QCM : Introduction à la chirurgie réfractive oculaire — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans une myopie, où se forme l’image par rapport à la rétine ?

En arrière de la rétine
Au niveau du cristallin
Sur la rétine uniquement avec accommodation
En avant de la rétine

En arrière de la rétine

Explication

En myopie, le foyer se forme en arrière de la rétine, ce qui explique la vision floue de loin. La formation en avant de la rétine correspond au contraire à l’hypermétropie.

2. Quel mécanisme anatomique peut contribuer à une hypermétropie ?

Une longueur axiale trop longue
Une perte d’accommodation liée à l’âge
Une cornée trop cambrée
Une longueur axiale trop courte

Une longueur axiale trop courte

Explication

L’hypermétropie résulte notamment d’une longueur axiale trop courte et/ou d’une cornée trop plate. Une longueur axiale trop longue est au contraire associée à la myopie.

3. Quel élément fait partie du segment antérieur du globe oculaire ?

Le cristallin
La rétine
La choroïde
Le corps vitré

Le cristallin

Explication

Le segment antérieur comprend notamment la cornée, l’humeur aqueuse, l’iris, l’angle irido-cornéen, le corps ciliaire et le cristallin. La rétine, la choroïde et le corps vitré appartiennent au segment postérieur.

4. Quel énoncé décrit correctement le segment postérieur du globe oculaire ?

Il regroupe la sclérotique, la choroïde, la rétine et le corps vitré
Il regroupe l’humeur aqueuse et l’angle irido-cornéen
Il regroupe uniquement le corps ciliaire
Il regroupe la cornée, l’iris et le cristallin

Il regroupe la sclérotique, la choroïde, la rétine et le corps vitré

Explication

Le segment postérieur comprend la sclérotique, la choroïde, la rétine et le corps vitré. Le segment antérieur contient au contraire les structures en avant du globe impliquées dans la réfraction.

5. Quelle est la puissance réfractive approximative de la cornée ?

42 dioptries
12 dioptries
60 dioptries
24 dioptries

42 dioptries

Explication

La cornée est le principal dioptre oculaire avec un pouvoir d’environ 42 dioptries, soit à peu près les deux tiers du pouvoir total. Les autres valeurs proposées sont trop éloignées de cette estimation.

6. Quelle affirmation correspond aux dimensions habituelles de la cornée adulte ?

Elle mesure environ 20 mm d’épaisseur centrale
Elle est circulaire avec un diamètre identique dans tous les axes
Elle est plus large verticalement que horizontalement
Elle est elliptique avec un grand axe horizontal

Elle est elliptique avec un grand axe horizontal

Explication

La cornée adulte est décrite comme elliptique avec un grand axe horizontal. Son épaisseur centrale est d’environ 500 µm, donc très loin de 20 mm.

7. Quelle stimulation provoque un myosis ?

Une augmentation de la longueur axiale
Une baisse de la diffusion intraoculaire
Une activation sympathique du dilatateur de l’iris
Une activation parasympathique via le nerf oculomoteur commun

Une activation parasympathique via le nerf oculomoteur commun

Explication

Le myosis correspond au resserrement pupillaire provoqué par la contraction du muscle de l’iris sous contrôle parasympathique via le nerf oculomoteur commun (III). L’activation sympathique provoque au contraire la mydriase.

8. Quel muscle est responsable de la mydriase ?

Le sphincter de l’iris
Le dilatateur de l’iris
Le muscle oblique supérieur
Le muscle ciliaire

Le dilatateur de l’iris

Explication

La mydriase est due à la contraction du dilatateur de l’iris, sous dépendance sympathique. Le sphincter de l’iris est au contraire impliqué dans le myosis.

9. Quel phénomène optique dépend directement de la taille de la pupille ?

La longueur axiale
La diffraction
L’astigmatisme cornéen
La transmittance postérieure

La diffraction

Explication

La taille pupillaire influence la diffraction, qui dégrade la netteté de l’image. Les autres propositions relèvent d’autres mécanismes anatomiques ou optiques.

