QCM : Polarité cellulaire — 17 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle organisation caractérise la polarité cellulaire ?

Une asymétrie fonctionnelle sans organisation particulière des organites
Une asymétrie structurale et fonctionnelle avec des organites positionnés de façon non aléatoire
Une symétrie structurale et fonctionnelle avec des organites répartis de façon homogène
Une distribution aléatoire des organites dans une cellule globalement symétrique

Une asymétrie structurale et fonctionnelle avec des organites positionnés de façon non aléatoire

Explication

La polarité cellulaire correspond à une organisation asymétrique, structurale et fonctionnelle, dans laquelle les organites occupent des positions déterminées. L’idée d’une distribution aléatoire ne rend pas compte de cette organisation spatiale contrôlée.

2. Quel effet la localisation adéquate des organites peut-elle favoriser dans une cellule polarisée ?

La diminution de la migration et de l’activation des réponses immunes
La disparition des compartiments cellulaires et la réduction des échanges
La répartition uniforme des fonctions entre toutes les régions cellulaires
La différenciation, la croissance membranaire et le transport épithélial

La différenciation, la croissance membranaire et le transport épithélial

Explication

Le positionnement correct des organites facilite notamment la différenciation, la croissance membranaire, la réponse immune, la migration et le transport à travers un épithélium. Une cellule polarisée ne répartit donc pas uniformément toutes ses fonctions entre ses régions.

3. Comment la polarité apico-basale organise-t-elle une cellule épithéliale ?

Elle sépare un pôle apical d’un pôle basolatéral par des jonctions cellulaires
Elle oriente les cellules selon un axe proximo-distal dans le plan du tissu
Elle oppose des dendrites réceptrices à un axone sécréteur de neurotransmetteurs
Elle distingue une face avant d’une face arrière consacrées à la migration

Elle sépare un pôle apical d’un pôle basolatéral par des jonctions cellulaires

Explication

La polarité apico-basale distingue un pôle apical et un pôle basolatéral, séparés par des jonctions cellulaires. La distinction entre face avant et face arrière relève de la polarité des cellules en migration.

4. Lorsqu’une cellule migre, quelle fonction est associée à sa face avant ?

La rétraction qui ramène l’arrière de la cellule
La réception des neurotransmetteurs provenant d’autres cellules
L’orientation proximo-distale dans le plan du tissu
La protrusion qui permet l’avancée de la cellule

La protrusion qui permet l’avancée de la cellule

Explication

Dans la polarité avant-arrière, la face avant réalise une protrusion qui favorise le déplacement cellulaire. La rétraction est attribuée à la face arrière, et non à la face avant.

5. Quelle distinction définit la polarité neuronale ?

Les dendrites reçoivent les neurotransmetteurs, tandis que l’axone peut les relarguer
Les dendrites relarguent les neurotransmetteurs, tandis que l’axone les reçoit
Les dendrites assurent la protrusion, tandis que l’axone réalise la rétraction
Les dendrites orientent le plan tissulaire, tandis que l’axone sépare deux pôles épithéliaux

Les dendrites reçoivent les neurotransmetteurs, tandis que l’axone peut les relarguer

Explication

La polarité neuronale repose sur une spécialisation complémentaire : les dendrites reçoivent les neurotransmetteurs et l’axone peut les relarguer après un signal électrique. Les fonctions de protrusion et de rétraction concernent plutôt les cellules en migration.

6. Quelle caractéristique de la membrane plasmique contribue à la polarité cellulaire ?

Ses protéines sont présentes dans la bicouche sans distinction entre les deux pôles
Sa composition lipidique et protéique reste identique dans tous les sous-domaines
Sa composition lipidique ou protéique diffère entre les pôles apical et basolatéral
Ses lipides forment une enveloppe dépourvue de protéines intrinsèques et extrinsèques

Sa composition lipidique ou protéique diffère entre les pôles apical et basolatéral

Explication

La membrane plasmique est une bicouche lipidique contenant des protéines intrinsèques et extrinsèques, et sa composition peut différer entre les pôles apical et basolatéral. Elle n’est donc pas une membrane uniformément composée.

