Fiche de révision : Orthopédie, croissance et arthrose

📋 Plan du Cours

  1. Orthopédie, traumatologie et rhumatologie
  2. Croissance osseuse et cartilages
  3. Inégalité de longueur des membres inférieurs
  4. Traitements conservateurs et chirurgicaux
  5. Rééducation et aides à la marche
  6. Arthrose : douleur et mécanismes
  7. Imagerie, infiltrations et activité physique
  8. Coxarthrose : bilan et chirurgie conservatrice
  9. Prothèse totale de hanche et rééducation
  10. Gonarthrose et prothèse totale du genou

📖 1. Orthopédie, traumatologie et rhumatologie

🔑 Notions clés & Définitions

  • Orthopédie : L’orthopédie regroupe les pathologies où l’enjeu principal concerne la croissance chez l’enfant, avec l’objectif de corriger la déformation par des moyens externes comme contention plâtrée ou corsets.
  • Traumatologie : La traumatologie étudie les conséquences de traumatismes et leurs atteintes, comme la fracture, l’entorse ou la luxation.
  • Rhumatologie : La rhumatologie s’intéresse aux maladies articulaires, qu’elles soient inflammatoires ou non, comme l’arthrose et certaines affections inflammatoires.
  • Croissance qualitative : La croissance qualitative correspond à la mise en place des tissus qui forment rachis et membres, et si elle est perturbée l’enfant peut naître avec des malformations congénitales.
  • Croissance quantitative : La croissance quantitative correspond à l’augmentation en volume et en longueur après la naissance, sur laquelle la prise en charge kinésithérapique peut agir.

📝 Points essentiels

  • Orthopédie vise surtout des enfants avec problèmes de croissance et utilise des moyens externes de contention comme attelles, corsets ou plâtre.
  • Traumatologie regroupe des atteintes liées à un trauma, par exemple fracture, entorse ou luxation.
  • Rhumatologie concerne des pathologies articulaires, inflammatoires ou non, comme arthrose et polyarthrite rhumatoïde.
  • La croissance qualitative n’est pas directement modifiable par le kinésithérapeute car elle relève de la mise en place tissulaire congénitale.
  • La croissance quantitative peut être travaillée en kinésithérapie en respectant des contraintes physiologiques et en stimulant le schéma corporel et l’activité du cartilage de croissance.
  • La surveillance chez l’enfant combine courbe de croissance, âge osseux et maturation pubertaire pour juger la maturation plutôt que de se limiter à l’âge chronologique.

📖 2. Croissance osseuse et cartilages

🔑 Notions clés & Définitions

  • Âge osseux : L’âge osseux reflète la maturation biologique du squelette et peut différer de l’âge chronologique, guidant l’analyse de la croissance.
  • Cartilage de croissance : Le cartilage de croissance, aussi appelé physe, est situé entre épiphyse et métaphyse et permet l’accroissement en longueur avant d’être absent chez l’adulte mature.

📝 Points essentiels

  • Il existe 3 phases : croissance qualitative (tissus), croissance quantitative (longueur/volume des structures) et développement (capacités fonctionnelles via maturation du SNC).
  • La vitesse de croissance en longueur s’exprime en cm/an et elle varie selon le segment : céphalique, rachidien, membre inférieur ou supérieur.
  • Le pic de croissance pubertaire survient à 13 ans d’âge osseux chez la fille et 15 ans chez le garçon, avec une vitesse d’environ 4 cm/an, puis la vitesse s’effondre.
  • La puberté démarre vers 11 ans d’âge osseux chez la fille et 13 ans chez le garçon, et la croissance se poursuit environ 1 an à 1,5 an après la ménarche avant de ralentir puis s’arrêter.
  • Le cartilage de conjugaison (cartilage de croissance) peut être présent sur la radio avec repères indirects, mais il est directement visible en IRM ; sa physe fertile peut se souder prématurément en cas de puberté précoce.
  • La fusion/calcification de l’épiphyse et de la diaphyse met fin à la croissance osseuse entre 17 et 25 ans.

💡 Astuce mémo

Quali = tissus, Quant = longueur, Dév = fonctions ; Âge osseux > âge chrono ; Physe fertile = longueurs, Pic fille 13 / garçon 15.

📖 3. Inégalité de longueur des membres inférieurs

🔑 Notions clés & Définitions

  • ILMI : L’ILMI est la différence de longueur entre les membres inférieurs, qui peut entraîner une bascule du bassin et des compensations morphostatiques.
  • Épiphysiodèse : L’épiphysiodèse est un frein du cartilage de croissance utilisé sur le membre inférieur long pour ralentir sa croissance et ré-aligner le bassin.
  • Méthode indirecte clinique : La méthode indirecte clinique évalue surtout visuellement le bassin et sa hauteur à l’aide de repères iliaques, en tenant compte aussi du pied et de la cheville.