10. Quelle est la répartition approximative de la diffusion lumineuse intraoculaire ?

Un quart pour la cornée, la moitié pour le cristallin et un quart pour la rétine
Un tiers pour chaque milieu transparent
Un quart pour la cornée, un quart pour le cristallin et la moitié pour la rétine
La moitié pour la cornée, un quart pour le cristallin et un quart pour la rétine

Un quart pour la cornée, la moitié pour le cristallin et un quart pour la rétine

Explication

La diffusion est répartie approximativement pour un quart dans la cornée, pour moitié dans le cristallin et pour un quart dans la rétine. Le cristallin contribue donc le plus à ce phénomène.

11. Qu’est-ce que le RMS du front d’onde mesure ?

La quantité de lumière absorbée par la rétine
La taille de la pupille en lumière faible
La courbure moyenne de la cornée centrale
La déviation du front d’onde réel par rapport à un front sphérique idéal

La déviation du front d’onde réel par rapport à un front sphérique idéal

Explication

Le RMS quantifie l’écart entre le front d’onde observé et un front sphérique parfait, ce qui permet d’estimer la qualité optique. Il ne mesure pas directement la courbure cornéenne ni la taille pupillaire.

12. Quel phénomène explique qu’une baisse de la résolution maximale soit reliée à l’échantillonnage rétinien ?

La dispersion chromatique
La limite de Nyquist
La transmittance postérieure
L’effet Stiles-Crawford

La limite de Nyquist

Explication

La limite de Nyquist sert à décrire la borne théorique de résolution liée à l’échantillonnage par la rétine. L’effet Stiles-Crawford concerne plutôt la direction d’entrée des rayons.

13. Quelle relation exprime l’acuité visuelle dans ce cours ?

VA = MAR/1
VA = RMS/MAR
VA = 1/dioptries
VA = 1/MAR

VA = 1/MAR

Explication

L’acuité visuelle est modélisée par la relation VA = 1/MAR, avec MAR exprimé en minutes d’arc. Cette mesure est distincte de la sensibilité au contraste ou du RMS.

14. Que devient la profondeur de champ lorsque la pupille augmente ?

Elle augmente
Elle devient égale à l’acuité visuelle corrigée
Elle reste inchangée
Elle diminue

Elle diminue

Explication

Une pupille plus grande diminue la profondeur de champ, ce qui dégrade la netteté sur la profondeur. C’est l’un des effets optiques évoqués comme responsable d’une baisse de qualité d’image.

15. Quel paramètre a surtout limité historiquement la chirurgie réfractive cornéenne ?

La longueur du corps vitré
La pachymétrie et la kératométrie
La couleur de l’iris
La pression artérielle

La pachymétrie et la kératométrie

Explication

Les contraintes techniques majeures étaient liées à la pachymétrie et à la kératométrie, qui encadrent la faisabilité des techniques. Elles servent notamment à éviter un amincissement cornéen excessif.

16. Quelle affirmation est correcte concernant l’hypermétropie dans ce cadre ?

Elle est toujours l’indication idéale
Elle est corrigée uniquement par une topographie
Elle ne nécessite jamais de bilan préopératoire
Elle est généralement contre-indiquée, sauf rares exceptions

Elle est généralement contre-indiquée, sauf rares exceptions

Explication

Le cours indique que l’hypermétropie est généralement contre-indiquée, sauf rares exceptions. Le choix d’une intervention dépend donc du profil cornéen et des limites techniques.

17. Quel enchaînement décrit correctement le LASIK ?

Photoablation uniquement sur la rétine
Extraction d’un lenticule sans incision
Création d’un volet puis photoablation stromale
Retrait de l’épithélium puis photoablation superficielle

Création d’un volet puis photoablation stromale

Explication

Le LASIK repose sur la création d’un volet cornéen, puis sur une photoablation au laser excimer dans le lit stromal. Le retrait de l’épithélium avant ablation correspond à la PRK.

