Fiche de révision : Introduction à la gestion postopératoire

📋 Plan du Cours

  1. Intentions pédagogiques et compétences visées
  2. Situation clinique préopératoire et anamnèse
  3. Préparation préopératoire physique et psychologique
  4. Surveillance immédiate du postopératoire
  5. Surveillance des pansements, drains et sondes
  6. Conception de l’analgésie post-opératoire
  7. Antalgiques par paliers et coanalgésiques
  8. Effets secondaires et risques des antalgiques
  9. Analgésie auto-contrôlée par PCA
  10. Antidouleurs et techniques d’analgésie loco-régionale
  11. Cas clinique du 1er jour postopératoire

📖 1. Intentions pédagogiques et compétences visées

🔑 Notions clés & Définitions

  • Brevet d’infirmier(ère) hospitalier(ère) : Diplôme final visé par la formation, qui valide l’ensemble des compétences professionnelles attendues en fin de cursus.
  • Démarche de résolution de problèmes : Méthode de travail utilisée pour planifier, coordonner, prodiguer et évaluer les soins infirmiers à partir d’un raisonnement clinique.
  • Diagnostic infirmier : Hypothèses de diagnostics infirmiers à sélectionner pour construire un plan de soins cohérent avec les besoins du soigné.
  • Classification des interventions et résultats : Référentiel utilisé pour choisir des activités d’intervention et des résultats attendus dans la planification des soins.
  • Situation de soins prévisible : Cadre de soins où l’on prépare, réalise et assure le suivi d’interventions prévues pour un soigné relevant du programme de 2ème année.

📝 Points essentiels

  • Objectif final : obtenir le brevet d’infirmier(ère) hospitalier(ère).
  • Compétences visées : identifier les besoins, promouvoir la santé et prévenir la maladie, puis planifier–coordonner–prodiguer–évaluer via une démarche de résolution de problèmes.
  • Compétence 1 (Concevoir un projet de soins / Poser un jugement clinique) : relier le bilan d’indépendance aux données médicales du soigné.
  • Compétence 1 : sélectionner, parmi les hypothèses de diagnostics infirmiers, celles qui permettent d’établir un plan de soins.
  • Compétence 1 : choisir des activités d’interventions et des résultats attendus à partir de la classification.
  • Compétence 2 (Mettre en œuvre les interventions de soins) : préparer, réaliser et assurer le suivi d’interventions pour une situation de soins prévisible du programme de 2ème année.

💡 Astuce mémo

  1. Jugement clinique = relier → choisir → planifier ; 2) Mise en œuvre = préparer → réaliser → suivre.

📖 2. Situation clinique préopératoire et anamnèse

🔑 Notions clés & Définitions

  • Anamnèse préopératoire : Données recueillies auprès du patient avant l’intervention pour identifier ses antécédents, traitements, allergies et facteurs de risque pertinents.
  • Accueil du futur opéré : Prise en charge infirmière du patient programmé à son arrivée, centrée sur l’installation, la vérification du dossier et la préparation à l’opération.
  • Accueil en urgence : Prise en charge infirmière d’un patient opéré non programmé, où la priorité est la coordination rapide des examens et l’information/rassurance.
  • Coordination des examens : Organisation des examens préopératoires afin qu’ils soient réalisés au bon moment pour permettre le diagnostic et la préparation opératoire.
  • Rassurance et écoute : Accompagnement relationnel visant à réduire l’anxiété du patient et à répondre à ses questions pour favoriser l’adhésion au parcours opératoire.

