Fiche de révision : Formation et sélection des chiens d’assistance

Plan du Cours

  1. Chien d’assistance et handicaps
  2. Formation de l’éducateur
  3. Sélection et aptitudes du chien
  4. Rôle de la famille d’accueil
  5. Remise du chien au maître
  6. Bénéfices pour la personne handicapée
  7. Ring, RCI et Mondioring
  8. Équipement et réglementation du mordant
  9. Agility et catégories
  10. Formation de l’éducateur en agility

1. Chien d’assistance et handicaps

Notions clés & Définitions

  • Chien d’assistance : Animal d’utilité publique chargé d’aider une personne handicapée dans la vie quotidienne, notamment dans de nombreux lieux publics.
  • Handicaps sévères : Situations de handicap allant au-delà de la seule déficience visuelle, comme la surdité, certaines paralysies motrices ou des maladies musculaires.
  • Équilibre et socialisation : Ensemble des qualités indispensables pour qu’un chien reste fiable malgré les stimulations et travaille sereinement avec tout type de personne.
  • Robustesse et harnais : Caractéristique attendue d’un chien d’assistance, lui permettant de porter un harnais et d’accomplir ses tâches sans se désorganiser.

Points essentiels

  • Les chiens d’assistance ne sont pas limités à l’aide aux personnes non ou mal voyantes et peuvent assister des handicaps sévères comme la surdité ou une paralysie motrice importante.
  • Ils doivent être parfaitement équilibrés pour éviter qu’une peur ou un stimulus banal ne provoque une fuite qui laisserait le maître seul.
  • Ils doivent rester sociables au contact des congénères et des inconnus, sans agressivité ni trouble de comportement.
  • Tous les chiens ne sont pas sélectionnés de la même façon : les grandes races sont privilégiées pour atteindre ou saisir des objets en hauteur.
  • Les chiens doivent être en bonne santé et écartés s’ils présentent notamment dysplasie, tares oculaires, boiteries ou problèmes cutanés.
  • Les chiens sont systématiquement stérilisés pour éviter une attirance susceptible de perturber leur travail.

2. Formation de l’éducateur

Notions clés & Définitions

  • Éducateur de chien guide : Profession centrée sur la formation et l’accompagnement des chiens d’assistance, avec un diplôme reconnu au RNCP pour les éducateurs de chiens guides d’aveugle.
  • Alternance en formation : Mode de formation où le futur éducateur travaille en alternance après le baccalauréat pendant une durée de 3 ans.
  • CESECAH : Centre mentionné dans le parcours de certains éducateurs, lié à l’étude, la sélection et l’élevage de chiens d’assistance nés dans l’environnement associatif.
  • Famille d’accueil : Lieu de vie encadrant, où l’éducateur rencontre le plus souvent et où les séances de travail aident à surveiller progression et comportements des chiots.
  • Passation avec la personne handicapée : Étape assurée par l’éducateur lors de l’attribution du chien, pour intégrer le chien et maintenir les apprentissages après la remise.

Points essentiels

  • Le titre d’éducateur de chien guide d’aveugle est reconnu au Répertoire National des Certifications Professionnelles.
  • Après le baccalauréat, la formation du futur éducateur se fait en alternance pendant 3 ans.
  • Certains éducateurs peuvent faire valider leur expérience professionnelle devant un jury spécialisé.
  • L’éducateur effectue entre 2 et 4 visites par mois auprès de la famille d’accueil, pour des séances de travail et un suivi à domicile.
  • L’éducateur conduit la formation intensive du chien, puis assure la passation avec la personne handicapée, l’intégration et le maintien des apprentissages.

Astuce mémo

RNCP + 3 ans (alternance) puis suivi régulier : l’éducateur forme, contrôle, et passe la main au binôme maître/chien.

3. Sélection et aptitudes du chien

Notions clés & Définitions

  • Dressage spécifique : Ensemble des apprentissages liés aux futures missions du chien, comme aller chercher des objets, récupérer au sol, traverser des zones piétonnes, utiliser les transports et ouvrir ou fermer des portes.
  • Compatibilité maître/chien : Critère évalué par des essais pour vérifier si le couple formé par la personne handicapée et le chien crée une complicité suffisante pour un bon fonctionnement au quotidien.
  • Renforcement positif : Méthode d’apprentissage qui s’appuie sur des récompenses, notamment alimentaires, pour encourager les comportements attendus pendant le dressage spécifique.
  • Réforme vers 8 ans : Étape où le chien d’assistance n’est plus destiné au travail et peut alors choisir entre plusieurs issues selon sa situation et son parcours.

