendamment de cette réoxydation.

4. Concernant la condensation à l’origine du citrate, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La condensation forme un citrate comportant six carbones.
L’acétyl-CoA se condense avec le succinate pour former une molécule à six carbones.
L’oxaloacétate apporte deux carbones et l’acétyl-CoA en apporte quatre.
L’acétyl-CoA apporte deux carbones lors de sa condensation avec l’oxaloacétate.
La réaction consomme du coenzyme A pour produire le citrate.

La condensation forme un citrate comportant six carbones. · L’acétyl-CoA apporte deux carbones lors de sa condensation avec l’oxaloacétate.

Explication

L’acétyl-CoA à deux carbones se condense avec l’oxaloacétate à quatre carbones pour former le citrate à six carbones. La réaction libère le coenzyme A, et non ne le consomme ; le partenaire de condensation est l’oxaloacétate.

5. Les principales étapes enzymatiques du cycle comprennent :

La citrate synthase catalyse la condensation initiale du cycle.
Une déshydrogénation avec NAD+ régénère l’oxaloacétate en fin de cycle.
L’isocitrate et l’alphacétoglutarate subissent chacun une décarboxylation oxydative.
La formation du succinate s’accompagne d’une phosphorylation au niveau du substrat.
La conversion du citrate en isocitrate correspond à une phosphorylation au niveau du substrat.

La citrate synthase catalyse la condensation initiale du cycle. · Une déshydrogénation avec NAD+ régénère l’oxaloacétate en fin de cycle. · L’isocitrate et l’alphacétoglutarate subissent chacun une décarboxylation oxydative. · La formation du succinate s’accompagne d’une phosphorylation au niveau du substrat.

Explication

La citrate synthase réalise la condensation initiale. Les décarboxylations oxydatives concernent l’isocitrate et l’alphacétoglutarate, la formation du succinate est couplée à une phosphorylation au niveau du substrat, puis une déshydrogénation avec NAD+ régénère l’oxaloacétate. L’isomérisation du citrate n’est pas une phosphorylation.

6. Concernant la réaction catalysée par l’isocitrate déshydrogénase, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La réaction produit de l’alphacétoglutarate à partir de l’isocitrate.
L’isocitrate déshydrogénase réalise une décarboxylation oxydative.
L’isocitrate déshydrogénase transforme directement l’alphacétoglutarate en succinate.
La fonction alcool secondaire de l’isocitrate est oxydée en fonction cétone.
La perte d’une fonction carboxylique en position bêta libère du dioxyde de carbone.

La réaction produit de l’alphacétoglutarate à partir de l’isocitrate. · L’isocitrate déshydrogénase réalise une décarboxylation oxydative. · La fonction alcool secondaire de l’isocitrate est oxydée en fonction cétone. · La perte d’une fonction carboxylique en position bêta libère du dioxyde de carbone.

Explication

L’isocitrate déshydrogénase catalyse une décarboxylation oxydative en deux étapes : oxydation de l’alcool secondaire en cétone, puis perte d’une fonction carboxylique avec libération de CO2. Le produit est l’alphacétoglutarate ; sa transformation ultérieure ne constitue pas la réaction de cette enzyme.

7. Au sujet de la succinate thiokinase, quelles sont les réponses exactes ?

La réaction de la succinate thiokinase comporte une phosphorylation au niveau du substrat.
La succinate thiokinase couple la transformation du succinyl-CoA à la formation d’un nucléotide triphosphate.
La phosphorylation peut convertir l’ADP en ATP lors de cette étape.
La succinate thiokinase hydrolyse le succinyl-CoA en succinate.
Certaines formes de l’enzyme peuvent convertir le GDP en GTP.

La réaction de la succinate thiokinase comporte une phosphorylation au niveau du substrat. · La succinate thiokinase couple la transformation du succinyl-CoA à la formation d’un nucléotide triphosphate. · La phosphorylation peut convertir l’ADP en ATP lors de cette étape. · La succinate thiokinase hydrolyse le succinyl-CoA en succinate. · Certaines formes de l’enzyme peuvent convertir le GDP en GTP.

Explication

La succinate thiokinase transforme le succinyl-CoA en succinate en couplant cette hydrolyse à une phosphorylation au niveau du substrat. Selon l’isoforme, l’ADP devient ATP ou le GDP devient GTP, ce qui produit un nucléotide triphosphate.

8. Concernant la phosphorylation au niveau du substrat dans le cycle, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La citrate synthase constitue l’unique enzyme du cycle réalisant cette phosphorylation.
La succinate thiokinase est l’enzyme du cycle associée à cette phosphorylation.
La phosphorylation au niveau du substrat intervient lors de la formation de citrate.
Cette étape peut produire de l’ATP ou du GTP selon l’isoforme enzymatique.
La succinate thiokinase couple l’hydrolyse du succinyl-CoA en succinate à la phosphorylation du NAD+ en NADH,H+.

