La dénutrition protéino-énergétique est un état pathologique fréquent et un marqueur clé de fragilité chez le sujet âgé, avec une prévalence variable selon le contexte de vie.
Le vieillissement entraîne une diminution de la masse maigre (sarcopénie) et osseuse (ostéoporose) avec un IMC moyen de 26-27 entre 70 et 80 ans.
Dépense énergétique de repos (DER) : quantité d’énergie dépensée par l’organisme au repos, qui diminue avec l’âge en raison de la perte de masse maigre et de la baisse d’activité physique. La DER représente environ 60 % de la dépense énergétique totale (DET).
Dépense énergétique totale (DET) : somme de la DER, de la dépense énergétique liée à l’activité physique et de celle liée à la digestion. Elle constitue le besoin énergétique global de l’individu.
Dépense énergétique de la pratique (DEP) : composante de la DET correspondant à l’énergie dépensée lors d’une activité physique. Elle varie selon le niveau d’activité du sujet âgé.
Apports protéiques recommandés chez le sujet âgé : entre 1 et 1,2 g de protéines par kilogramme de poids corporel par jour, représentant 12 à 15 % de la ration énergétique, sans réserves protéiques corporelles.
Les besoins énergétiques et nutritionnels du sujet âgé doivent être adaptés pour compenser la diminution de la dépense énergétique de repos et couvrir ses besoins en macronutriments et micronutriments, afin de prévenir la dénutrition.
La dénutrition chez la personne âgée est un phénomène multifactoriel, résultant d’une diminution des apports et d’une augmentation des besoins, notamment liés à l’isolement social, aux troubles bucco-dentaires et à l’hypercatabolisme.
L'utilisation de critères cliniques et biologiques spécifiques et complémentaires permet un diagnostic précis de la dénutrition chez le sujet âgé.
Comprendre les impacts majeurs de la dénutrition sur la fonction musculaire, immunitaire et métabolique, aggravant la fragilité du sujet âgé.
Le soutien nutritionnel privilégie la voie orale avec alimentation enrichie en énergie (≥35 kcal/kg/j) et protéines (≥1,2 g/kg/j).
Score MNA (Mini Nutritionnel Assessment) : outil validé permettant de dépister la dénutrition et d’assurer le suivi de l’état nutritionnel chez les personnes âgées, en combinant des données cliniques, anthropométriques et biologiques.
Mesures anthropométriques intégrées : évaluations physiques comprenant le poids, l’indice de masse corporelle (IMC) et le périmètre de différentes parties du corps, essentielles pour apprécier la composition corporelle et détecter une dénutrition ou un risque de dénutrition.
Suivi biologique nutritionnel : surveillance des paramètres biologiques spécifiques, comme la transthyrétine, pour évaluer l’évolution récente de l’état nutritionnel, en complément de l’évaluation clinique.
L’évaluation clinique en gériatrie inclut un interrogatoire orienté, visant à recueillir des informations sur l’alimentation, la perte de poids, les symptômes digestifs ou autres facteurs pouvant influencer l’état nutritionnel. Elle comprend également un examen physique, notamment la mesure du poids, de l’IMC, et des périmètres corporels, pour détecter des signes de dénutrition ou de déshydratation. Ces mesures anthropométriques intégrées permettent d’avoir une vision globale de la composition corporelle et de repérer rapidement un risque ou une dénutrition avérée.
Le score MNA constitue un outil validé pour le dépistage systématique et le suivi de la dénutrition chez la personne âgée. Il synthétise les données cliniques, anthropométriques et sociales pour orienter la prise en charge.
Le suivi biologique nutritionnel, notamment par la transthyrétine, permet d’évaluer l’évolution récente de l’état nutritionnel. La transthyrétine, plus sensible aux variations rapides de l’état nutritionnel que l’albumine, offre un indicateur utile pour ajuster la prise en charge.
L’évaluation intégrée, combinant clinique et biologique, est essentielle pour adapter la prise en charge nutritionnelle en tenant compte des comorbidités et de l’espérance de vie. Elle permet d’optimiser la prévention des complications et d’améliorer l’efficacité du traitement nutritionnel.
Une évaluation clinique et biologique complète et dynamique est fondamentale pour personnaliser et ajuster la prise en charge nutritionnelle en gériatrie, en intégrant les spécificités liées à l’âge, aux comorbidités et à l’évolution de l’état nutritionnel.
| Nutriment | Recommandation | Remarques |
|---|---|---|
| Énergie | 1500 kcal/jour minimum | 30 kcal/kg/jour entre 60-80 ans |
| Protéines | 1-1,2 g/kg/jour | 12-15% de l'apport énergétique |
| Glucides | 50-55% | Favoriser glucides complexes |
| Lipides | 30-45% | Inclure acides gras essentiels 9-10 g/jour |
| Micronutriments | Vitamine D, calcium, magnésium | Supplémentation si nécessaire |
| Facteur | Effet sur la nutrition |
|---|---|
| Isolement social | Réduction des aides pour repas |
| Problèmes bucco-dentaires | Difficulté à mastiquer et à manger |
| Troubles cognitifs | Difficulté à préparer ou à suivre un régime |
| Polymédication | Effets secondaires sur l'appétit et la digestion |
| Perte d'appétit | Réduction de l'apport alimentaire |
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1. Quelle est la fonction principale de la dénutrition protéino-énergétique chez le sujet âgé ?
2. Qu'est-ce que la dénutrition protéino-énergétique chez le sujet âgé ?
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Dénutrition protéino-énergétique — prévalence ?
Fréquente, variable selon contexte (4-70 %).
Prévalence de la dénutrition ?
4-10 % à domicile, 15-40 % en institution, 30-70 % à l’hôpital.
Vieillissement — influence nutrition ?
Diminution masse musculaire, altération digestion, perte goût et odorat.
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