📋 Plan du Cours
- Infections fongiques superficielles
- Champignons responsables
- Mycoses cutanées
- Mycoses profondes
- Mycoses immuno-allergiques
- Levures et Candida
- Champignons filamenteux
- Dermatophytes et genres
- Atteintes cliniques
- Onychomycose et onycholyse
- Infections cutanées
- Teignes et types
📖 1. Infections fongiques superficielles
🔑 Notions clés & Définitions
- Mycoses superficielles cutanéo-muqueuses : infections bénignes touchant la peau, les muqueuses et les phanères, classées en fonction du site d'atteinte (source : GUÉRIN Malo et HARSCOUET Clément, 14/02/2025).
- Candida : levure commensale présente physiologiquement sur la peau, la bouche, le vagin, pouvant devenir pathogène en cas d'immunodépression, responsable d'infections superficielles (source : GUÉRIN Malo et HARSCOUET Clément, 14/02/2025).
- Dermatophytes : champignons kératinophiles non commensaux, envahissant la couche cornée, les phanères, avec classification selon le genre (Trichophyton, Microsporum, Nannizzia, Epidermophyton), responsables d'infections superficielles, souvent contagieuses (source : GUÉRIN Malo et HARSCOUET Clément, 14/02/2025).
- Malassezia spp : levure lipophile et kératinophile, commensale de la peau, responsable notamment du pityriasis versicolor et de la dermite séborrhéique (source : GUÉRIN Malo et HARSCOUET Clément, 14/02/2025).
- Différences entre mycoses superficielles et profondes : les premières touchent la surface (peau, muqueuses, phanères), alors que les secondes impliquent des infections invasives profondes (voir section 4).
📝 Points essentiels
- Les infections superficielles sont très fréquentes, bénignes, et souvent liées à des champignons comme Candida, Malassezia ou dermatophytes.
- La classification distingue principalement :
- Mycoses cutanéo-muqueuses superficielles : muqueuses (Candida), peau glabre (Candida, Malassezia, dermatophytes), phanères (ongles, cheveux, barbe).
- Mycoses profondes invasives : candidémies, cryptococcoses, aspergillose invasive, qui nécessitent une prise en charge spécifique (voir section 4).
- Mycoses immuno-allergiques : aspergillose bronchopulmonaire allergique, bronchite aspergillaire, impliquant une réaction immunitaire plutôt qu’une infection directe (voir section 5).
- La contamination provient de sources variées, notamment l’environnement, la peau, ou par auto-inoculation, avec des facteurs favorisants comme humidité, transpiration, ou immunodépression.
- La distinction clinique repose souvent sur l’aspect des lésions, leur localisation, et le contexte épidémiologique.
💡 À retenir
Les infections fongiques superficielles, bien que bénignes, sont très fréquentes et leur diagnostic repose principalement sur l’aspect clinique, complété par des prélèvements mycologiques pour confirmer la nature fongique et orienter le traitement.
📖 2. Champignons responsables
🔑 Notions clés & Définitions
- Levures : Eucaryotes unicellulaires capables de se multiplier par bourgeonnement ou fission, souvent commensales sur la peau, muqueuses ou dans le tractus digestif, pouvant devenir pathogènes en cas d’immunodépression (source : GUÉRIN Malo et HARSCOUET Clément, 2025).
- Candida spp : Levures commensales physiologiques présentes sur la peau et dans le tractus uro-génital, pouvant causer des infections superficielles ou profondes en cas d’immunodépression (source : GUÉRIN Malo et HARSCOUET Clément, 2025).
- Malassezia spp : Levures lipophiles et kératinophiles, commensales de la peau, responsables notamment du pityriasis versicolor, de la dermite séborrhéique, et de folliculites (source : GUÉRIN Malo et HARSCOUET Clément, 2025).
- Champignons filamenteux : Eucaryotes pluricellulaires caractérisés par un développement en filaments (hyphes), incluant les dermatophytes et les moisissures, responsables d’infections superficielles ou profondes (source : GUÉRIN Malo et HARSCOUET Clément, 2025).
- Dermatophytes : Champignons kératinophiles non commensaux, développant dans la couche cornée, les phanères, et classés en 4 genres principaux selon leur morphologie et leur habitat (anthropophile, zoophile, tellurique).
