Fiche de révision : Introduction aux anesthésiques et sédatifs

Plan du Cours

  1. Neuroleptiques et sédatifs-hypnotiques
  2. Récepteurs adrénergiques et cholinergiques
  3. Anticholinergiques atropine et glycopyrrolate
  4. Dérivés phénothiaziniques
  5. Dérivés butyrophénoniques
  6. Benzodiazépines
  7. Agonistes alpha-2 adrénergiques
  8. Opioïdes et neuroleptanalgésie
  9. Anesthésie dissociative à la kétamine
  10. Associations à la kétamine
  11. Propofol
  12. Étomidate et stéroïdes anesthésiques

1. Neuroleptiques et sédatifs-hypnotiques

Notions clés & Définitions

  • Neurolepsie : La neurolepsie est un état de calme produit par les neuroleptiques, avec baisse de l’agitation psychomotrice et de l’agressivité sans modification de la vigilance.
  • Tranquillisation : La tranquillisation est un état de calme et de relaxation produit par les tranquillisants, avec diminution de l’anxiété tout en conservant la conscience et la réactivité.
  • Sédation : La sédation est un état caractérisé par une baisse de l’irritabilité et de l’excitabilité avec apparition d’une somnolence et une tendance au sommeil.
  • Hypnose : L’hypnose est une dépression plus profonde du système nerveux central, où l’endormissement est facilité et le sommeil devient plus profond.
  • Tranquillisants majeurs et mineurs : Les tranquillisants se classent selon leur structure, les majeurs correspondant aux neuroleptiques et les mineurs aux tranquillisants proprement dits, notamment benzodiazépiniques.

Points essentiels

  • La neurolepsie se traduit par un animal éveillé mais calme, avec diminution de l’agitation psychomotrice et de l’agressivité sans changement de vigilance.
  • La tranquillisation diminue l’anxiété tout en gardant une conscience intacte et une réactivité aux stimuli de l’environnement.
  • La sédation s’accompagne d’une tendance au sommeil, alors que l’animal reste susceptible d’être réveillé.
  • L’hypnose correspond à une dépression plus profonde du système nerveux central, avec endormissement facilité et sommeil plus profond.
  • Les tranquillisants majeurs (neuroleptiques) incluent dérivés phénothiaziniques et butyrophénoniques, tandis que les tranquillisants mineurs sont représentés par les dérivés benzodiazépiniques.

Astuce mémo

Neurolepsie = réveillé mais calme; Tranquillisation = moins d’anxiété; Sédation = somnolence; Hypnose = sommeil profond.

2. Récepteurs adrénergiques et cholinergiques

Notions clés & Définitions

  • Récepteurs adrénergiques alpha-1 : Les récepteurs adrénergiques alpha-1 sont impliqués dans la contraction des muscles lisses lors de la stimulation par épinéphrine et norépinéphrine.
  • Récepteurs adrénergiques alpha-2 : Les récepteurs adrénergiques alpha-2 contrôlent la libération de neurotransmetteurs et modulent le tonus vasculaire, avec des effets différents selon qu’ils sont présynaptiques ou postsynaptiques.
  • Récepteurs adrénergiques beta-1 : Les récepteurs adrénergiques beta-1 sont responsables de l’augmentation de la fréquence cardiaque et de la contractilité sous l’effet d’épnéphrine, norépinéphrine ou dobutamine.
  • Récepteurs adrénergiques beta-2 : Les récepteurs adrénergiques beta-2 déclenchent une bronchodilatation et une vasodilatation, notamment sous l’action de l’épinéphrine.
  • Voies cholinergiques acétylcholine : Les voies cholinergiques via l’acétylcholine ralentissent le cœur, tandis que le blocage cholinergique augmente la fréquence cardiaque.

