QCM : Examen clinique en basse vision — 28 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objectif principal de l’anamnèse lors de l’examen d’une personne malvoyante ?

Recueillir ses attentes, ses besoins, l’impact du handicap et ses objectifs
Déterminer uniquement la puissance des aides optiques nécessaires
Renseigner principalement son état civil et ses coordonnées
Mesurer directement son acuité visuelle sans entretien préalable

Recueillir ses attentes, ses besoins, l’impact du handicap et ses objectifs

Explication

L’anamnèse est l’entretien majeur de l’examen : elle explore les attentes, les besoins, les angoisses, l’impact du handicap et les objectifs du patient. Elle ne se limite donc pas à une collecte administrative.

2. Quelle conduite favorise un entretien adapté en basse vision ?

Diriger l’entretien vers l’accompagnant pour gagner du temps
Suivre un questionnaire rigide sans laisser de digressions
Employer un ton infantilisant pour faciliter les réponses
Laisser le patient s’exprimer et s’adresser directement à lui

Laisser le patient s’exprimer et s’adresser directement à lui

Explication

L’entretien doit rester souple, permettre au patient de parler et s’adresser directement à lui. Les réponses de l’accompagnant ne doivent pas remplacer la parole de la personne examinée.

3. Quel ensemble d’éléments correspond à ce que l’histoire de cas doit explorer ?

Les déplacements, la vie quotidienne, l’éclairage, les activités visuelles et le contexte psychosocial
La couleur préférée, la profession du médecin et la durée de la consultation
L’état civil uniquement, complété par les antécédents familiaux
La réfraction uniquement, sans tenir compte des activités ni de l’environnement

Les déplacements, la vie quotidienne, l’éclairage, les activités visuelles et le contexte psychosocial

Explication

L’histoire de cas explore notamment les difficultés de déplacement et de vie quotidienne, les activités de près et de loin, l’éclairage, le contexte psychosocial, les traitements et les essais antérieurs.

4. Que décrit principalement l’acuité visuelle ?

La capacité à distinguer les détails fins et à lire des lettres de taille donnée à une distance donnée
La capacité à maintenir une image nette malgré les mouvements de la tête
La capacité à percevoir deux points séparés sous un angle déterminé
La capacité à voir un objet lorsque le contraste entre l’objet et le fond diminue

La capacité à distinguer les détails fins et à lire des lettres de taille donnée à une distance donnée

Explication

L’acuité visuelle concerne la distinction des détails fins et la lecture de lettres à une distance donnée. La visibilité lorsque le contraste diminue relève plutôt de la sensibilité aux contrastes.

5. Quelle proposition décrit correctement l’angle minimum de résolution ?

L’inverse numérique de l’acuité visuelle exprimée sur une échelle donnée
L’angle correspondant à la largeur totale de la macula dans le champ visuel
L’angle de séparation minimal sous lequel deux points peuvent encore être perçus comme distincts
L’angle maximal permettant de lire une lettre sans tenir compte de sa distance

L’angle de séparation minimal sous lequel deux points peuvent encore être perçus comme distincts

Explication

L’angle minimum de résolution est l’angle sous lequel l’œil distingue deux points séparés ; sa valeur conventionnelle est d’une minute d’arc. Il s’agit d’un angle de séparation, contrairement à l’acuité visuelle qui en est l’inverse.

6. Quelle expression permet de calculer l’acuité visuelle dans une échelle classique où k vaut 5 ?

Av = Av souhaitée × Av résiduelle
Av = α′ × k′ = 5/e′
Av = e′/1 = α′/k′
Av = 1/e′ = k′/α′

Av = 1/e′ = k′/α′

Explication

L’acuité visuelle se calcule par Av = 1/e′ = k′/α′. Dans une échelle classique, la constante k vaut 5.

7. Une personne présente une acuité résiduelle de 2/10 et souhaite atteindre une acuité de 8/10. Quel grossissement théorique faut-il calculer ?

6
10
4
2,5

4

Explication

Le grossissement théorique est G = Av souhaitée / Av résiduelle. Ici, G = 8/2 = 4.