📝 Points essentiels

  • Le patient programmé a déjà eu le temps de se préparer, a rencontré le chirurgien et connaît partiellement le déroulement, ce qui permet une prise en charge plus structurée et anticipée.
  • À l’accueil, l’infirmier installe le patient dans le service et réalise l’anamnèse, le bracelet d’identification et la vérification des paramètres.
  • Pour un patient en urgence, la douleur et l’enchaînement d’examens imposent une coordination rapide des examens et une information claire pour limiter l’angoisse.
  • Pour un patient opéré après quelques heures, la prise en charge est plus rapide et centrée sur l’essentiel : installation, anamnèse, bracelet, paramètres, puis dossier vérifié et préparé.
  • Dans ce cas, l’anamnèse doit intégrer les antécédents (fibrillation auriculaire, stent carotidien), l’allergie à l’Isobetadine, le tabagisme et la consommation d’alcool, ainsi que les traitements à domicile et leurs arrê
  • Le patient exprime une anxiété liée au risque d’iléostomie de protection et aux conséquences post-opératoires, ce qui justifie une démarche de rassurance et d’écoute pendant l’accueil et la discussion.

💡 Astuce mémo

Programmé = déjà prêt ; Urgence = douleur + examens vite ; Quelques heures = essentiel immédiat (bracelet/paramètres/dossier).

📖 3. Préparation préopératoire physique et psychologique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Patient programmé : Patient qui entre pour une opération planifiée, avec un temps de préparation et des informations déjà partiellement connues.
  • Patient en urgence : Patient qui entre avec des douleurs et doit enchaîner des examens pour établir rapidement le diagnostic.
  • Examens préopératoires : Ensemble d’examens réalisés avant une anesthésie pour évaluer le cœur, les poumons et l’état biologique du patient.
  • Prémédication : Administration de médicaments avant l’anesthésie visant à calmer, diminuer l’anxiété et réduire les risques liés à l’induction et à la chirurgie.
  • Prénarcose : Administration de la prémédication juste avant l’intervention, généralement 30 à 60 minutes avant, selon la prescription.

📝 Points essentiels

  • Le patient programmé a déjà rencontré le chirurgien, réalisé des démarches et souvent subi des examens, ce qui permet une préparation plus progressive.
  • Le patient en urgence nécessite une coordination rapide des examens et une information/rassurance adaptées à la douleur et à l’incertitude diagnostique.
  • Pour une admission après quelques heures, la prise en charge est accélérée : installation dans le service (anamnèse, bracelet, paramètres) et dossier vérifié avec les médicaments de la prénarcose.
  • Avant toute opération sous anesthésie, les 3 examens de base sont l’ECG, la radiographie du thorax et une prise de sang.
  • L’ECG renseigne sur l’état cardiaque et aide l’anesthésiste à décider de l’opérabilité, du niveau de surveillance, d’un traitement préalable et du type d’anesthésie.
  • La radiographie du thorax évalue l’état des poumons et la silhouette cardiaque, et oriente aussi le choix de l’anesthésie et la nécessité d’une surveillance spécifique ou d’un traitement avant/après opératoire.

💡 Astuce mémo

Urgence = douleur + examens en chaîne ; Programmé = temps + infos déjà là ; Prémédication = calmer + réduire risques.

📖 4. Surveillance immédiate du postopératoire

🔑 Notions clés & Définitions

  • Surveillance stricte postopératoire : La surveillance stricte correspond au contrôle rapproché des signes cliniques pendant les premières heures après l’opération pour repérer rapidement une complication.
  • État d’éveil : L’état d’éveil décrit le niveau de conscience et le comportement du patient (calme, agité, douloureux, transpirant) après l’intervention.
  • Coloration et voies respiratoires : La coloration regroupe pâleur et cyanose, et impose de vérifier la perméabilité des voies respiratoires en cas de cyanose.
  • Paramètres hémodynamiques : Les paramètres hémodynamiques sont les mesures répétées du pouls et de la tension artérielle pour dépister une hémorragie.
  • Surveillance des dispositifs : La surveillance des dispositifs concerne pansements, drains et sondes, en vérifiant l’aspect, la quantité et le bon fonctionnement.

