Fiche de révision : Introduction à l'ORL et ses Pathologies

Plan du Cours

  1. Surdité et examens diagnostiques
  2. Signes de l’otite externe
  3. Otite moyenne aiguë
  4. Complications de l’otite moyenne aiguë
  5. Otite moyenne chronique
  6. Définition des vertiges

1. Surdité et examens diagnostiques

Notions clés & Définitions

  • Hypoacousie : L’hypoacousie est une atteinte de l’audition, quelle que soit son importance.
  • Acoumétrie au diapason : L’acoumétrie au diapason regroupe les épreuves de Weber et de Rinne pour orienter une surdité de transmission ou de perception.
  • Audiométrie tonale : L’audiométrie tonale mesure les seuils de perception pour des sons purs en conduction aérienne et osseuse.
  • Tympanométrie : La tympanométrie analyse la mobilité du système tympano-ossiculaire et de la trompe d’Eustache, avec recherche du réflexe stapédien.

Points essentiels

  • La surdité/hypoacousie se classe en 4 niveaux selon la perte en dB : 20–40 légère, 40–60 moyenne, 60–80 sévère, dès 80 profonde.
  • L’examen otologique est indiqué devant toute impression de mauvaise audition car elle peut traduire une pathologie grave.
  • Les explorations cliniques incluent interrogatoire, examen du pavillon et du conduit, otoscopie du tympan, et acoumétrie vocale (chuchotée, montre).
  • L’audiométrie explore la compréhension avec la partie vocale et les seuils de sons purs avec la partie tonale en conduction aérienne et osseuse.
  • La tympanométrie étudie la trompe d’Eustache et la mobilité tympano-ossiculaire et cherche le réflexe stapédien.

Astuce mémo

dB = 20–40 légère, 40–60 moyenne, 60–80 sévère, ≥80 profonde.

2. Signes de l’otite externe

Notions clés & Définitions

  • Otite externe : L’otite externe est une inflammation ou infection du conduit auditif externe.

Points essentiels

  • La douleur de l’otite externe est souvent très intense et paroxystique, majorée par la pression du tragus et la traction du pavillon.
  • Le conduit auditif apparaît rétréci et encombré de débris en cas d’otite externe.
  • Une hypoacousie de transmission discrète peut être présente dans l’otite externe.

3. Otite moyenne aiguë

Notions clés & Définitions

  • Otite moyenne aiguë : L’otite moyenne aiguë est une infection-inflammation aiguë de l’oreille moyenne donnant douleur et fièvre.

Points essentiels

  • Les signes principaux d’otite moyenne aiguë sont l’otalgie et la fièvre.
  • Chez le jeune enfant, l’otalgie et la fièvre peuvent s’accompagner de troubles digestifs et de troubles du sommeil.
  • À l’otoscopie, le stade catarrhal montre une inflammation sans perte des reliefs du tympan.
  • À l’otoscopie, le stade congestif associe inflammation et perte progressive des reliefs du tympan.
  • L’otoscopie suit des stades et le stade suppuratif correspond à l’évolution ultérieure de l’affection.

4. Complications de l’otite moyenne aiguë

Notions clés & Définitions

  • Mastoïdite : La mastoïdite est une infection de la mastoïde pouvant compliquer une otite moyenne aiguë.
  • Labyrinthite : La labyrinthite est la propagation de l’infection à l’oreille interne entraînant des symptômes vestibulo-auditifs.
  • Extensions endocrâniennes : Les extensions endocrâniennes sont des atteintes liées à la diffusion intracrânienne de l’infection au cours de l’otite moyenne aiguë.

Points essentiels

  • L’otite moyenne aiguë peut compliquer par une paralysie faciale.
  • La mastoïdite se manifeste par une douleur intense, une forte fièvre et un décollement du pavillon de l’oreille.
  • La labyrinthite entraîne des vertiges, des acouphènes et une surdité de perception.
  • Les extensions endocrâniennes peuvent inclure méningite, thrombophlébite du sinus latéral, encéphalite ou abcès du cerveau.

Astuce mémo

Facial + Mastoid + Labyrinthe + Endocrânien = F-M-L-E.

5. Otite moyenne chronique

Notions clés & Définitions

  • Otite séro-muqueuse : L’otite séro-muqueuse correspond à un tympan fermé et évolue avec une hypoacousie souvent associée à des troubles du comportement chez l’enfant.
  • Otite chronique muqueuse : L’otite chronique muqueuse correspond à un tympan ouvert avec hypoacousie et otorrhée.
  • Otite cholestéatomateuse : L’otite cholestéatomateuse est une forme dangereuse avec hypoacousie et otorrhée fétide.

Points essentiels

  • Otite séro-muqueuse : otoscopie avec tympan rétracté, infiltré ou hypervascularisé et surdité de transmission confirmée par audiométrie.
  • Otite séro-muqueuse : hypoacousie pouvant entraîner des troubles du comportement chez l’enfant et douleur rarement présente.
  • Otite chronique muqueuse (tympan ouvert) : hypoacousie et otorrhée plus ou moins abondante, souvent saisonnière.
  • Otite cholestéatomateuse : otorrhée fétide, présence de débris blanchâtres et poche de rétraction incontrôlable.
  • L’évolution de l’otite moyenne chronique dure plusieurs semaines avant sa mise en évidence.

