Fiche de révision : Médicaments et troubles du sommeil

📋 Plan du Cours

  1. Physiologie et cycles du sommeil
  2. Mélatonine synthétique : pharmacologie, indications et effets
  3. Parasomnies : cauchemars et somnambulisme chez l’enfant
  4. Benzodiazépines : indications, contre-indications et précautions d’emploi
  5. Anxiolytiques non benzodiazépiniques : buspirone, hydroxyzine, étifoxine et prégabaline
  6. Dépression : clinique, étiologie et physiopathologie
  7. Inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) : types, effets indésirables et interactions
  8. Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) : indications, effets indésirables, syndrome sérotoninergique et interactions
  9. Inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et noradrénaline (IRSNA) : mécanismes et effets secondaires

📖 1. Physiologie et cycles du sommeil

🔑 Notions clés & Définitions

  • Mélatonine : Hormone sécrétée par la glande pinéale qui régule l'horloge biologique et les rythmes circadiens en réponse à la lumière.
  • Contre-indication : Allergie à la molécule Déconseillé pdt grossesse et allaitement Insuffisant hépatique Interactions médicamenteuses : l’alcool Association déconseillée avec : oestrogènes, carbamazépine, quinolones, … Observations : A rajouter tous les compléments alimentaires
  • MEDICAMENTS HYPNOTIQUES : Médicaments qui induisent un sommeil proche du sommeil physiologique en déprimant l'activité cérébrale, avec des propriétés telles qu'une action rapide, une durée suffisante, et l'absence de somnolence résiduelle.
  • SPECIALITES : Suffixe en zépam ou zolam Liste I.
  • Sommeil lent : Phase du sommeil débutant environ 30 à 45 minutes après l'endormissement, caractérisée par une récupération physique, comprenant les phases d'endormissement, de sommeil léger et de sommeil profond, avec une respiration régulière, une fréquence cardiaque basse, et une baisse de la température corporelle.

📝 Points essentiels

  • Le sommeil se compose de 4 à 5 cycles d'environ 90 minutes par nuit.
  • Chaque cycle comprend une phase de sommeil lent suivie d'une phase de sommeil paradoxal.
  • La phase de sommeil lent permet la récupération physique, la phase paradoxale la récupération cérébrale et est associée aux rêves.
  • La glande pinéale sécrète la mélatonine, qui régule l'horloge biologique et les rythmes circadiens liés à la lumière.
  • L’éveil spontané survient toujours à la fin d’un cycle de sommeil.
  • 1 Le sommeil est réglé par différentes structures cérébrales complexes dont : - la glande pinéale qui sécrète une hormone : la mélatonine qui règle l’horloge biologique déterminant les rythmes circadiens ( rythme de 24h avec alternance veille – sommeil liée à la lumière)=> participant à la régulation de différentes fonctions: métabolisme, température du corps, homéostasie….
  • Les yeux sont immobiles, le visage est sans expression Une phase de sommeil paradoxal : apparait environ 90 minutes après l’endormissement Cette phase se caractérise par une activité cérébrale importante (c’est la phase de rêves) et représente environ 20% du temps total de sommeil.

💡 À retenir

Comprendre la structure cyclique du sommeil et le rôle central de la mélatonine dans la régulation des rythmes biologiques.

📖 2. Mélatonine synthétique : pharmacologie, indications et effets

🔑 Notions clés & Définitions

  • Mélatonine : Hormone naturelle sécrétée par la glande pinéale qui régule le rythme circadien et favorise l'endormissement.

📝 Points essentiels

  • Indiquée pour le traitement à court terme de l’insomnie primaire chez les patients de plus de 55 ans et pour le jet-lag.
  • La posologie recommandée est un comprimé 1 à 2 heures avant le coucher, pouvant être poursuivie jusqu’à 13 semaines.
  • Effets indésirables possibles : irritabilité, nervosité, céphalées, vertiges, douleurs abdominales, arthralgies, prurit.
  • Pas de dépendance ni d’effet rebond avec la mélatonine synthétique.
  • Plus mélatonine en vente libre à 1mg ou à 1.9mg max sous toutes les formes gummies, cp, films orodispersibles…etc Indication : Traitement à court terme de l'insomnie primaire caractérisée par un sommeil de mauvaise qualité chez les patients > 55 ans (et peut être utilisé dans les insomnies liées au jet-lag : décalage horaire) Effets indésirables : Irritabilité, nervosité, céphalées, vertiges, douleurs abdominales, arthralgies, prurit, … Pas de dépendance et pas d'effet rebond.
  • Cette posologie peut être poursuivie pendant une période allant jusqu'à 13 semaines.