📝 Points essentiels

  • L’objectif de la surveillance immédiate est de détecter une complication et d’agir rapidement, surtout dans les 4 heures suivant l’opération.
  • L’état d’éveil et l’aspect général doivent être évalués (calme, agité, transpirant, douloureux) et une sensation de froid impose une couverture supplémentaire.
  • La pâleur est normale au début, mais si elle s’accentue il faut penser à une hémorragie.
  • En cas de cyanose, il faut vérifier la perméabilité des voies respiratoires car il existe un risque de glossoptose.
  • La saturation doit être mesurée et la qualité de la respiration observée, avec vérification de la coloration des extrémités.
  • Le pouls est normalement régulier et bien frappé, avec un rythme pouvant être légèrement ralenti, alors qu’un pouls accéléré et « filant » peut évoquer une hémorragie.

💡 Astuce mémo

4H = 4 réflexes : Éveil, Respiration, Pouls/TA, Pansement-Drains-Sondes.

📖 5. Surveillance des pansements, drains et sondes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Pansement souillé : Un pansement souillé est un pansement dont le contenu est taché par du sang ou un liquide, nécessitant une vérification de l’extension du saignement.
  • Drain de Redon : Un drain de Redon est un dispositif de drainage qui collecte des sécrétions ou du sang, dont l’aspect et la quantité doivent être surveillés.
  • Drain multitubulaire : Un drain multitubulaire est un système de drainage à plusieurs orifices, dont il faut contrôler l’écoulement, l’aspect et l’absence de coudure.
  • Sonde vésicale : Une sonde vésicale est une sonde urinaire dont il faut surveiller l’écoulement, l’aspect et la quantité des urines.
  • Sonde naso-gastrique de décharge : Une sonde naso-gastrique de décharge est une sonde digestive dont il faut vérifier qu’elle n’est pas bouchée et qu’elle n’est pas désamorcée.

📝 Points essentiels

  • Pouls : il doit rester régulier et bien perçu, avec un rythme pouvant être légèrement ralenti ; une accélération « filante » peut évoquer une hémorragie.
  • T.A. : mesure toutes les 30 minutes au début, puis toutes les 2 à 3 heures ; une diminution de la T.A. peut évoquer une hémorragie.
  • Température : elle n’est pas toujours immédiatement contributive, donc elle ne remplace pas la surveillance hémodynamique et locale.
  • Pansement : si souillé, entourer la zone et contrôler que la tâche ne s’agrandit pas ; si le saignement est superficiel, une compression par sac de sable peut être utilisée.
  • Drains : vérifier l’écoulement, l’aspect et la quantité, et contrôler qu’ils ne sont pas coudés (ex. Redon, multitubulaire).
  • Sondes : vérifier l’écoulement, l’aspect et la quantité, et s’assurer qu’elles ne sont pas bouchées ou désamorcées (sonde gastrique de décharge).

💡 Astuce mémo

Hémorragie = « Pouls filant + T.A. qui baisse » ; Local = « Pansement qui s’étend / Drain ou Sonde qui s’écoule mal ».

📖 6. Conception de l’analgésie post-opératoire

🔑 Notions clés & Définitions

  • Inflammation post-opératoire : Processus inflammatoire qui peut augmenter le tonus musculaire et provoquer des spasmes, ce qui aggrave la douleur.
  • Évaluation de la douleur : Démarche indispensable qui mesure l’intensité et l’efficacité du traitement, car la perception varie selon le patient et la prise en charge.
  • TILT : Outil d’évaluation de la douleur qui organise la description selon Type, Intensité, Localisation et Temporalité.
  • Actes autonomes infirmiers B1 : Actions infirmières réalisées sans prescription médicale pour adapter la position, surveiller les dispositifs et soutenir le patient afin de diminuer la douleur.
  • Actes sous PM B2 : Prise en charge médicamenteuse réalisée selon prescription médicale, avec paliers d’antalgiques ajustés au fil du temps post-opératoire.

