📋 Plan du Cours
- Concepts de handicap
- Histoire du handicap
- Evolution sociale
- Classifications médicales
- CIM et CIH
- Modèles du handicap
- Fonctions corporelles
- Structures corporelles
- Activités et participation
- Facteurs environnementaux
📖 1. Concepts de handicap
🔑 Notions clés & Définitions
- Invalide : Personne dont la santé ou la condition physique est gravement altérée, souvent associée à une incapacité ou un handicap, terme utilisé dans un contexte historique ou administratif pour désigner une personne reconnue comme ayant une incapacité permanente.
- Estropie : Déformation ou amputation d’un membre ou d’une partie du corps, entraînant une incapacité physique significative.
- Infirme : Personne présentant une faiblesse ou une déficience physique ou mentale, souvent associée à une incapacité ou un handicap, terme ancien encore utilisé dans certains contextes administratifs ou médicaux.
- Déficit : Perte ou insuffisance d’une fonction ou d’une capacité spécifique, pouvant concerner des fonctions mentales, sensorielles ou motrices, selon Wood (1980).
- Incapacité : Situation où une personne ne peut réaliser certaines activités ou participer à la vie sociale en raison d’un déficit ou d’une déficience, selon la définition de Wood (1980).
- Handicap : Réduction ou limitation d’activité ou de participation résultant d’un déficit ou d’une incapacité, dans un contexte social ou environnemental, selon Wood (1980) et la classification CIF.
📝 Points essentiels
- La notion d'invalide est souvent liée à une reconnaissance administrative ou légale d'une incapacité permanente, notamment dans un contexte historique ou institutionnel.
- La estropie concerne principalement des déformations ou amputations, ayant un impact direct sur la mobilité ou la fonction physique.
- La distinction entre déficit et incapacité est capitale : le déficit est une perte ou altération d’une fonction, tandis que l’incapacité est la conséquence de cette déficience sur la capacité à réaliser des activités ou à participer à la société.
- La notion de handicap englobe la relation entre déficits, incapacités et facteurs environnementaux, selon Wood (1980) et la classification CIF, insistant sur l’interaction entre l’individu et son environnement.
- La terminologie a évolué avec la classification CIF, qui définit le handicap comme une variation du fonctionnement humain, intégrant à la fois les aspects biologiques et sociaux.
💡 À retenir
Le handicap résulte de l’interaction entre un déficit ou une incapacité et l’environnement social, ce qui en fait une notion dynamique et contextuelle, selon la classification CIF.
📖 2. Histoire du handicap
🔑 Notions clés & Définitions
- Exclusion au Moyen Âge : processus social où les personnes considérées comme différentes ou déviantes étaient rejetées ou marginalisées, notamment par des pratiques d'ostracisme ou d'ostracisme collectif.
- Hôtels-Dieu comme 'rebus de la société' : ces institutions hospitalières médiévales représentaient une mosaïque de fonctions sociales, symbolisant la complexité et les contradictions de la société de l'époque, où charité, pauvreté et pouvoir coexistaient.
- Enfermement au XVIIe siècle : pratique consistant à isoler ou confiner les personnes jugées indésirables ou déviantes, notamment les mendiants, femmes, enfants, dans des lieux clos ou institutions spécialisées, comme en 1656.
- Institution des Invalides (1670) : création d’établissements destinés à héberger et soigner les soldats invalides, marquant une étape dans la reconnaissance institutionnelle du handicap et de la nécessité de leur prise en charge spécifique.
- Siècle des Lumières : charité, science, connaissance : période où la réflexion sur le handicap évolue vers une approche plus humaniste et scientifique, privilégiant la charité organisée, la recherche et la connaissance pour améliorer la condition des personnes en situation de handicap.
📝 Points essentiels
- Au Moyen Âge, la société excluait fortement les personnes différentes, renforçant leur marginalisation.
- Les Hôtels-Dieu, en tant que 'rebus de la société', reflétaient la complexité sociale, mêlant institutions de charité, pouvoir et pauvreté.
- La pratique de l’enfermement, notamment en 1656, visait à isoler ceux qui étaient perçus comme déviants ou indésirables, ce qui témoigne d’une vision répressive du handicap.