💡 À retenir

Pas de dépendance ni d’effet rebond avec la mélatonine synthétique.

📖 3. Parasomnies : cauchemars et somnambulisme chez l’enfant

🔑 Notions clés & Définitions

  • Terreurs nocturnes : Épisodes de peur intense, de cris et de panique survenant pendant le sommeil lent profond, sans souvenir au réveil, fréquemment observés chez l’enfant.
  • Plus ou moins : Expression indiquant une coordination variable des actes accomplis durant le somnambulisme.

📝 Points essentiels

  • Les parasomnies regroupent des troubles du sommeil comme les cauchemars, les terreurs nocturnes et le somnambulisme, principalement chez l’enfant.
  • Les cauchemars surviennent généralement en sommeil paradoxal, tandis que le somnambulisme et les terreurs nocturnes se produisent en sommeil lent profond.
  • Elles ne touchent pas l’architecture du sommeil ni les cycles veille-sommeil mais résultent de l’activation de systèmes physiologiques pendant le sommeil le plus souvent.

💡 À retenir

Les parasomnies sont des troubles spécifiques du sommeil de l’enfant qui n’affectent pas la structure globale du sommeil.

📖 4. Benzodiazépines : indications, contre-indications et précautions d’emploi

🔑 Notions clés & Définitions

  • Benzodiazépines : Médicaments anxiolytiques, hypnotiques, myorelaxants et anticonvulsivants qui agissent en augmentant l'effet inhibiteur du neurotransmetteur GABA au niveau des synapses du système nerveux central, utilisés principalement pour traiter l’anxiété et l’insomnie.

📝 Points essentiels

  • Un traitement prolongé aux benzodiazépines peut entraîner une tolérance et modifier les effets thérapeutiques.
  • Les personnes âgées sont plus sensibles aux benzodiazépines et peuvent présenter des effets paradoxaux tels que agitation et confusion.
  • L’arrêt du traitement par benzodiazépines doit être progressif pour éviter des symptômes de sevrage.
  • L’association des benzodiazépines avec l’alcool et d’autres dépresseurs du système nerveux central est déconseillée en raison du risque majoré de sédation et de dépression centrale.

💡 À retenir

La connaissance des risques spécifiques et la prudence dans l’utilisation des benzodiazépines sont essentielles, notamment chez les populations vulnérables comme les personnes âgées.

📖 5. Anxiolytiques non benzodiazépiniques : buspirone, hydroxyzine, étifoxine et prégabaline

🔑 Notions clés & Définitions

  • Effets atropiniques : Hypotension orthostatique, troubles de l'accommodation, sécheresse de la bouche, constipation, sudation.
  • Risque de syndrome : La possibilité d'apparition d'un syndrome sérotoninergique grave lors de l'association de certains médicaments, notamment les antidépresseurs inhibiteurs de la recapture de la sérotonine avec d'autres traitements comme les IMAO.
  • Antidépresseurs tricycliques : Contre-indiqués dans : troubles urétro-prostatiques, glaucome par fermeture de l’angle.

📝 Points essentiels

  • La buspirone est un anxiolytique sans effet anticonvulsivant ni myorelaxant, moins sédatif, indiquée dans l’anxiété chronique avec un délai d’action plus long.
  • L’hydroxyzine est un anxiolytique antihistaminique H1 avec effet sédatif, utilisé notamment en prémédication anesthésique, contre-indiqué en glaucome à angle fermé et grossesse.
  • L’étifoxine est un anxiolytique non apparenté aux benzodiazépines, sans dépendance ni amnésie, avec somnolence diurne comme effet indésirable.
  • La prégabaline est utilisée dans le trouble anxieux généralisé chez l’adulte, appartenant aussi à la classe des antiépileptiques.
  • Ces anxiolytiques non benzodiazépiniques présentent un profil d’effets secondaires et d’indications distincts des benzodiazépines.

💡 À retenir

Les anxiolytiques non benzodiazépiniques se distinguent par leurs mécanismes d'action, indications spécifiques et profils d'effets secondaires, offrant des alternatives aux benzodiazépines.