📝 Points essentiels
- Les levures comme Candida spp sont des organismes unicellulaires, physiologiquement présents sur la peau et dans le corps, mais peuvent devenir pathogènes en cas d’immunodépression, notamment dans les candidoses superficielles ou profondes.
- Malassezia spp sont lipophiles et kératinophiles, naturellement présentes sur la peau, impliquées dans des pathologies superficielles telles que le pityriasis versicolor, la dermite séborrhéique, et la folliculite. Leur développement est favorisé par la chaleur, l’humidité, et une application de corps gras.
- Les champignons filamenteux regroupent les ** dermatophytes** et les moisissures. Les dermatophytes sont non commensaux, kératinophiles, et se développent dans la couche cornée, sans atteindre les muqueuses. Ils sont classés en 4 genres : Trichophyton, Microsporum, Nannizzia, et Epidermophyton.
- Les moisissures comme Aspergillus et Fusarium sont non commensales, souvent environnementales, responsables d’infections invasives ou allergiques.
💡 À retenir
Les levures comme Candida et Malassezia sont des commensaux pouvant devenir pathogènes en cas de déséquilibre, tandis que les dermatophytes, non commensaux, sont responsables d’infections kératinophiles superficielles, avec une classification selon leur habitat naturel.
📖 3. Mycoses cutanées
🔑 Notions clés & Définitions
- Mycoses superficielles cutanéo-muqueuses : infections bénignes touchant la peau, les muqueuses (bouche, vagin) et les phanères, causées principalement par Candida, Malassezia et dermatophytes (GUÉRIN et HARSCOUET, 2025).
- Dermatophytes : champignons kératinophiles non commensaux, responsables des infections superficielles de la peau et des phanères, classés en 4 genres (Trichophyton, Microsporum, Nannizzia, Epidermophyton) (GUÉRIN et HARSCOUET, 2025).
- Epidermophyties circinées : lésions annulaires prurigineuses, débutant par une zone érythémateuse squameuse, avec progression centrifuge, d’origine dermatophytes (GUÉRIN et HARSCOUET, 2025).
- Atteintes à Malassezia : causent pityriasis versicolor, dermite séborrhéique, folliculite du tronc, caractérisées par des macules squameuses, souvent localisées sur le tronc et le visage, liées à Malassezia spp (GUÉRIN et HARSCOUET, 2025).
- Facteurs favorisants : climat chaud et humide, transpiration excessive, corps gras, microtraumatismes, profession à risque, âge extrême, stress, immunodépression, favorisant la prolifération des mycoses superficielles (GUÉRIN et HARSCOUET, 2025).
📝 Points essentiels
- La classification distingue les mycoses superficielles cutanéo-muqueuses, responsables d’affections bénignes fréquentes, et les mycoses profondes invasives ou immuno-allergiques (GUÉRIN et HARSCOUET, 2025).
- Les dermatophytes, non commensaux, se développent dans la couche cornée, en particulier chez l’homme, selon leur origine : anthropophile, zoophile ou tellurique (GUÉRIN et HARSCOUET, 2025).
- Les atteintes à Malassezia, levure lipophile, causent des lésions pigmentées ou dépigmentées, souvent après l’été, avec un diagnostic clinique basé sur l’aspect évocateur, confirmé par Scotch test ou culture (GUÉRIN et HARSCOUET, 2025).
- Les facteurs favorisant la prolifération des mycoses incluent la macération, la transpiration, l’application de corps gras, et la présence de microtraumatismes, notamment chez les personnes en contact prolongé avec l’eau ou dans un climat chaud et humide (GUÉRIN et HARSCOUET, 2025).
- Le diagnostic repose principalement sur l’aspect clinique, complété par prélèvements mycologiques (examen direct, culture) et l’interrogatoire pour repérer la source et les contacts (GUÉRIN et HARSCOUET, 2025).
💡 À retenir
Les mycoses cutanées superficielles, fréquentes et bénignes, sont principalement causées par des dermatophytes ou Malassezia, dont le diagnostic repose sur l’aspect clinique, renforcé par des prélèvements mycologiques et l’enquête étiologique.
📖 4. Mycoses profondes
🔑 Notions clés & Définitions
- Candidémies : Infections systémiques à Candida spp. se manifestant par la présence de levures dans le sang, souvent chez les immunodéprimés, pouvant évoluer vers des infections profondes invasives (GUÉRIN & HARSCOUET, 2025).