📝 Points essentiels

  • La douleur post-opératoire est prévisible, transitoire, dégressive et relativement facile à évaluer, mais sa perception varie d’un patient à l’autre.
  • Les manifestations à surveiller incluent visage crispé, pâleur, traits tirés, sueurs, pleurs, agitation, anxiété, agressivité, attitude tendue et signes orthosympathiques (sudation, tachycardie, HTA).
  • L’entretien doit permettre de préciser localisation, intensité et type de douleur (ex. colique, brûlure, coup de poignard) et d’évaluer si le patient souffre réellement.
  • Le TILT décrit la douleur par Type, Intensité (échelle numérique), Localisation et Temporalité (depuis combien de temps).
  • L’ENS va de 0 à 10, l’EVS code 0 douleur absente puis 1 faible, 2 modérée, 3 intense, et l’EVA est jugée plus sensible et reproductible.
  • La prise en charge infirmière se fait sous PM (actes B2) et par actes autonomes (B1).

💡 Astuce mémo

TILT = Type-Intensité-Localisation-Temporalité (comme une fiche de tri de la douleur).

📖 7. Antalgiques par paliers et coanalgésiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Paliers OMS : Les paliers OMS classent les antalgiques selon l’intensité de la douleur, du palier I aux opioïdes plus forts des paliers supérieurs.
  • Clonidine : La clonidine est un agoniste alpha-2-adrénergique utilisé comme co-analgésique pour potentialiser les autres antalgiques et réduire la consommation de morphiniques.
  • Sulfate de magnésium : Le sulfate de magnésium (MgSO4) est un co-analgésique antagoniste NMDA qui diminue les besoins en antalgiques traditionnels, surtout s’il est administré avant le réveil.
  • Kétamine : La kétamine fait partie des anti-hyperalgiques, utilisée pour limiter l’hyperalgésie et améliorer l’analgésie post-opératoire en association.
  • Zaldiar : Zaldiar est une association paracétamol-tramadol, utilisée pour traiter des douleurs modérées à sévères en combinant un palier I et un opioïde de palier II.

📝 Points essentiels

  • Les co-analgésiques (anti-hyperalgiques) sont utilisés en complément pour obtenir un meilleur niveau antalgique et réduire les besoins en morphiniques.
  • Clonidine : effets indésirables fréquents = hypotension orthostatique, sédation, céphalée, dépression, sécheresse buccale, nausée, constipation.
  • Clonidine : modes d’administration possibles = intraveineux, péridurale, intrarachidien, périnervo-vasculaire.
  • MgSO4 : efficacité si administration avant la reprise de conscience en salle d’opération, et effet faible si administré seul.
  • MgSO4 : doit être associé à d’autres analgésiques et diminue les besoins en analgésiques traditionnels dont les morphiniques.
  • Anti-hyperalgiques cités : kétamine, magnésium, AINS COX-2, lidocaïne, clonidine, avec une logique d’association aux antalgiques classiques.

💡 Astuce mémo

Co-analgésiques = « avant le réveil + en duo » : MgSO4 avant conscience, clonidine pour baisser les morphiniques.

📖 8. Effets secondaires et risques des antalgiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Opioïde palier II : Antalgique de palier II utilisé pour traiter des douleurs modérées à sévères, avec une diminution ou une absence de douleur attendue.
  • Opioïde palier III : Antalgique de palier III prescrit pour des douleurs sévères liées à l’intervention, visant une absence ou une diminution de la douleur.
  • Constipation : Effet indésirable fréquent des opioïdes, se traduisant par une diminution du transit et une difficulté à évacuer les selles.
  • Dépression respiratoire : Risque majeur lié aux opioïdes, surtout en cas de surdosage, pouvant entraîner une baisse de la ventilation.
  • NALOXONE : Antidote des opioïdes utilisé en cas de surdosage ou de risque toxique lié aux morphiniques.