La succinate thiokinase est l’enzyme du cycle associée à cette phosphorylation. · Cette étape peut produire de l’ATP ou du GTP selon l’isoforme enzymatique.

Explication

La succinate thiokinase est la seule enzyme du cycle permettant une phosphorylation au niveau du substrat. Elle associe l’hydrolyse du succinyl-CoA en succinate à la phosphorylation de l’ADP ou du GDP, produisant respectivement de l’ATP ou du GTP selon l’isoforme. Cette phosphorylation n’est pas réalisée par la citrate synthase et n’intervient pas lors de la formation du citrate.

9. Concernant l’oxydation des carbones apportés par l’acétate :

Les carbones de l’acétate restent non oxydés pendant les deux premiers cycles catalytiques.
Les carbones de l’acétate ne sont pas oxydés pendant le premier cycle catalytique.
Les carbones de l’acétate peuvent être oxydés à partir du deuxième cycle.
Le premier cycle catalytique oxyde les carbones de l’acétate avant les cycles suivants.
L’oxydation des carbones de l’acétate commence dès le premier cycle catalytique.

Les carbones de l’acétate ne sont pas oxydés pendant le premier cycle catalytique. · Les carbones de l’acétate peuvent être oxydés à partir du deuxième cycle.

Explication

Les carbones apportés par l’acétate ne sont pas oxydés au cours du premier cycle. Leur oxydation débute à partir du deuxième cycle, ce qui exclut un début dès le premier cycle ou un report après deux cycles.

10. Parmi les propositions suivantes concernant le bilan énergétique théorique d’un cycle, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le bilan théorique total d’un cycle est de 12 ATP12\ \text{ATP}.
La réoxydation de trois NADH,H+\text{NADH,H}^+ est comptée dans ce bilan énergétique.
Un cycle fournit théoriquement 10 ATP10\ \text{ATP} en comptant deux NADH,H+\text{NADH,H}^+.
La réoxydation d’un FADH2\text{FADH}_2 contribue au bilan énergétique théorique.
La phosphorylation au niveau du substrat est exclue du calcul des 12 ATP12\ \text{ATP}.

Le bilan théorique total d’un cycle est de $$12\ \text{ATP}$$. · La réoxydation de trois $$\text{NADH,H}^+$$ est comptée dans ce bilan énergétique. · La réoxydation d’un $$\text{FADH}_2$$ contribue au bilan énergétique théorique.

Explication

Le bilan théorique est 3×3+1×2+1=12 ATP3 \times 3 + 1 \times 2 + 1 = 12\ \text{ATP}. Il inclut la réoxydation de trois NADH,H+\text{NADH,H}^+, d’un FADH2\text{FADH}_2 et la phosphorylation au niveau du substrat ; les valeurs de 10 ATP10\ \text{ATP} ou l’exclusion de cette phosphorylation sont donc incorrectes.

11. Concernant l’approvisionnement en intermédiaires du cycle, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les réactions anaplérotiques réapprovisionnent le cycle en intermédiaires carbonés.
Les réactions cataplérotiques remplissent le cycle en intermédiaires métaboliques.
L’oxaloacétate est formé à partir du citrate par une réaction anaplérotique.
Des transaminases peuvent produire de l’oxaloacétate à partir de l’acide aspartique.
La pyruvate carboxylase forme de l’oxaloacétate à partir du pyruvate.

Les réactions anaplérotiques réapprovisionnent le cycle en intermédiaires carbonés. · Des transaminases peuvent produire de l’oxaloacétate à partir de l’acide aspartique. · La pyruvate carboxylase forme de l’oxaloacétate à partir du pyruvate.

Explication

Les réactions anaplérotiques remplissent le cycle, notamment par formation d’oxaloacétate. La pyruvate carboxylase utilise le pyruvate, et des transaminases peuvent utiliser l’acide aspartique. Le citrate n’est pas la source indiquée d’oxaloacétate, et les réactions cataplérotiques prélèvent des intermédiaires au lieu de les réapprovisionner.

12. Parmi les propositions suivantes concernant le réapprovisionnement en alphacétoglutarate, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’alphacétoglutarate peut être réapprovisionné par transamination de l’acide glutamique.
La transamination de l’acide aspartique constitue la voie indiquée pour former l’alphacétoglutarate.
Le glutamate fournit l’alphacétoglutarate par l’action de la citrate synthase.
La glutamate déshydrogénase participe à la formation d’alphacétoglutarate.
Le glutamate constitue un substrat de réapprovisionnement de l’alphacétoglutarate.

L’alphacétoglutarate peut être réapprovisionné par transamination de l’acide glutamique. · La glutamate déshydrogénase participe à la formation d’alphacétoglutarate. · Le glutamate constitue un substrat de réapprovisionnement de l’alphacétoglutarate.

Explication

L’alphacétoglutarate est réapprovisionné par transamination de l’acide glutamique ou par la glutamate déshydrogénase à partir du glutamate. La citrate synthase ne réalise pas cette conversion, et l’acide aspartique est associé à la formation d’oxaloacétate dans les données fournies.