- Cryptococcoses : Mycoses profondes causées par Cryptococcus neoformans ou gattii, pouvant entraîner une méningite ou une pneumopathie, principalement chez les patients immunodéprimés (GUÉRIN & HARSCOUET, 2025).
- Aspergillose invasive : Infection fongique grave due à Aspergillus spp., touchant principalement les poumons, pouvant se disséminer, fréquente chez les immunodéprimés (GUÉRIN & HARSCOUET, 2025).
- Levurose invasive : Infections systémiques à levures, notamment Candida et autres levures non-Candida, se caractérisant par leur invasion profonde et leur résistance aux traitements classiques (GUÉRIN & HARSCOUET, 2025).
- Mycoses immuno-allergiques : Réactions allergiques à certains champignons, comme l’aspergillose bronchopulmonaire allergique, impliquant une réponse immunitaire excessive sans infection invasive active (GUÉRIN & HARSCOUET, 2025).
📝 Points essentiels
- Les mycoses profondes invasives telles que candidémies, cryptococcoses, aspergillose invasive, et fusariose, concernent principalement les patients immunodéprimés, avec un risque accru lors d'immunodépression sévère (GUÉRIN & HARSCOUET, 2025).
- La levurose invasive regroupe des infections systémiques à levures, souvent à Candida spp., pouvant évoluer vers des formes graves, notamment chez les patients sous traitement immunosuppresseur ou avec des dispositifs invasifs (GUÉRIN & HARSCOUET, 2025).
- La différence clinique entre mycoses superficielles et profondes réside dans la localisation (cutanée vs systémiques), la gravité, et la nécessité d’un traitement antifongique systémique pour les mycoses profondes (GUÉRIN & HARSCOUET, 2025).
- Les facteurs de risque d’infections fongiques profondes incluent l’immunodépression (transplantation, chimiothérapie, VIH), la présence de dispositifs médicaux invasifs, et la neutropénie prolongée (GUÉRIN & HARSCOUET, 2025).
- Les mycoses immuno-allergiques telles que l’aspergillose bronchopulmonaire allergique se manifestent par une réaction immunitaire excessive sans invasion tissulaire, souvent chez les patients asthmatiques ou allergiques (GUÉRIN & HARSCOUET, 2025).
💡 À retenir
Les mycoses profondes invasives sont des infections graves touchant principalement les immunodéprimés, nécessitant une reconnaissance rapide et un traitement antifongique systémique adapté, en différenciation avec les mycoses superficielles.
📖 5. Mycoses immuno-allergiques
🔑 Notions clés & Définitions
- Aspergillose bronchopulmonaire allergique : réaction immuno-allergique chronique à l’inhalation d’Aspergillus, caractérisée par une hyperréactivité bronchique, des colonies de mycélium dans les bronches, et une réponse immunitaire excessive (GUÉRIN & HARSCOUET, 2025).
- Mécanismes immuno-allergiques liés aux champignons : processus où la réponse immunitaire, notamment de type hypersensibilité, est activée par des antigènes fongiques, entraînant des manifestations cliniques sans infection invasive (GUÉRIN & HARSCOUET, 2025).
- Manifestations cliniques spécifiques des mycoses immuno-allergiques : symptômes tels que l’asthme, la bronchite chronique, ou une dyspnée récurrente, souvent associés à des signes radiologiques et biologiques d’hypersensibilité, sans invasion tissulaire (GUÉRIN & HARSCOUET, 2025).
📝 Points essentiels
- Les mycoses immuno-allergiques regroupent des pathologies où la réponse immunitaire est à l’origine des symptômes, sans invasion profonde du champignon. La distinction avec les mycoses infectieuses est fondamentale, car dans ces dernières, l’agent pathogène cause une invasion tissulaire (GUÉRIN & HARSCOUET, 2025).
- La réponse immunitaire joue un rôle clé dans la pathogenèse, notamment par la production d’IgE, la dégranulation des mastocytes, et la stimulation des éosinophiles, conduisant à une inflammation chronique et à des manifestations respiratoires (GUÉRIN & HARSCOUET, 2025).