- L’institution des Invalides en 1670 marque une reconnaissance institutionnelle du besoin spécifique de soins pour les soldats invalides, une étape clé dans l’histoire des politiques sociales.
- Après Louis XIV, le système répressif s’atténue, laissant place à des développements en médecine et hygiénisme, amorçant une nouvelle approche plus humaniste.
- Au siècle des Lumières, la charité, la science et la connaissance deviennent des axes centraux pour comprendre et traiter le handicap, influençant la transition vers une vision plus scientifique et moins punitive.
💡 À retenir
L’histoire du handicap montre une évolution du rejet et de l’enfermement vers une reconnaissance institutionnelle et scientifique, marquée par une volonté de compréhension et d’amélioration des conditions de vie.
📖 3. Evolution sociale
🔑 Notions clés & Définitions
- Devoir d'assistance (1790) : Obligation morale et légale pour la société de venir en aide aux personnes en difficulté, notamment aux pauvres et aux invalides, dans un cadre de solidarité nationale, instaurée par la Révolution française.
- Droit des pauvres et bureaux de bienfaisance (1796) : Reconnaissance légale du droit des pauvres à une aide organisée, avec la création de bureaux de bienfaisance chargés de distribuer secours et assistance, visant à structurer la solidarité publique.
- Création APHP (1801) : Fondation de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris, institution destinée à organiser, gérer et financer les établissements de soins et d’assistance pour la population, dans une logique de service public.
📝 Points essentiels
- La Révolution française marque une étape majeure avec le devoir d'assistance (1790), qui impose à la société une responsabilité collective envers les plus démunis.
- En 1796, la loi sur le droit des pauvres formalise cette responsabilité en créant des bureaux de bienfaisance, permettant une organisation administrative et légale de l’aide sociale.
- La création de l’APHP en 1801 constitue une avancée dans la structuration des soins publics, intégrant assistance et médecine dans une institution centralisée.
- Ces évolutions traduisent une transformation du regard social sur la pauvreté et le handicap, passant d’une logique répressive ou caritative à une approche organisée et institutionnalisée.
- Elles posent les bases d’un système de solidarité moderne, intégrant droits, devoirs et services publics.
💡 À retenir
L’évolution sociale au XVIIIe siècle, avec le devoir d’assistance, la reconnaissance des droits des pauvres et la création de l’APHP, marque la transition vers une organisation plus structurée et légale de l’aide aux personnes vulnérables, reflet d’un changement de paradigme social et politique.
📖 4. Classifications médicales
🔑 Notions clés & Définitions
- Classification Bertillon (1925) : Système de classification des causes de décès basé sur une codification systématique, permettant une organisation cohérente des données sanitaires et épidémiologiques.
- Nomenclature internationale causes de décès (1940) : Référentiel standardisé pour l’enregistrement et la codification des causes de décès à l’échelle mondiale, facilitant la comparabilité des statistiques.
- OMS création (1945) : Organisation mondiale de la santé, responsable de l’élaboration et de la diffusion des classifications internationales, notamment pour uniformiser la collecte des données de santé.
- Manuel international maladies et traumatismes (1950) : Ouvrage de référence qui définit et codifie les maladies et traumatismes, permettant une classification cohérente à l’échelle mondiale.
- Passage mortalité -> morbidité : Évolution de la focalisation des statistiques de santé, passant de l’analyse des causes de décès (mortalité) à celle des états de santé et des maladies (morbidité), pour une approche plus complète du handicap et de la santé.
📝 Points essentiels
- La classification Bertillon (1925) marque le début d’une systématisation dans la codification des causes de décès, facilitant la collecte et l’analyse épidémiologique.
- La nomenclature internationale causes de décès (1940), adoptée par l’OMS, permet une harmonisation mondiale des données, essentielle pour la surveillance sanitaire.
- La création de l’OMS en 1945 a permis la mise en place d’un cadre international pour la classification des maladies, avec la publication de manuels standardisés.
- Le manuel international maladies et traumatismes (1950) complète ces efforts en fournissant une codification précise pour le suivi des pathologies.