📝 Points essentiels

  • Les opioïdes de palier III exposent à des effets comme nausées et vomissements, sédation et euphorie, et aussi une hyperalgésie.
  • Les opioïdes peuvent provoquer une hypotension orthostatique et une sudation.
  • Les opioïdes peuvent entraîner un spasme du pylore ainsi que des contractions des voies biliaires et du sphincter d’ODDI.
  • Les opioïdes peuvent causer une dépendance psychique et une dépendance physique, avec des symptômes de sevrage lors d’un traitement prolongé.
  • Le risque de dépression respiratoire apparaît surtout en cas de surdosage.
  • En cas de risque lié aux opioïdes, il existe un antidote : la naloxone.

💡 Astuce mémo

Opioïdes palier III = « N-V + Somnolence + Respiration » (et constipation + dépendance).

📖 9. Analgésie auto-contrôlée par PCA

🔑 Notions clés & Définitions

  • PCEA : La PCEA est une analgésie auto-contrôlée par le patient via une voie épidurale, avec des doses administrées selon un protocole prescrit.
  • P.C.P.N.A. : La P.C.P.N.A. est une analgésie péri-nerveuse contrôlée par le patient, obtenue par injection d’anesthésique autour d’une structure nerveuse.
  • Cathéter épidural : Le cathéter épidural est un dispositif placé dans l’espace épidural pour délivrer une analgésie, dont la position et l’intégrité doivent être vérifiées.
  • Pousse-seringue ou pompe programmée : La pousse-seringue ou la pompe programmée délivre un débit continu d’anesthésique local, avec possibilité d’auto-injection par le patient.

📝 Points essentiels

  • Aucun robinet ne doit être incorporé sur les systèmes de perfusion des épidurales d’analgésie.
  • Ne jamais refaire le pansement du cathéter épidural afin d’éviter son déplacement.
  • Le retrait du cathéter épidural se fait sous PM et le matin pour surveiller la récupération neurosensorielle.
  • Après une injection d’HBPM, le retrait doit respecter un intervalle de 6 à 12 h, et au moins 2 h avant l’injection suivante pour limiter le risque d’hématome.
  • Le retrait du cathéter épidural se réalise au lit en décubitus latéral, dos arrondi au maximum, après vérification de l’intégrité du cathéter.
  • Indications de P.C.E.A. : chirurgie thoracique (lobectomie), chirurgie vasculaire lourde (pontage fémoro-poplité) et chirurgie abdominale (hépatectomie, colectomie).

💡 Astuce mémo

Épidurale = pas de robinet + pas de pansement refait ; retrait le matin pour voir la récupération.

📖 10. Antidouleurs et techniques d’analgésie loco-régionale

🔑 Notions clés & Définitions

  • Bloc interscalénique : Bloc loco-régional du plexus brachial au niveau interscalénique, utilisé pour l’analgésie de l’épaule et du membre supérieur proximal.
  • Bloc plexus brachial axillaire : Bloc loco-régional du plexus brachial en région axillaire, ciblant l’analgésie du coude, de l’avant-bras, du poignet et de la main.
  • Bloc fémoral : Bloc loco-régional du nerf fémoral, surtout utilisé pour anesthésier la cuisse et le genou.
  • Bloc poplité : Bloc loco-régional réalisé au niveau poplité, indiqué pour l’analgésie de la cheville, du pied et des orteils.
  • PCA PCEA PCPNA PCIA : Dispositifs d’analgésie contrôlée par le patient, avec administration IV ou péridurale selon la technique et le type de bolus/entretien.

📝 Points essentiels

  • Surveillance du bloc interscalénique : contrôler la motricité des doigts et rechercher les effets respiratoires, vocaux et oculaires.
  • Effets habituels interscaléniques (jusqu’à 40%) : bloc du nerf phrénique (dyspnée à l’effort), bloc du nerf récurrent (voix rauque/troubles de déglutition), syndrome unilatéral (ptosis, myosis, enophtalmie).
  • Effets anormaux interscaléniques : paralysie du membre opposé, gêne respiratoire au repos (cas particulier BPCO), douleurs du membre.
  • Indications interscaléniques : chirurgie de l’épaule (ex. prothèse d’épaule, réduction luxation d’épaule, fracture tête humérale, arthroscopie).
  • Bloc plexus brachial axillaire : bras en écharpe pendant toute la durée du bloc et surveillance de la motricité des doigts.
  • Durée d’analgésie au Naropin après arrêt (axillaire) : de 12 à plus de 24 h selon le contexte du bloc décrit dans le cours.