- La diagnostic repose sur la clinique, la présence d’anticorps spécifiques, et des examens biologiques ou radiologiques montrant une hyperréactivité bronchique ou une inflammation sans invasion fongique invasive. La différenciation avec les mycoses infectieuses est essentielle pour le traitement (GUÉRIN & HARSCOUET, 2025).
- La prise en charge inclut la gestion de l’hypersensibilité, l’évitement des antigènes, et parfois l’utilisation de corticostéroïdes ou d’autres traitements anti-inflammatoires, plutôt que des antifongiques, sauf si une colonisation ou une infection est confirmée (GUÉRIN & HARSCOUET, 2025).
💡 À retenir
Les mycoses immuno-allergiques sont des réactions hypersensibles aux champignons, caractérisées par des manifestations respiratoires sans invasion tissulaire, nécessitant une différenciation précise avec les mycoses infectieuses pour une prise en charge adaptée.
📖 6. Levures et Candida
🔑 Notions clés & Définitions
- Levures : Eucaryotes unicellulaires capables de se multiplier par bourgeonnement ou fission, présentes naturellement sur la peau, muqueuses et dans le tractus digestif (GUÉRIN Malo et HARSCOUET, 2025).
- Candida spp : Levures commensales physiologiques du microbiote humain, pouvant devenir pathogènes en cas d’immunodépression, responsables notamment d’onychomycoses et de périonyxis (GUÉRIN Malo et HARSCOUET, 2025).
- Malassezia spp : Levures lipophiles et kératinophiles, commensales de la peau, pouvant causer des atteintes superficielles telles que le pityriasis versicolor (GUÉRIN Malo et HARSCOUET, 2025).
📝 Points essentiels
- Les levures, notamment Candida spp, sont des eucaryotes unicellulaires physiologiquement présentes sur la peau, la bouche, le tractus uro-génital, mais peuvent proliférer et causer des infections superficielles ou profondes en cas d’immunodépression ou de facteurs favorisants (GUÉRIN Malo et HARSCOUET, 2025).
- Candida peut entraîner des atteintes cliniques telles que les onychomycoses des mains et des pieds, souvent liées à une prolifération locale ou à une auto-inoculation, ainsi que le périonyxis caractérisé par une inflammation et une douleur autour de l’ongle (GUÉRIN Malo et HARSCOUET, 2025).
- La différenciation entre Candida et Malassezia repose sur leur habitat et leurs pathologies : Candida est plus souvent impliquée dans les infections muqueuses et cutanées, alors que Malassezia est associée à des affections superficielles comme le pityriasis versicolor, localisées principalement sur les régions grasses de la peau (GUÉRIN Malo et HARSCOUET, 2025).
- Les facteurs favorisants des levuroses superficielles incluent l’eau, le sucre, les professions à risque (restauration, ménage), ainsi que la macération, la transpiration excessive, l’application de corps gras, et des pathologies sous-jacentes comme le diabète ou l’immunodépression (GUÉRIN Malo et HARSCOUET, 2025).
💡 À retenir
Les levures, notamment Candida et Malassezia, sont des commensales pouvant devenir pathogènes sous l’effet de facteurs locaux ou systémiques, provoquant des atteintes superficielles ou profondes selon leur habitat et leur capacité d’adaptation.
📖 7. Champignons filamenteux
🔑 Notions clés & Définitions
- Champignons filamenteux : eucaryotes pluricellulaires caractérisés par un réseau de filaments appelés hyphes, formant une structure appelée mycélium. Selon GUÉRIN Malo et HARSCOUET (14/02/2025), ils se distinguent par leur morphologie complexe et leur développement en filaments.
- Dermatophytes : champignons non commensaux, kératinophiles, qui se développent dans la couche cornée, les phanères, mais pas dans les muqueuses. Selon la classification morphologique, ils possèdent des spores macroconidies et microconidies, et leur développement dépend de leur genre (Trichophyton, Microsporum, Nannizzia, Epidermophyton).
- Moisissures : champignons non commensaux, tels qu’Aspergillus et Fusarium, qui se caractérisent par leur croissance en filaments et leur production de spores, souvent pathogènes pour l’homme.
- Morphologie des spores : macroconidies (grandes spores à paroi épaisse, souvent à paroi lisse ou verruqueuse) et microconidies (petites spores, souvent en grappes ou en chaînes), essentielles pour la identification des dermatophytes selon leur genre.