Points essentiels

  • Le dressage spécifique des chiens d’assistance peut durer jusqu’à 2 ans et il prépare aux ordres et tâches liés aux futures fonctions du chien.
  • Les chiens sont remis à la personne handicapée autour de la 3e année après des essais qui servent à juger la compatibilité du couple maître/chien.
  • Si la complicité ne se met pas en place, le chien est proposé à une autre personne pendant le parcours d’attribution.
  • Avant l’attribution, les éducateurs observent très attentivement les comportements des chiens et des personnes handicapées pendant les premiers jours des stages pour former les meilleurs couples.
  • Vers l’âge de 8 ans, les chiens sont réformés et peuvent rester sans travailler, retourner en famille d’accueil ou être adoptés par des bénévoles.

Astuce mémo

Timeline : 0-2 ans dressage spécifique, vers 3 ans remise après essais, vers 8 ans réforme (sans travail ou nouvelle vie).

4. Rôle de la famille d’accueil

Notions clés & Définitions

  • Chien d’assistance apaisant : Le chien d’assistance agit comme un médiateur émotionnel qui apporte du calme par son simple contact et sa présence.
  • Diminution du stress : Le contact avec le chien, notamment le fait de le caresser, réduit l’anxiété et le rythme cardiaque.
  • Rupture de la solitude : La présence d’un chien aide à limiter le sentiment d’isolement chez certaines personnes, notamment lorsqu’elles vivent leur handicap comme une exclusion.
  • Intégration sociale : Le chien favorise les interactions lors des sorties en créant des occasions naturelles de contacts avec les autres personnes.
  • Zoothérapie : La zoothérapie met un animal en relation avec des personnes (patients, enfants, adolescents, personnes âgées) pour améliorer les liens et soutenir la prise en charge.

Points essentiels

  • Le fait de caresser un chien abaisse le rythme cardiaque et diminue l’anxiété chez la personne.
  • Le chien aide aussi à rompre la solitude ressentie par certaines personnes isolées à cause de leur handicap.
  • Avec un chien, la personne rencontre plus facilement du monde lors des sorties, car beaucoup de gens s’approchent spontanément pour caresser le chien.
  • La zoothérapie vise à améliorer les contacts entre patients et intervenants et à faciliter la thérapie en s’appuyant sur la présence de l’animal.

Astuce mémo

Caresse → Calme : rythme cardiaque ↓ et anxiété ↓.

5. Remise du chien au maître

6. Bénéfices pour la personne handicapée

7. Ring, RCI et Mondioring

Notions clés & Définitions

  • Ring : Sport de mordant où le chien défend son maître et garde des objets selon les épreuves prévues.
  • RCI : Discipline de mordant orientée sur la défense du maître et la capacité du chien à garder des objets.
  • Mondioring : Discipline de mordant organisée en niveaux, avec des conditions d’âge, de carnet et des scores en concours.
  • Mondioring III : Niveau supérieur du Mondioring exigeant une note minimale de 240/300 lors de deux concours différents avec deux juges différents.
  • Certification au dressage au mordant : Autorisation à obtenir pour pratiquer le dressage au mordant, conditionnée notamment par l’absence de condamnations pour cruauté envers les animaux.

Points essentiels

  • Le Mondioring se fait sur un terrain généralement de 40 m x 60 m, avec une surface qui ne doit pas excéder 5000 m².
  • Le brevet de Mondioring exige au moins 12 mois, un carnet de travail, une race reconnue par la FCI et une inscription au LOF.
  • Mondioring I nécessite d’avoir obtenu le brevet de Mondioring.
  • Mondioring II requiert une note de 160/200 obtenue à deux concours différents avec deux juges différents.
  • L’équipement comprend notamment un costume souple et épais pour une morsure de 7 cm, deux revolvers à double charge avec cartouches à blanc de calibre 6 ou 9 mm, et un bâton en bambou fendu en croix sur 3/4 (60 à 80 cm de long, 20 à 30 mm de diamètre).

