📋 Plan du Cours
- Défaillances organiques
- Physiopathologie vieillissement
- IRA et IRC rénal
- Fistule artério-veineuse
- Plaies chroniques
- Soins de trachéotomie
- Équilibre hydroélectrique et acido-basique
- Troubles métaboliques et électrolytiques
- Diabète et régulation glycémique
- HTA et facteurs de risque
- Insuffisance veineuse
- Insuffisance artérielle membres inf.
📖 1. Défaillances organiques
🔑 Notions clés & Définitions
Défaillance organique : Dysfonctionnement d’un organe avec paramètres cliniques ou biologiques anormaux (source : question 1).
Processus dégénératif : Dégradation partielle ou totale d’une cellule, tissu ou organe (source : question 1).
📝 Points essentiels
- La défaillance organique concerne six systèmes principaux : respiratoire, cardiovasculaire, rénal, neurologique, hépatique et hématologique.
- La défaillance respiratoire se définit par une PaO2 < 60 mm Hg ou la ventilation artificielle.
- La défaillance cardiologique est caractérisée par une PAS < 90 mm Hg avec signes d’hypoperfusion ou par l’utilisation de traitements inotropes ou vasopressifs.
- La défaillance rénale se manifeste par une créatinémie > 300 μmol/L, une diurèse < 500 ml/24h ou la nécessité d’une épuration extrarénale.
- La défaillance neurologique est indiquée par un score de Glasgow < 6 ou par l’apparition brutale d’un syndrome confusionnel.
- La défaillance hépatique est évoquée par une bilirubine > 100 mmol/L ou des phosphatases alcalines > 3 fois la normale.
- La défaillance hématologique se traduit par un hématocrite ≤ 20%, une leucocytose < 2 G/L ou des plaquettes < 40 G/L.
- Facteurs de risque : traumatisme grave, pathologies entraînant défaillance d’un organe, état de choc.
- Évolutions possibles : aiguë (courte durée) ou chronique (plus de 3 mois).
- La maladie dégénérative résulte d’un facteur prédisposant (vieillissement, génétique) ou précipitant (exposition à certains risques).
- Mécanismes dégénératifs : atrophie, cytolyse, nécrose, fibrose (sclérose).
- La chronicité des processus dégénératifs mène à la dépendance.
💡 À retenir
Les défaillances organiques sont des dysfonctionnements avec paramètres biologiques ou cliniques anormaux, pouvant évoluer de façon aiguë ou chronique, souvent sous l’effet de facteurs de risque ou de processus dégénératifs.
📖 2. Physiopathologie vieillissement
🔑 Notions clés & Définitions
Physiopathologie du vieillissement : Mécanismes biologiques et physiologiques liés aux changements liés à l’âge, entraînant une dégradation progressive des fonctions organiques (source : contenu général).
Sénescence : Ensemble des modifications non pathologiques liées à l’âge, provoquant un ralentissement des fonctions sans être considérées comme une maladie (source : contenu général).
📝 Points essentiels
- La physiopathologie du vieillissement concerne les mécanismes biologiques et physiologiques qui provoquent des modifications non pathologiques avec l’âge, entraînant un ralentissement des fonctions de l’organisme.
- La sénescence désigne ces modifications non pathologiques, affectant l’organisme à partir d’un certain âge, avec une diminution ou modification des tissus, un ralentissement de l’activité vitale, et des changements physiques, physiologiques et psychiques.
- La différence entre vieillesse (état) et vieillissement (processus) est fondamentale : la première est une condition, le second un phénomène évolutif.
- Les répercussions du vieillissement incluent une modification du sommeil, avec des périodes plus fréquentes de sommeil léger et une récupération moins efficace.
- La physiopathologie du vieillissement ne concerne pas les défaillances organiques ou pathologies, mais les mécanismes biologiques et physiologiques liés aux changements liés à l’âge.
💡 À retenir
Le vieillissement est un processus naturel caractérisé par des modifications non pathologiques qui ralentissent les fonctions de l’organisme, distinguant la sénescence comme un ensemble de changements liés à l’âge sans pathologie.
📖 3. IRA et IRC rénal
🔑 Notions clés & Définitions
- IRA (Insuffisance rénale aiguë) : Baisse brutale et importante de la filtration glomérulaire, réversible après traitement (voir section 12).
