QCM : Introduction au diabète et ses complications — 16 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel niveau de glycémie à jeun correspond au seuil diagnostique du diabète sucré lorsqu’il est confirmé à deux reprises ?

Inférieure à 1,10 g/l
Entre 1,10 et 1,26 g/l
Supérieure ou égale à 1,26 g/l
Supérieure ou égale à 2 g/l en toute circonstance

Supérieure ou égale à 1,26 g/l

Explication

Le diabète sucré est retenu si la glycémie à jeun est supérieure ou égale à 1,26 g/l à deux reprises. Entre 1,10 et 1,26 g/l, il s’agit seulement d’un risque vasculaire augmenté.

2. Quelle complication macroangiopathique du diabète est directement liée à une atteinte des artères coronaires ?

Une néphropathie glomérulaire avec microalbuminurie
Une coronaropathie responsable d’ischémie myocardique
Une neuropathie sensitive distale des pieds
Une rétinopathie proliférante responsable de cécité

Une coronaropathie responsable d’ischémie myocardique

Explication

La coronaropathie correspond à l’atteinte des coronaires et peut provoquer une ischémie myocardique. Les autres propositions relèvent de complications microangiopathiques ou neurologiques.

3. Quel tableau évoque le plus un pied artéritique ?

Une plaie douloureuse, profonde, atone et localisée aux orteils ou au talon
Une plaie superficielle très exsudative avec cellulite diffuse
Une hyperkératose plantaire isolée sans trouble vasculaire
Une déformation indolore avec appui anormal et perte de sensibilité

Une plaie douloureuse, profonde, atone et localisée aux orteils ou au talon

Explication

Le pied artéritique se caractérise par une plaie douloureuse, profonde, atone et souvent distale, avec atteinte de la vascularisation. Le pied neuropathe-mécanique est plutôt indolore et lié à l’insensibilité et aux déformations.

4. Quel test est utilisé pour dépister la néphropathie diabétique ?

La troponine sérique
La microalbuminurie urinaire
La radiographie standard des membres inférieurs
La pression intra-oculaire

La microalbuminurie urinaire

Explication

La microalbuminurie sert à dépister précocement la néphropathie diabétique. Les autres examens explorent d’autres complications ou d’autres organes.

5. Quel schéma thérapeutique est décrit comme la base du traitement du diabète de type 1 ?

Une metformine associée à un inhibiteur de l’alpha-glucosidase
Une insulinothérapie basale associée à des bolus aux repas
Un sulfamide hypoglycémiant en monothérapie
Une diététique seule avec perte pondérale progressive

Une insulinothérapie basale associée à des bolus aux repas

Explication

Le diabète de type 1 repose sur une insulinothérapie adaptée, avec une insuline basale et des bolus prandiaux. Les autres traitements sont insuffisants car il existe une carence absolue en insuline.

6. Quelle association hormonale correspond correctement aux effets sur la glycémie ?

Le cortisol diminue la glycémie, tandis que l’insuline l’augmente
Les catécholamines diminuent la glycémie, tandis que le glucagon la maintient
L’insuline diminue la glycémie, tandis que le glucagon l’augmente
L’insuline augmente la glycémie, tandis que le glucagon la diminue

L’insuline diminue la glycémie, tandis que le glucagon l’augmente

Explication

L’insuline est l’hormone hypoglycémiante, alors que le glucagon est hyperglycémiant. Les autres propositions inversent ou attribuent mal ces effets.

7. Quel est le mode de dépistage de première intention du diabète de type 2 chez l’adulte à risque ?

Une cétonurie systématique
Une glycémie à jeun veineuse
Une glycémie postprandiale isolée
Un dosage des anticorps anti-îlots

Une glycémie à jeun veineuse

Explication

Le dépistage repose sur une glycémie à jeun veineuse, notamment chez les sujets de plus de 45 ans ou plus tôt en cas de facteurs de risque. Les anticorps anti-îlots concernent surtout le type 1.

8. Quel traitement médicamenteux peut être à l’origine d’un diabète iatrogène ?

Les corticoïdes
Les diurétiques thiazidiques uniquement
Les bêtabloquants
Les inhibiteurs de l’enzyme de conversion

Les corticoïdes

Explication

Le cours cite les corticoïdes, certains traitements de l’infection VIH et les norstéroïdes parmi les causes iatrogènes. Les autres propositions ne sont pas celles retenues ici.

9. Quel mécanisme définit le diabète de type 1 ?

Une résistance périphérique à l’insuline avec sécrétion conservée
Une baisse transitoire d’insuline liée à l’obésité
Une hypersécrétion de glucagon par les cellules alpha
Une destruction auto-immune des cellules bêta entraînant une carence absolue en insuline

Une destruction auto-immune des cellules bêta entraînant une carence absolue en insuline

Explication

Le diabète de type 1 est dû à une destruction auto-immune des cellules bêta pancréatiques, responsable d’une carence absolue en insuline. La résistance à l’insuline correspond plutôt au type 2.

