QCM : Introduction à la cardiologie interventionnelle — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle affirmation décrit le mieux le cœur gauche ?

Il propulse le sang vers le reste du corps
Il correspond uniquement à l’oreillette droite
Il renvoie le sang vers les poumons
Il irrigue directement le myocarde

Il propulse le sang vers le reste du corps

Explication

Le cœur gauche est la pompe qui éjecte le sang dans la circulation générale. Le retour vers les poumons relève du cœur droit.

2. Quelles sont les quatre cavités cardiaques physiologiques ?

Ventricule droit, ventricule gauche, veine cave et veine pulmonaire
Oreillette droite, ventricule droit, oreillette gauche et ventricule gauche
Oreillette droite, oreillette gauche, aorte et artère pulmonaire
Tronc pulmonaire, aorte, oreillette droite et ventricule gauche

Oreillette droite, ventricule droit, oreillette gauche et ventricule gauche

Explication

Le cœur comporte bien quatre cavités : deux oreillettes et deux ventricules. Les autres propositions mélangent cavités cardiaques et gros vaisseaux.

3. Quel est le trajet principal de l’influx électrique cardiaque ?

Fibres de Purkinje, nœud atrioventriculaire, faisceau de His, nœud sino-atrial
Faisceau de His, nœud sino-atrial, nœud atrioventriculaire, fibres de Purkinje
Nœud sino-atrial, nœud atrioventriculaire, faisceau de His, fibres de Purkinje
Nœud atrioventriculaire, nœud sino-atrial, fibres de Purkinje, faisceau de His

Nœud sino-atrial, nœud atrioventriculaire, faisceau de His, fibres de Purkinje

Explication

L’influx démarre au nœud sino-atrial, passe par le nœud atrioventriculaire, puis par le faisceau de His et les fibres de Purkinje. C’est l’enchaînement attendu du système de conduction.

4. Quelle affirmation concernant la coronarographie programmée est correcte ?

Elle peut être indiquée devant une scintigraphie cardiaque positive
Elle est indiquée uniquement en cas de douleur thoracique au repos
Elle se fait seulement si le test d’Allen est négatif
Elle est réservée aux suspicions d’infarctus avec prise en charge immédiate

Elle peut être indiquée devant une scintigraphie cardiaque positive

Explication

Une scintigraphie cardiaque positive fait partie des indications d’une coronarographie programmée. L’urgence suspecte d’infarctus relève d’une autre prise en charge.

5. Quel matériel fait partie de la table stérile classique en salle de coronarographie ?

Brassard de tension, stéthoscope et masque simple
Moniteur ECG portable et chariot de réanimation
Désilet, guide, champ stérile et compresses stériles
Pansement adhésif, oxygène et défibrillateur

Désilet, guide, champ stérile et compresses stériles

Explication

La table stérile comprend notamment le désilet, le guide, le champ stérile et des compresses stériles. Les autres éléments relèvent plutôt du monitorage ou de la réanimation.

6. Quelle est la succession correcte des étapes opératoires décrites ?

Asepsie, anesthésie générale, ponction directe, puis prise du zéro
Anesthésie locale, prise du zéro, raccordement à l’injecteur, asepsie, puis technique de Seldinger
Asepsie, raccordement à l’injecteur, prise du zéro, anesthésie locale, puis technique de Seldinger
Raccordement à l’injecteur, anesthésie locale, asepsie, puis prise du zéro et Seldinger

Asepsie, raccordement à l’injecteur, prise du zéro, anesthésie locale, puis technique de Seldinger

Explication

Le cours décrit d’abord l’asepsie, puis le raccordement à l’injecteur et la prise du zéro, ensuite l’anesthésie locale avant la technique de Seldinger. Cette séquence est essentielle à respecter.

7. Dans quel contexte le test au Méthergin est-il envisagé ?

Chez un patient avec infarctus muet post-greffe
Chez un patient avec angor et coronarographie blanche
Chez un patient avec troponines élevées en urgence SAMU
Chez un patient devant une occlusion totale chronique

Chez un patient avec angor et coronarographie blanche

Explication

Le test au Méthergin est proposé chez des patients ayant un angor avec coronarographie sans lésion significative. Il sert à rechercher un angor vasospastique.

8. Quel est le but thérapeutique du Méthergin pendant cet examen ?

Provoquer un spasme pour confirmer un angor vasospastique
Dissoudre une plaque calcifiée avant la pose d’un stent
Remplacer le contraste iodé par un produit moins allergisant
Mesurer la fraction de réserve coronaire

Provoquer un spasme pour confirmer un angor vasospastique

Explication

Le Méthergin permet de recréer un spasme coronaire si l’angor est vasospastique. Il ne sert ni à mesurer la FFR ni à traiter une calcification.