Points essentiels

  • La stimulation des récepteurs alpha-1 (épinéphrine, norépinéphrine) provoque la contraction des muscles lisses, avec vasoconstriction artériolaire, contraction utérine et mydriase par contraction pupillaire.
  • La stimulation des récepteurs alpha-2 présynaptiques stabilise la membrane présynaptique et inhibe la libération de médiateurs, ce qui limite notamment l’acétylcholine et réduit la norépinéphrine dans la fente synaptique.
  • Au niveau vasculaire, l’activation des récepteurs alpha-2 produit un effet sympatholytique vasodilatateur avec effet antihypertenseur.
  • L’activation des récepteurs alpha-2 postsynaptiques entraîne une contraction des muscles lisses avec hausse de la pression (vaisseaux) et effets sur la motilité intestinale.
  • Les agonistes alpha-2 (xylazine, médétomidine) provoquent une bradycardie, une diminution du débit cardiaque et une augmentation transitoire de la pression artérielle.
  • La stimulation cholinergique diminue la fréquence cardiaque, alors que les anticholinergiques (atropine, glycopyrrolate) l’augmentent.

Astuce mémo

A-1 serre (vaisseaux), A-2 freine (présynapse) et baisse la tension, B-1 accélère le cœur, B-2 ouvre (bronches) et dilate, vague ralentit (bloquée = accélère).

3. Anticholinergiques atropine et glycopyrrolate

Notions clés & Définitions

  • Glycopyrrolate : Anticholinergique utilisé en anesthésie, administrable par voie intramusculaire ou sous-cutanée, avec un effet antisialagogue prolongé.
  • Effet antisialagogue : Effet visant à diminuer la sécrétion salivaire, dont la durée peut dépasser celle de l’effet principal de l’anticholinergique.
  • Atropine : Anticholinergique de référence utilisé pour comparer la durée de l’effet antisialagogue avec celle du glycopyrrolate.
  • Barrière hémato-encéphalique : Structure physiologique qui limite le passage des médicaments vers le système nerveux central, et que le glycopyrrolate ne traverse pas.

Points essentiels

  • Le glycopyrrolate peut être administré par voie intramusculaire ou sous-cutanée, avec une durée d’action de 2 à 3 heures.
  • L’effet antisialagogue du glycopyrrolate peut persister 6 à 8 heures, donc plus longtemps que celui de l’atropine.
  • Le glycopyrrolate ne traverse pas la barrière hémato-encéphalique.
  • L’anticholinergique présenté a un effet principal plus court que son effet sur la salivation.

Astuce mémo

Glycopyrrolate = action “court” (2-3 h) mais salive “longue” (6-8 h), et ne passe pas au cerveau (pas BBB).

4. Dérivés phénothiaziniques

5. Dérivés butyrophénoniques

Notions clés & Définitions

  • Dropéridol : Dérivé butyrophénonique utilisé comme neuroleptique pour obtenir sédation et analgésie lorsqu’il est associé à un opioïde.
  • Innovar-Vet : Association de citrate de fentanyl et de dropéridol utilisée chez le chien et produisant une neuroleptanalgésie sans anesthésiques généraux volatils.
  • Antagonisation par naloxone : Action inverse des effets opioïdes, utilisée pour antagoniser les effets de l’association Innovar-Vet, éventuellement avec la 4-aminopyridine.

Points essentiels

  • Innovar-Vet (citrate de fentanyl + dropéridol) donne sédation, analgésie et immobilisation sans anesthésiques généraux volatils.
  • Chez le chien, Innovar-Vet est administré à environ 0,5–1 ml/10–15 kg par voie IM ou IV pour la contention chimique et des chirurgies mineures.
  • L’association peut provoquer sédation, analgésie, dépression respiratoire, halètement et bradycardie.
  • Les effets peuvent être antagonisés par naloxone, éventuellement associée à la 4-aminopyridine.
  • L’usage d’Innovar-Vet est contre-indiqué chez la race Doberman Pinscher.

