QCM : Gestion de la déshydratation chez la personne âgée — 14 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel énoncé décrit le mieux la fréquence de la déshydratation chez la personne âgée ?

C’est un trouble surtout observé chez l’adulte d’âge moyen
C’est une perturbation métabolique particulièrement fréquente chez la personne âgée
C’est une affection rare, sans importance pronostique
C’est une complication exceptionnelle limitée aux sujets jeunes

C’est une perturbation métabolique particulièrement fréquente chez la personne âgée

Explication

La déshydratation est présentée comme la perturbation métabolique la plus fréquente chez la personne âgée. Elle a donc une importance clinique majeure, contrairement aux propositions qui la minimisent.

2. Quel élément est associé à un pronostic défavorable dans la déshydratation de la personne âgée ?

Le recours systématique à la voie orale
L’absence de prise en charge précoce
La présence d’une bonne hydratation initiale
La baisse modérée de la soif

L’absence de prise en charge précoce

Explication

Un pronostic mauvais est signalé en l’absence de prise en charge précoce. La rapidité d’intervention est donc déterminante pour limiter l’aggravation.

3. Quel mécanisme lié au vieillissement favorise la déshydratation chez la personne âgée ?

Une diminution de la sensation de soif
Une augmentation de la réserve hydrique totale
Une sensibilité accrue au centre de la soif
Une amélioration de la concentration urinaire

Une diminution de la sensation de soif

Explication

Le vieillissement s’accompagne d’une hypodypsie, c’est-à-dire d’une baisse de la sensation de soif. Cela réduit les apports spontanés en eau.

4. Laquelle des situations suivantes constitue une cause favorisant la déshydratation par diminution des apports ?

Une sudation importante
Une hypercalcémie
Des troubles de déglutition
Une diarrhée abondante

Des troubles de déglutition

Explication

Les troubles de déglutition font partie des causes non liées aux pertes, en diminuant les apports hydriques. Les autres propositions relèvent de pertes hydriques augmentées.

5. Quelle conséquence biologique et vasculaire est directement liée à la déshydratation ?

Une diminution de la viscosité sanguine avec vasodilatation
Une hémoconcentration favorisant ischémie et thrombose
Une baisse systématique de l’hématocrite
Une hyperhydratation du secteur intracellulaire

Une hémoconcentration favorisant ischémie et thrombose

Explication

La baisse du volume circulant entraîne une hémoconcentration, ce qui favorise l’ischémie et la thrombose. Les autres propositions vont à l’encontre du mécanisme décrit.

6. Quel risque peut être aggravé lors d’une réhydratation trop rapide ?

Des dégâts cérébraux majeurs
Une disparition immédiate des troubles neuropsychiques
Une correction définitive de la confusion
Une amélioration sans surveillance nécessaire

Des dégâts cérébraux majeurs

Explication

Une réhydratation trop rapide peut provoquer des dégâts cérébraux majeurs. Cela explique l’importance d’un rythme de correction adapté.

7. Chez la personne âgée, quel élément clinique doit faire évoquer systématiquement une déshydratation ?

Une douleur articulaire chronique
Une toux isolée
Tout changement de comportement
Une rougeur cutanée localisée

Tout changement de comportement

Explication

Un changement de comportement doit conduire à rechercher une déshydratation par l’examen clinique et le bilan biologique. Les autres signes ne sont pas spécifiques de ce diagnostic.

8. Quel profil biologique est compatible avec une déshydratation ?

Natrémie toujours normale et sans intérêt
Hématocrite et protidémie augmentés
Hématocrite et protidémie abaissés
Créatinine basse avec absence d’hémoconcentration

Hématocrite et protidémie augmentés

Explication

La déshydratation s’accompagne d’une hémoconcentration, avec augmentation de l’hématocrite et de la protidémie. La natrémie participe aussi à l’orientation de l’état d’hydratation.

9. Quel est l’objectif prioritaire de la correction d’une déshydratation ?

Restaurer la volémie
Augmenter d’abord l’apport en protéines
Réduire immédiatement la natrémie dans tous les cas
Corriger d’abord la fièvre

Restaurer la volémie

Explication

La restauration de la volémie est prioritaire dans le traitement. Les autres objectifs peuvent être importants, mais viennent après la stabilisation circulatoire.

10. Quelle stratégie de réhydratation est privilégiée lorsqu’elle est possible chez le patient ?

La voie orale, avec au moins 125 ml par prise
L’absence d’apport tant que la soif n’est pas exprimée
La voie sous-cutanée systématique pour tous
La voie veineuse quelle que soit la situation

La voie orale, avec au moins 125 ml par prise

Explication

La voie orale est privilégiée si elle est possible, avec au moins 125 ml par prise. La voie veineuse est réservée notamment à l’hypovolémie ou aux troubles de conscience.

11. Quelle est la zone de choix recommandée pour réaliser une hypodermoclyse ?

La face postérieure du bras
La région lombaire
La face antéro-externe de la cuisse
Le creux poplité

La face antéro-externe de la cuisse

Explication

La cuisse en face antéro-externe fait partie des sites recommandés pour l’hypodermoclyse, avec l’abdomen latéro-abdominal. Les autres propositions ne correspondent pas aux zones conseillées.

12. Quel débit est recommandé lors d’une hypodermoclyse ?

Environ 100 ml par minute
Environ 1 ml par minute
Environ 1 ml par heure
Environ 10 ml par minute

Environ 1 ml par minute

Explication

L’hypodermoclyse doit être administrée lentement, à un débit d’environ 1 ml/min. Un débit plus élevé augmenterait le risque de mauvaise tolérance locale.

13. Chez une personne âgée malade exposée à une forte chaleur, quel besoin hydrique quotidien est retenu ?

40 ml par kg et par jour
10 ml par kg et par jour
60 ml par kg et par jour
20 ml par kg et par jour

40 ml par kg et par jour

Explication

Le besoin hydrique indiqué est de 40 ml/kg/jour, réparti pour moitié entre l’alimentation et les boissons. Les autres valeurs sous-estiment ou surestiment ce besoin.

14. En cas de maladie ou de forte chaleur au-dessus de 38 °C, de combien faut-il augmenter les apports hydriques par degré supplémentaire ?

200 ml par degré au-dessus de 38 °C
100 ml par degré au-dessus de 38 °C
400 ml par degré au-dessus de 38 °C
1 litre par degré au-dessus de 38 °C

400 ml par degré au-dessus de 38 °C

Explication

La règle donnée est d’ajouter 400 ml par degré au-dessus de 38 °C. Cette augmentation vise à compenser les pertes accrues liées à la chaleur ou à la maladie.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 14 flashcards sur Gestion de la déshydratation chez la personne âgée.

Déshydratation — définition ?

Trouble métabolique lié à un déficit d’eau.

Personne âgée grabataire — risque ?

Très élevée, environ 25% déshydratée.

Facteurs favorisants — vieillissement ?

Réduction de l’eau totale, hypodypsie, perte de concentration urinaire.

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