10. Dans quel cas une prise en charge ambulatoire d’un pied diabétique est-elle acceptable selon les critères décrits ?

Plaie profonde avec gangrène d’orteil et douleur intense
Toute plaie du pied diabétique, quel que soit le contexte
Plaie de plus de 5 cm avec fièvre et mauvaise oxygénation
Plaie de moins de 2 cm, sans cellulite ni signes généraux, sans artérite, avec diabète équilibré

Plaie de moins de 2 cm, sans cellulite ni signes généraux, sans artérite, avec diabète équilibré

Explication

La prise en charge ambulatoire est réservée aux formes sélectionnées : petite plaie, absence de cellulite, pas de signes généraux ni d’artérite, et diabète équilibré. Les formes infectées, étendues ou ischémiques nécessitent une prise en charge plus urgente.

11. Quel tableau clinique évoque le plus fortement un diabète de type 1 inaugural ?

Prise de poids isolée avec glycémie normale
Hypertension artérielle sans anomalie urinaire
Polyuro-polydipsie, amaigrissement et risque d’acidocétose
Début lent après 60 ans sans symptômes

Polyuro-polydipsie, amaigrissement et risque d’acidocétose

Explication

Le type 1 débute souvent rapidement avec syndrome polyuro-polydipsique, déshydratation et amaigrissement, parfois sur un mode acidocétosique. Le début lent et silencieux est plus évocateur du type 2.

12. Quel mécanisme est caractéristique du diabète de type 2 ?

Une absence totale d’insuline dès le début
Une destruction auto-immune des îlots pancréatiques
Une hyperproduction persistante d’anticorps anti-GAD
Une insulino-résistance associée à une insulinopénie relative progressive

Une insulino-résistance associée à une insulinopénie relative progressive

Explication

Le type 2 associe une insulino-résistance et une insulinopénie relative liée à la perte progressive des cellules bêta. L’auto-immunité est typique du type 1.

13. Quel objectif initial est retenu pour la prise en charge diététique du diabète de type 2 ?

Une suppression totale des glucides
Une perte pondérale de 5 à 10 % du poids
Une restriction hydrique systématique
Une prise de poids progressive pour limiter l’hypoglycémie

Une perte pondérale de 5 à 10 % du poids

Explication

La première mesure thérapeutique du diabète de type 2 inclut une diététique avec objectif de perte pondérale de 5 à 10 %. La suppression totale des glucides n’est pas l’objectif proposé dans le cours.

14. Quelle définition correspond le mieux au LADA ?

Un diabète auto-immun lent de l’adulte avec anticorps positifs et besoin d’insuline secondaire
Un diabète dû uniquement aux corticoïdes
Un diabète lié exclusivement à une pancréatite chronique
Un diabète monogénique de l’enfance lié au gène MODY

Un diabète auto-immun lent de l’adulte avec anticorps positifs et besoin d’insuline secondaire

Explication

Le LADA est un diabète auto-immun à progression lente chez l’adulte, avec anticorps positifs et insulinodépendance secondaire en quelques années. Il ne s’agit ni d’un MODY ni d’un diabète iatrogène.

15. Quel repère clinique de dépistage est recommandé pour rechercher une artériopathie diabétique des membres inférieurs ?

La palpation et l’auscultation des pouls une fois par an
La mesure hebdomadaire de la glycémie capillaire
La ponction lombaire devant toute douleur de jambe
L’examen ophtalmologique avec fond d’œil

La palpation et l’auscultation des pouls une fois par an

Explication

Le dépistage de l’artériopathie diabétique repose notamment sur l’examen clinique annuel des pouls. Le fond d’œil concerne la microangiopathie rétinienne, pas l’atteinte artérielle périphérique.

16. Quel examen est recommandé de façon annuelle pour le dépistage de la rétinopathie diabétique ?

Une scintigraphie myocardique
Une échographie rénale
Un examen ophtalmologique avec acuité visuelle et fond d’œil
Un électromyogramme systématique

Un examen ophtalmologique avec acuité visuelle et fond d’œil

Explication

Le dépistage ophtalmologique annuel comprend au minimum l’acuité visuelle et le fond d’œil, avec angiographie si une lésion est détectée. L’électromyogramme concerne l’évaluation de certaines neuropathies, pas la rétinopathie.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 16 flashcards sur Introduction au diabète et ses complications.

Insuline — rôle ?

Hormone hypoglycémiante produite par le pancréas.

Glucagon — rôle ?

Hormone hyperglycémiante sécrétée par le pancréas.

Cortisol — effet ?

Augmente la glycémie.

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Consultez la fiche de révision complète sur Introduction au diabète et ses complications.

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