- La transition mortalité -> morbidité reflète une évolution vers une compréhension plus fine des états de santé, intégrant la prévention et la gestion du handicap.
💡 À retenir
Les classifications médicales, depuis Bertillon jusqu’à l’OMS, ont permis d’uniformiser la collecte des données de santé, facilitant l’analyse épidémiologique et la prise en charge globale du handicap. La transition vers la morbidité marque une approche plus holistique de la santé.
📖 5. CIM et CIH
🔑 Notions clés & Définitions
- CIM (Classification Internationale des Maladies) : outil de classification développé par l'OMS permettant d'analyser, d'interpréter et de comparer les données de santé. Elle comporte plusieurs versions, notamment le CIM9 avec 5000 codes, le CIM10 avec 12000 codes, et le CIM11 publié en 2018.
- Objectifs du CIM : fournir un cadre standardisé pour la codification des maladies et des causes de décès, facilitant la comparaison internationale et la collecte statistique (voir aussi "Objectifs" dans la section 17).
- CIM11 (2018) : dernière version de la classification, intégrant des avancées pour mieux refléter la complexité des pathologies et améliorer la précision du codage.
📝 Points essentiels
- La CIM a été créée pour permettre une analyse systématique, une interprétation cohérente et une comparaison fiable des données de santé à l’échelle mondiale.
- La progression des versions (CIM9, CIM10, CIM11) reflète une augmentation du nombre de codes, passant de 5000 à 12000, puis à 2018 pour le CIM11, afin d’intégrer de nouvelles pathologies et de mieux décrire la complexité clinique.
- La transition du CIM vers la CIH (Classification Internationale du Fonctionnement, du Handicap et de la Santé) dans les années 1970 marque une évolution vers une approche plus holistique, intégrant la perte d’autonomie et le handicap (voir "De la CIM à la CIH" dans la section 6).
- La CIH, basée sur le modèle biopsychosocial, permet d’appréhender le handicap en considérant non seulement la déficience mais aussi l’incapacité et le désavantage, avec une approche plus centrée sur la personne.
💡 À retenir
La CIM est un outil de classification médicale destiné à analyser et comparer les maladies, tandis que la CIH, issue de l’évolution vers une approche globale, permet d’intégrer le handicap dans une perspective fonctionnelle et sociale.
📖 6. Modèles du handicap
🔑 Notions clés & Définitions
- Modèle descriptif : Approche qui décrit le handicap en termes de déficiences, incapacités et désavantages, sans nécessairement analyser leurs interactions ou causes (années 1970).
- Modèle analytique : Approche qui étudie séparément les différentes dimensions du handicap, notamment la déficience, l’incapacité et le désavantage, en cherchant à comprendre leurs relations (années 1970).
- Modèle interactions (années 1970) : Perspective qui considère le handicap comme résultant des interactions entre la personne et son environnement, soulignant l'importance des facteurs environnementaux dans la manifestation du handicap.
- Adoption CIH (1976) : Reconnaissance officielle par l’OMS du Cadre International des Handicaps (CIH), qui propose une vision intégrative du handicap, intégrant déficience, incapacité et désavantage, avec une approche dynamique et interactionnelle.
- Publication CIH (1980) : Diffusion et application du modèle CIH, qui met en avant une stratégie de soin personnalisée, prenant en compte la personne dans son contexte global, avec une approche plus holistique et interactionnelle.
📝 Points essentiels
- Le modèle descriptif constitue une étape initiale de compréhension du handicap, en se concentrant sur la description des déficiences et incapacités sans analyser leurs causes ou interactions.
- Le modèle analytique permet de différencier et d’étudier séparément chaque dimension du handicap, facilitant ainsi une approche plus précise pour la prise en charge.
- La vision interactionnelle introduite dans les années 1970 marque une rupture avec les modèles purement descriptifs ou analytiques, en insistant sur l’interaction entre la personne et son environnement, ce qui influence la stratégie de soin.
- L’adoption du CIH en 1976 par l’OMS marque une étape clé, en proposant un cadre intégratif, dynamique, et interactif, qui considère le handicap comme un phénomène complexe résultant de l’interaction entre déficiences, incapacités et désavantages.