📝 Points essentiels

  • En bilan morphostatique debout, on s’attend à voir un bassin plus haut d’un côté et parfois une ILMI avec le membre inférieur long du côté où le bassin est le plus haut.
  • Pour une mesure plus « vraie » sans compensation, on mesure en coucher dorsal la distance entre l’EIAS et la malléole médiale, avec 2 mesures puis une moyenne.
  • L’imagerie CT-scan a une meilleure sensibilité et reproductibilité, l’US 3D mesure précisément les ILMI sans radiation ionisante, et l’IRM est reproductible et très précise.
  • Guidelines chez l’adulte : si ILMI finale < 2 cm, aucun traitement n’est requis s’il n’y a pas de symptômes, et seuls ~10% utilisent des talonnettes.
  • Guidelines chez l’adulte : si ILMI finale > 2 cm, la correction vise 1 cm de moins que l’inégalité actuelle et se fait par l’intérieur (semelles), l’extérieur (tallonnettes) ou les deux.

📖 4. Traitements conservateurs et chirurgicaux

🔑 Notions clés & Définitions

  • Décharge articulaire : Traitement conservateur consistant à réduire les contraintes mécaniques sur l’articulation pour passer sous le seuil de douleur.
  • Hydrothérapie : Modalité de prise en charge en piscine qui diminue l’impact et facilite le travail corporel en décharge.
  • Chaîne ouverte : Organisation d’exercices où le segment distal est libre, utilisée pour le traitement fonctionnel en fin de séance.
  • Chaîne fermée : Organisation d’exercices où le segment distal est bloqué, utilisée pour obtenir une co-contraction musculaire.
  • Butée ostéoplastique : Chirurgie conservatrice visant à augmenter la surface de contact de la hanche afin de diminuer la pression unitaire.

📝 Points essentiels

  • En rééducation d’arthrose, on travaille souvent en décharge et on diminue l’intensité pour rester sous le seuil de douleur.
  • En arthrose d’épaule, on peut d’abord utiliser la chaîne ouverte pour retravailler les muscles stabilisateurs (coiffe des rotateurs), puis introduire la chaîne fermée pour obtenir une co-contraction, et terminer par le traitement fonctionnel en chaîne ouverte.
  • Deux mécanismes expliquent les interventions conservatrices de hanche : diminuer les pressions en augmentant la surface de contact ou diminuer la force résultante par réorientation.
  • La butée ostéoplastique se place pour augmenter la surface articulaire et elle doit être ni trop haute (inefficace) ni trop basse (conflit et risque d’arthrose prématurée).
  • Les ostéotomies fémorales de varisation sont indiquées quand le recentrage en abduction améliore l’interligne, mais elles exposent à un raccourcissement (ILMI) et à une possible boiterie pendant la récupération.
  • Les ostéotomies fémorales de valgisation sont indiquées quand l’amélioration en adduction rend l’interligne plus favorable, avec un maintien le plus souvent par ostéosynthèse (lame-plaque).

💡 Astuce mémo

Décharge→Sous la douleur ; puis Chaîne fermée = Co-contraction ; et on finit en Chaîne ouverte = Fonction (D-C-F).

📖 5. Rééducation et aides à la marche

🔑 Notions clés & Définitions

  • Économie articulaire : Approche visant à réduire les contraintes sur l’articulation tout en gardant une activité physique régulière, pour limiter l’aggravation des symptômes.
  • Cryothérapie : Traitement antalgique par application de froid utilisé pour diminuer la douleur et faciliter la tolérance des efforts pendant la rééducation.
  • Aide à la marche : Dispositif d’assistance (ex. canne) utilisé pour corriger la mise en charge et la boiterie afin de réduire la douleur lors des déplacements.
  • Hydrarthrose du genou : Situation avec épanchement important du genou, typiquement douloureuse, qui impose d’arrêter ou d’alléger les séances de kiné pendant la phase aiguë.

