QCM : Introduction à la Psychose et Schizophrénie — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel ensemble de manifestations permet de définir un trouble psychotique selon le DSM-5 ?

Une humeur triste associée à des ruminations
Une altération exclusive de la mémoire récente
Une anomalie dans au moins un des cinq domaines sémiologiques
Une anxiété persistante avec évitement social

Une anomalie dans au moins un des cinq domaines sémiologiques

Explication

Le DSM-5 retient des anomalies dans au moins un des cinq domaines suivants : délire, hallucinations, désorganisation du discours ou de la pensée, comportement moteur anormal/désorganisé, et symptômes négatifs. Les autres propositions décrivent d’autres tableaux cliniques.

2. Quelle affirmation décrit le mieux un délire ?

Une diminution globale de la vigilance
Un appauvrissement isolé de la motricité
Un contenu de pensée erroné maintenu malgré les éléments de réalité
Une perception sensorielle sans stimulus externe

Un contenu de pensée erroné maintenu malgré les éléments de réalité

Explication

Le délire correspond à une conviction erronée, persistance malgré les arguments de réalité, et non partagée par le contexte socio-culturel. L’hallucination est au contraire une perception sans stimulus externe.

3. À quoi renvoie l’étymologie du terme « schizophrénie » dans l’histoire de ce trouble ?

À l’idée de fragmentation de l’esprit
À une exaltation thymique durable
À une perte de mémoire progressive
À une atteinte motrice primitive

À l’idée de fragmentation de l’esprit

Explication

Le terme associe « schizein », qui renvoie à la fragmentation, et « phrenia », qui signifie esprit. Cette étymologie traduit l’idée de dissociation psychique.

4. Quelle estimation correspond à la fréquence de la schizophrénie dans la population ?

Moins de 0,01 % de la population
Environ 0,6 à 1 % de la population
Environ 20 % de la population
Environ 5 à 10 % de la population

Environ 0,6 à 1 % de la population

Explication

La prévalence indiquée est de 0,6 à 1 % de la population. Les autres valeurs sont trop faibles ou beaucoup trop élevées par rapport aux données données.

5. Quelle voie dopaminergique est surtout associée aux symptômes positifs de la schizophrénie ?

La voie réticulo-spinale dopaminergique
La voie tubéro-infundibulaire dopaminergique
La voie mésolimbique dopaminergique
La voie nigrostriatale dopaminergique

La voie mésolimbique dopaminergique

Explication

Le cours associe l’hyperactivité de la voie mésolimbique aux symptômes positifs. La voie nigrostriatale est plutôt impliquée dans les effets moteurs des antipsychotiques.

6. À quelle conséquence clinique l’hypoactivité mésocorticale est-elle associée ?

Aux seuls symptômes moteurs
Aux symptômes négatifs et cognitifs
Aux hallucinations visuelles isolées
Aux troubles thymiques bipolaires

Aux symptômes négatifs et cognitifs

Explication

L’hypoactivité de la voie mésocorticale est présentée comme liée aux symptômes négatifs et cognitifs. Elle ne caractérise pas les seuls symptômes moteurs ni les troubles thymiques.

7. Quel est le meilleur exemple de thème délirant ?

L’aphasie
L’akinésie
La distractibilité
La persécution

La persécution

Explication

Le thème délirant correspond au sujet principal du délire, par exemple la persécution, la mégalomanie ou le mysticisme. Les autres propositions relèvent d’autres domaines sémiologiques.

8. Comment caractérise-t-on un délire peu systématisé ?

Comme limité aux seuls rêves
Comme flou, vague et peu cohérent
Comme parfaitement logique et ordonné
Comme exclusivement partagé par l’entourage

Comme flou, vague et peu cohérent

Explication

Une faible systématisation signifie que l’organisation du délire est floue, vague et peu cohérente. À l’inverse, un délire systématisé est présenté comme plus plausible et structuré.

9. Quelle modalité hallucinationnelle est la plus fréquente dans la schizophrénie parmi celles citées ?

Les hallucinations gustatives
Les hallucinations auditives
Les hallucinations olfactives
Les hallucinations tactiles

Les hallucinations auditives

Explication

Les hallucinations auditives sont les plus fréquentes parmi les modalités mentionnées, autour de 50 %. Les hallucinations tactiles sont beaucoup moins fréquentes.

