QCM : Principes éthiques et déontologiques en psychologie — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans le cadre de l’éthique de la recherche scientifique, quelle notion renvoie à l’exigence d’un protocole conçu et exécuté avec précision, sans sacrifier la qualité pour obtenir un résultat attendu ?

La prudence en recherche
La fiabilité des données
La rigueur en recherche
La vérifiabilité scientifique

La rigueur en recherche

Explication

La rigueur concerne la conception et l’exécution précises du protocole, sans altérer la qualité pour forcer un résultat. La prudence vise plutôt la prévention des risques, et la fiabilité l’absence de fabrication ou de falsification.

2. Quelle exigence impose que chaque étape de la démarche de recherche puisse être vérifiée et reproduite, notamment grâce à la publication de la méthode et des résultats ?

La prudence en recherche
La rigueur en recherche
L’indépendance du chercheur
La vérifiabilité scientifique

La vérifiabilité scientifique

Explication

La vérifiabilité scientifique repose sur la possibilité de contrôler et de reproduire chaque étape de la démarche. La rigueur et la prudence sont des exigences distinctes, liées respectivement au protocole et à la prévention des risques.

3. Comment définir le consentement libre et éclairé dans le cadre de la protection des données et de la recherche ?

Une autorisation donnée uniquement par écrit, sans autre échange avec le participant
Une validation donnée après une information adaptée à la compréhension du participant et dans le respect de sa volonté
Une acceptation implicite dès lors que le participant se présente à l’étude
Une décision prise par le chercheur lorsque l’étude semble bénéfique

Une validation donnée après une information adaptée à la compréhension du participant et dans le respect de sa volonté

Explication

Le consentement libre et éclairé suppose une information compréhensible et le respect de la volonté du participant. Il ne peut pas être présumé ni imposé par le chercheur.

4. Quelle affirmation décrit correctement la pseudonymisation des données ?

Elle supprime toute possibilité de lien avec l’identité de la personne
Elle consiste en un codage réversible avec un lien nom↔code pouvant exister provisoirement
Elle rend les données immédiatement publiques pour faciliter la vérification
Elle interdit tout traitement ultérieur des données

Elle consiste en un codage réversible avec un lien nom↔code pouvant exister provisoirement

Explication

La pseudonymisation est un codage réversible où un lien entre le nom et le code peut exister provisoirement et doit être sécurisé. À l’inverse, l’anonymisation est irréversible.

5. Quel élément doit obligatoirement figurer dans un dossier examiné par le comité d’éthique facultaire, sous peine d’être considéré comme incomplet ?

La procédure d’anonymisation ou de pseudonymisation
La liste des lectures personnelles du chercheur
Le calendrier détaillé des pauses du chercheur
Le nom du logiciel statistique utilisé

La procédure d’anonymisation ou de pseudonymisation

Explication

Le dossier doit préciser comment les données seront anonymisées ou pseudonymisées. L’absence de cette information est une cause classique d’incomplétude du dossier.

6. Quelle caractéristique d’une analyse de risque est attendue dans un dossier soumis au comité d’éthique facultaire ?

Qu’elle remplace toute autre rubrique du dossier
Qu’elle se limite à constater l’existence d’un risque général
Qu’elle ne concerne que les risques matériels liés au matériel utilisé
Qu’elle traite aussi les risques liés à d’autres éléments, comme la littérature scientifique

Qu’elle traite aussi les risques liés à d’autres éléments, comme la littérature scientifique

Explication

L’analyse de risque doit dépasser un simple constat et intégrer aussi les risques liés à d’autres éléments, notamment la littérature scientifique. Une analyse trop superficielle est fréquemment critiquée.

7. Quelle erreur fréquente dans un dossier concerne des écrits contenant des affirmations non observées directement ou manquant d’objectivité ?

Des rapports non objectifs
Une conservation trop longue des données
Une pseudonymisation insuffisante
Une absence d’autorité parentale

Des rapports non objectifs

Explication

Les rapports non objectifs sont problématiques lorsqu’ils reprennent des affirmations non observées directement ou insuffisamment neutres. C’est un motif fréquent de plainte ou de sanction.