6. Benzodiazépines

Notions clés & Définitions

  • Benzodiazépines : Les benzodiazépines sont des tranquillisants utilisés comme adjuvants pour potentialiser la sédation et améliorer le profil clinique lorsqu’elles sont associées à d’autres agents.
  • Diazépam : Le diazépam est une benzodiazépine employée en association (notamment avec la kétamine ou des opioïdes) pour réduire certains effets indésirables et mieux contrôler l’animal.

Points essentiels

  • Les opioïdes peuvent être associés à des benzodiazépines pour obtenir une sédation et une stabilité neurovégétative accrues.
  • Le diazépam ne doit pas être mélangé dans la même seringue que l’opioïde, car cela provoque une précipitation nécessitant une administration séparée.
  • Chez le chien, la kétamine ne doit pas être utilisée seule après apparition de convulsions possibles, mais plutôt avec une prémédication ou en association avec des médicaments dont le diazépam.

Astuce mémo

Diazépam en duo : Opioïde = PAS la même seringue (précipitation).

7. Agonistes alpha-2 adrénergiques

Notions clés & Définitions

  • Agonistes alpha-2 adrénergiques : Famille d’agents agissant via des récepteurs alpha-2 adrénergiques, utilisée en association avec d’autres sédatifs/antalgiques pour modifier la sédation et l’immobilisation.
  • Association opioïde alpha-2 : Association thérapeutique où un opioïde peut être combiné avec un agoniste alpha-2 adrénergique dans le cadre d’une sédation/immobilisation.

Points essentiels

  • Les opioïdes utilisés en neuroleptanalgésie peuvent aussi être associés à des agonistes alpha-2 adrénergiques pour étendre les options de sédation et de prémédication.

8. Opioïdes et neuroleptanalgésie

Notions clés & Définitions

  • Neuroleptanalgésie : La neuroleptanalgésie est une technique combinant neuroleptique et opioïde pour obtenir sédation, contention chimique, prémédication et analgesie adaptée aux actes mineurs.
  • Diprénorphine Revivon : La diprénorphine (Revivon) est l’antagoniste spécifique utilisé pour neutraliser l’effet d’Immobilon, administré dans un volume égal à celui de l’Immobilon reçu.
  • Précipitation diazépam-opioïde : La précipitation du diazépam avec un opioïde en mélange direct rend l’administration dans la même seringue à éviter, car elle nécessite une prise séparée.
  • Associations neuroleptiques-opioïdes : Les associations neuroleptiques ou benzodiazépines avec des opioïdes produisent ensemble sédation, analgésie et une stabilité neurovégétative.

Points essentiels

  • La diprénorphine (Revivon) est administrée comme antagoniste spécifique dans un volume identique à celui d’Immobilon administré.
  • Des combinaisons comme acépromazine ou diazépam avec oxymorphone, mépéridine ou butorphanol donnent sédation, analgésie et stabilité neurovégétative.
  • Le diazépam ne doit pas être mis dans la même seringue que l’opioïde car il provoque une précipitation nécessitant une administration séparée.
  • La neuroleptanalgésie sert à la sédation, la contention chimique, la prémédication et les interventions chirurgicales mineures.
  • Utilisée correctement, la neuroleptanalgésie assure une analgésie efficace et une stabilité physiologique avec un degré élevé de sécurité.

Astuce mémo

Diazépam séparé: pas la même seringue → pas de précipitation.

9. Anesthésie dissociative à la kétamine

Notions clés & Définitions

  • Kétamine : La kétamine est un anesthésique dissociatif administré en IM ou IV, dont l’effet anesthésique et analgésique varie selon la dose et l’espèce.
  • Norkétamine : La norkétamine est un métabolite actif issu du métabolisme hépatique de la kétamine, contribuant partiellement aux effets observés.
  • Élimination rénale : L’élimination rénale joue un rôle majeur pour la kétamine et sa cinétique, ce qui influence directement la durée du réveil.
  • Réveil espèce-dépendant : Le délai de réveil et la qualité de l’anesthésie diffèrent entre espèces à cause du profil de métabolisme et d’excrétion de la kétamine.