8. Pourquoi faut-il corriger le flou avant de choisir un grossissement en basse vision ?

Parce qu’une mauvaise réfraction peut imposer un grossissement excessif, réduire le champ utile et accentuer les effets prismatiques
Parce que le grossissement supprime automatiquement toutes les erreurs réfractives
Parce que la réfraction n’a d’effet que sur la vision périphérique et non sur la netteté
Parce qu’un grossissement plus fort élargit toujours le champ objet utile

Parce qu’une mauvaise réfraction peut imposer un grossissement excessif, réduire le champ utile et accentuer les effets prismatiques

Explication

Une mauvaise réfraction peut conduire à choisir des grossissements trop forts, qui réduisent le champ objet utile et accentuent les effets prismatiques. Il faut donc corriger le flou avant de grossir.

9. Dans la méthode par encadrement, comment débute la réfraction lorsque l’acuité visuelle le permet ?

La cible est observée uniquement de près, sans brouillage initial ni comparaison successive
La cible est placée à moins d’un mètre et la correction est déterminée en une seule mesure
La cible est placée entre 3 et 6 mètres, puis le sujet est brouillé avant les essais par erreurs successives
La cible est placée à plus de 10 mètres et les essais commencent par le grossissement maximal

La cible est placée entre 3 et 6 mètres, puis le sujet est brouillé avant les essais par erreurs successives

Explication

Dans cette méthode, la cible est placée entre 3 et 6 mètres lorsque l’acuité le permet. La réfraction commence par un brouillage du sujet, puis les corrections sont testées par erreurs successives.

10. À quoi sert principalement la mesure du champ visuel en basse vision ?

À mesurer directement la sensibilité aux contrastes
À évaluer uniquement la netteté de la vision centrale
À déterminer exclusivement la correction réfractive de loin
À contribuer au diagnostic, au suivi et au choix des aides visuelles

À contribuer au diagnostic, au suivi et au choix des aides visuelles

Explication

La mesure du champ visuel contribue au diagnostic, à l’évaluation fonctionnelle, au suivi de la pathologie, au choix des aides visuelles et à l’appréciation des aptitudes quotidiennes. Elle renseigne sur l’espace perçu, contrairement à l’acuité visuelle qui renseigne sur le détail central.

11. Lors de la mesure du champ visuel, quelle procédure est généralement appliquée pour les zones centrale et périphérique ?

Aucune compensation, avec des cibles présentées uniquement au centre
Une compensation pour les deux zones, avec des cibles présentées du vu vers le non-vu
Une compensation pour le champ central, aucune pour le champ périphérique, avec des cibles du non-vu vers le vu
Une compensation pour le champ périphérique, aucune pour le champ central, avec des cibles aléatoires

Une compensation pour le champ central, aucune pour le champ périphérique, avec des cibles du non-vu vers le vu

Explication

Le champ central est généralement mesuré avec compensation, tandis que le champ périphérique est mesuré sans compensation. Les cibles sont présentées du non-vu vers le vu.

12. Quelle association entre type de déficit et étendue de la perte du champ visuel est correcte ?

Hémianopsie : pertes éparses ; quadranopsie : préservation de la zone centrale
Hémianopsie : préservation de la zone centrale ; quadranopsie : perte totale du champ
Hémianopsie : perte d’un demi-champ ; quadranopsie : perte d’un quart de champ
Hémianopsie : perte d’un quart de champ ; quadranopsie : perte d’un demi-champ

Hémianopsie : perte d’un demi-champ ; quadranopsie : perte d’un quart de champ

Explication

L’hémianopsie correspond à la perte d’un demi-champ, alors que la quadranopsie correspond à la perte d’un quart de champ.

13. Un patient ne perçoit aucune cible dans une zone, même lorsque le stimulus devient plus grand ou plus intense. Comment qualifier cette zone ?

Un scotome relatif
Une quadranopsie
Un îlot périphérique
Un scotome absolu

Un scotome absolu

Explication

Un scotome absolu entraîne une perte totale de perception, quel que soit le stimulus. Dans un scotome relatif, une cible plus grande ou plus intense peut encore être perçue.

14. Comment l’addition en basse vision est-elle principalement déterminée pour permettre une lecture rapprochée ?

Selon la distance habituelle de vision de loin
Selon la plus grande addition disponible
Selon la puissance de l’addition classique de loin
Selon le grossissement fonctionnel nécessaire

Selon le grossissement fonctionnel nécessaire

Explication

En basse vision, l’addition est déterminée selon le grossissement nécessaire à la tâche de lecture. Elle ne correspond pas simplement à une addition classique.