📖 6. Dépression : clinique, étiologie et physiopathologie

🔑 Notions clés & Définitions

  • Grossesse : La grossesse est une période pendant laquelle certains médicaments, notamment les benzodiazépines et l'hydroxyzine, sont à éviter en raison de risques pour le fœtus.
  • IMIPRAMINIQUES : Les imipraminiques constituent une classe d'antidépresseurs tricycliques utilisés dans le traitement de la dépression, mais contre-indiqués en cas de glaucome à angle fermé ou de troubles urétro-prostatiques.
  • Clinique : Pathologie de + en + fréquente : (3 millions de personnes en France

📝 Points essentiels

  • La dépression est un syndrome caractérisé par une modification profonde de l’humeur avec tristesse, souffrance morale et ralentissement psychomoteur.
  • Les symptômes physiques associés à la dépression comprennent une baisse de libido et une fatigue importante.
  • La dépression est une pathologie fréquente touchant environ 5 % de la population en France.
  • La clinique dépressive associe des manifestations psychiques, motrices et somatiques qui doivent être reconnues pour un diagnostic précis.
  • DEFINITION : Syndrome Dépressif : maladie mentale caractérisée par une modification profonde de l’humeur dans le sens de la tristesse, de la souffrance morale et du ralentissement psychomoteur.
  • TROUBLES DE L’HUMEUR 3.1 .DEPRESSION 3.1.1.

💡 À retenir

La clinique dépressive associe des manifestations psychiques, motrices et somatiques qui doivent être reconnues pour un diagnostic précis.

📖 7. Inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) : types, effets indésirables et interactions

🔑 Notions clés & Définitions

  • Association contre-indiquée : Une combinaison médicamenteuse ou alimentaire qui ne doit pas être utilisée avec les IMAO en raison du risque élevé de syndrome sérotoninergique ou de poussée hypertensive grave.
  • MARSILID® : Nom commercial de l'iproniazide, un inhibiteur non sélectif de la monoamine oxydase utilisé comme antidépresseur puissant en inhibant la dégradation enzymatique des monoamines.
  • Sélégiline ( : Inhibiteur sélectif de la monoamine oxydase de type B, commercialisé sous le nom DEPRENYL®, utilisé comme traitement antiparkinsonien.
  • Rares : Effets indésirables peu fréquents des IMAO, incluant des hépatites cytolytiques aiguës d'origine immunoallergique.
  • Inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) : ANTIDEPRESSEURS INHIBITEURS DE LA MONOAMINE-OXYDASE (IMAO) Mode d’Action Ils augmentent le taux de monoamines donc de neurotransmetteurs au niveau des synapses en inhibant les enzymes de dégradation des neurotransmetteurs.

📝 Points essentiels

  • Les IMAO inhibent la dégradation enzymatique des monoamines, produisant un effet antidépresseur puissant.
  • Iproniazide est un IMAO non sélectif, sélégiline est un IMAO antiparkinsonien sélectif B, et moclobémide est un IMAO sélectif A mieux toléré.
  • Effets indésirables fréquents : euphorie, excitation, vertiges, insomnie, céphalées, hypotension orthostatique, constipation, bouche sèche, rétention urinaire.
  • Les IMAO présentent un risque de poussée hypertensive grave en cas d’association avec certains aliments riches en tyramine (vins, fromages, charcuterie, etc.).
  • De nombreuses interactions médicamenteuses sont contre-indiquées, notamment avec antidépresseurs, triptans, bupropion, sympathomimétiques, augmentant le risque de syndrome sérotoninergique ou d’hypertension grave.
  • Association contre-indiquée avec les aliments riches en tyramine : vins, bière, abats, bananes, figues chocolat, fromages, soja, charcuterie, crevettes Risque de poussée hypertensive grave.
  • Association déconseillée avec alcool, sympathomimétiques alpha, certains triptans risque de poussée hypertensive.

💡 À retenir

Maîtriser la complexité des IMAO, leurs risques d’interactions alimentaires et médicamenteuses, et leurs effets indésirables spécifiques.

📖 8. Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) : indications, effets indésirables, syndrome sérotoninergique et interactions

🔑 Notions clés & Définitions

  • Effets indésirables : Manifestations négatives fréquemment observées lors de l'utilisation des ISRS, incluant agitation, nervosité, troubles du sommeil, dysfonction sexuelle, nausées, céphalées, ainsi que des symptômes de sevrage à l’arrêt du traitement.
  • Le lithium : Un médicament thymorégulateur utilisé principalement dans le traitement des troubles bipolaires, notamment pour la prophylaxie et le traitement des épisodes maniaques et dépressifs.
  • Traitement des épisodes dépressifs : L'utilisation des ISRS est indiquée pour traiter les états dépressifs de toute nature, ainsi que certains troubles anxieux, avec une administration en monothérapie et une surveillance des effets secondaires.
  • Indications : Les situations cliniques justifiant l'emploi des ISRS, principalement les états dépressifs, les troubles obsessionnels compulsifs et les troubles paniques.