📝 Points essentiels

  • Le programme de kiné suit un seuil de douleur : on poursuit seulement tant que la séance reste sous le niveau de douleur tolérable, sinon on stoppe et on met au repos si nécessaire.
  • En théorie, les séances de kiné sont à 2–3 fois par semaine sur 12 séances, mais en pratique 1–2 fois par semaine suffit, le reste étant réalisé en auto-rééducation.
  • Pendant les douleurs, on alterne parfois séances à sec et balnéothérapie pour limiter l’impact articulaire et mieux tolérer les exercices.
  • Pour les longs déplacements, la canne se prend du côté sain, afin de décharger l’articulation douloureuse.
  • En cas de genou hydrarthrosique ou très douloureux, on arrête les exercices de séance pour éviter d’augmenter l’inflammation.
  • Dans les AVJ, on vise aussi l’économie articulaire : éviter les marches prolongées et les piétinements, et limiter les positions genou fléchi prolongées qui favorisent le flessum.

💡 Astuce mémo

Canne au sain + froid (cryothérapie) : décharger, puis avancer sous seuil de douleur.

📖 6. Arthrose : douleur et mécanismes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Excès de contraintes : Lésion articulaire liée à des forces répétées ou trop intenses, qui augmentent la probabilité d’arthrose lorsque l’articulation est surchargée.
  • Stabilité musculaire : Capacité des muscles à maintenir l’alignement et le contrôle de l’articulation, ce qui peut réduire les contraintes et protéger contre l’arthrose.
  • Co-contractions agonistes-antagonistes : Activations simultanées de muscles opposés qui augmentent la stabilité dynamique de l’articulation pendant les mouvements.
  • Traumatismes articulaires : Lésions antérieures de l’articulation qui augmentent le risque d’arthrose, surtout lorsqu’elles concernent des structures clés de stabilité.
  • BMI et inflammation : Un BMI élevé peut augmenter mécaniquement les contraintes et s’accompagner d’un contexte inflammatoire favorisant l’évolution arthrosique.

📝 Points essentiels

  • Le mécanisme clé opposant protection et aggravation repose sur deux leviers : augmenter la stabilité et diminuer les contraintes exercées sur l’articulation.
  • Le sport peut favoriser l’arthrose en cas de haut niveau, avec un risque lié à l’intensité et à la durée, et il augmente davantage si l’activité sportive s’ajoute à une profession physiquement contraignante.
  • Plus il y a de traumatismes articulaires, plus le risque d’arthrose augmente, notamment avec les sports à impacts intenses ou répétés et torsions comme football, rugby, squash, baseball, volley-ball et basket-ball.
  • Les mouvements qui augmentent le plus les contraintes pendant le sport sont les grandes amplitudes, les sauts et les mouvements de torsion.
  • Le risque de course à pied est controversé : les coureurs longue distance (≥3 h/sem pendant 10 ans) n’ont pas d’incidence de gonarthrose ou de coxarthrose dans une étude, tandis qu’une autre retrouve une incidence radiologique de coxarthrose versus pilotes de bobsleigh et témoins.
  • Chez un patient arthrosique : sédentaire = démarrer un sport à faible impact (vélo, marche, elliptique, natation) ; déjà actif = continuer mais moduler les contraintes (changer de sport, diminuer intensité/fréquence/durée, adapter matériel, remplacer terrain par aquatique), et poursuivre au stade initial car s’arrêter rend la reprise…

💡 Astuce mémo

Stabilité ↑ (co-contractions) et contraintes ↓ = sport “protecteur”; impacts/ torsions + traumatismes = sport “aggravant”.

📖 7. Imagerie, infiltrations et activité physique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Radio standard : Imagerie de référence qui permet d’objectiver l’arthrose à partir des atteintes radiologiques des compartiments articulaires.
  • Pangonogrammes : Radiographie du membre inférieur entier utilisée pour mesurer la déviation axiale et identifier un varus ou un valgus.
  • Surmenage articulaire : Sollicitation répétée du genou ou de la hanche (charges, flexions, torsions, chocs, sport) qui augmente les contraintes et favorise la dégradation.
  • Kellgren-Lawrence : Classification radiologique de l’arthrose qui classe la sévérité à partir de critères visibles sur les radios.

📝 Points essentiels

  • La radio constitue le gold standard et doit être interprétée en face (genou en extension puis à 30° de flexion) et en profil pour compléter l’évaluation.
  • Les stades de Kellgren-Lawrence s’appuient notamment sur l’importance de la diminution de l’interligne (ex : stade 1 lorsque la diminution est < 50%).
  • Les pangonogrammes tracent l’axe mécanique (centre tête fémorale vers milieu talo-tibial) pour repérer si le genou est hors axe et donc une surcharge interne (varus) ou externe (valgus).
  • Le risque d’arthrose augmente avec le surmenage : port de charges, mouvements répétés, grandes flexions, torsions/pivots, chocs directs, sauts et impacts indirects.
  • Dans l’activité, les sports les plus contraignants listés incluent foot, handball, volley, basket et tennis en simple.
  • La course en sport de loisir n’augmente pas le risque de gonarthrose.