- IRC (Insuffisance rénale chronique) : Diminution progressive et irréversible du DFG, sur plus de 3 mois (voir section 12).
📝 Points essentiels
- IRA se caractérise par une baisse rapide de la filtration glomérulaire, souvent liée à une cause transitoire, et peut se corriger si la cause est traitée.
- IRC correspond à une dégradation lente et irréversible du DFG, avec une diminution continue de la fonction rénale sur une période supérieure à 3 mois.
- La définition de l’IRA inclut des critères comme une baisse brutale du débit de filtration glomérulaire, souvent associée à une augmentation de la créatinine et une réduction de la diurèse.
- La définition de l’IRC repose sur une diminution progressive du DFG, avec un taux inférieur à 60 ml/min/1,73 m² depuis plus de 3 mois.
- La différence principale réside dans la temporalité : IRA est brutale et réversible, IRC est progressive et irréversible.
- La classification de l’IRA inclut trois principaux types : obstructive (post rénale), fonctionnelle (pré rénale), et organique (parenchymateuse).
- La diagnostic différentiel entre IRA et IRC repose sur l’évolution, la présence d’anémie, atrophie rénale, et autres paramètres biologiques.
- La complication majeure de l’IRC est une défaillance multi-organes, avec troubles métaboliques, hypertension, anémie, etc.
- La fonction rénale normale correspond à un DFG supérieur à 90 ml/min/1,73 m².
💡 À retenir
L’IRA est une baisse brutale et réversible de la filtration glomérulaire, tandis que l’IRC est une diminution progressive et irréversible du DFG sur plus de 3 mois.
📖 4. Fistule artério-veineuse
🔑 Notions clés & Définitions
- Fistule artério-veineuse : connexion chirurgicale entre une artère et une veine, généralement au niveau de l'avant-bras ou du bras, permettant à la veine de gonfler pour faciliter la prélèvement sanguin lors de l’hémodialyse (définition issue du contenu source).
- Conseils pour le patient : éviter toute compression sur la fistule, ne pas dormir sur le bras de la fistule, ne pas réaliser de prises de sang ou injections sur ce bras, porter des vêtements non serrés, éviter de porter des charges lourdes, protéger la fistule lors de bricolage ou jardinage, ne pas prendre la tension sur ce bras, éviter montres ou bracelets qui pourraient faire garrot, faire attention aux griffures ou morsures d’animaux domestiques.
📝 Points essentiels
- La fistule est une connexion réalisée chirurgicalement pour permettre une hémodialyse efficace.
- Elle doit être protégée pour éviter toute compression ou traumatisme, qui pourrait compromettre son fonctionnement.
- La vigilance est essentielle pour prévenir les complications telles que thrombose ou infection.
- La surveillance et les conseils d’entretien sont primordiaux pour assurer la durabilité de la fistule.
💡 À retenir
La fistule artério-veineuse est une voie d’accès essentielle pour l’hémodialyse, nécessitant une protection rigoureuse et des précautions quotidiennes pour garantir son bon fonctionnement et éviter les complications.
📖 5. Plaies chroniques
🔑 Notions clés & Définitions
Plaies chroniques : lésions de longue durée, souvent difficiles à cicatriser, nécessitant des soins spécifiques. La cicatrisation est retardée ou empêchée par divers facteurs, et ces plaies peuvent persister plusieurs semaines ou mois (source : tableau des définitions).
Ulcère : plaie chronique de la jambe d'origine vasculaire ne cicatrisant pas depuis plus d'un mois, caractérisée par une perte de substance cutanée de l'épiderme et du derme (source : définition).
Ulcère veineux : altération du reflux veineux entraînant une insuffisance veineuse et hyperpression veineuse, pouvant conduire à une nécrose cutanée (source : définition).
Ulcère artériel : troubles circulatoires liés à une AOMI, avec sténose ou obstruction artérielle, pouvant causer une nécrose cutanée (source : définition).
Escarre : lésion cutanée d'origine ischémique, liée à la compression des tissus mous entre un plan dur et les saillies osseuses (source : définition).
Facteurs de risque : éléments intrinsèques ou extrinsèques favorisant la survenue ou l'aggravation des escarres, tels que l'âge, la friction, la sédentarité, la maigreur, etc. (source : tableau).