8. Dans quel cas une erreur de dossier liée au secret professionnel est-elle évoquée ?

Lorsque le psychologue conserve les dossiers pendant dix ans
Lorsque le psychologue utilise un langage clair et précis
Lorsque le psychologue transmet des informations à un seul partenaire sans réflexion préalable adaptée
Lorsque le psychologue note uniquement des faits observés directement

Lorsque le psychologue transmet des informations à un seul partenaire sans réflexion préalable adaptée

Explication

Le texte mentionne une violation du secret professionnel lorsque des informations sont communiquées sans raisonnement préalable adapté, par exemple à un seul partenaire. La communication doit être réfléchie et justifiée.

9. Quelle démarche correspond à la réflexion déontologique attendue avant d’agir dans une situation délicate ?

Appliquer immédiatement la première solution disponible
Analyser la situation en profondeur avant de décider quoi faire
Reporter la décision sans jamais la justifier
Se limiter au résultat clinique sans discuter du cadre

Analyser la situation en profondeur avant de décider quoi faire

Explication

La réflexion déontologique consiste à examiner la situation de manière approfondie pour décider en respectant à la fois l’éthique et la déontologie. Elle précède l’action et ne se réduit pas au seul résultat clinique.

10. Quel rôle joue la supervision ou l’intervision dans les principes déontologiques du psychologue ?

Elle autorise à ignorer l’avis du client ou du patient
Elle dispense d’analyser la situation avant d’agir
Elle remplace le code de déontologie et le cadre juridique
Elle permet de confronter sa décision à d’autres points de vue et de réduire le risque d’erreur

Elle permet de confronter sa décision à d’autres points de vue et de réduire le risque d’erreur

Explication

La supervision et l’intervision servent à confronter la décision à d’autres regards afin de limiter les erreurs. Elles complètent l’analyse personnelle, le code de déontologie et le cadre juridique.

11. Dans le secret professionnel partagé, quelle condition caractérise le partage d’informations entre professionnels ?

Une communication possible uniquement après la fin complète du suivi
Une transmission libre de toutes les informations utiles à l’équipe, sans accord préalable
Une divulgation automatique dès qu’un autre professionnel travaille sur le même dossier
Un partage limité au strict nécessaire pour améliorer l’intervention, sous la responsabilité du psychologue

Un partage limité au strict nécessaire pour améliorer l’intervention, sous la responsabilité du psychologue

Explication

Le secret professionnel partagé permet un échange encadré, limité au strict nécessaire et réalisé sous la responsabilité du psychologue. Il ne s’agit pas d’une divulgation libre de l’ensemble des informations.

12. Selon les conditions de levée du secret prévues pour une personne vulnérable exposée à une infraction, à qui les informations doivent-elles être transmises ?

À la police, puis au procureur si nécessaire
À la famille de la personne vulnérable
À tous les intervenants du suivi
Au procureur du Roi uniquement

Au procureur du Roi uniquement

Explication

Lorsque les conditions de l’article 458bis sont réunies, la transmission se fait uniquement au procureur du Roi. Le cours précise aussi que certains éléments peuvent rester couverts par le secret.

13. Quel rôle la Commission des psychologues joue-t-elle principalement dans le cadre du titre de psychologue ?

Elle protège l’usage du titre de psychologue et encadre son obtention
Elle autorise toute personne à porter le titre après une simple déclaration
Elle remplace les universités dans la formation initiale
Elle délivre automatiquement un diplôme universitaire en psychologie

Elle protège l’usage du titre de psychologue et encadre son obtention

Explication

La Commission des psychologues est liée à la protection du titre de psychologue et à son encadrement. Elle ne remplace pas la formation universitaire ni ne permet un usage libre du titre.

14. Quel élément relève d’un motif de plainte ou de sanction évoqué pour l’exercice du psychologue ?

L’utilisation d’un cadre juridique pour clarifier une situation
La discussion d’un dilemme avec un collègue
Le fait de consulter un superviseur avant une décision délicate
La rédaction de rapports avec des affirmations non observées directement

La rédaction de rapports avec des affirmations non observées directement

Explication

Le cours signale comme problème la rédaction de rapports contenant des affirmations non observées directement ou non objectivement établies. La supervision et la discussion avec des collègues sont au contraire présentées comme des moyens de prévention.