- La publication du CIH en 1980 formalise cette approche, en insistant sur une stratégie de soin personnalisée, adaptée à chaque individu dans son contexte spécifique, en intégrant les interactions entre facteurs personnels et environnementaux.
💡 À retenir
Le modèle du handicap adopté par le CIH (1976, publié en 1980) est une approche intégrative, interactionnelle, et dynamique, qui considère le handicap comme le résultat des interactions entre la personne et son environnement, permettant une stratégie de soin personnalisée.
📖 7. Fonctions corporelles
🔑 Notions clés & Définitions
- Fonctions mentales : Ensemble des processus cognitifs, émotionnels et de la conscience, incluant la mémoire, l'attention, la perception, la pensée, et le langage. WOOD (1980) : "Les fonctions mentales regroupent toutes les activités psychiques qui permettent la perception, la pensée, la mémoire et la conscience."
- Fonctions sensorielles : Capacité à percevoir et traiter les stimuli sensoriels via les organes sensoriels (vue, audition, toucher, goût, odorat). WOOD (1980) : "Les fonctions sensorielles concernent la réception et la transmission des stimuli sensoriels."
- Fonctions voix/parole : Capacité à produire, moduler et comprendre la voix et le langage oral. WOOD (1980) : "Les fonctions voix/parole englobent la production phonatoire, la phonation, la parole et la compréhension orale."
- Fonctions cardio-respiratoires/immunitaires : Ensemble des activités liées à la circulation sanguine, à la respiration, et à la défense immunitaire. WOOD (1980) : "Ces fonctions assurent l'oxygénation, la circulation des nutriments et la défense contre les agents pathogènes."
- Fonctions digestives/métaboliques/endocriniennes : Processus liés à la digestion, à la régulation hormonale et au métabolisme. WOOD (1980) : "Elles concernent la transformation des aliments, la régulation hormonale et le maintien de l'homéostasie."
- Fonctions génito-urinaires : Activités liées à la reproduction, à la miction et à la régulation hormonale du système reproducteur. WOOD (1980) : "Ces fonctions assurent la reproduction, l'élimination urinaire et la régulation hormonale associée."
📝 Points essentiels
- Ces fonctions sont essentielles au maintien de l'homéostasie et à l'interaction avec l'environnement.
- WOOD (1980) : "Les fonctions corporelles sont interdépendantes, leur altération pouvant entraîner des déséquilibres dans l'organisme."
- La classification CIF distingue ces fonctions en plusieurs niveaux pour mieux analyser leur impact sur la santé et la participation sociale.
- La compréhension précise de chaque fonction permet d'élaborer des stratégies de réadaptation et de prise en charge adaptées.
- La dégradation ou la perturbation d'une ou plusieurs de ces fonctions peut conduire à des incapacités ou désavantages, selon le modèle de Wood (1980).
💡 À retenir
Les fonctions corporelles regroupent l'ensemble des activités physiologiques et psychologiques essentielles à la santé, leur altération pouvant affecter la participation sociale et la qualité de vie.
📖 8. Structures corporelles
🔑 Notions clés & Définitions
- Système nerveux : Ensemble des organes et tissus qui coordonnent les actions et transmettent les signaux entre différentes parties du corps, essentiel pour la perception, le mouvement et la régulation des fonctions vitales (Wood, 1980).
- Œil/oreille : Organes sensoriels responsables respectivement de la vision et de l'audition, jouant un rôle clé dans la perception sensorielle et l'équilibre (CIF, 2018).
- Voix/parole (structure) : Structures anatomiques impliquées dans la production vocale et la parole, notamment le larynx, les cordes vocales, et les voies respiratoires supérieures (CIF, 2018).
- Cardio-respiratoire : Système comprenant le cœur, les vaisseaux sanguins, et les poumons, responsable de la circulation sanguine, de l'oxygénation et de la régulation de la pression artérielle (CIF, 2018).
- Digestif : Ensemble des organes impliqués dans la digestion et l'absorption des nutriments, tels que l'estomac, l'intestin, le foie, et le pancréas (CIF, 2018).
- Génito-urinaire : Système comprenant les organes reproducteurs et urinaires, responsables de la reproduction, de l'élimination des déchets et de la régulation hydrique et électrolytique (CIF, 2018).