📝 Points essentiels
- Les facteurs de risque extrinsèques incluent la friction, le cisaillement, la pression, la macération, l'immobilité, la maigreur, et l'âge.
- Les facteurs intrinsèques sont liés à l’état du patient, notamment la fragilité cutanée, la dénutrition, ou les pathologies vasculaires.
- La définition de l’escarre précise qu’elle est due à une compression ischémique des tissus mous entre un plan dur et les os.
- Les ulcères peuvent être veineux ou artériels, avec des mécanismes et localisations différents, mais tous deux sont des plaies chroniques.
- La cicatrisation comporte plusieurs étapes : inflammation, proliferation, maturation, et peut être altérée par divers facteurs.
💡 À retenir
Les plaies chroniques résultent d’un déséquilibre entre les facteurs de dégradation tissulaire et la capacité de cicatrisation, nécessitant une prise en charge adaptée pour éviter complications et aggravation.
📖 6. Soins de trachéotomie
🔑 Notions clés & Définitions
Trachéotomie : Ouverture (réversible) de la trachée par un acte chirurgical, permettant de maintenir les voies respiratoires. La trachée reste en place, et la phonation peut être possible selon le type de canule (source : définitions générales).
Trachéostomie : Ouverture irréversible de la trachée par un acte chirurgical, souvent avec ablation totale du larynx, abouchée à la peau. La phonation est impossible sauf dispositif spécifique (source : définitions générales).
Canule de trachéotomie : Tube inséré dans la trachée pour assurer la ventilation.
Objectifs de la trachéotomie : Maintenir les voies respiratoires, faciliter la ventilation, protéger la trachée, permettre l’adaptation d’une valve de phonation (source : objectifs de soins).
Conséquences : Perte de l’odorat, humidification altérée, épaississement du mucus, perte du goût (source : conséquences).
But de la trachéostomie : Faciliter la ventilation et protéger la voie respiratoire (source : buts).
Incidents/complications : Hypotension, perte de connaissance, embolie gazeuse (source : complications).
Soins spécifiques : Éviter compression, porter des vêtements non serrés, ne pas faire de prises de sang ou injections sur le bras de la fistule, protéger contre les traumatismes, surveiller la cicatrisation (source : conseils).
Hémodialyse : Méthode d’épuration du sang via un dialyseur, permettant d’éliminer l’excès d’eau, de sel, de toxines, et de corriger les anomalies métaboliques (source : définition).
Échanges en dialyse : Diffusion (passive, gradient de pression) et convection (avec pression exercée par un générateur) (source : mécanismes).
Indications de la dialyse : Enlever l’excès d’eau, épurer les toxines, maintenir électrolytes, améliorer la santé globale (source : objectifs).
Complications de la dialyse : Hypotension, embolie gazeuse, perte de connaissance (source : incidents).
📝 Points essentiels
- La trachéotomie permet de maintenir la respiration en cas d’obstruction ou de besoin prolongé.
- La canule doit être surveillée pour éviter les complications, notamment les traumatismes ou infections.
- La vigilance doit porter sur l’hygiène, la cicatrisation et la gestion du mucus épaissi.
- La dialyse est une technique de traitement pour l’insuffisance rénale, utilisant la diffusion et la convection pour épurer le sang.
- La surveillance des complications lors de la dialyse est essentielle, notamment l’hypotension et l’embolie gazeuse.
- La gestion des soins de la fistule artério-veineuse doit respecter des conseils précis pour éviter les complications.
💡 À retenir
Les soins de trachéotomie visent à assurer une ventilation efficace tout en préservant la qualité de vie, en évitant les complications, et en maintenant la cicatrisation. La dialyse, quant à elle, est une procédure essentielle pour l’épuration sanguine en cas d’insuffisance rénale, nécessitant une surveillance rigoureuse pour prévenir les incidents.
📖 7. Équilibre hydroélectrique et acido-basique
🔑 Notions clés & Définitions
- Régulation hydroélectrolytique : Maintien de l’équilibre entre l’eau et les électrolytes dans le corps, régulé par l’homéostasie via l’apport en eau, la sécrétion de vasopressine (ADH) et la filtration rénale (voir section 8).
- pH sanguin : Mesure de l’acidité ou de l’alcalinité du sang, normalement autour de 7,40.
- Système tampon : Mécanisme physiologique permettant de limiter les variations du pH sanguin, principal étant le système acide carbonique/bicarbonate (voir section 8).