💡 Astuce mémo

Inter-sca-lène = Respiration + Voix + Œil (dyspnée, voix rauque, ptosis/myosis/enophtalmie).

📖 11. Cas clinique du 1er jour postopératoire

🔑 Notions clés & Définitions

  • Ondansétron : Antagoniste des récepteurs 5-HT3 utilisé comme antiémétique pour prévenir ou traiter les nausées et vomissements postopératoires.
  • D.H.B.P. (droperidol) : Neuroleptique typique utilisé comme antiémétique et sédatif puissant, notamment pour la prévention des nausées et vomissements postopératoires induits par les morphiniques.
  • Dipidolor (morphiniques en PCI A) : Morphinique administré en analgésie auto-contrôlée (P.C.I.A) pour soulager la douleur postopératoire.
  • Rachianesthésie : Anesthésie locorégionale par injection dans le LCR, le plus souvent au niveau L3-L4, avec surveillance spécifique du patient en postopératoire immédiat.
  • Rachimorphine : Analgesie postopératoire par injection unique de morphinique à faible dose dans le LCR, réservée à certains types de chirurgie et à certains patients.

📝 Points essentiels

  • Ondansétron est un antagoniste 5-HT3 indiqué pour prévenir ou traiter les nausées et vomissements liés au postopératoire et à la chimiothérapie.
  • Les effets indésirables rapportés avec ondansétron incluent céphalée et bouffées de chaleur, ainsi que constipation et hoquet.
  • Le droperidol (D.H.B.P.) est un neuroleptique typique à effet sédatif et antiémétique puissant, utilisé pour prévenir les nausées et vomissements postopératoires liés aux morphiniques.
  • Les effets indésirables à surveiller avec droperidol incluent hypotension orthostatique, sédation/somnolence, troubles du rythme (dont torsade de pointe en IV) et effets neuropsychiques.
  • La P.C.I.A contenant Dipidolor et D.H.B.P. impose une surveillance de la douleur, de l’état de sédation et des signes de complications liées aux morphiniques.
  • En postopératoire de rachianesthésie, la tête relevée et le décubitus couché sont surveillés pendant environ 6 heures pour limiter les céphalées et les N/V liés à une brèche du LCR.

💡 Astuce mémo

5-HT3 = ONDANSETRON contre les NAUSÉES ; D.H.B.P. = DORMIR + vomir moins ; LCR = L3-L4 + tête relevée ~6h.

📊 Tableaux de synthèse

Accueil et prise en charge préopératoire selon le contexte

ContextePriorités infirmièresCe qui change
Patient programméCoordination et vérifications à l’arrivéeTemps de préparation déjà fait, infos déjà connues partiellement
Patient après quelques heuresPrise en charge plus rapide et à l’essentielInstallation (anamnèse/bracelet/paramètres), dossier vérifié et préparé, vérification des préparations (rasage/douche/jeûne)

Évaluation de la douleur : échelles citées

OutilCe que décrit l’outilRepères chiffrés
TILTType, Intensité, Localisation, TemporalitéIntensité via échelle numérique (selon cours)
ENSÉchelle numérique simple0 à 10
EVSÉchelle verbale simple0 douleur absente ; 1 faible ; 2 modérée ; 3 intense
EVAÉchelle visuelle analogiqueJugée plus sensible et reproductible (pas de valeurs chiffrées dans le cours)