6. Définition des vertiges

Notions clés & Définitions

  • Vertige : Le vertige est une sensation erronée de déplacement ressentie par le patient et associée à un nystagmus.

Points essentiels

  • Le vertige est décrit comme un symptôme subjectif correspondant à une sensation erronée de déplacement.
  • Le vertige se traduit aussi comme un signe objectif par la présence d’un nystagmus.
  • Le diagnostic nécessite un interrogatoire approfondi et peut impliquer plusieurs spécialités (ORL, neurologie, cardiologie).

Tableaux de synthèse

Niveaux de surdité par pertes en dB

NiveauPerte en dBAudition décrite
Légère20 à 40Parole normale comprise, voix faible non comprise
Moyenne40 à 60Seule la parole forte comprise
Sévère60 à 80Perception voix très forte seulement
ProfondeDès 80Perte à partir de 80 dB

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre la surdité (hypoacousie) avec une autre plainte auditive sans faire d’examen otologique, alors que toute mauvaise audition doit être évaluée.
  2. Mélanger les niveaux de déficience selon les décibels (20–40, 40–60, 60–80, ≥80) et donc se tromper sur la classification.
  3. Dire que l’otite externe n’a pas de retentissement auditif, alors qu’une hypoacousie de transmission discrète peut exister.
  4. Oublier que l’otite moyenne aiguë comporte des stades à l’otoscopie et attribuer à un stade le tympan d’un autre.
  5. Réduire les complications de l’OMA aux seules formes locales, alors qu’elles peuvent inclure des atteintes endocrâniennes graves.
  6. Confondre les formes d’otite moyenne chronique : tympan fermé pour séro-muqueuse versus tympan ouvert pour chronique muqueuse, et critères spécifiques pour cholestéatomateuse.

Checklist Examen

  1. Définir l’hypoacousie/surdité et savoir que la classification dépend de la perte en décibels.
  2. Associer correctement chaque niveau (légère, moyenne, sévère, profonde) à l’intervalle de perte en dB correspondant.
  3. Citer au moins quatre éléments de l’évaluation clinique de la surdité (interrogatoire, pavillon/conduit, otoscopie, acoumétrie).
  4. Décrire ce que font la voix chuchotée et la montre en acoumétrie vocale et que les épreuves Weber/Rinne orientent transmission vs perception.
  5. Savoir ce que mesure l’audiométrie tonale (seuils de sons purs en conduction aérienne et osseuse) et l’audiométrie vocale (compréhension/intelligibilité).
  6. Savoir ce que la tympanométrie analyse (mobilité tympano-ossiculaire, trompe d’Eustache) et qu’elle recherche le réflexe stapédien.
  7. Citer les explorations objectives d’audition : PEA pour confirmer/localiser et OEA souvent utilisé pour le dépistage en maternité.
  8. Indiquer les indications d’imagerie (TDM/IRM) lorsqu’elle est nécessaire pour rechercher malformation/tumeur ou complications inflammatoires.
  9. Pour l’otite externe, citer la douleur (majorée par tragus/pavillon), l’aspect du conduit (rétréci, débris) et la possibilité d’hypoacousie de transmission.
  10. Pour l’otite moyenne aiguë, identifier les signes principaux (otalgie, fièvre) et les signes possibles chez le jeune enfant (digestifs, sommeil).
  11. Connaître les stades otoscopiques de l’OMA : catarrhal (reliefs conservés), congestif (reliefs perdus progressivement), suppuratif.
  12. Citer les complications majeures de l’OMA : paralysie faciale, mastoïdite (douleur forte, forte fièvre, décollement), labyrinthite (vertiges/acouphènes/surdité de perception), extensions endocrâniennes (méningite/thrombophlébite sinus latéral/encéphalite/abcès).
  13. Pour l’otite moyenne chronique, distinguer séro-muqueuse (tympan fermé, tympan rétracté/infiltré/hypervascularisé, douleur rare, surdité de transmission) de chronique muqueuse (tympan ouvert, otorrhée souvent saisonnière) et cholestéatomateuse (otorrhée fétide, débris blanchâtres, poche de rétraction incontrôlable).
  14. Donner la définition du vertige : sensation subjective de déplacement erroné et signe objectif par nystagmus, avec nécessité d’interrogatoire approfondi et exploration pluridisciplinaire.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Introduction à l'ORL et ses Pathologies avec 12 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quel examen associe les épreuves de Weber et de Rinne pour orienter une surdité de transmission ou de perception ?

2. Quelle correspondance entre perte auditive et niveau de surdité est correcte ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Introduction à l'ORL et ses Pathologies avec 12 flashcards interactives.

Hypoacousie — définition ?

Atteinte de l’audition, toute perte.

Acoumétrie au diapason — rôle ?

Différencier surdité de transmission et de perception.

Audiométrie tonale — mesure ?

Seuils de perception des sons purs.

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