📝 Points essentiels
- Les champignons filamenteux sont pluricellulaires, avec un mycélium constitué d’hyphes. Leur morphologie est variable selon l’espèce, notamment la forme et la structure des spores (macroconidies et microconidies) qui permettent leur classification.
- Les dermatophytes sont non commensaux, kératinophiles, et se développent dans la couche cornée, les phanères (ongles, cheveux, barbe). Ils sont classés en quatre genres principaux selon la morphologie des spores et filaments : Trichophyton, Microsporum, Nannizzia, et Epidermophyton.
- Les moisissures comme Aspergillus et Fusarium sont non commensales, leur croissance se fait par filaments, et elles produisent des spores qui peuvent être pathogènes ou allergisantes.
- La classification morphologique des dermatophytes repose sur la forme des macroconidies (paroi lisse ou verruqueuse) et microconidies (nombre, forme, organisation), ainsi que la structure des filaments en culture.
💡 À retenir
Les champignons filamenteux se distinguent par leur morphologie en hyphes et spores, leur rôle kératinophiles dans les dermatophytes, et leur capacité à produire des spores macroconidies et microconidies, clés pour leur identification.
📖 8. Dermatophytes et genres
🔑 Notions clés & Définitions
- Dermatophytes : champignons kératinophiles non commensaux, responsables d’infections superficielles de la peau, des phanères et des ongles, qui se développent dans la couche cornée (source : GUÉRIN Malo et HARSCOUET Clément, 14/02/2025).
- Classification selon le substrat : division des dermatophytes en trois groupes en fonction de leur habitat naturel et de leur kératine préférée : anthropophiles (kératine humaine), zoophiles (kératine animale), géophiles (telluriques, kératine du sol).
- Morphologie des macroconidies et microconidies : structures asexuées permettant l’identification des genres ; macroconidies de grande taille, microconidies de petite taille, avec des caractéristiques morphologiques spécifiques à chaque genre (ex : macroconidies à paroi lisse pour Trichophyton).
- Epidermophyton floccosum : seul représentant du genre Epidermophyton, caractérisé par l’absence de microconidies, macroconidies à paroi mince, lisse, organisées en régime de bananes, et ne provoquant pas d’atteinte des poils ou cheveux.
- Rôle dans les mycoses superficielles : responsables d’infections cutanées, notamment des teignes, intertrigos, et onychomycoses, en particulier dans la couche kératinisée de la peau et des phanères.
📝 Points essentiels
- Les quatre genres principaux : Trichophyton, Microsporum, Nannizzia (anciennement Microsporum), et Epidermophyton.
- Morphologie en culture : Trichophyton présente macroconidies à paroi lisse, microconidies souvent présentes ; Microsporum et Nannizzia ont macroconidies verruqueuses ou échinulées, microconidies variables ; Epidermophyton : macroconidies à paroi mince, organisées en régime de bananes, absence de microconidies.
- Classification selon substrat :
- Anthropophiles : kératine humaine, peu inflammatoires, très contagieux.
- Zoophiles : kératine animale, souvent inflammatoires, transmissibles à l’homme.
- Géophiles : kératine du sol, rarement infectieux pour l’humain sauf en cas de contact direct.
- Caractéristiques spécifiques d’Epidermophyton floccosum : macroconidies à paroi mince, lisse, organisées en régime de bananes, absence de microconidies, pas d’atteinte des poils ou cheveux, responsable principalement de dermatophyties cutanées.
💡 À retenir
Les dermatophytes, classés en quatre genres principaux, se distinguent par leur morphologie et leur habitat, ce qui guide leur identification et leur rôle dans les infections superficielles, notamment les teignes et onychomycoses.
📖 9. Atteintes cliniques
🔑 Notions clés & Définitions
- Onychomycose : Infection fongique des ongles, caractérisée par un épaississement, une déformation, et une effritement de la tablette unguéale, souvent causée par des dermatophytes ou Candida (GUÉRIN et HARSCOUET, 2025).
- Epidermophyties circinées : Lésions annulaires, prurigineuses, débutant par une zone érythémateuse et squameuse, avec une progression centrifuge, dues à des dermatophytes (GUÉRIN et HARSCOUET, 2025).
- Pityriasis versicolor : Mycose à Malassezia caractérisée par des macules finement squameuses, souvent décolorées ou hyperpigmentées, localisées principalement sur le tronc et le haut du dos (GUÉRIN et HARSCOUET, 2025).