10. Que décrit le syndrome d’influence intrapsychique ?

Une incapacité à reconnaître les visages
L’impression que les pensées sont dirigées ou dominées
Un ralentissement du langage par pauvreté lexicale
Une perte de mémoire autobiographique

L’impression que les pensées sont dirigées ou dominées

Explication

Le syndrome d’influence correspond à une impression d’être dirigé dans ses pensées, avec domination de la volonté et perte de l’intimité psychique. Il ne s’agit pas d’un trouble mnésique ou linguistique.

11. Quel signe appartient au syndrome négatif ?

La schizophasie
Le rires immotivés
L’aboulie
Le barrage idéique

L’aboulie

Explication

Le syndrome négatif comprend l’appauvrissement de la vie psychique, avec diminution de la motivation, alogie, apragmatisme et retrait social. L’abréaction émotionnelle ou la schizophasie relèvent plutôt de la désorganisation.

12. Quel élément est typique du syndrome de désorganisation ?

Une perte de cohérence de la pensée, des émotions et des comportements
Une hypervigilance nocturne isolée
Un isolement social sans autre symptôme
Une simple tristesse réactionnelle

Une perte de cohérence de la pensée, des émotions et des comportements

Explication

Le syndrome de désorganisation se définit par une incohérence touchant la pensée, les affects et les comportements. Il ne se limite pas à un isolement social ou à un trouble thymique simple.

13. Quelle proportion approximative de patients schizophrènes présente un trouble cognitif selon le cours ?

Environ 5 %
Environ 20 %
Presque 100 %
Environ 80 %

Environ 80 %

Explication

Le cours indique qu’environ 80 % des patients présentent un trouble cognitif. Ces troubles sont aussi décrits comme des prédicteurs importants de l’évolution.

14. Quel énoncé décrit correctement la mémoire à court terme dans ce contexte ?

Elle ne permet plus aucune récupération d’information
Elle est peu altérée pour le stockage et la récupération sur un court laps de temps
Elle est toujours profondément détruite
Elle est remplacée par une mémoire émotionnelle

Elle est peu altérée pour le stockage et la récupération sur un court laps de temps

Explication

La mémoire à court terme est décrite comme relativement préservée pour le stockage et la récupération à court terme. Les difficultés concernent davantage la mémoire épisodique et sémantique.

15. Quelle mesure fait partie de la prise en charge aiguë non médicamenteuse d’une crise psychotique ?

Une stimulation sensorielle intense
Une restriction hydrique systématique
Une mise à l’épreuve cognitive prolongée
Un lieu calme avec environnement tamisé

Un lieu calme avec environnement tamisé

Explication

La prise en charge aiguë inclut des mesures de calme, de discussion et d’environnement tamisé pour diminuer l’agitation. Les options opposées risquent au contraire d’augmenter la désorganisation.

16. Quel médicament est cité comme antipsychotique sédatif utilisable en aigu ?

La loxapine
La chlorpromazine uniquement par voie topique
La lévodopa
La fluoxétine

La loxapine

Explication

La loxapine est citée parmi les antipsychotiques sédatifs utilisables en aigu, avec des voies IM ou per os. Les autres propositions ne correspondent pas à cette indication.

17. Quel tableau évoque le mieux un syndrome parkinsonien iatrogène sous neuroleptique ?

Élation thymique et logorrhée
Myosis et bradycardie
Fièvre isolée avec toux sèche
Tremblement de repos, akinésie et rigidité plastique

Tremblement de repos, akinésie et rigidité plastique

Explication

Le syndrome parkinsonien iatrogène associe classiquement tremblement de repos, akinésie et rigidité plastique. Il s’agit d’un effet indésirable moteur lié au traitement antipsychotique.

18. Quel ensemble de signes est le plus évocateur d’un syndrome malin des neuroleptiques ?

Somnolence sans fièvre ni rigidité
Hypotension isolée et prurit
Tremblement intentionnel et euphorie
Hyperthermie, rigidité et troubles de la conscience

Hyperthermie, rigidité et troubles de la conscience

Explication

Le syndrome malin des neuroleptiques est une urgence grave associant notamment hyperthermie, rigidité et troubles de la conscience. Il nécessite une prise en charge immédiate.

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Mémorisez les réponses avec 18 flashcards sur Introduction à la Psychose et Schizophrénie.

Trouble psychotique — définition ?

Altération de la réalité avec symptômes variés.

DSM-5 — rôle ?

Classification diagnostique des troubles psychotiques.

Délire — définition ?

Pensée erronée, non partagée, persistante.

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