18. Quelle caractéristique correspond à la PRK ?

L’ablation est superficielle après retrait manuel de l’épithélium
La correction est réalisée sans modification de la cornée
Un lenticule est extrait par petite incision
Un volet cornéen est créé avant l’ablation

L’ablation est superficielle après retrait manuel de l’épithélium

Explication

La PRK consiste en une photoablation superficielle après retrait manuel de l’épithélium. Elle se distingue du LASIK, qui nécessite un volet cornéen.

19. Quel facteur oriente le choix entre LASIK et PKR ?

La présence d’un angle irido-cornéen large
Le niveau d’hyperacuité
Le profil cornéen et le risque de complications postopératoires
La couleur des pupilles

Le profil cornéen et le risque de complications postopératoires

Explication

Le choix entre LASIK et PKR dépend du profil cornéen et du risque de complications postopératoires. Ces techniques ne sont donc pas interchangeables.

20. Pourquoi la PKR est-elle globalement moins utilisée que le LASIK ?

Parce qu’elle nécessite toujours une greffe cornéenne
Parce qu’elle corrige moins bien toute amétropie
Parce qu’elle est réservée aux indications plus ciblées
Parce qu’elle est interdite chez tous les myopes

Parce qu’elle est réservée aux indications plus ciblées

Explication

Le cours précise que la PKR est aujourd’hui moins utilisée, ce qui reflète des indications plus ciblées. Cela ne signifie pas qu’elle soit inefficace, mais qu’elle est choisie dans des situations particulières.

21. Quel examen reste la référence morphologique pour analyser la cornée avant chirurgie ?

La mesure de la pression intraoculaire
La topographie antérieure
L’examen du fond d’œil
La biométrie axiale

La topographie antérieure

Explication

La topographie antérieure est l’examen de référence pour étudier les changements morphologiques de la cornée. Elle est complétée par d’autres imageries comme l’élévation cornéenne.

22. Que permet surtout l’aberrométrie préopératoire ?

Évaluer la couleur de la cornée
Prévoir halos, éblouissements et qualité de vision
Remplacer la réfraction objective
Mesurer la pression artérielle oculaire

Prévoir halos, éblouissements et qualité de vision

Explication

L’aberrométrie complète la réfraction en aidant à anticiper la qualité visuelle après chirurgie, notamment les halos et l’éblouissement. Elle ne remplace pas l’ensemble du bilan réfractif.

23. Quel signe postopératoire doit faire évoquer une qualité de vision insuffisante malgré correction ?

Une stabilité réfractive
Une baisse d’acuité visuelle corrigée
Une pupille plus petite
Une cornée plus transparente

Une baisse d’acuité visuelle corrigée

Explication

Une baisse de l’acuité visuelle corrigée traduit une qualité de vision insuffisante malgré la correction. À l’inverse, une stabilité réfractive est plutôt un bon signe.

24. Dans quel cas une retouche réfractive peut-elle être envisagée ?

Quand une ectasie est présente
Quand la cornée est trop amincie pour le permettre
Quand la régression est gênante et que la pachymétrie est suffisante
Dès le premier jour après chirurgie, sans autre vérification

Quand la régression est gênante et que la pachymétrie est suffisante

Explication

Une retouche n’est envisagée que si la régression réfractive reste gênante et si les conditions anatomiques sont favorables, notamment avec une pachymétrie suffisante. Il faut aussi vérifier l’absence de signes d’ectasie.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 24 flashcards sur Introduction à la chirurgie réfractive oculaire.

Œil myope — formation d’image ?

En arrière de la rétine, vision floue de loin.

Œil hypermétrope — formation d’image ?

En avant de la rétine, vision floue de près et/ou loin.

Œil presbyte — cause ?

Perte d’accommodation avec l’âge.

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Approfondir avec la fiche

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