📝 Points essentiels
- Les structures corporelles sont définies comme les éléments anatomiques du corps humain qui peuvent être affectés par des déficiences ou des pathologies, influençant ainsi la capacité d’une personne à réaliser des activités ou à participer à la vie sociale.
- La classification CIF (Classification Internationale du Fonctionnement, du Handicap et de la Santé, 2018) distingue ces structures en huit catégories, dont le système nerveux, l’œil/oreille, la voix/parole, le cardio-respiratoire, le digestif, et le génito-urinaire.
- Wood (1980) introduit la distinction entre déficience, incapacité et désavantage, en précisant que les structures corporelles peuvent être altérées sans nécessairement entraîner une incapacité ou un désavantage, selon le contexte environnemental et personnel.
- La compréhension de ces structures est essentielle pour l’évaluation clinique, la planification de soins, et la mise en œuvre de stratégies de compensation ou de réadaptation.
💡 À retenir
Les structures corporelles, en tant qu’éléments anatomiques fondamentaux, jouent un rôle clé dans le fonctionnement global de l’organisme et leur altération peut entraîner des déficiences, nécessitant une approche adaptée pour préserver ou restaurer la qualité de vie.
📖 9. Activités et participation
🔑 Notions clés & Définitions
- Activités : capacités qu’une personne peut réaliser dans un environnement idéal, sans obstacles, selon la définition du CIF (Classification Internationale du Fonctionnement, du Handicap et de la Santé).
- Participation : performance réelle d’une personne dans son environnement, intégrant ses activités dans le contexte social, selon CIF (2018).
- Entretien personnel : ensemble des tâches visant à assurer l’hygiène, la soin de soi, la toilette, selon la classification des activités.
- Mobilité : capacité à se déplacer d’un lieu à un autre, essentielle pour l’intégration sociale et la participation aux activités quotidiennes.
- Tâches générales : activités de base telles que manger, s’habiller, se déplacer, qui relèvent des activités fondamentales pour la vie quotidienne.
- Vie domestique : ensemble des activités liées à la gestion du foyer, à l’entretien de la maison, à la gestion des ressources domestiques, selon la notion de participation.
📝 Points essentiels
- La classification CIF (2001, révisée en 2018) distingue deux niveaux : activités (capacités dans un environnement idéal) et participation (performance dans le contexte réel).
- La performance reflète ce que la personne réalise dans son environnement actuel, tandis que la capacité indique ce qu’elle pourrait faire en l’absence de barrières environnementales.
- La notion d’entretien personnel englobe des activités telles que l’hygiène, la soins du corps, la toilette, qui sont cruciales pour l’autonomie et la qualité de vie.
- La mobilité est un facteur clé pour la participation sociale, permettant l’accès aux activités, à l’emploi, aux loisirs, et à la vie communautaire.
- La vie domestique concerne la gestion quotidienne du foyer, la préparation des repas, la lessive, le nettoyage, essentielles pour l’indépendance et l’intégration sociale.
- La relation entre activités et participation est complexe : des limitations dans les activités peuvent réduire la participation, mais l’environnement peut aussi favoriser ou limiter cette dernière (interaction environnementale).
💡 À retenir
Les activités et la participation sont deux dimensions fondamentales du fonctionnement humain selon le CIF, permettant d’évaluer l’autonomie, l’intégration sociale et la qualité de vie, en tenant compte à la fois des capacités et des environnements.
📖 10. Facteurs environnementaux
🔑 Notions clés & Définitions
- Produits et technologie : Ensemble des outils, équipements, dispositifs ou technologies qui facilitent ou améliorent la vie des personnes en situation de handicap, en réduisant les obstacles environnementaux (voir aussi "aides techniques").
- Environnement naturel : L'ensemble des éléments physiques, biologiques et géographiques qui entourent l'individu, tels que le climat, la topographie ou la biodiversité, influençant la participation et la fonction (voir aussi "structures corporelles").
- Relations sociales : Interactions et réseaux sociaux, incluant la famille, amis, collègues ou institutions, qui peuvent agir comme facilitateurs ou barrières dans la vie quotidienne (voir aussi "attitudes").