9. Comment interpréter une FFR supérieure à 0,80 ?

L’angioplastie est systématiquement indiquée
L’occlusion coronaire est chronique depuis plus de 3 mois
La sténose est considérée non significative
Le spasme coronaire est confirmé

La sténose est considérée non significative

Explication

Une FFR au-dessus de 0,80 oriente vers une sténose non significative et donc plutôt vers un traitement médicamenteux. En dessous de 0,80, une angioplastie est indiquée.

10. Quel examen endocoronaire est décrit comme une imagerie à haute résolution de la morphologie et de la couverture des lésions ?

Le test d’Allen
L’OCT
Le cathétérisme droit
L’ECG 12 dérivations

L’OCT

Explication

L’OCT est utilisée pour visualiser finement la morphologie des lésions et le bon déploiement ou la couverture d’un stent. L’IVUS a un autre champ d’analyse.

11. Quelle conduite est indiquée en cas de suspicion d’infarctus du myocarde ?

Une prise en charge immédiate avec SAMU
Une coronarographie programmée dans les jours suivants
Un test au Méthergin avant toute décision
Un simple contrôle biologique à distance

Une prise en charge immédiate avec SAMU

Explication

En cas de suspicion d’infarctus, la prise en charge doit être immédiate avec appel au SAMU. Ce n’est pas une situation de programmation différée.

12. Pourquoi la coronarographie peut-elle rechercher un infarctus muet chez un patient greffé ?

Parce que les artères coronaires sont toujours normales chez ces patients
Parce que la douleur peut être absente après section des nerfs lors de la greffe
Parce que le test d’Allen est faussement positif après greffe
Parce que le contraste iodé masque les symptômes

Parce que la douleur peut être absente après section des nerfs lors de la greffe

Explication

Chez un patient greffé, la douleur peut être absente car les nerfs ont été sectionnés au moment de la greffe. La coronarographie aide alors à débusquer un infarctus muet.

13. Quel bilan biologique doit être contrôlé avant l’injection iodée ?

La troponine uniquement
Le taux de cholestérol HDL
Le dosage des D-dimères
La créatininémie

La créatininémie

Explication

La créatininémie doit être vérifiée avant l’injection iodée, avec hydratation si nécessaire ou adaptation par dialyse si indiquée. C’est l’élément biologique mis en avant avant l’examen.

14. Quels repères hémostatiques et ioniques sont attendus avant la procédure ?

INR entre 3 et 4, plaquettes entre 100 000 et 120 000 et potassium entre 2 et 3 mmol/L
INR inférieur à 2,5, plaquettes supérieures à 150 000 et potassium entre 3,5 et 5 mmol/L
INR inférieur à 1,0, plaquettes supérieures à 300 000 et potassium inférieur à 3 mmol/L
INR supérieur à 2,5, plaquettes inférieures à 150 000 et potassium supérieur à 5 mmol/L

INR inférieur à 2,5, plaquettes supérieures à 150 000 et potassium entre 3,5 et 5 mmol/L

Explication

Le cours retient un INR inférieur à 2,5, des plaquettes au-dessus de 150 000 et une kaliémie entre 3,5 et 5 mmol/L. Ces valeurs visent à réduire les risques hémorragiques et rythmiques.

15. Quel geste est réalisé par le médecin ou l’interne avant tout raccordement ?

La fermeture du point de ponction
La pose définitive du stent
L’asepsie au site choisi
L’injection de Risordan en intracoronaire

L’asepsie au site choisi

Explication

Le médecin ou l’interne réalise l’asepsie sur la voie radiale ou fémorale avant tout raccordement. Cette étape précède les autres gestes techniques.

16. Quel est le rôle du manipulateur lors de la préparation de la salle ?

Poser la voie d’abord chirurgicale sous anesthésie générale
Raccorder l’ensemble à l’injecteur automatique, purger le système et prendre le zéro
Réaliser l’anesthésie locale et la technique de Seldinger
Interpréter seul les incidences coronaires

Raccorder l’ensemble à l’injecteur automatique, purger le système et prendre le zéro

Explication

Le manipulateur raccorde le système à l’injecteur automatique, purge et prend le zéro pour servir de référence à la courbe de pression. Les gestes invasifs relèvent du médecin.