Points essentiels

  • La kétamine est métabolisée au niveau hépatique (N-déméthylation) avec élimination rénale, et la norkétamine contribue à environ 20–30% des effets (environ 10% chez le chat).
  • Chez le chat, environ 50% est éliminé inchangé par voie rénale, ce qui explique un réveil relativement rapide; en cas de diurèse insuffisante, le sommeil peut être prolongé de plusieurs heures.
  • Chez le chien, le métabolisme hépatique est plus intense et le réveil peut être lent et agité avec tremblements, hypersalivation, rigidité, vocalisations et défécation.
  • La kétamine ne doit jamais être utilisée comme anesthésique unique chez le chien ou le cheval; une prémédication avec des anesthésiques d’autres groupes (acépromazine, diazépam, midazolam, xylazine, médétomidine, détomidine, guaifénésine) est nécessaire.
  • Les contre-indications mentionnées comprennent les états hypertensifs, l’épilepsie, l’insuffisance cardio-respiratoire, la chirurgie du glaucome, les traumatismes crâniens, et les maladies hépatiques et rénales.
  • La kétamine peut être injectée IM (effet en 3–4 minutes) ou IV en bolus pour des interventions de 10–20 minutes (ou en perfusion continue/TIVA), avec induction après IV en environ 50 secondes; elle peut aussi être utilisée à doses subanesthésiques (0,1–0,5 mg/kg).

Astuce mémo

Chat = surtout excrété inchangé (réveil rapide); Chien = métabolisme hépatique fort (réveil lent/agité); Cheval = élimination rapide (ataxie au lever minimale).

10. Associations à la kétamine

11. Propofol

Notions clés & Définitions

  • Propofol : Le propofol est un anesthésique général injectable à base de 2,6-diisopropylphénol, formulé en macroémulsion isotonique à 1% pour voie intraveineuse.
  • Macroémulsion du propofol : La macroémulsion de propofol est composée de triglycérides à chaîne longue, de lécithine d’œuf et de glycérol dans une huile de soja, donnant une solution blanchâtre.
  • Titration du propofol : La titration du propofol consiste à fractionner l’injection jusqu’à l’effet pour ajuster rapidement la profondeur anesthésique et limiter le surdosage.
  • Liaison protéique élevée : Le propofol se caractérise par une forte liaison aux protéines plasmatiques (plus de 95%), avec un grand volume de distribution lié à sa lipophilie.
  • Absence d’analgésie : Le propofol n’apporte pas d’effet analgésique, donc il doit être associé à un analgésique lors des procédures douloureuses.

Points essentiels

  • Le propofol s’administre uniquement par voie intraveineuse et doit être agité avant injection, car les voies périvasculaire et intramusculaire ne donnent pas le même effet anesthésique.
  • Le propofol ne se dilue que dans une solution de glucose à 5% et tout flacon ouvert ou restant doit être éliminé après 6 à 12 heures.
  • Après injection IV, la perte de conscience survient en 20–40 secondes et une dose unique donne environ 10 minutes d’anesthésie.
  • Chez le chien et le chat, la récupération complète survient généralement en 20–30 minutes, sans effet cumulatif lié à un métabolisme rapide et une redistribution rapide.
  • L’administration respiratoire est plus à risque d’apnée si injection rapide ou associée à des opioïdes, et l’apnée peut diminuer en administrant lentement 30–90 secondes.
  • Technique recommandée : injecter la moitié de la dose en 20–30 secondes puis l’autre moitié lentement « jusqu’à effet », et une induction produit ~0,5–2 mg/kg en bolus ou 20–100 μg/kg/min en perfusion pour le maintien.

Astuce mémo

½ vite (20–30 s) puis ½ lente jusqu’à l’effet.