15. Lors de l’essai de plusieurs additions pour une tâche de lecture, quelle méthode convient le mieux ?

Commencer par les plus faibles et augmenter jusqu’à obtenir une tâche prédéterminée confortable
Choisir directement l’addition moyenne pour réduire la durée de l’examen
Commencer par la plus forte et retenir celle qui donne l’image la plus grande
Retenir l’addition qui permet la distance de lecture la plus courte, même si elle est inconfortable

Commencer par les plus faibles et augmenter jusqu’à obtenir une tâche prédéterminée confortable

Explication

Les additions sont testées en commençant par les plus faibles, puis augmentées jusqu’à ce que la tâche prédéterminée soit réalisée confortablement. L’addition retenue est donc la plus faible qui permet la tâche, et non la plus forte.

16. Quelle stratégie est recommandée lorsque la valeur nécessaire pour soulager la convergence dépasse 10,00 δ ?

Remplacer l’addition par une correction de loin
Employer des prismes base interne
Utiliser un décentrement nasal maximal
Privilégier un travail monoculaire

Privilégier un travail monoculaire

Explication

Pour des valeurs supérieures à 10,00 δ, un travail monoculaire est recommandé. Le décentrement nasal maximal est utilisé entre 3,50 et 5,00 δ, et les prismes base interne entre 5,00 et 10,00 δ.

17. Que désigne la sensibilité aux contrastes ?

La capacité à distinguer uniquement les petits détails centraux
La capacité à percevoir les différences de luminance entre une cible et son fond
La puissance nécessaire pour obtenir une image agrandie
La capacité à identifier une couleur sans tenir compte de la luminance

La capacité à percevoir les différences de luminance entre une cible et son fond

Explication

La sensibilité aux contrastes correspond à la capacité fonctionnelle à percevoir des différences de luminance entre une cible et son fond. Elle ne mesure pas directement la taille des détails, contrairement à l’acuité visuelle.

18. Un patient présente une faible sensibilité aux contrastes. Quelle conséquence pratique peut-elle orienter directement ?

La suppression systématique de toute aide optique
Le calcul direct de la longueur axiale de l’œil
Le choix de l’environnement, du grossissement nécessaire et des filtres colorés
La détermination exclusive de la correction cylindrique

Le choix de l’environnement, du grossissement nécessaire et des filtres colorés

Explication

La sensibilité aux contrastes aide à adapter l’environnement, à estimer le grossissement nécessaire et à choisir des filtres colorés. L’acuité visuelle, plutôt que la sensibilité aux contrastes, sert notamment à estimer le grossissement.

19. Quel ensemble de difficultés peut être associé à une diminution de la sensibilité aux contrastes ?

Une meilleure détection des obstacles, une lecture plus rapide et un moindre besoin d’éclairage
Une perte limitée à la vision des couleurs et une amélioration de la lecture rapprochée
Une augmentation de l’acuité visuelle et une réduction de la dépendance à l’éclairage
Une non-détection de certains obstacles, une difficulté à reconnaître les visages et une lecture ralentie

Une non-détection de certains obstacles, une difficulté à reconnaître les visages et une lecture ralentie

Explication

Une diminution de la sensibilité aux contrastes peut entraîner une non-détection d’obstacles, une non-reconnaissance des visages, une baisse de la vitesse de lecture et un besoin accru d’éclairage.

20. Quelle différence entre les acuités mesurées à 90 % et à 10 % de contraste est considérée comme anormale ?

Une chute d’au moins 4 lignes
Une chute d’au moins 2 lignes
Une chute d’au moins 1 ligne
Une chute d’au moins 3 lignes

Une chute d’au moins 4 lignes

Explication

Sans pathologie, une chute de 1,5 à 2 lignes est attendue entre 90 % et 10 % de contraste. Une chute d’au moins 4 lignes est considérée comme anormale.

21. Comment évalue-t-on le bénéfice ou la gêne liés à la vision binoculaire ?

En observant seulement la motricité oculaire lors des déplacements
En mesurant uniquement la perception des couleurs avec les deux yeux
En comparant exclusivement la vision de loin avec et sans correction
En comparant plusieurs performances en vision monoculaire et binoculaire

En comparant plusieurs performances en vision monoculaire et binoculaire

Explication

L’évaluation de la vision binoculaire repose sur la comparaison des acuités, de la lecture, de la SAC, du champ et des systèmes grossissants en monoculaire et en binoculaire.