- Attitudes : Comportements, croyances ou perceptions des autres ou de la société à l'égard des personnes en situation de handicap, pouvant constituer des obstacles ou des facilitateurs (voir aussi "relations").
- Services et politiques : Ensemble des dispositifs, programmes, lois ou politiques publiques visant à soutenir, accompagner ou intégrer les personnes en situation de handicap, en modifiant l'environnement pour réduire les obstacles (voir aussi "attitudes").
📝 Points essentiels
- Les produits et technologies jouent un rôle clé dans l’adaptation de l’environnement, en permettant notamment l’accès à des aides techniques ou dispositifs facilitant la mobilité et la communication (Wood, 1980).
- L’environnement naturel peut agir comme un facteur facilitant ou limitant, selon sa configuration ou ses conditions climatiques, impactant la participation sociale et la santé (voir aussi "structures corporelles").
- Les relations sociales influencent fortement la participation, en offrant soutien ou en créant des barrières sociales, notamment par le regard ou le comportement des autres (voir aussi "attitudes").
- Les attitudes négatives ou stéréotypées peuvent constituer des obstacles majeurs, renforçant l’exclusion ou la marginalisation des personnes en situation de handicap (voir aussi "relations").
- Les services et politiques publiques, comme la loi du 2 janvier 2002 ou la loi du 11 février 2005, ont pour objectif de modifier l’environnement législatif et organisationnel pour favoriser l’inclusion et l’accessibilité (voir aussi "projet de vie").
💡 À retenir
Les facteurs environnementaux, en modifiant l’environnement physique, social ou institutionnel, peuvent soit faciliter soit entraver la participation et la qualité de vie des personnes en situation de handicap.
📊 Tableaux de Synthèse
| Modèle du handicap | Définition | Auteur | Caractéristiques principales |
|---|
| Modèle médical | Handicap comme conséquence d’une déficience ou incapacité | Wood (1980) | Focalisation sur l’individu, traitement médical, correction des déficiences |
| Modèle social | Handicap comme résultat de barrières sociales et environnementales | WHO (CIF) | Insiste sur l’environnement, l’accessibilité, la société et ses structures |
| Modèle biopsychosocial | Combinaison des modèles médical et social | WHO (CIF) | Interaction entre déficiences, activités, participation et facteurs environnementaux |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre déficit (perte fonctionnelle) et incapacité (limitation dans l’activité) — selon Wood (1980).
- Assimiler handicap uniquement à une déficience physique, alors qu’il inclut aussi des aspects sociaux et environnementaux (CIF).
- Confusion entre Invalide (reconnaissance administrative) et Infirme (terme ancien, souvent médical).
- Négliger l’interaction entre facteurs environnementaux et fonctionnement dans la classification CIF.
- Confondre classification Bertillon (causes de décès) avec les classifications modernes de la santé.
- Confusion entre histoire (exclusion, enfermement) et évolution (reconnaissance, institutionnalisation).
- Confondre modèles du handicap (approche théorique) et classification (outil de catégorisation).
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition de Wood (1980) sur déficit, incapacité et handicap.
- Maîtriser la différence entre modèle médical et modèle social du handicap, avec leurs auteurs clés.
- Identifier les principales étapes de l’histoire du handicap : Moyen Âge, XVIIe siècle, Lumières, institution des Invalides.
- Connaître la date de création de l’Institution des Invalides (1670) et son importance.
- Comprendre le devoir d’assistance instauré en 1790 et ses implications sociales.
- Savoir ce que recouvre la classification Bertillon (1925) et ses limites.
- Connaître la date de création de l’OMS (1945) et son rôle dans la classification internationale.
- Maîtriser la différence entre déficit et handicap selon la classification CIF.
- Connaître la notion de facteurs environnementaux dans le cadre de la classification CIF.
- Être capable d’expliquer comment la société a évolué dans sa perception du handicap, du rejet à la reconnaissance institutionnelle.
- Connaître les concepts clés liés à l’histoire sociale : bureaux de bienfaisance (1796), APHP (1801).
- Vérifier la maîtrise du vocabulaire spécifique : invalide, estropie, infirme, déficit, incapacité, handicap.
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