12. Étomidate et stéroïdes anesthésiques

Notions clés & Définitions

  • Étomidate 0,2% : Anesthésique général imidazolé utilisé pour l’induction chez le chien et le chat, agissant via la facilitation des récepteurs GABA, avec réveil surtout lié à la redistribution et au métabolisme rapide.
  • Saffan : Préparation stéroïdienne à base d’alfaxalone et d’alfadolone dissoutes dans Cremophor EL, utilisée pour l’induction et le maintien sur de courtes durées chez le chat.
  • Alfaxan : Anesthésique stéroïdien neurostéroïde aqueux contenant de l’alfaxalone, agoniste des récepteurs GABAA, employé pour l’induction et le maintien chez plusieurs espèces sans Cremophor EL.
  • Cremophor EL : Stabilisant utilisé dans certaines formulations stéroïdiennes comme Saffan, pouvant déclencher une libération massive d’histamine et rendant nécessaire une prémédication antihistaminique chez le chien.

Points essentiels

  • L’étomidate (0,2%) peut être administré à 1–3 mg/kg IV pour une induction rapide en 15–20 secondes chez les petits animaux, avec un réveil de bonne qualité.
  • Des myoclonies, une apnée et une excitation si l’injection est trop lente peuvent survenir avec l’étomidate, et les myoclonies sont contrôlables par prémédication au diazépam.
  • L’étomidate inhibe temporairement la stéroïdogenèse surrénalienne pendant plus de 3 heures après une dose unique, et ne doit pas être utilisé pour le maintien par perfusion continue (TIVA) par risque d’immunosuppression en cas de répétitions.
  • Le Saffan (Althesin, Alphadione) est une solution à 1,2% (alfaxalone + alfadolone) et son stabilisant Cremophor EL impose une prémédication antihistaminique chez le chien car il peut provoquer une libération massive d’histamine.
  • L’alfaxan est une solution aqueuse d’alfaxalone (10 mg/ml), sans Cremophor EL, et peut être utilisé pour l’induction et le maintien par bolus ou perfusion continue, avec une liaison protéique faible (17,6–50%).

Astuce mémo

Étomidate = étouffe les surrénales plus de 3 h : donc pas de maintien en TIVA.

Tableaux de synthèse

États sédatifs-hypnotiques : critères de profondeur

TermeNiveau / vigilanceCe qui diminueSomnolence / réveillable
NeurolepsieAnimal éveillé, mais calme (pas de modification de vigilance)Agitation psychomotrice et agressivitéSomnolence non décrite ; capacité à rester éveillé
TranquillisationCalme et relaxation (animal conscient)AnxiétéRéveillable, réagit à l’environnement
SédationSomnolence (diminution irritabilité/excitabilité)Irritabilité/excitabilité ; diminution des réactions aux stimuliTendance au sommeil, mais peut encore être réveillé
HypnoseDépression plus profonde du SNCEndormissement facilité et sommeil plus profond

Anticholinergiques : durée et passage au SNC

MoléculeVoie(s)Durée (effet principal)Effet antisialagogue / passage SNC
AtropineIM, IV, SC1 à 1,5 heureTraverse la barrière hémato-encéphalique ; mydriase
GlycopyrrolateIM, IV, SC2 à 3 heuresAntisialagogue persiste 6 à 8 heures ; ne traverse pas la barrière hémato-encéphalique

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre neurolepsie et sédation : la neurolepsie conserve la vigilance (animal éveillé mais calme), alors que la sédation s’accompagne d’une somnolence/tendance au sommeil.
  2. Croire que tranquillisation et sédation ont le même degré de réduction des réactions : la sédation diminue davantage les réactions aux stimuli, tout en restant réveillable.
  3. Mélanger les rôles alpha-2 : présynaptiques (freinent la libération de médiateurs via rétrocontrôle négatif) versus postsynaptiques (contraction muscles lisses avec hausse de pression).
  4. Oublier que l’action cholinergique ralentit le cœur et que les anticholinergiques (atropine/glycopyrrolate) l’augmentent : l’inverse mène à une erreur de lecture du rythme.
  5. Retenir une durée unique pour l’antisialagogue avec glycopyrrolate : son effet antisialagogue peut durer 6 à 8 h alors que l’effet principal est 2–3 h.
  6. Penser que l’étomidate peut être utilisé pour le maintien en TIVA : il inhibe temporairement la stéroïdogenèse >3 h et le cours le déconseille pour le maintien par perfusion continue.
  7. Déclencher une erreur de préparation : diazépam ne doit pas être dans la même seringue que l’opioïde (précipitation), sauf cas explicitement mentionnés (kétamine).

