QCM : Prévention et prise en charge du suicide — 16 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel indicateur correspond à la proportion de décès liés au suicide dans une population donnée ?

Le nombre de tentatives de suicide
Le taux de réitération suicidaire
La prévalence des idées suicidaires
La mortalité suicidaire

La mortalité suicidaire

Explication

La mortalité suicidaire désigne bien la proportion de décès par suicide dans une population. La prévalence des idées suicidaires concerne des pensées, pas des décès.

2. Quelle affirmation décrit correctement la situation du suicide dans le monde ?

Il représente environ 10 000 décès par an dans le monde
Il est la 14e cause de mortalité mondiale
Il est limité à moins de 20 décès pour 100 000 personnes par an
Il concerne seulement les pays à hauts revenus

Il est la 14e cause de mortalité mondiale

Explication

Le cours indique que le suicide dépasse le million de décès par an et constitue la 14e cause de mortalité mondiale. Les autres propositions mélangent des données françaises ou des chiffres d’un autre indicateur.

3. Quelle définition correspond le mieux à une tentative de suicide ?

Une mort survenant sans intention suicidaire
Une conduite à risque sans intention consciente
Une idée de mort sans passage à l’acte
Un acte où la vie est mise en jeu sans aboutir à la mort

Un acte où la vie est mise en jeu sans aboutir à la mort

Explication

La tentative de suicide correspond à un acte où la vie est mise en jeu sans décès. Une idée de mort relève des idées suicidaires, pas d’une tentative.

4. Que désigne une crise suicidaire ?

Une conduite à risque sans souffrance psychique
Un trouble chronique exclusivement dépressif
Une simple menace verbale sans retentissement mental
Un état psychique temporaire avec impasse et idées suicidaires envahissantes

Un état psychique temporaire avec impasse et idées suicidaires envahissantes

Explication

La crise suicidaire est décrite comme un état psychique temporaire avec sentiment d’impasse et idées envahissantes de mort. Elle ne se confond pas avec un trouble chronique ni avec une simple menace.

5. Dans quel trouble psychiatrique le risque suicidaire est-il particulièrement majeur selon le cours ?

Les troubles dépressifs
Les troubles de la personnalité évitante
Les troubles somatoformes
Les troubles obsessionnels compulsifs

Les troubles dépressifs

Explication

Le cours souligne que les troubles dépressifs sont associés à un risque suicidaire particulièrement majeur, notamment en cas de mélancolie. Les autres troubles ne sont pas présentés comme les plus à risque dans cette section.

6. Dans quels troubles le suicide est-il évoqué surtout pendant la phase dépressive ?

Les troubles toxicomaniaques
Les troubles bipolaires
Les troubles schizophréniques
Les troubles anxieux névrotiques

Les troubles bipolaires

Explication

Pour les troubles bipolaires, l’accent est mis sur les passages à l’acte survenant en phase dépressive. Les troubles anxieux, schizophréniques et addictifs relèvent d’autres caractéristiques dans le cours.

7. Que faut-il penser d’une idée suicidaire lorsqu’on évalue le risque ?

Elle n’est préoccupante que si elle est exprimée par écrit
Elle devient grave seulement en présence d’un syndrome dépressif
Elle est peu inquiétante si la tentative antérieure semblait inoffensive
Elle doit être considérée comme potentiellement un suicide en cours de réalisation

Elle doit être considérée comme potentiellement un suicide en cours de réalisation

Explication

Le cours insiste sur le fait qu’il ne faut jamais négliger une idée suicidaire, car elle est potentiellement un suicide en cours de réalisation. La présence d’un syndrome dépressif n’est pas indispensable pour que le risque existe.

8. Quel ensemble correspond à des équivalents suicidaires à prendre en compte dans l’évaluation ?

Toxicomanie, alcoolisme, automutilations et conduites à risques répétées
Dépression légère, stress, fatigue et irritabilité
Isolement, culpabilité, ruminations et pessimisme
Insomnie, tristesse, agitation et anorexie

Toxicomanie, alcoolisme, automutilations et conduites à risques répétées

Explication

Le cours cite explicitement la toxicomanie, l’alcoolisme, les automutilations et les conduites à risques répétées comme équivalents suicidaires. Ils ne doivent pas être minimisés ni assimilés automatiquement à autre chose.