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre l’accueil d’un patient programmé (temps de préparation déjà fait) avec l’urgence (douleur + examens à coordonner rapidement).
  2. Oublier que la surveillance immédiate vise surtout les 4 premières heures postopératoires et ne se limite pas à la douleur.
  3. Croire que la température suffit à dépister une complication : le cours insiste qu’elle n’est pas toujours immédiatement contributive.
  4. Mélanger les échelles de douleur : TILT décrit Type-Intensité-Localisation-Temporalité, tandis que ENS/EVS/EVA sont des échelles d’intensité.
  5. Penser que la PCEA/PCPNA/PCEA autorisent des modifications par le patient : le programme et les paramètres sont fixés par l’anesthésiste.
  6. Retirer un cathéter épidural sans respecter les conditions (PM, matin, intervalle 6 à 12 h après HBPM, et vérification de l’intégrité).
  7. Confondre les effets indésirables attendus des opioïdes : dépression respiratoire surtout en cas de surdosage, constipation fréquente, et risque d’hyperalgésie cité pour les opioïdes palier III.

✅ Checklist Examen

  1. Décrire les compétences visées du cours et la logique de la démarche de résolution de problèmes (concevoir/poser jugement puis mettre en œuvre et assurer le suivi).
  2. Expliquer comment relier le bilan d’indépendance aux données médicales pour établir un plan de soins et sélectionner diagnostics, activités et résultats attendus.
  3. Pour l’accueil du futur opéré, lister les actes (installation, anamnèse, bracelet, paramètres, vérifications) et justifier le lien avec la préparation déjà réalisée.
  4. Pour l’accueil en urgence, préciser les priorités (coordination rapide des examens, information/rassurance) et expliquer pourquoi la douleur et l’incertitude changent la prise en charge.
  5. Pour un patient admis après quelques heures, citer les étapes à l’essentiel (anamnèse/bracelet/paramètres, dossier vérifié et préparé, vérification rasage/douche/jeûne).
  6. Avant anesthésie, énumérer les 3 examens de base (ECG, radiographie thorax, prise de sang) et donner au moins 2 objectifs pour chacun (opérabilité/surveillance/traitements).
  7. Définir la prémédication et décrire le rôle infirmier (vérifier prescription, jeûne, TA/pulsations, bracelets, prothèses/bijoux, bas antithrombotique, rasage, surveillance après administration).
  8. En postopératoire immédiat, donner les points clés de surveillance stricte (éveil/aspect, coloration/voies respiratoires si cyanose, saturation/respiration, pouls/TA, pansement/drains/sondes).
  9. Pour la douleur post-opératoire, expliquer l’évaluation (observations + écoute + échelles) et utiliser TILT (Type-Intensité-Localisation-Temporalité) avec les repères ENS/EVS/EVA cités.
  10. Présenter la prise en charge antalgique : distinguer actes autonomes B1 et actes sous PM B2, et rappeler la logique des paliers OMS et des co-analgésiques (clonidine, MgSO4, kétamine).
  11. Citer les risques/effets indésirables à surveiller selon les opioïdes (constipation, dépression respiratoire surtout surdosage, hyperalgésie, dépendance) et l’antidote naloxone.
  12. Pour les analgésies auto-contrôlées et loco-régionales, rappeler les règles de sécurité et surveillances : PCIA (éducation, paramètres, pas d’ajout de morphiniques), PCEA (pas de robinet, ne pas refaire pansement, retrai
  13. Pour les blocs interscalénique/axillaire/fémoral/poplité, donner au moins une surveillance et une précaution par bloc, et rappeler les effets habituels interscaléniques (jusqu’à 40%).

Testez vos connaissances

Testez vos connaissances sur Introduction à la gestion postopératoire avec 22 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Quelle démarche de travail permet de planifier, coordonner, prodiguer et évaluer les soins infirmiers à partir d’un raisonnement clinique ?

2. Dans la formation, que valide le brevet d’infirmier(ère) hospitalier(ère) ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Introduction à la gestion postopératoire avec 22 flashcards interactives.

Brevet d’infirmier(ère) hospitalier(ère) — objectif ?

Valider compétences professionnelles finales.

Démarche de résolution — rôle ?

Planifier, coordonner, évaluer soins.

Diagnostic infirmier — définition ?

Hypothèse pour plan de soins.

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