QCM : Introduction à la gestion postopératoire — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle démarche de travail permet de planifier, coordonner, prodiguer et évaluer les soins infirmiers à partir d’un raisonnement clinique ?

La rédaction du dossier opératoire
La démarche de résolution de problèmes
La consultation chirurgicale initiale
La surveillance hémodynamique isolée

La démarche de résolution de problèmes

Explication

La démarche de résolution de problèmes sert précisément à structurer le raisonnement clinique pour organiser les soins. Les autres propositions ne décrivent pas cette méthode de travail infirmière.

2. Dans la formation, que valide le brevet d’infirmier(ère) hospitalier(ère) ?

L’ensemble des compétences professionnelles attendues en fin de cursus
La capacité à prescrire des examens
La connaissance théorique sans mise en pratique
Uniquement la maîtrise des gestes techniques

L’ensemble des compétences professionnelles attendues en fin de cursus

Explication

Le brevet d’infirmier(ère) hospitalier(ère) est le diplôme final qui valide toutes les compétences attendues à la fin de la formation. Il ne se limite ni à la théorie ni à des gestes isolés.

3. Quel élément fait partie de l’anamnèse préopératoire ?

Le score de douleur après l’intervention
Les antécédents, traitements et allergies du patient
La durée d’occupation du lit en postopératoire
Le type de matériel stérile utilisé au bloc

Les antécédents, traitements et allergies du patient

Explication

L’anamnèse préopératoire rassemble les données utiles avant l’intervention, notamment antécédents, traitements, allergies et facteurs de risque. Les autres choix concernent d’autres étapes de la prise en charge.

4. Lors de l’accueil d’un patient opéré après quelques heures, quelle priorité infirmière est la plus adaptée ?

Préparation d’une sortie anticipée
Remplacement immédiat des examens médicaux
Installation, bracelet, paramètres et dossier vérifié
Administration systématique d’antalgiques forts

Installation, bracelet, paramètres et dossier vérifié

Explication

Dans ce contexte, la prise en charge est rapide et centrée sur l’essentiel : installation, identification, paramètres et vérification du dossier. Les autres propositions ne correspondent pas aux priorités décrites.

5. Quels sont les trois examens de base à réaliser avant une anesthésie ?

Échographie abdominale, scanner cérébral et EEG
ECG, radiographie du thorax et prise de sang
Analyse d’urines, spirométrie et fibroscopie
IRM, électromyogramme et test d’effort

ECG, radiographie du thorax et prise de sang

Explication

Le cours retient trois examens de base avant l’anesthésie : ECG, radiographie du thorax et prise de sang. Ils servent à évaluer l’état cardiaque, pulmonaire et biologique.

6. Quel est le rôle principal de la prémédication avant l’anesthésie ?

Remplacer l’évaluation préopératoire complète
Calmer le patient et réduire l’anxiété et les risques liés à l’induction
Supprimer toute douleur postopératoire à elle seule
Accélérer automatiquement la cicatrisation

Calmer le patient et réduire l’anxiété et les risques liés à l’induction

Explication

La prémédication vise à calmer, diminuer l’anxiété et réduire certains risques liés à l’induction et à la chirurgie. Elle ne remplace ni l’évaluation préopératoire ni l’analgésie postopératoire.

7. Pendant les premières heures après l’intervention, quel est l’objectif principal de la surveillance postopératoire stricte ?

Réduire le nombre de contrôles infirmiers
Détecter rapidement une complication
Préparer déjà la rééducation à domicile
Évaluer uniquement la température corporelle

Détecter rapidement une complication

Explication

La surveillance immédiate a pour but de repérer rapidement une complication, surtout dans les premières heures postopératoires. La température seule ne suffit pas à assurer cette surveillance.

8. En cas de cyanose chez un patient en postopératoire immédiat, quelle vérification est prioritaire ?

La couleur du pansement uniquement
Le type d’anesthésie utilisée
La présence d’un jeûne prolongé
La perméabilité des voies respiratoires

La perméabilité des voies respiratoires

Explication

Une cyanose impose de vérifier la perméabilité des voies respiratoires, car un obstacle comme une glossoptose peut être en cause. La surveillance du pansement ou du jeûne ne répond pas à ce problème immédiat.

9. Quel contrôle est indispensable pour un drain de Redon ou un drain multitubulaire ?

Le niveau de douleur à l’effleurement
La température du patient à chaque heure
L’écoulement, l’aspect et la quantité des sécrétions
La prise alimentaire avant la mobilisation

L’écoulement, l’aspect et la quantité des sécrétions

Explication

La surveillance des drains repose sur l’aspect, la quantité et le bon écoulement des sécrétions, ainsi que l’absence de coudure. Ces dispositifs ne se surveillent pas par la prise alimentaire ou la température seule.

10. Que faut-il faire si un pansement postopératoire est souillé par du sang ?

Retirer immédiatement tous les fils de suture
Laisser le pansement sans surveillance
Administrer un antiémétique
Contrôler l’extension de la tâche et entourer la zone

Contrôler l’extension de la tâche et entourer la zone

Explication

Un pansement souillé doit être observé pour vérifier si la tache s’étend, ce qui peut évoquer un saignement. Le retrait des fils ou un antiémétique ne sont pas indiqués dans cette situation.

11. Quel énoncé décrit le mieux la douleur post-opératoire ?

Elle est toujours identique d’un patient à l’autre
Elle ne dépend pas du type d’intervention
Elle disparaît sans évaluation
Elle est prévisible, transitoire et dégressive

Elle est prévisible, transitoire et dégressive

Explication

La douleur post-opératoire est décrite comme prévisible, transitoire et dégressive. En revanche, son ressenti varie selon les patients et nécessite une évaluation.