- Osmolarité : Concentration de solutés dans le plasma, exprimée en mOsm/L, normale entre 280 et 295 mOsm/L.
- Forces osmotiques : Pression osmotique (diffusion de l’eau selon la concentration) et pression oncotique (rétention d’eau par les protéines dans le plasma).
- Déshydratation intracellulaire : Trouble où l’eau quitte les cellules, souvent associé à une hypernatrémie ou hyponatrémie (voir section 8).
- Hyperhydratation : Excès d’eau dans le corps, pouvant entraîner une hyponatrémie de dilution.
- Déshydratation : Perte excessive d’eau, pouvant causer une hypernatrémie ou une hypovolémie.
- Acidose : Diminution du pH sanguin en dessous de 7,40, souvent liée à une accumulation d’acides (voir section 8).
- Alcalose : Augmentation du pH sanguin au-dessus de 7,40, généralement due à une perte d’acides ou une augmentation de bases (voir section 8).
- Syndrome de sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique (SIADH) : Sécrétion excessive de vasopressine, entraînant une rétention d’eau et une dilution du sodium (voir section 8).
📝 Points essentiels
- La régulation de l’équilibre hydroélectrolytique repose sur l’apport en eau, la sécrétion de vasopressine, et la filtration rénale, permettant de maintenir la stabilité du volume et de la composition du milieu intérieur.
- La répartition des ions est différente entre le milieu intracellulaire (riche en K+ et pauvre en Na+) et le milieu extracellulaire (riche en Na+ et pauvre en K+).
- La balance acido-basique est principalement régulée par le système bicarbonate / acide carbonique, qui tamponne les variations de pH.
- Les variations du pH sanguin peuvent être respiratoires (modification du PCO2) ou métaboliques (modification du bicarbonate).
- La déshydratation intracellulaire est souvent associée à une hyponatrémie ou hypernatrémie, selon la perte ou le gain d’eau.
- L’hypokaliémie, hypercalcémie, et autres déséquilibres électrolytiques ont des signes cliniques spécifiques, importants pour le diagnostic et la prise en charge.
- La régulation du pH implique des mécanismes rapides (systèmes tampons) et plus lents (élimination rénale).
💡 À retenir
L’équilibre hydroélectrique et acido-basique est essentiel pour le bon fonctionnement cellulaire et la stabilité du milieu intérieur, régulé par des mécanismes physiologiques complexes permettant d’adapter rapidement ou sur le long terme la composition du sang.
🔑 Notions clés & Définitions
- HTA (Hypertension Artérielle) : augmentation persistante de la pression artérielle, facteur de risque cardiovasculaire.
- Facteurs de risque : éléments augmentant la probabilité de développer une pathologie, comme le tabac, l’obésité, le diabète.
📝 Points essentiels
- La défaillance organique est un dysfonctionnement d’un organe avec paramètres cliniques ou biologiques anormaux (voir section 1).
- La défaillance rénale peut être aiguë (IRA) ou chronique (IRC), avec des critères spécifiques pour leur définition et leur évolution.
- La défaillance hépatique se définit par une bilirubine > 100 mmol/L ou des phosphatases alcalines > 3 fois la normale.
- La défaillance neurologique peut être caractérisée par un Glasgow < 6 ou un syndrome confusionnel brutal.
- La fibrose résulte d’une destruction ou réaction inflammatoire, modifiant la structure et la fonction des tissus.
- La vieillesse est un état, le vieillissement un processus entraînant une dégénérescence progressive des fonctions.
- La sénescence désigne des modifications non pathologiques liées à l’âge, provoquant ralentissement des fonctions.
- La microalbuminurie (<20 mg/24h) est un marqueur de début de néphropathie.
- La déshydratation intracellulaire se traduit par une hyponatrémie, troubles de conscience, soif intense.
- La déshydratation extracellulaire entraîne une hypernatrémie, perte de poids, troubles de la conscience.
- La déshydratation intracellulaire est liée à une hyponatrémie, la déshydratation extracellulaire à une hypernatrémie.
- La régulation hydroélectrolytique repose sur l’équilibre entre les forces osmotiques (pression osmotique et oncotique).
- Le pH sanguin normal est 7,40 ; une acidose est une baisse du pH, une alcalose une hausse.