- Teignes (microsporiques, trichophytiques, favique) : Infections fongiques du cuir chevelu, avec des formes sèches, inflammatoires ou faviques, pouvant entraîner une alopécie réversible ou définitive selon le type (GUÉRIN et HARSCOUET, 2025).
- Dermatophytides : Réactions allergiques inflammatoires à distance du foyer dermatophytique, se manifestant par des lésions eczématiformes ou dyshidrosiques (GUÉRIN et HARSCOUET, 2025).
📝 Points essentiels
- Les infections superficielles sont très fréquentes, bénignes mais souvent esthétiquement gênantes, avec une localisation variée : ongles, peau glabre, cheveux.
- La présentation clinique varie selon le site : onychomycose avec épaississement et effritement, épidermophyties circinées avec lésions annulaires, pityriasis versicolor avec macules décolorées ou hyperpigmentées.
- La différenciation clinique est souvent suffisante, mais le prélèvement mycologique (scotch, grattage, culture) est recommandé pour confirmer le diagnostic, notamment en cas de doute ou d’échec du traitement.
- La contamination provient de dermatophytes (anthropophiles, zoophiles, telluriques), Malassezia, Candida, ou moisissures, avec des facteurs favorisants comme la transpiration, la macération, ou l’exposition à des environnements humides.
- Les traitements locaux (crèmes, vernis, lotions) sont généralement efficaces, mais certains cas nécessitent un traitement systémique, notamment pour les onychomycoses ou teignes étendues.
- La prévention passe par l’hygiène, la désinfection des objets personnels, et la prise en charge des contacts et animaux porteurs.
💡 À retenir
Les atteintes cliniques des infections fongiques superficielles sont principalement diagnostiquées par leur aspect clinique, mais un prélèvement mycologique reste essentiel pour confirmer le diagnostic et adapter le traitement, en particulier en cas d’échec ou de suspicion de complication.
📖 10. Onychomycose et onycholyse
🔑 Notions clés & Définitions
- Onychomycose : Infection fongique de l’ongle, fréquente sur les ongles des pieds et des mains, caractérisée par un épaississement, un effritement et un décollement de la tablette unguéale. (GUÉRIN Malo et HARSCOUET, 2025)
- Onycholyse : Décollement de la tablette unguéale de son lit, pouvant évoluer vers une perte totale de l’ongle. Signes cliniques : épaississement, effritement, bourrelet inflammatoire. (GUÉRIN Malo et HARSCOUET, 2025)
- Différences cliniques : Les onychomycoses des pieds (dermatophytes) se manifestent principalement par un épaississement et une effritement, tandis que celles des mains (Candida) présentent souvent un bourrelet inflammatoire douloureux autour de l’ongle. (GUÉRIN Malo et HARSCOUET, 2025)
- Facteurs favorisants : Macération, diabète, professions impliquant contact prolongé avec l’eau ou des produits d’entretien, microtraumatismes, port de chaussures ou gants, âge extrême, immunodépression. (GUÉRIN Malo et HARSCOUET, 2025)
- Évolution possible : La onycholyse peut survenir secondairement à une onychomycose ou à d’autres causes, avec risque d’atteinte totale de l’ongle si non traitée. (GUÉRIN Malo et HARSCOUET, 2025)
📝 Points essentiels
- L’onychomycose est une infection fréquente, surtout chez les personnes âgées ou diabétiques, touchant principalement les ongles des pieds (dermatophytes) et parfois ceux des mains (Candida). La forme la plus courante est l’atteinte distale ou disto-latérale, avec épaississement, durcissement et effritement de la tablette unguéale. La forme proximale est plus rare.
- La différence clinique majeure réside dans la localisation et la nature de l’atteinte : les dermatophytes causent surtout des onychomycoses des pieds, souvent asymptomatiques ou peu douloureuses, alors que Candida provoque des atteintes douloureuses avec bourrelet inflammatoire autour de l’ongle.
- La onycholyse peut être secondaire à une onychomycose ou à d’autres causes, se traduisant par un décollement de l’ongle, souvent associé à un épaississement et une effritement. Elle peut évoluer vers une perte totale de l’ongle si elle n’est pas traitée.