12. Que signifie l’acronyme TILT dans l’évaluation de la douleur ?

Traitement, Induction, Lésion et Température
Tension, Inflammation, Léthargie et Transpiration
Tonus, Irradiation, Latence et Tremblement
Type, Intensité, Localisation et Temporalité

Type, Intensité, Localisation et Temporalité

Explication

TILT organise la description de la douleur selon le Type, l’Intensité, la Localisation et la Temporalité. Les autres propositions ne correspondent pas à cet outil d’évaluation.

13. À quoi servent les co-analgésiques comme la clonidine ou le magnésium ?

À potentialiser l’analgésie et diminuer les besoins en morphiniques
À augmenter systématiquement la sédation
À provoquer une analgésie uniquement locale
À remplacer tous les antalgiques classiques

À potentialiser l’analgésie et diminuer les besoins en morphiniques

Explication

Les co-analgésiques sont utilisés en complément pour améliorer l’analgésie et réduire la consommation de morphiniques. Ils ne remplacent pas à eux seuls l’ensemble des antalgiques.

14. Quel mode d’administration est mentionné pour la clonidine en analgésie ?

Uniquement en application cutanée
Par inhalation exclusivement
Intraveineux, péridural, intrarachidien ou périnervo-vasculaire
Uniquement par voie orale

Intraveineux, péridural, intrarachidien ou périnervo-vasculaire

Explication

La clonidine peut être administrée par plusieurs voies, dont l’intraveineuse, la péridurale, l’intrarachidienne et la périnervo-vasculaire. Les autres voies ne sont pas celles retenues ici.

15. Quel effet indésirable est un risque majeur des opioïdes ?

La dépression respiratoire
L’hyperthermie systématique
La diarrhée aiguë
L’augmentation constante de la vigilance

La dépression respiratoire

Explication

La dépression respiratoire est un risque majeur des opioïdes, surtout en cas de surdosage. Les autres propositions ne correspondent pas aux effets attendus de cette classe.

16. Quel médicament est l’antidote des opioïdes en cas de surdosage ?

La naloxone
Le droperidol
La clonidine
L’ondansétron

La naloxone

Explication

La naloxone est l’antidote des opioïdes et est utilisée en cas de surdosage ou de risque toxique. Les autres médicaments ont d’autres indications.

17. Quelle règle est correcte pour un cathéter épidural d’analgésie ?

Aucun robinet ne doit être incorporé sur le système
Le pansement doit être refait chaque jour
Le retrait se fait sans précaution de position
Le patient peut modifier librement les réglages

Aucun robinet ne doit être incorporé sur le système

Explication

Le cours précise qu’aucun robinet ne doit être incorporé sur le système de perfusion épidurale. Le pansement ne doit pas être refait et les réglages ne sont pas librement modifiables par le patient.

18. Après une injection d’HBPM, quel délai doit être respecté avant le retrait d’un cathéter épidural ?

Un intervalle de 6 à 12 heures, et au moins 2 heures avant la dose suivante
Seulement quelques minutes
Au plus tard dans la même heure
Après 24 heures sans exception

Un intervalle de 6 à 12 heures, et au moins 2 heures avant la dose suivante

Explication

Le retrait doit respecter un intervalle de 6 à 12 heures après l’HBPM et se faire au moins 2 heures avant l’injection suivante. Cela réduit le risque d’hématome.

19. Quel bloc loco-régional est indiqué pour l’analgésie de la cheville, du pied et des orteils ?

Le bloc axillaire
Le bloc poplité
Le bloc interscalénique
Le bloc fémoral

Le bloc poplité

Explication

Le bloc poplité cible l’analgésie de la cheville, du pied et des orteils. Les autres blocs concernent d’autres territoires anatomiques.

20. Quel effet habituel peut être observé après un bloc interscalénique ?

Une paralysie du membre inférieur
Une voix rauque avec possible dyspnée à l’effort
Une fièvre brutale
Une douleur abdominale diffuse

Une voix rauque avec possible dyspnée à l’effort

Explication

Le bloc interscalénique peut entraîner un bloc du nerf phrénique avec dyspnée à l’effort et un bloc du nerf récurrent avec voix rauque. Les autres effets proposés ne sont pas caractéristiques.

21. Quel antiémétique est un antagoniste des récepteurs 5-HT3 utilisé en postopératoire ?

Le droperidol
La kétamine
La morphine
L’ondansétron

L’ondansétron

Explication

L’ondansétron est un antagoniste 5-HT3 utilisé pour prévenir ou traiter les nausées et vomissements postopératoires. Le droperidol agit autrement, comme neuroleptique antiémétique.

22. Après une rachianesthésie, quelle surveillance est prévue pendant environ 6 heures ?

La tête relevée et le décubitus couché
L’augmentation systématique de l’activité physique
L’arrêt de toute surveillance neurologique
La reprise immédiate d’un repas complet

La tête relevée et le décubitus couché

Explication

Après rachianesthésie, la tête relevée et le décubitus couché sont surveillés pendant environ 6 heures pour limiter céphalées et nausées-vomissements liés à une brèche du LCR. Les autres propositions ne correspondent pas à cette surveillance.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 22 flashcards sur Introduction à la gestion postopératoire.

Brevet d’infirmier(ère) hospitalier(ère) — objectif ?

Valider compétences professionnelles finales.

Démarche de résolution — rôle ?

Planifier, coordonner, évaluer soins.

Diagnostic infirmier — définition ?

Hypothèse pour plan de soins.

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Consultez la fiche de révision complète sur Introduction à la gestion postopératoire.

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