💡 Astuce mémo

Radio d’abord, puis axe rouge sur pangonogrammes : varus = surcharge interne, valgus = surcharge externe ; activité = charge + torsion + chocs.

📖 8. Coxarthrose : bilan et chirurgie conservatrice

🔑 Notions clés & Définitions

  • Coxarthrose primitive : La coxarthrose primitive désigne une atteinte de hanche considérée comme la cause principale des symptômes avant intervention, par opposition à des formes plus complexes.
  • PTH : La PTH (prothèse totale de hanche) est la chirurgie de remplacement utilisée quand la hanche est trop douloureuse ou limitante malgré la prise en charge.
  • Flessum de genou : Le flessum de genou est une flexion irréductible ou persistante de genou observée au bilan morphostatique et pouvant diminuer la longueur du pas.
  • Marche comme indicateur : La marche est un critère de jugement clinique central car sa qualité reflète le résultat fonctionnel après chirurgie.

📝 Points essentiels

  • Le bilan actif et passif de hanche se fait dans les 3 DDL, en surveillant les mouvements luxants et en évitant de coupler 2 DDL luxants.
  • En voie d’abord postérieure, on limite surtout la flexion à 90°, et l’adduction avec la rotation interne sans les amener à leurs amplitudes extrêmes.
  • Une hanche rouge et chaude est très inquiétante car l’articulation est profonde, ce qui rend ce signe anormal.
  • La douleur après PTH suit une évolution typique : forte douleur juste après l’opération, possible augmentation au retour à domicile avec plus de déplacements, puis amélioration progressive.
  • Le bilan morphostatique se fait sur patient debout après vérification des transferts et de l’équilibre, pour confirmer les attitudes vicieuses.
  • Les tests fonctionnels d’endurance (ex. répétitions) ne se font pas pendant les 6 premières semaines post-op, car l’objectif d’alors n’est pas l’endurance.

📖 9. Prothèse totale de hanche et rééducation

📖 10. Gonarthrose et prothèse totale du genou

🔑 Notions clés & Définitions

  • Sidération du quadriceps : Atteinte transitoire de la commande du quadriceps juste après chirurgie, qui nécessite d’abord de vérifier le verrouillage actif avant de progresser en charge.
  • Signe inflammatoire local : Manifestation clinique d’inflammation au niveau du genou à apprécier avec une méthode homogène et comparative entre les deux côtés.
  • Scores fonctionnels KOOS et WOMAC : Questionnaires validés utilisés pour chiffrer l’impact fonctionnel de la gonarthrose ou après prothèse, afin de suivre l’évolution du patient.

📝 Points essentiels

  • Pour évaluer un signe inflammatoire, compare les deux côtés en utilisant le dos de la main, partie jugée plus neutre car moins vascularisée.
  • En post-op, le bilan articulaire privilégie l’extension (et pas la flexion en priorité) pour limiter un flessum antalgique.
  • Le quadriceps se vérifie d’abord en décharge avec l’objectif de verrouillage actif en charge avant de passer aux transferts et à la mise en charge.
  • La recherche de TVP s’intègre au bilan : test de Homans et ballant du mollet avec comparaison et signes associés.
  • La prévention de la TVP post-op passe aussi par des mobilisations actives de la circulation (notamment mouvements des doigts de pied) même si le patient ne peut pas mobiliser activement le genou immédiatement.
  • En cas d’hématome, éviter le massage profond et privilégier la conduite de prise en charge pour ne pas aggraver le saignement résiduel.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
2006Normes OMS pour surveiller la croissance de la naissance jusque 2 ans
2007Normes OMS pour surveiller la croissance de 2 à 19 ans
1916Digby étudie les lignes d’arrêt (stries de Park et Harris)
17 à 25 ansFin de la croissance osseuse (fusion/calcification épiphyse–diaphyse)
13 ansPic de croissance chez la fille (âge osseux)

📊 Tableaux de synthèse

Croissance : quali vs quanti vs développement

TypeCe que c’estModifiable en kiné ?
QualitativeMise en place des tissus du rachis et des membresNon, croissance congénitale
QuantitativeAugmentation de volume et de longueur après la naissanceOui (stimuler schéma corporel/activité cartilage)
DéveloppementAcquisition progressive des capacités fonctionnelles via maturation du SNCOui (fonctionnel via maturation/activité)