- Les facteurs favorisants incluent la macération (port prolongé de chaussures ou gants), la présence de diabète, la profession (travail en contact avec l’eau ou produits chimiques), les microtraumatismes, ainsi que l’âge et l’immunodépression.
- La prise en charge repose sur le traitement antifongique local ou systémique, selon la gravité et l’atteinte matricielle, avec une prévention des facteurs de risque (hygiène, désinfection). La surveillance est essentielle pour éviter la récidive ou la progression.
💡 À retenir
L’onychomycose est une infection fréquente qui peut évoluer vers une onycholyse, nécessitant un diagnostic précis et un traitement adapté pour éviter la perte de l’ongle et les complications.
📖 11. Infections cutanées
🔑 Notions clés & Définitions
- Infections fongiques superficielles : pathologies bénignes fréquentes touchant la peau, les muqueuses ou les phanères, classées en mycoses cutanéo-muqueuses, profondes invasives, ou immuno-allergiques (GUÉRIN & HARSCOUET, 2025).
- Dermatophytes : champignons kératinophiles non commensaux, développant dans la couche cornée, classés en 4 genres (Trichophyton, Microsporum, Nannizzia, Epidermophyton), responsables des infections superficielles (GUÉRIN & HARSCOUET, 2025).
- Intertrigos des petits plis : infections superficielles localisées dans les espaces interdigitaux ou interplantaire, souvent causées par des dermatophytes ou Candida, avec atteinte satellite possible (GUÉRIN & HARSCOUET, 2025).
📝 Points essentiels
- Les infections fongiques superficielles touchent principalement la peau glabre, les plis, et les phanères, avec une classification en mycoses cutanéo-muqueuses, profondes invasives, et immuno-allergiques (GUÉRIN & HARSCOUET, 2025).
- Les dermatophytes, non commensaux, se développent dans la couche cornée et sont classés selon leur origine : anthropophiles (humain), zoophiles (animal), telluriques (sol). Leur identification repose sur la morphologie des spores (macroconidies, microconidies) et leur culture (GUÉRIN & HARSCOUET, 2025).
- Les intertrigos des petits plis, notamment pieds d’athlète, débutent souvent par des lésions annulaires ou squameuses, avec possibilité d’atteinte satellite, et nécessitent un traitement antifongique local (GUÉRIN & HARSCOUET, 2025).
- La différenciation entre infections à dermatophytes et Candida ou Malassezia repose sur la clinique, les prélèvements mycologiques, et l’aspect des spores en culture ou sous lampe de Wood (GUÉRIN & HARSCOUET, 2025).
- Le diagnostic repose principalement sur l’aspect clinique, complété par le prélèvement mycologique (examen direct, culture), et l’enquête épidémiologique dans l’entourage et chez l’animal (GUÉRIN & HARSCOUET, 2025).
- Le traitement des infections superficielles repose sur des antifongiques topiques (crèmes, vernis) pendant plusieurs semaines, avec parfois une association à un traitement per os en cas d’atteinte matricielle ou étendue (GUÉRIN & HARSCOUET, 2025).
💡 À retenir
Les infections cutanées fongiques superficielles sont fréquentes, généralement bénignes, et leur diagnostic repose essentiellement sur l’aspect clinique et le prélèvement mycologique, avec un traitement adapté prolongé.
📖 12. Teignes et types
🔑 Notions clés & Définitions
- Teignes : atteintes fongiques des cheveux et poils, causées par des dermatophytes, caractérisées par une alopécie, des squames, et parfois une inflammation (d’après GUÉRIN et HARSCOUET, 2025).
- Teignes tondantes sèches : formes d’alopécie réversible, avec cheveux cassés courts, souvent microsporiques ou à trichophytons, à grandes ou petites plaques (d’après GUÉRIN et HARSCOUET, 2025).
- Kérion (teigne inflammatoire) : forme suppurée, inflammatoire, de grande taille, purulente, souvent zoophile ou tellurique, avec alopécie réversible (d’après GUÉRIN et HARSCOUET, 2025).
- Origine zoophile, anthropophile, tellurique : sources de contamination des dermatophytes selon leur habitat naturel, respectivement des animaux, humains, ou du sol (d’après GUÉRIN et HARSCOUET, 2025).