15. Quel comportement correspond à un abus de titre de psychologue ?

Indiquer son diplôme dans une signature professionnelle
Utiliser le titre sans y être autorisé par la protection légale du titre
Mentionner sa fonction exacte dans un cadre professionnel reconnu
Travailler sous supervision dans une institution de soins

Utiliser le titre sans y être autorisé par la protection légale du titre

Explication

L’abus de titre consiste à se présenter comme psychologue sans disposer du droit d’utiliser ce titre protégé. Mentionner sa fonction dans un cadre autorisé ne constitue pas un abus.

16. Quel couple d’éléments est le plus directement associé à la protection du titre de psychologue dans le cours ?

La loi du 8 novembre 1993 et l’inscription à la Commission des psychologues
La loi du 7 mai 2004 et le consentement éclairé
Le RGPD et la pseudonymisation des données
Le code pénal et l’obligation de porter assistance

La loi du 8 novembre 1993 et l’inscription à la Commission des psychologues

Explication

Le cours rattache la protection du titre de psychologue à la loi du 8 novembre 1993 et à l’inscription à la Commission des psychologues. Les autres propositions concernent d’autres domaines, comme la recherche ou le secret professionnel.

17. Lors d’un dilemme déontologique, quelle première démarche est attendue avant d’agir ?

Appliquer uniquement la règle clinique la plus familière
Attendre une plainte avant de réfléchir à la décision
Analyser la situation et discuter avec des collègues, superviseurs ou personnes ressources
Choisir immédiatement la solution la plus rapide pour le patient

Analyser la situation et discuter avec des collègues, superviseurs ou personnes ressources

Explication

Le cours insiste sur une réflexion préalable approfondie et sur la discussion avec d’autres personnes ressources avant l’action. L’idée est de confronter la décision à plusieurs points de vue pour réduire le risque d’erreur.

18. Quelle articulation résume le mieux la démarche de justification attendue dans un dilemme déontologique ?

Fonder la décision sur l’intuition personnelle du praticien
Privilégier le résultat clinique en négligeant les règles procédurales
Suivre exclusivement l’avis du collègue le plus expérimenté
Concilier l’intérêt du client avec le respect du code de déontologie et du cadre juridique

Concilier l’intérêt du client avec le respect du code de déontologie et du cadre juridique

Explication

La justification doit articuler l’intérêt du client ou de l’enfant avec les exigences déontologiques et juridiques. Le cours ne réduit pas la décision à un simple résultat clinique ou à une intuition.

19. Dans le cas d’un mineur, que doit faire le psychologue pour déterminer comment ses droits s’exercent ?

Évaluer et consigner sa capacité à exprimer sa volonté
S’en remettre uniquement à la demande du parent le plus présent
Supposer que son âge suffit à décider de tout
Ne rien noter dans le dossier pour préserver la confidentialité

Évaluer et consigner sa capacité à exprimer sa volonté

Explication

Le cours demande d’évaluer explicitement la capacité du mineur à comprendre, exprimer sa volonté et apprécier ses intérêts, puis de la consigner. L’âge seul ne suffit pas à fonder cette appréciation.

20. En contexte parental conflictuel, quelle règle s’applique à la prise en charge du mineur ?

L’exercice conjoint de l’autorité parentale doit être respecté avec l’accord des deux parents
Le suivi peut débuter sans autorisation parentale dès qu’il est souhaité
Le psychologue peut ignorer les parents si l’enfant est d’accord
Un seul parent peut décider dès qu’il demande le suivi

L’exercice conjoint de l’autorité parentale doit être respecté avec l’accord des deux parents

Explication

Le cours indique qu’en cas de conflit parental, le psychologue doit respecter l’exercice conjoint de l’autorité parentale et prévoir l’autorisation des deux parents. Un seul parent ne suffit donc pas à lui seul dans cette situation.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 20 flashcards sur Principes éthiques et déontologiques en psychologie.

Éthique de la recherche — définition ?

Respect des principes de rigueur, prudence, fiabilité, vérifiabilité.

Consentement éclairé — rôle ?

Assurer la participation libre et informée du sujet.

Données sensibles — exemple ?

Santé, génétique, biométrie.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Principes éthiques et déontologiques en psychologie.

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