8. Équipement et réglementation du mordant

9. Agility et catégories

Notions clés & Définitions

  • Chien de moins de 18 mois : Un chien n’a pas le droit de concourir aux épreuves s’il a moins de 18 mois.
  • Chienne en chaleur : Une chienne en chaleur ne peut pas participer aux épreuves d’agility pour éviter des comportements qui perturbent la course.
  • Fautes éliminatoires : Des erreurs définies par le règlement entraînent l’exclusion immédiate du couple chien-maître pendant l’épreuve.

Points essentiels

  • Les maîtres doivent rester en marge du parcours, seuls les chiens y accèdent, et l’encouragement se fait uniquement avec la voix et les gestes sont interdits.
  • Sont interdits à la participation : chien de moins de 18 mois, chienne en chaleur, chien blessé ou convalescent, chien agressif.
  • Un chien est éliminé s’il s’élance avant que son coéquipier ait franchi la ligne d’arrivée.
  • Un chien est éliminé s’il effectue deux faux départs ou s’il fait tomber un obstacle ou sort du terrain.
  • Un chien est éliminé s’il saute moins de 8 obstacles ou s’il revient sans sa balle (ou avec la balle d’un autre).
  • Un maître est éliminé s’il pénètre sur le terrain ou si le préposé aux balles aide le chien à récupérer sa balle.

10. Formation de l’éducateur en agility

Notions clés & Définitions

  • Clicker training : Technique d’éducation utilisant un appareil émettant un son pour marquer immédiatement le comportement désiré avant la récompense.
  • Absence de contrainte : Principe d’apprentissage ludique où l’éducateur évite les méthodes contraignantes pour favoriser une attitude adaptée à la discipline.
  • Règlement S.C.C. : Cadre de concours et d’évaluation qui oblige l’éducateur à connaître les règles de la discipline reconnue par la S.C.C.

Points essentiels

  • L’éducateur doit maîtriser les techniques d’apprentissage basées sur le renforcement positif, notamment pour construire les comportements demandés.
  • Le clicker doit être utilisé à chaque fois que le chien réussit ou réalise spontanément un comportement désiré, juste avant la récompense.
  • Les méthodes sans contrainte visent à préserver l’allure générale du chien, notamment en compétition, plutôt qu’une attitude de soumission.
  • L’éducateur doit connaître les figures, mouvements et positions de la discipline, ainsi que son règlement de concours reconnu par la S.C.C.

Repères chronologiques

DateÉvénement
9ème siècleDécouverte des bénéfices de la présence d’un animal en Belgique
fin du 18ème siècleWilliam Tuke découvre que les malades mentaux s’améliorent en s’occupant d’animaux
18ème sièclePériode associée à la découverte (William Tuke) dans le texte
3 ansAlternance de formation après le baccalauréat (éducateur) pendant 3 ans
1 anIntégration de l’école puis départ vers la formation intensive
troisième annéeRemise du chien à la personne handicapée après essais de compatibilité
8 ansRéforme du chien d’assistance
jusqu’à deux ansDurée possible du dressage spécifique
12 moisÂge minimal indiqué dans plusieurs niveaux/conditions (ex. Ring brevet de défense, Mondioring brevet)

Tableaux de synthèse

Zoothérapie : TAA vs AAA

FormeButCadre
TAAThérapeutiqueComplémentaire des thérapies classiques, efficace avec un thérapeute et si le patient accepte l’animal
AAAPlus récréatifAteliers collectifs dans des structures (hôpitaux, maisons de retraite, prisons, etc.), ponctuelles/régulières/continues, sans objectifs ni évaluations,…

Sports canins : Ring, RCI, Mondioring (points communs et différence essentielle)

DisciplineNombre d’exercicesDifférence mise en avant
Ring3 (obéissance, sauts, mordant)Mordant avec défense face à l’homme d’attaque (costume complet évoqué pour Ring)
RCI3 (pistage, obéissance, mordant)Créée pour le Berger Allemand, inclut pistage ; homme d’attaque porte seulement une manchette et le chien attaque au niveau du bras
Mondioring3 (similaire au Ring)Obéissance axée sur rapidité et précision ; mordant/objets avec niveaux incluant Mondioring III (240/300 à deux concours)