- Le système tampon principal est le système acide carbonique-bicarbonate.
- La défaillance rénale chronique (IRC) se caractérise par une diminution progressive du DFG (<60 ml/min/1,73 m²) depuis plus de 3 mois.
- La dialyse a pour but d’éliminer l’excès d’eau, de sel, de toxines urémiques et de corriger les anomalies métaboliques.
💡 À retenir
Les troubles métaboliques et électrolytiques, notamment la déshydratation, les déséquilibres acido-basiques et les dysfonctionnements organiques, sont essentiels à diagnostiquer rapidement pour prévenir les complications graves. La régulation de l’équilibre hydroélectrolytique repose sur des mécanismes précis, notamment le système bicarbonate, dont le maintien est vital.
📖 9. Diabète et régulation glycémique
🔑 Notions clés & Définitions
Insuffisance veineuse : défaillance du retour veineux, entraînant œdèmes et troubles trophiques.
Insuffisance artérielle membres inf. : réduction du flux sanguin artériel, pouvant conduire à des ischémies.
📝 Points essentiels
- Le diabète se définit par une hyperglycémie chronique, avec une glycémie > 2 g/L à tout moment ou une glycémie à jeun > 1,26 g/L à deux reprises (source : objectif de l’UE).
- La glycémie est contrôlée par la régulation glycémique, processus physiologique qui maintient la concentration de glucose dans le sang.
- La norme d’HbA1c chez le non diabétique est comprise entre 4 et 6 %, tandis qu’elle doit être inférieure à 7 % chez le diabétique pour prévenir les complications.
- Le mécanisme physiopathologique du diabète implique une hyperglycémie chronique, pouvant entraîner divers symptômes évocateurs : polyurie, polydipsie, amaigrissement paradoxal.
💡 À retenir
Le diabète est une maladie évolutive caractérisée par une hyperglycémie chronique, nécessitant une régulation précise pour éviter complications et incapacités. La maîtrise de l’HbA1c est essentielle pour la prévention.
📖 10. HTA et facteurs de risque
🔑 Notions clés & Définitions
- Défaillance organique : Dysfonctionnement d’un organe avec paramètres cliniques ou biologiques anormaux (voir section 1).
- Processus dégénératif : Dégradation partielle ou totale d’une cellule, tissu ou organe (voir section 1).
📝 Points essentiels
- La défaillance organique peut concerner plusieurs systèmes, notamment cardiovasculaire, rénal, neurologique, hépatique, hématologique, etc.
- La défaillance organique peut évoluer de façon aiguë ou chronique, avec des paramètres cliniques ou biologiques permettant son identification.
- La maladie dégénérative résulte d’un facteur prédisposant (vieillissement, génétique) ou précipitant (exposition à certains risques comme tabac, produits chimiques).
- La dégénérescence peut suivre quatre mécanismes : atrophie, cytolyse, nécrose, fibrose.
- La chronicité des processus dégénératifs mène à une dépendance progressive.
- La sénescence désigne l’ensemble des modifications non pathologiques liées à l’âge, provoquant ralentissement des fonctions.
💡 À retenir
La défaillance organique est un dysfonctionnement avec paramètres anormaux, tandis que le processus dégénératif correspond à la dégradation progressive ou partielle d’un organe ou tissu, pouvant conduire à une dépendance chronique.
📖 11. Insuffisance veineuse
🔑 Notions clés & Définitions
- Sénescence (voir section 2) : ensemble des modifications non pathologiques liées à l’âge, entraînant un ralentissement des fonctions.
- Physiopathologie du vieillissement (voir section 2) : mécanismes biologiques et physiologiques liés aux changements liés à l’âge.
📝 Points essentiels
- L’insuffisance veineuse est une pathologie caractérisée par une défaillance du retour veineux, souvent liée à une altération du reflux veineux.
- Elle peut entraîner des complications comme des ulcères veineux, dus à une hyperpression veineuse et des anomalies circulatoires.
- Les facteurs de risque incluent notamment la sédentarité, la maigreur, l’âge, et certains états cutanés ou vasculaires.
- La lésion vasculaire chronique peut provoquer une nécrose cutanée, notamment dans le cas d’un ulcère veineux.
- La cicatrisation des lésions dégénératives ou chroniques peut évoluer vers une fibrose, modifiant la structure et la fonction de l’organe ou du tissu.