22. Quel avantage la vision binoculaire peut-elle apporter par rapport à la vision monoculaire ?

Une diminution systématique de l’acuité de chaque œil
Une exploration limitée au champ visuel central
Une suppression de toute difficulté liée à la sensibilité lumineuse
Une meilleure perception de la profondeur et du relief

Une meilleure perception de la profondeur et du relief

Explication

La vision binoculaire peut améliorer l’acuité, élargir le champ visuel et faciliter la perception de la profondeur, les déplacements et les tâches dynamiques. La vision monoculaire ne bénéficie pas de la complémentarité entre les deux yeux.

23. Lors de l’évaluation d’une sensibilité à la lumière, quel est l’objectif principal d’un filtre coloré ?

Accroître systématiquement le grossissement de l’image
Remplacer la compensation optique optimale
Rechercher avant tout un meilleur confort visuel
Améliorer obligatoirement l’acuité visuelle

Rechercher avant tout un meilleur confort visuel

Explication

La sensibilité à la lumière doit être évaluée par l’histoire de cas et l’essai de filtres, en recherchant surtout le confort. Un filtre n’a pas pour fonction principale l’agrandissement de l’image.

24. Quelle démarche fait partie d’un essai complet de filtres colorés ?

Comparer les couleurs puis tester subjectivement le filtre en conditions réelles
Prêter le filtre sans mesurer son effet à faible contraste
Choisir le filtre selon la maladie sans essai pratique
Évaluer uniquement l’acuité de loin avec la correction habituelle

Comparer les couleurs puis tester subjectivement le filtre en conditions réelles

Explication

L’essai comprend notamment le port de la compensation optimale, la comparaison des couleurs, un essai subjectif en conditions réelles, l’objectivation du gain à faible contraste, le choix du support et un prêt de quelques jours.

25. Pourquoi ne peut-on pas associer systématiquement une maladie donnée à un type précis de filtre ?

Parce que toutes les maladies entraînent la même gêne lumineuse
Parce que la sensation lumineuse varie selon les individus
Parce que les filtres ne modifient jamais le confort visuel
Parce que le choix dépend uniquement de la puissance du grossissement

Parce que la sensation lumineuse varie selon les individus

Explication

Aucune correspondance générale ne relie une maladie à un filtre précis, car la sensation lumineuse est propre à chaque individu. Le choix doit donc être individualisé après essai.

26. Dans quelles conditions réalise-t-on correctement un test à la grille d’Amsler ?

Avec un œil fermé à 1 mètre en fixant un point périphérique
Avec un œil à la fois, à 33 cm, en fixant le centre avec la meilleure correction de près
Avec les deux yeux à 33 cm en recherchant principalement le champ périphérique
Avec les deux yeux ouverts à 5 mètres sans correction

Avec un œil à la fois, à 33 cm, en fixant le centre avec la meilleure correction de près

Explication

La grille d’Amsler est un test monoculaire tenu à 33 cm et fixé au centre avec la meilleure correction de près. Elle recherche principalement des modifications de la vision centrale.

27. Quelle association entre le signe observé à la grille d’Amsler et la structure concernée est correcte ?

Une métamorphopsie évoque une dysfonction rétinienne
Un scotome traduit toujours une atteinte du cristallin
Une métamorphopsie évoque une dysfonction du nerf optique
Un scotome indique principalement une dysfonction rétinienne

Une métamorphopsie évoque une dysfonction rétinienne

Explication

Une métamorphopsie à la grille d’Amsler indique une dysfonction rétinienne, tandis qu’un scotome signale une dysfonction du nerf optique.

28. Lors d’un test à la grille d’Amsler, que recherche-t-on principalement ?

Une réduction du champ visuel périphérique
Des modifications de la vision centrale
Une altération de la vision binoculaire
Une diminution générale de la sensibilité aux contrastes

Des modifications de la vision centrale

Explication

La grille d’Amsler est un test monoculaire réalisé à 33 cm, avec fixation centrale, qui recherche principalement des modifications de la vision centrale. Elle n’explore pas prioritairement le champ visuel périphérique.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 62 flashcards sur Examen clinique en basse vision.

Qu'est-ce que l'anamnèse en basse vision ?

L'anamnèse est l'entretien majeur de l'examen du malvoyant.

Que doit permettre l'entretien de basse vision ?

Il doit rester souple et laisser parler le patient.

Comment doit-on s'adresser au patient en entretien de basse vision ?

Directement, sans l'infantiliser ni se limiter aux réponses de l'accompagnant.

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