Checklist Examen

  1. Définir neurolepsie, tranquillisation, sédation et hypnose en précisant vigilance/conscience et ce qui diminue.
  2. Classer les tranquillisants en majeurs (neuroleptiques : dérivés phénothiaziniques et butyrophénoniques) et mineurs (benzodiazépines).
  3. Relier chaque récepteur adrénergique au résultat attendu : α1 (muscles lisses : vasoconstriction…), α2 présynaptique (frein libération), α2 postsynaptique (contraction/effets vasculaires), β1 (cœur), β2 (broncho/vasodilatation).
  4. Décrire le rappel cholinergique : stimulation acétylcholinergique diminue la FC, anticholinergiques (atropine/glycopyrrolate) augmentent la FC.
  5. Comparer atropine vs glycopyrrolate : voies, durée d’action, effet antisialagogue (6–8 h pour glycopyrrolate) et passage ou non du SNC (BBB).
  6. Citer les principaux phénothiaziniques et le mécanisme central commun : blocage dopaminergique D2, effets centraux (sédation modérée, antiémétique) et effets cardiovasculaires (vasodilatation/hypotension).
  7. Expliquer les points saillants des butyrophénoniques (ex : dropéridol) : profil sédatif, mécanisme (dopamine/noradrénaline + mimétisme GABA), effets extrapyramidaux possibles plus tardifs et durée typique du dropéridol (~2 h).
  8. Décrire comment les benzodiazépines agissent (complexe GABAA) et leurs risques/particularités : excitation paradoxale IV, myorelaxation/anxiolyse, dépression respiratoire surtout avec opioïdes, et contre-indication glaucome.
  9. Rappeler l’action des agonistes alpha-2 : bradycardie après phase d’HT transitoire, baisse débit cardiaque, effets respiratoires (modérés aux doses usuelles, plus marqués en association), et citer antagonistes (atipamézole, yohimbine, tolazoline, idazoxan).
  10. Définir neuroleptanalgésie (NLA) et ses exigences d’emploi : synergie neuroleptique-opioïde, administration neuroleptique d’abord puis opioïde, objectifs (sédation/analgésie/stabilité) et limites (dépression respiratoire, halètement, bradycardie).
  11. Expliquer la contradiction pratique diazépam/opioïde : ne pas mélanger dans la même seringue (précipitation) et rappeler les cas où la même seringue est permise (diazépam/kétamine).
  12. Décrire l’anesthésie dissociative à la kétamine : caractéristiques (yeux ouverts, analgésie somatique > viscérale, catalepsie, hypersensibilité au bruit, respiration apneustique), contre-indications, et différences interspécifiques (chat réveil plus rapide, chien réveil lent/agité, cheval élimination rapide/ataxie…

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Introduction aux anesthésiques et sédatifs avec 24 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quel état correspond à un animal éveillé mais calmement apaisé, avec diminution de l’agitation psychomotrice et de l’agressivité sans modification de la vigilance ?

2. Quel état s’accompagne d’une dépression plus profonde du système nerveux central, avec endormissement facilité et sommeil plus profond ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Introduction aux anesthésiques et sédatifs avec 24 flashcards interactives.

Neurolepsie — définition ?

État de calme sans modification de vigilance.

Tranquillisation — rôle ?

Réduit anxiété tout en conservant la conscience.

Sédation — caractéristique ?

Somnolence avec diminution de l’irritabilité.

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