📝 Points essentiels

  • Principaux ISRS : fluoxétine, fluvoxamine, paroxétine, sertraline, citalopram, escitalopram.
  • Effets indésirables fréquents : agitation, nervosité, troubles du sommeil, dysfonction sexuelle, nausées, céphalées.
  • Le syndrome sérotoninergique peut survenir en début de traitement, lors d’augmentation de dose ou d’association avec d’autres médicaments, avec signes psychiques, moteurs, neurovégétatifs et digestifs.
  • Les ISRS augmentent le risque de comportements suicidaires chez les adolescents.
  • Syndrome sérotoninergique en début de traitement, en cas d'augmentation de posologie ou en cas d'association avec d'autres médicaments (voir IM) : ● Signes psychiques : confusion mentale, hypomanie, agitation, coma (rare) ● Signes moteurs : myoclonies ● Signes neurovégétatifs : hypo ou HTA, tachycardie, plus rarement : hyperthermie, sueurs et frissons ● Signes digestifs : diarrhées, nausées et vomissements Augmentation du risque de comportement suicidaire chez les adolescents avec paroxétine.
    • Gé - Citalopram : SEROPRAM® cp /sol buv / inj (H) + Gé - Escitalopram : SEROPLEX® cp / gttes + Gé Indications États dépressifs de toute nature, troubles obsessionnels compulsifs, troubles paniques.

💡 À retenir

Les ISRS sont des traitements de choix en dépression et troubles anxieux, nécessitant une surveillance attentive de leurs effets secondaires et interactions.

📖 9. Inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et noradrénaline (IRSNA) : mécanismes et effets secondaires

🔑 Notions clés & Définitions

📝 Points essentiels

  • Ce mécanisme dual permet une action antidépresseur et anxiolytique plus large que les ISRS seuls.
  • Les effets secondaires des IRSNA incluent des troubles digestifs, agitation, hypertension, et parfois des effets cardiovasculaires.
  • Les IRSNA peuvent présenter un profil d’effets secondaires différent et parfois plus marqué que les ISRS.

💡 À retenir

Les IRSNA combinent l’action sur deux neurotransmetteurs pour un effet antidépresseur élargi, avec un profil d’effets secondaires spécifique.

📊 Tableaux de Synthèse

Comparaison des médicaments anxiolytiques

ClasseIndications principalesEffets secondairesContre-indications
BenzodiazépinesAnxiété, insomnie, convulsionsSomnolence, dépendanceAllergie
Anxiolytiques non benzodiazépiniquesAnxiété chroniqueSédationGrossesse, glaucome

⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre sommeil lent et sommeil paradoxal, qui ont des fonctions différentes.
  2. Confondre les effets des benzodiazépines avec ceux des autres anxiolytiques.
  3. Ignorer les risques de syndrome sérotoninergique lors de l'association de médicaments.
  4. Confondre les parasomnies avec des troubles du sommeil affectant la structure du sommeil.
  5. Sous-estimer la sensibilité accrue des personnes âgées aux benzodiazépines.
  6. Oublier la nécessité d'une surveillance lors de l'utilisation des ISRS.

✅ Checklist Examen

  1. Revoir la physiologie du sommeil et les cycles.
  2. Connaître les indications et contre-indications des médicaments hypnotiques.
  3. Identifier les parasomnies et leurs caractéristiques.
  4. Différencier benzodiazépines et anxiolytiques non benzodiazépiniques.
  5. Comprendre la physiopathologie de la dépression.
  6. Maîtriser les effets indésirables et interactions des IMAO.
  7. Savoir quand utiliser les ISRS et leurs précautions.
  8. Connaître le mécanisme d'action des IRSNA.

Testez vos connaissances

Testez vos connaissances sur Médicaments et troubles du sommeil avec 9 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Quelle est la conséquence de la reconnaissance des manifestations psychiques, motrices et somatiques dans la dépression ?

2. Comment doit-on utiliser la mélatonine synthétique pour traiter une insomnie primaire chez un patient de plus de 55 ans ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Médicaments et troubles du sommeil avec 18 flashcards interactives.

Cycles du sommeil — durée ?

Environ 90 minutes par cycle.

Mélatonine — hormone ?

Sécrétée par la glande pinéale, régule l'horloge biologique.

Parasomnies — exemples ?

Cauchemars, somnambulisme, terreurs nocturnes.

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