- Folliculite et sycosis : atteintes inflammatoires des follicules pileux, souvent chez l’homme, associées aux teignes ou infections fongiques du poil (d’après GUÉRIN et HARSCOUET, 2025).
📝 Points essentiels
- Les teignes sont classées en plusieurs types selon leur présentation clinique et leur origine : tondantes sèches (microsporiques ou à trichophytons), inflammatoires (kérion), et favique (rare).
- Les formes microsporiques (ex : Microsporum canis, M. audouinii) se manifestent par de grandes plaques squameuses, cheveux cassés, fluorescences vertes sous lumière de Wood, et sont souvent zoonotiques.
- Les trichophytons (ex : T. tonsurans, T. violaceum) causent des petites plaques, avec alopécie, non fluorescentes, très contagieuses, surtout anthropophiles.
- La forme kérion est inflammatoire, suppurée, souvent zoophile ou tellurique, avec une évolution inflammatoire importante, peu contagieuse, et une alopécie réversible.
- La favus (causée par Trichophyton schoenleinii) est une forme chronique, avec croûtes jaunâtres, déformation de l’ongle, et alopécie définitive, très rare en Europe.
- L’atteinte des poils peut évoluer en folliculite ou sycosis, inflammations douloureuses, souvent chez l’homme, liées à une invasion du follicule pileux par le dermatophyte.
💡 À retenir
Les teignes sont des infections fongiques des cheveux et poils, dont la présentation varie selon leur origine, leur type, et leur degré d’inflammation. Leur diagnostic repose principalement sur l’aspect clinique, la lampe de Wood, et les prélèvements mycologiques, avec un traitement long et adapté selon le type.
📊 Tableaux de Synthèse
| Critère | Mycoses superficielles | Mycoses profondes | Auteurs clés |
|---|
| Cibles principales | Peau, muqueuses, phanères | Organes profonds, tissus invasifs | GUÉRIN Malo et HARSCOUET, 2025 |
| Agents responsables | Candida, Malassezia, dermatophytes | Candida, Aspergillus, Cryptococcus | GUÉRIN Malo et HARSCOUET, 2025 |
| Nature des champignons | Levures, dermatophytes, moisissures | Levures, champignons filamenteux | GUÉRIN Malo et HARSCOUET, 2025 |
| Mode de transmission | Auto-inoculation, environnement | Inhalation, contact invasif | GUÉRIN Malo et HARSCOUET, 2025 |
| Traitement principal | Antifongiques topiques | Antifongiques systémiques | GUÉRIN Malo et HARSCOUET, 2025 |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre mycoses superficielles et profondes : localisation et gravité.
- Confusion entre Candida et Malassezia : localisation et pathologies associées.
- Mauvaise identification des dermatophytes selon leur genre (Trichophyton, Microsporum, Nannizzia, Epidermophyton).
- Erreur dans la distinction entre levures et champignons filamenteux.
- Sous-estimer le rôle des facteurs favorisants comme humidité ou immunodépression.
- Confusion entre mycoses cutanées et autres dermatoses inflammatoires.
- Négliger la nécessité de prélèvements mycologiques pour confirmer le diagnostic.
- Confusion entre mycoses superficielles et immuno-allergiques (ex : aspergillose bronchopulmonaire allergique).
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition de GUÉRIN Malo et HARSCOUET sur les mycoses superficielles.
- Identifier les champignons responsables des infections superficielles : Candida, Malassezia, dermatophytes.
- Savoir classer les dermatophytes selon leur genre (Trichophyton, Microsporum, Nannizzia, Epidermophyton).
- Distinguer les mycoses superficielles des mycoses profondes en termes de localisation et de gravité.
- Connaître les principales caractéristiques des levures : Candida et Malassezia.
- Identifier les facteurs favorisants des mycoses cutanées (humidité, transpiration, microtraumatismes).
- Reconnaître les atteintes cliniques typiques des dermatophytes (épidermophyties circinées).
- Maîtriser les méthodes diagnostiques : examen direct, culture, Scotch test.
- Connaître les agents responsables des mycoses immuno-allergiques (ex : aspergillose bronchopulmonaire allergique).
- Savoir différencier les infections superficielles des infections invasives.
- Connaître la classification des agents fongiques selon leur mode de développement (unicellulaires vs filamenteux).
- Vérifier la maîtrise des principales sources de contamination et des modes de transmission.
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