💡 À retenir
L’insuffisance veineuse est une défaillance du retour veineux liée à des modifications physiopathologiques du vieillissement, pouvant entraîner des complications graves comme les ulcères, nécessitant une prise en charge adaptée.
📖 12. Insuffisance artérielle membres inf.
🔑 Notions clés & Définitions
- IRA (voir section 3) : baisse brutale et importante de la filtration glomérulaire, réversible après traitement.
- IRC (voir section 3) : diminution progressive et irréversible du DFG, sur plus de 3 mois.
📝 Points essentiels
- L’insuffisance artérielle des membres inf. est liée à une réduction du flux sanguin artériel, souvent due à une athérosclérose ou une angiopathie diabétique.
- Elle peut entraîner une nécrose cutanée si le débit sanguin est fortement diminué.
- La pathologie principale est l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI).
- La défaillance vasculaire artérielle provoque des troubles circulatoires, avec des troubles trophiques et une nécrose possible.
- La dégradation du flux sanguin peut évoluer vers une phase chronique, dépendant de la gravité et de la rapidité de la dégradation.
- La symptomatologie inclut des douleurs, des troubles trophiques, et une claudication intermittente.
- La prise en charge vise à améliorer la perfusion, prévenir la progression et traiter les facteurs de risque.
💡 À retenir
L’insuffisance artérielle des membres inférieurs résulte d’une réduction du flux sanguin artériel, pouvant évoluer vers une nécrose si elle n’est pas traitée, avec une origine principalement athéroscléreuse ou diabétique.
📊 Tableaux de Synthèse
| Thème | Notions clés | Critères principaux | Auteur / Source |
|---|
| Défaillances organiques | Dysfonctionnement d’un organe avec paramètres anormaux | 6 systèmes : respiratoire, cardiovasculaire, rénal, neurologique, hépatique, hématologique | Question 1 |
| Physiopathologie vieillissement | Mécanismes biologiques liés aux changements liés à l’âge | Modifications non pathologiques, sénescence, ralentissement des fonctions | Contenu général |
| IRA vs IRC | Baisse brutale vs progressive de la fonction rénale | IRA : réversible, rapide ; IRC : irréversible, sur >3 mois | Section 12 |
| Fistule artério-veineuse | Connexion chirurgicale pour hémodialyse | Protection, prévention des complications | Définition source |
| Plaies chroniques | Lésions de longue durée, retard de cicatrisation | Ulcères veineux, artériels, escarre | Définitions |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre défaillance organique aiguë et chronique, en particulier leur évolution et paramètres biologiques.
- Assimiler sénescence et vieillissement comme synonymes, alors que la sénescence est non pathologique.
- Confusion entre IRA (réversible) et IRC (irréversible), notamment dans la temporalité et la prise en charge.
- Négliger la nécessité de protéger la fistule artério-veineuse contre tout traumatisme ou compression.
- Confondre ulcère veineux et artériel, notamment dans leur origine et leur présentation clinique.
- Sous-estimer l’importance des facteurs de risque dans la survenue des défaillances organiques.
- Omettre la distinction entre processus dégénératif et maladie dégénérative chronique.
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition de la défaillance organique et ses paramètres cliniques ou biologiques (Question 1).
- Savoir différencier la physiopathologie du vieillissement de la pathologie, en précisant la notion de sénescence.
- Maîtriser les critères diagnostiques de l’IRA et de l’IRC, ainsi que leur évolution temporelle.
- Identifier les principales causes et précautions liées à la fistule artério-veineuse.
- Connaître la différence entre ulcère veineux, artériel et escarre, avec leurs mécanismes respectifs.
- Revoir les mécanismes dégénératifs : atrophie, cytolyse, nécrose, fibrose.
- Comprendre les facteurs de risque et leur rôle dans la survenue des défaillances organiques.
- Connaître les paramètres biologiques pour diagnostiquer chaque défaillance (ex : créatinine, bilirubine, leucocytes, plaquettes).
- Maîtriser les mécanismes physiopathologiques du vieillissement et leur impact sur la santé.
- Connaître les recommandations pour la protection et l’entretien d’une fistule artério-veineuse.
- Savoir distinguer une plaie chronique d’une plaie aiguë, avec exemples (ulcère, escarre).
- Assimiler les mécanismes dégénératifs liés au processus de vieillissement.