7. Que produit la ségrégation de phase dans une membrane plasmique ?

Des domaines lipidiques distincts, dont une phase ordonnée riche en cholestérol et une phase désordonnée qui en est pauvre
Une membrane homogène dans laquelle les lipides et les protéines se déplacent sans séparation latérale
Une phase riche en cholestérol désordonnée associée à une phase pauvre en cholestérol ordonnée
Des compartiments séparés par des jonctions serrées qui empêchent tout mouvement des protéines

Des domaines lipidiques distincts, dont une phase ordonnée riche en cholestérol et une phase désordonnée qui en est pauvre

Explication

La ségrégation de phase organise latéralement les lipides en domaines distincts : la phase riche en cholestérol est ordonnée, tandis que la phase pauvre en cholestérol est désordonnée. Cette organisation peut aussi entraîner une ségrégation des protéines membranaires.

8. Comment les jonctions serrées contribuent-elles au maintien de la polarité membranaire ?

Elles transforment les lipides désordonnés en protéines ancrées au cytosquelette
Elles déclenchent la rétraction de la face arrière lors de la migration cellulaire
Elles répartissent les protéines membranaires de manière identique entre les pôles apical et basolatéral
Elles forment des barrières de diffusion qui préservent l’identité moléculaire des sous-domaines membranaires

Elles forment des barrières de diffusion qui préservent l’identité moléculaire des sous-domaines membranaires

Explication

Les jonctions serrées limitent la diffusion latérale entre certains sous-domaines membranaires et contribuent ainsi à préserver leur identité moléculaire. La rétraction de la face arrière appartient à la polarité avant-arrière, pas au rôle des barrières de diffusion.

9. Quel rôle les endomembranes jouent-elles dans l’organisation cellulaire ?

Elles déclenchent les signaux qui contrôlent l’asymétrie cellulaire.
Elles constituent la surface externe qui sépare la cellule du milieu.
Elles transportent des protéines membranaires et des protéines destinées à la sécrétion.
Elles produisent les microtubules responsables du transport intracellulaire.

Elles transportent des protéines membranaires et des protéines destinées à la sécrétion.

Explication

Les endomembranes forment un réseau tubulo-vésiculaire qui assure le transport des protéines de la membrane plasmique et des protéines sécrétées. La membrane plasmique constitue la surface cellulaire, mais elle n’est pas définie comme le réseau de transport endomembranaire.

10. Une protéine nouvellement synthétisée doit être dirigée vers un domaine polarisé de la membrane plasmique : quel compartiment assure principalement son tri ?

Les endosomes de recyclage
Le réticulum endoplasmique rugueux
Le réseau trans-Golgi
Le lysosome tardif

Le réseau trans-Golgi

Explication

Le réseau trans-Golgi trie principalement les protéines et les lipides nouvellement synthétisés vers les différents pôles cellulaires. Les endosomes de recyclage prennent plutôt en charge les molécules provenant de l’endocytose.

11. Que se passe-t-il lorsqu’une vésicule est adressée au mauvais pôle d’une cellule polarisée ?

Elle fusionne avec un endosome de recyclage qui la réoriente vers le bon pôle.
Elle est directement dégradée par un lysosome avant toute nouvelle destination.
Elle reste fusionnée à la membrane plasmique jusqu’à la division cellulaire.
Elle retourne au réticulum endoplasmique pour recommencer toute sa synthèse.

Elle fusionne avec un endosome de recyclage qui la réoriente vers le bon pôle.

Explication

En cas d’erreur d’adressage, une vésicule d’endocytose fusionne avec un endosome de recyclage, qui renvoie les composés vers le pôle approprié. Cette voie permet donc de corriger une mauvaise destination plutôt que de dégrader automatiquement le contenu.

12. Comment le cytosquelette contribue-t-il au transport polarisé dans la cellule ?

Il organise les organites selon une disposition orientée et guide le réseau endomembranaire.
Il transforme les endosomes en compartiments qui produisent directement les protéines.
Il répartit les organites de façon aléatoire pour équilibrer les échanges cellulaires.
Il dissout les membranes afin de rendre les organites librement diffusibles dans le cytoplasme.

Il organise les organites selon une disposition orientée et guide le réseau endomembranaire.

Explication

Le cytosquelette et ses moteurs positionnent les organites de manière non aléatoire et forment un réseau polarisé qui oriente le transport. Une organisation aléatoire ne fournirait pas les repères nécessaires au déplacement dirigé des organites et des vésicules.

13. Dans un neurone, quelle fonction les microtubules des axones et des dendrites remplissent-ils ?

Ils forment des jonctions serrées qui séparent les domaines apicaux et basolatéraux.
Ils trient les protéines nouvellement synthétisées dans le réseau trans-Golgi.
Ils activent les RhoGTPases afin de déclencher la polarité cellulaire.
Ils servent de rails au transport différentiel des ARNm, des protéines et des vésicules.