13. À propos de l’utilisation anabolique des intermédiaires du cycle :

Les réactions cataplérotiques utilisent des intermédiaires du cycle pour des synthèses.
Le malate et l’oxaloacétate peuvent contribuer à la néoglucogenèse.
Le citrate peut fournir des précurseurs à la synthèse des acides gras.
Le succinyl-CoA fournit un précurseur pour la synthèse de l’hème.
L’alphacétoglutarate et l’oxaloacétate participent à la synthèse d’acides aminés.

Les réactions cataplérotiques utilisent des intermédiaires du cycle pour des synthèses. · Le malate et l’oxaloacétate peuvent contribuer à la néoglucogenèse. · Le citrate peut fournir des précurseurs à la synthèse des acides gras. · Le succinyl-CoA fournit un précurseur pour la synthèse de l’hème. · L’alphacétoglutarate et l’oxaloacétate participent à la synthèse d’acides aminés.

Explication

Les réactions cataplérotiques prélèvent des intermédiaires pour des synthèses. Le succinyl-CoA intervient dans la synthèse de l’hème, tandis que l’alphacétoglutarate et l’oxaloacétate peuvent fournir des acides aminés. Le citrate contribue à la synthèse des acides gras, et le malate ou l’oxaloacétate à la néoglucogenèse.

14. Une cellule détourne certains intermédiaires du cycle vers des voies de biosynthèse. Quelles sont les réponses exactes au sujet de ce phénomène ?

Le prélèvement d’intermédiaires pour des synthèses correspond à une réaction cataplérotique.
Le succinyl-CoA est utilisé pour produire des acides gras dans les exemples considérés.
L’alphacétoglutarate peut contribuer à la synthèse d’acides aminés.
La néoglucogenèse utilise l’acétyl-CoA comme intermédiaire cité du cycle.
Le citrate participe à la formation de l’hème dans les voies décrites.

Le prélèvement d’intermédiaires pour des synthèses correspond à une réaction cataplérotique. · L’alphacétoglutarate peut contribuer à la synthèse d’acides aminés.

Explication

Une réaction cataplérotique utilise un intermédiaire du cycle à des fins de synthèse. Le succinyl-CoA est associé à l’hème, tandis que l’alphacétoglutarate participe à la synthèse d’acides aminés. Le citrate est associé aux acides gras, et la néoglucogenèse utilise le malate ou l’oxaloacétate parmi les intermédiaires indiqués.

15. Concernant la régulation du cycle, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La citrate synthase catalyse l’une des réactions régulées du cycle.
L’isocitrate déshydrogénase intervient dans la réaction d’amorçage du cycle.
La régulation concerne principalement trois réactions irréversibles du cycle.
L’alphacétoglutarate déshydrogénase catalyse une réaction irréversible régulée.
La citrate synthase réalise l’une des deux décarboxylations oxydatives du cycle.

La citrate synthase catalyse l’une des réactions régulées du cycle. · La régulation concerne principalement trois réactions irréversibles du cycle. · L’alphacétoglutarate déshydrogénase catalyse une réaction irréversible régulée.

Explication

La régulation porte principalement sur trois réactions irréversibles catalysées par la citrate synthase, l’isocitrate déshydrogénase et l’alphacétoglutarate déshydrogénase. L’isocitrate déshydrogénase n’assure pas l’amorçage, et les deux déshydrogénases réalisent les deux décarboxylations régulées, non la citrate synthase.

16. Concernant les signaux énergétiques qui modulent l’activité du cycle, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’acétyl-CoA fait partie des signaux favorisant l’activation globale du cycle.
L’ATP active globalement le cycle lorsqu’un besoin énergétique est signalé.
L’activité du cycle dépend notamment du rapport ATP/ADP.
Le rapport NADH,H+/NAD+ participe à la régulation de l’activité du cycle.
Le NADH,H+ constitue le signal activateur associé aux besoins énergétiques.

L’acétyl-CoA fait partie des signaux favorisant l’activation globale du cycle. · L’activité du cycle dépend notamment du rapport ATP/ADP. · Le rapport NADH,H+/NAD+ participe à la régulation de l’activité du cycle.

Explication

L’activité du cycle dépend des rapports ATP/ADP et NADH,H+/NAD+, ainsi que du rapport CoASH/acétyl-CoA. En cas de besoin énergétique, l’ADP, le NAD+ et l’acétyl-CoA activent globalement le cycle. L’ATP et le NADH,H+ ne sont donc pas les signaux activateurs décrits dans cette situation.

Révisez avec les flashcards

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Qu'est-ce que le cycle des acides tricarboxyliques ?

La voie finale commune de l’oxydation des lipides, protéines et glucides.

Où se déroule le cycle des acides tricarboxyliques ?

Dans la matrice mitochondriale.

Quel est le produit final et substrat initial du cycle ?

L’oxaloacétate.

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