Douleur d’arthrose : mécanique vs inflammatoire

Type de douleurCaractéristiquesCe qui la soulage
MécaniqueMal quand articulation utilisée/mise en charge, soulagée par repos/décharge (non nocturne sauf changement de position)Repos/décharge
InflammatoireDouleur nocturne, au repos, peut apparaître en poussées (crises congestives)Mouvement (et prise en charge adaptée de l’inflammation)

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre croissance qualitative et quantitative : quali = tissus (non modifiable), quanti = longueur/volume (modififiable par kiné).
  2. Croire que l’âge chronologique suffit : le cours insiste sur l’âge osseux (meilleur témoin de maturation).
  3. Inverser les mesures ILMI : clinique en standing avec compensations ≠ mesure “vraie” en coucher dorsal EIAS–malléole médiale.
  4. Penser que l’IRM est “gold standard” pour l’ILMI : dans le cours, la radio/les repères radiographiques restent la référence.
  5. Confondre douleur arthrosique et poussée congestive : la douleur inflammatoire est nocturne et au repos, la mécanique est déclenchée à l’effort.
  6. Croire que l’arthrose = cartilage uniquement : le cours inclut capsule, synoviale, os sous-chondral, ligaments et muscles.
  7. Confondre appareillage pour ILMI : correction adulte <2 cm sans traitement si pas de symptômes, correction >2 cm vise 1 cm de moins que l’inégalité actuelle.

✅ Checklist Examen

  1. Définir Orthopédie, Traumatologie et Rhumatologie et donner 1 exemple pour chacun selon le cours.
  2. Expliquer les 3 types de croissance (qualitative, quantitative, développement) et préciser ce qui est modifiable par le kinésithérapeute.
  3. Savoir interpréter la maturation : distinguer courbe de croissance, âge osseux et maturation pubertaire, et citer l’idée clé “âge osseux ≠ âge chronologique”.
  4. Décrire le cartilage de croissance/physe (localisation, rôle en longueur) et les notions liées au pic de croissance pubertaire (fille 13 ans osseux, garçon 15 ans) et à la fin de croissance (17 à 25 ans).
  5. Expliquer l’ILMI : mécanismes, bilan morphostatique vs mesure “vraie” en coucher dorsal (EIAS–malléole médiale, 2 mesures puis moyenne) et préciser pourquoi l’imagerie peut être plus reproductible.
  6. Citer les guidelines adulte de traitement ILMI : seuil <2 cm (pas de traitement si asymptomatique) et >2 cm (correction 1 cm de moins, intérieur/extérieur/les deux selon cours).
  7. Expliquer les interventions conservatrices de hanche selon les 2 mécanismes du cours (augmenter surface de contact vs diminuer force résultante) et où s’inscrit la butée ostéoplastique.
  8. En arthrose : distinguer mécanismes clés (stabilité ↑, contraintes ↓), puis distinguer douleur mécanique vs douleur inflammatoire/congestive et donner le test “signe du glaçon” pour l’épanchement intra-articulaire.
  9. Présenter l’idée centrale dissociation radio-clinique et le raisonnement kiné “on soigne un patient, ses symptômes”, avec 5 stades Kellgren-Lawrence (0 à 4) selon l’interligne/ostéophytes.
  10. Décrire le bilan gonarthrose/coxarthrose et les outils validés cités (WOMAC/Lequesne/HOOS/KOOS) en précisant ce qu’ils évaluent globalement.
  11. Pour PTH : énumérer les priorités post-op (sidération quadriceps/verrouillage, cryothérapie, prévention TVP, éviter flessum antalgique, bilan douleur/trophique/articulaire/fonctionnel) et rappeler l’importance de la voie d’abord sur les mouvements luxants.
  12. Pour ILMI/épiphysiodèse/ostéotomies : savoir les grands principes (objectif mettre bassin à niveau, épiphysiodèse = frein de physe au membre inférieur long, choix allonger court vs raccourcir long selon inégalité finale et potentiel de croissance).

Testez vos connaissances

Testez vos connaissances sur Orthopédie, croissance et arthrose avec 20 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Quelle discipline s’intéresse principalement aux pathologies liées à la croissance de l’enfant et à leur correction par des moyens externes comme le plâtre ou le corset ?

2. Quelle spécialité étudie les conséquences des traumatismes tels que la fracture, l’entorse ou la luxation ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Orthopédie, croissance et arthrose avec 20 flashcards interactives.

Orthopédie — définition ?

Pathologies liées à la croissance et déformations osseuses chez l’enfant.

Traumatologie — rôle ?

Étude et traitement des traumatismes, fractures, entorses.

Rhumatologie — intérêt ?

Maladies articulaires inflammatoires ou non, comme arthrose.

Voir les flashcards →

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