Ils servent de rails au transport différentiel des ARNm, des protéines et des vésicules.

Explication

Dans les neurones, les microtubules constituent des rails permettant un transport différentiel de plusieurs cargaisons dans les axones et les dendrites. Les jonctions serrées et le tri trans-Golgi relèvent d’autres mécanismes de polarité et de trafic membranaire.

14. Quelle distinction oppose le contrôle intrinsèqu'et le contrôle extrinsèque de la polarité cellulaire ?

Le contrôle intrinsèque concerne les jonctions serrées, tandis que le contrôle extrinsèque concerne les filaments intermédiaires.
Le contrôle intrinsèque repose sur des mécanismes cellulaires, tandis que le contrôle extrinsèque dépend du microenvironnement.
Le contrôle intrinsèqu'agit dans les endosomes, tandis que le contrôle extrinsèqu'agit dans le réseau trans-Golgi.
Le contrôle intrinsèque dépend de la matrice extracellulaire, tandis que le contrôle extrinsèque repose sur les RhoGTPases.

Le contrôle intrinsèque repose sur des mécanismes cellulaires, tandis que le contrôle extrinsèque dépend du microenvironnement.

Explication

Le contrôle intrinsèque de la polarité utilise notamment les complexes de polarité et les RhoGTPases, alors que le contrôle extrinsèque dépend des signaux du microenvironnement. La matrice extracellulaire et les interactions cellulaires appartiennent donc au contrôle extrinsèque, et non au contrôle intrinsèque.

15. Quels complexes multiprotéiques déclenchent des cascades de signalisation qui régulent l’asymétrie cellulaire ?

Les complexes actine, tubuline et kératine
Les complexes trans-Golgi, endosomal et lysosomal
Les complexes Par, Scribble et Crumbs
Les complexes GEF, GAP et GDP

Les complexes Par, Scribble et Crumbs

Explication

Par, Scribble et Crumbs sont des complexes multiprotéiques de polarité qui déclenchent des cascades régulant l’asymétrie cellulaire. Les autres ensembles proposés regroupent des compartiments, des éléments structuraux ou des molécules qui ne constituent pas cette triade de complexes de polarité.

16. Dans une cellule épithéliale, quelle organisation des complexes Crumbs, Par et Scribble est correcte ?

Crumbs et Par sont apicaux, tandis que Scribble est basolatéral.
Les trois complexes sont répartis de manière uniforme dans toute la membrane.
Crumbs et Scribble sont apicaux, tandis que Par est basolatéral.
Scribble et Par sont apicaux, tandis que Crumbs est basolatéral.

Crumbs et Par sont apicaux, tandis que Scribble est basolatéral.

Explication

Crumbs et Par sont localisés dans le domaine apical, tandis que Scribble se trouve dans le domaine basolatéral. Crumbs participe à la formation des jonctions serrées et Par contrôle leur assemblage, ce qui distingue leurs rôles malgré leur localisation apicale commune.

17. Quel énoncé décrit correctement le fonctionnement des RhoGTPases et de leurs régulateurs ?

Les RhoGTPases sont actives avec le GTP, les GEF les inactivent et les GAP les stabilisent.
Les RhoGTPases sont actives avec le GTP, les GEF les activent et les GAP les inactivent.
Les RhoGTPases sont actives avec le GDP, les GEF les activent et les GAP les dégradent.
Les RhoGTPases sont actives avec le GDP, les GEF les inactivent et les GAP les activent.

Les RhoGTPases sont actives avec le GTP, les GEF les activent et les GAP les inactivent.

Explication

Les RhoGTPases, petites protéines G de la superfamille Ras, sont actives lorsqu’elles lient le GTP et inactives lorsqu’elles lient le GDP ; les GEF favorisent leur activation et les GAP leur inactivation. La confusion fréquente consiste à inverser les effets des GEF et des GAP ou les états liés au GTP et au GDP.

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Qu'est-ce que la polarité cellulaire ?

L'organisation asymétrique de la cellule sur les plans structural et fonctionnel.

Quel est le rôle de la localisation des organites dans la cellule ?

Elle facilite la différenciation, la croissance membranaire, la réponse immune, la migration et le transport moléculaire.

Comment s'effectue le transport du glucose dans une cellule épithéliale intestinale polarisée ?

De la lumière intestinale vers le sang grâce à l'organisation apico-basale.

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