9. Quel est le premier objectif de la prise en soins d’une crise suicidaire ?

Convaincre immédiatement le patient par des arguments familiaux
Réduire la souffrance psychique en instaurant une relation de confiance
Laisser le patient seul pour favoriser l’introspection
Éviter tout traitement médicamenteux tant que l’urgence n’est pas extrême

Réduire la souffrance psychique en instaurant une relation de confiance

Explication

Le cours précise que le premier objectif est de réduire la souffrance psychique en créant une relation de confiance avec cadre et distance professionnelle. Les arguments culpabilisants ou familiaux sont au contraire à éviter.

10. Que faut-il faire lorsque le patient refuse les soins et que le risque suicidaire est élevé ?

Impliquer la famille dans la prise en soins
Se limiter à un conseil verbal et à une surveillance informelle
Reporter toute décision à la consultation suivante
Attendre une nouvelle tentative avant d’agir

Impliquer la famille dans la prise en soins

Explication

Quand le risque est élevé et que le patient refuse les soins, le cours indique que la famille doit être impliquée. Il ne s’agit pas d’attendre passivement une aggravation.

11. Quel est le principe général de la stratégie nationale de prévention du suicide mise en place en France ?

Une approche multimodale fondée sur plusieurs axes complémentaires
Une campagne limitée à la diffusion de numéros d’urgence
Une politique réservée aux patients déjà hospitalisés
Une action centrée uniquement sur l’hospitalisation systématique

Une approche multimodale fondée sur plusieurs axes complémentaires

Explication

La stratégie nationale repose sur une approche multimodale, c’est-à-dire sur plusieurs actions complémentaires coordonnées. Elle ne se limite ni à une seule mesure ni à un seul public.

12. Quel document est présenté comme l’impulsion à l’origine de la stratégie nationale de prévention du suicide ?

Le rapport de Santé publique France de 2023
La feuille de route Santé mentale et psychiatrie 2018
Le dispositif 3114 en Grand Est
Le programme VigilanS

La feuille de route Santé mentale et psychiatrie 2018

Explication

La feuille de route « Santé mentale et psychiatrie 2018 » est citée comme le point de départ de cette stratégie. Les autres propositions relèvent d’autres dispositifs ou d’évaluations distinctes.

13. Quelle est la mission principale de la ligne 3114 dans le dispositif du Grand Est ?

Distribuer des traitements antidépresseurs à distance
Remplacer les consultations psychiatriques en présentiel
Assurer uniquement un suivi administratif des patients hospitalisés
Écouter, évaluer, orienter et intervenir auprès des personnes suicidaires en souffrance

Écouter, évaluer, orienter et intervenir auprès des personnes suicidaires en souffrance

Explication

La ligne 3114 a une mission d’écoute, d’évaluation, d’orientation et d’intervention. Elle ne se limite pas à une fonction administrative ni à la prescription de traitements.

14. Dans le Grand Est, quel organisme est le centre répondant pour la ligne 3114 en journée ?

Un centre de nuit répertorié
Le CHRU de Lille
Une agence régionale de santé
Le Centre Psychothérapique de Nancy

Le Centre Psychothérapique de Nancy

Explication

Le centre répondant indiqué pour le Grand Est est le Centre Psychothérapique de Nancy, avec réception des appels de 9 h à 21 h. Le CHRU de Lille intervient comme centre de nuit de relais, pas comme centre répondant principal en journée.

15. Quel est l’objectif principal du programme VigilanS ?

Centraliser les hospitalisations en psychiatrie sur un seul site
Réduire les suicides et les récidives après tentative
Remplacer toute prise en charge psychiatrique après une tentative
Assurer uniquement une surveillance téléphonique des patients anxieux

Réduire les suicides et les récidives après tentative

Explication

VigilanS est un dispositif de recontacte et d’alerte visant à diminuer les suicides et les récidives de tentative. Il ne remplace pas la prise en charge psychiatrique globale.

16. Quand une personne hospitalisée pour tentative de suicide peut-elle se voir proposer son inclusion dans VigilanS ?

Uniquement si elle a déjà fait plusieurs tentatives
Au moment de sa sortie d’hôpital
Seulement après six mois de suivi
Après une demande écrite de la famille

Au moment de sa sortie d’hôpital

Explication

L’inclusion est proposée à la sortie d’hôpital à toute personne hospitalisée pour tentative de suicide. Le suivi à six mois correspond à une évaluation prévue, pas au moment d’inclusion.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 16 flashcards sur Prévention et prise en charge du suicide.

Mortalité suicidaire — définition ?

Proportion de décès liés au suicide dans une population.

Idées suicidaires — rôle ?

Pensée consciente de mort, active ou passive.

Tentative de suicide — acte ?

Acte mettant la vie en danger sans aboutir à la mort.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Prévention et prise en charge du suicide.

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