17. Que vérifie le test d’Allen avant une ponction radiale ?

La présence d’une sténose coronaire significative
La perméabilité de la circulation de la main via l’artère ulnaire
La bonne couverture d’un stent par l’OCT
Le débit cardiaque par thermodilution

La perméabilité de la circulation de la main via l’artère ulnaire

Explication

Le test d’Allen sert à vérifier que la main restera perfusée grâce à l’artère ulnaire si l’artère radiale est comprimée. C’est une vérification préalable à la voie radiale.

18. Quel résultat permet de retenir une voie radiale ?

Une créatininémie élevée
Une recoloration satisfaisante de la main après compression
Une absence totale de pouls ulnaire
Une FFR inférieure à 0,80

Une recoloration satisfaisante de la main après compression

Explication

La voie radiale est retenue si la circulation collatérale permet une perfusion correcte de la main. Une mauvaise recoloration fait préférer une autre voie d’abord.

19. Quel avantage est associé à la voie radiale en coronarographie ?

Une immobilisation prolongée au lit pendant au moins 6 heures
Un abord réservé aux gestes de cathétérisme droit
Une remise debout possible dès la fin de la procédure
La possibilité d’un désilet de gros calibre sans limite

Une remise debout possible dès la fin de la procédure

Explication

La voie radiale permet en général un lever rapide en fin de procédure et expose moins aux hématomes. À l’inverse, la voie fémorale impose davantage d’immobilisation.

20. Quel inconvénient caractérise surtout la voie fémorale dans ce contexte ?

Une absence de risque hémorragique au point de ponction
Une compression simple par bracelet
Une impossibilité d’utiliser un gros calibre de désilet
Une immobilisation alitée d’au moins 6 heures

Une immobilisation alitée d’au moins 6 heures

Explication

La voie fémorale nécessite un alitement prolongé et une compression manuelle puis un pansement compressif. Le gros calibre de désilet y est au contraire possible.

21. Quelle installation du patient est décrite avant la procédure ?

Décubitus ventral sans monitorage
Décubitus dorsal avec mise en place du scope anesthésiste
Position latérale gauche avec masque seul
Position assise avec surveillance uniquement après l’examen

Décubitus dorsal avec mise en place du scope anesthésiste

Explication

Le patient est installé en décubitus dorsal avec le scope anesthésiste en place avant le début de la procédure. Cela permet une surveillance continue sous sédation ou anesthésie générale.

22. Quel est un rôle du manipulateur radio dans l’environnement de surveillance ?

Remplacer le contrôle de la radioprotection
Déterminer seul l’indication de l’examen
Réaliser la ponction radiale à la place du médecin
Importer le scanner sur l’écran médecin et régler les programmes d’acquisition

Importer le scanner sur l’écran médecin et régler les programmes d’acquisition

Explication

Le manipulateur assure notamment l’importation du scanner sur l’écran du médecin, les réglages de cadence et les programmes, en plus de l’installation. Il participe aussi à l’organisation de la surveillance.

23. Quel élément fait partie de l’environnement médicamenteux préparé avant la procédure ?

Bétadine jaune, Risordan, Isoptine, contraste, Xylocaïne et eau héparinée
De l’héparine orale et du paracétamol
Uniquement un antibiotique et du sérum glucosé
Des anticoagulants injectables sans produit d’anesthésie

Bétadine jaune, Risordan, Isoptine, contraste, Xylocaïne et eau héparinée

Explication

Le cours mentionne plusieurs produits à préparer dans des récipients stériles, dont la Bétadine jaune, le Risordan, l’Isoptine, le contraste, la Xylocaïne et l’eau héparinée. Ils sont prêts avant le geste.

24. Quel contrôle final peut confirmer la bonne ouverture d’un stent ou d’une endoprothèse ?

Le conebeam
La thermodilution
Le test d’Allen
Le dosage de créatinine

Le conebeam

Explication

Le conebeam est cité comme un contrôle permettant de confirmer la bonne ouverture des stents, de l’endoprothèse et du TAVI. La soustraction peut aussi servir au contrôle final.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 23 flashcards sur Introduction à la cardiologie interventionnelle.

Cœur droit — rôle ?

Pompe pour le retour sanguin aux poumons.

Cœur gauche — rôle ?

Pompe pour le corps.

Quatre cavités ?

Oreillette droite, ventricule droit, oreillette gauche, ventricule gauche.

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Consultez la fiche de révision complète sur Introduction à la cardiologie interventionnelle.

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