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre chien d’assistance et chien guide : le texte insiste que l’aide vise aussi des handicaps sévères (surdité, paralysie motrice, myopathie), pas seulement la vision.
  2. Penser que la famille d’accueil “enseigne tout” : elle donne surtout les ordres de base et surtout la sociabilité/imprégnation ; le centre/perfectionnement vient ensuite avec l’éducateur.
  3. Croire que la remise se fait dès que le chien est dressé : la remise à la personne handicapée intervient autour de la troisième année après essais de compatibilité.
  4. Oublier que si la complicité ne se met pas en place, le chien peut être proposé à une autre personne pendant l’attribution.
  5. Confondre TAA et AAA : la TAA est thérapeutique et dépend du thérapeute et de l’acceptation du patient, tandis que l’AAA est récréative et sans objectifs/évaluations.
  6. Mélanger les interdictions : pour l’agility/flyball/canicross (selon le texte) il y a des exclusions liées à l’âge, aux chaleurs, à l’agressivité, et à l’état de santé (blessé/convalescent).
  7. Confondre clicker training et renforcement positif général : le texte précise l’usage du click à chaque fois que le chien fait le comportement désiré, juste avant la récompense.

Checklist Examen

  1. Expliquer ce qu’est un chien d’assistance et citer des handicaps sévères mentionnés (ex. surdité, paralysie motrice importante, myopathie).
  2. Décrire les exigences comportementales du chien (équilibre/socialisation, ne pas s’échapper, ne pas être agressif avec congénères/inconnus).
  3. Présenter la formation de l’éducateur : reconnaissance RNCP du titre d’éducateur de chien guide d’aveugle, alternance après le baccalauréat pendant 3 ans, et validation possible de l’expérience par jury.
  4. Retrouver le rôle de l’éducateur en famille d’accueil : 2 à 4 rencontres/mois, observation à domicile, détection d’éventuels troubles, et passation avec la personne handicapée.
  5. Citer comment les chiots sont sélectionnés et entraînés dès la naissance (stimulation des chiots en vue de la fonction, critères physiques adaptatifs et cognitifs).
  6. Lister les raisons d’écarter les chiens en santé et la mesure systématique de stérilisation pour éviter l’attirance perturbatrice.
  7. Décrire la chronologie du chien : apprentissages de base en famille d’accueil, intégration de l’école vers 1 an, formation intensive et dressage spécifique jusqu’à deux ans, puis remise autour de la troisième année après essais.
  8. Expliquer l’échec de compatibilité et la conséquence : si la complicité maître/chien ne se met pas en place, le chien est proposé à une autre personne.
  9. Expliquer la réforme vers 8 ans et les issues données (rester sans travailler, retour en famille d’accueil, adoption par bénévoles).
  10. Décrire la sociabilité apportée par la famille d’accueil : multiplication des sorties/famille sollicitant les chiots pour l’équilibre et l’imprégnation à l’univers extérieur.
  11. Expliquer la remise du chien : stages avec plusieurs chiens et handicapés, sélection sur dossier/entretien, observation des comportements les premiers jours, puis apprentissage pour le maître et visites régulières à domicile avec éventuels stages de remise à niveau.
  12. Donner les bénéfices pour la personne handicapée : stimulation motricité, autonomie (déplacements/portes/objets), rôle apaisant (caresser = rythme cardiaque et anxiété ↓), rupture de la solitude et intégration sociale.
  13. Définir la zoothérapie et ses deux formes : TAA (thérapeutique avec thérapeute et acceptation) et AAA (récréatif, ateliers, sans objectifs/évaluations, souvent bénévoles).
  14. Donner des conditions pour les chiens en zoothérapie (équilibrés, contrôlés vétérinairement, vaccins/antiparasitaires à jour, lavés/brossés avant séance) et pour les participants (accord médecin, absence de contre-indication, hygiène).

Teste tes connaissances

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1. Quel type de handicap un chien d’assistance peut-il aussi accompagner, en plus des troubles de la vision ?

2. Quelle qualité permet au chien d’assistance de rester fiable malgré les stimulations et de travailler sereinement ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Formation et sélection des chiens d’assistance avec 20 flashcards interactives.

Chien d’assistance — définition ?

Animal aidant une personne handicapée.

Handicaps sévères — exemples ?

Surdité, paralysie, myopathie.

Qualités du chien d’assistance ?

Équilibre, socialisation, robustesse.

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