QCM : Prise en soin de la personne âgée — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle approche caractérise la gériatrie comme spécialité médicale dédiée au grand âge ?

Une prise en charge globale intégrant les dimensions biologique, clinique, préventive, sociale et de fin de vie
Une prise en charge centrée sur les affections aiguës nécessitant une hospitalisation spécialisée
Une prise en charge principalement consacrée au traitement médicamenteux des maladies chroniques
Une prise en charge limitée à la réadaptation fonctionnelle après une perte d’autonomie

Une prise en charge globale intégrant les dimensions biologique, clinique, préventive, sociale et de fin de vie

Explication

La gériatrie considère la personne âgée dans ses dimensions biologiques, cliniques, préventives, sociales et de fin de vie. La réadaptation fonctionnelle constitue un aspect possible des soins, mais ne résume pas l’ensemble de la spécialité.

2. Quel est l’objectif central de l’interdisciplinarité dans la prise en charge d’une personne âgée ?

Confier la coordination des soins à une profession en écartant les autres expertises
Multiplier les avis spécialisés afin que chaque problème soit traité dans un cadre distinct
Réunir des expertises complémentaires pour construire une prise en charge globale, unifiée et concertée
Répartir les actes entre professionnels sans organiser de projet commun pour le patient

Réunir des expertises complémentaires pour construire une prise en charge globale, unifiée et concertée

Explication

L’interdisciplinarité associe des professionnels aux compétences complémentaires autour d’une prise en charge globale, unifiée et concertée. Une simple juxtaposition d’interventions sans projet commun ne correspond pas à cette démarche.

3. Quelles conséquences une chute peut-elle entraîner chez une personne âgée ?

Une baisse de la douleur, une récupération musculaire accélérée et une autonomie renforcée
Une infection respiratoire, une hyperglycémie et une amélioration durable de l’équilibre
Des fractures, des traumatismes, une rhabdomyolyse et une perte d’autonomie
Une amélioration de la mobilité, une meilleure nutrition et une récupération fonctionnelle spontanée

Des fractures, des traumatismes, une rhabdomyolyse et une perte d’autonomie

Explication

Chez la personne âgée, une chute peut provoquer des fractures, des traumatismes, une rhabdomyolyse et une perte d’autonomie. Les autres propositions décrivent des effets favorables ou des conséquences qui ne correspondent pas aux risques cités.

4. Un éclairage insuffisant dans la chambre d’une personne âgée appartient à quelle catégorie de facteurs de chute ?

Un facteur iatrogène lié aux soins ou aux traitements
Un facteur intrinsèque lié à l’état du patient
Un facteur cognitif lié à une maladie neurodégénérative
Un facteur extrinsèque lié à l’environnement

Un facteur extrinsèque lié à l’environnement

Explication

Un éclairage insuffisant relève de l’environnement et constitue donc un facteur extrinsèque. Un facteur intrinsèque provient de l’état de la personne, tandis qu’un facteur iatrogène est lié aux soins ou aux traitements.

5. Quelle intervention correspond à une prévention infirmière globale des chutes ?

Se concentrer sur l’équilibre sans examiner la nutrition, les traitements ni les conditions de déplacement
Installer une contention, réduire les déplacements et attendre une chute avant de réévaluer la situation
Évaluer la mobilité, rechercher les risques, revoir les médicaments, adapter l’environnement et coordonner la rééducation
Informer la personne des risques puis lui laisser organiser seule les modifications nécessaires à son environnement

Évaluer la mobilité, rechercher les risques, revoir les médicaments, adapter l’environnement et coordonner la rééducation

Explication

La prévention infirmière associe l’évaluation de l’autonomie et de la mobilité, la recherche des risques, le bilan médicamenteux, l’évaluation nutritionnelle, l’adaptation de l’environnement, l’éducation et la coordination de la rééducation. Se limiter à l’équilibre néglige plusieurs facteurs modifiables importants.

6. Quelle classification regroupe correctement les principaux types de troubles cognitifs ?

Musculosquelettiques, cardiovasculaires, endocriniens, digestifs et postopératoires
Sensoriels, dermatologiques, articulaires, métaboliques et exclusivement environnementaux
Traumatiques, infectieux, nutritionnels, respiratoires et exclusivement psychiatriques
Neurodégénératifs, vasculaires, neurologiques, confusionnels aigus et iatrogènes médicamenteux

Neurodégénératifs, vasculaires, neurologiques, confusionnels aigus et iatrogènes médicamenteux

Explication

Les troubles cognitifs peuvent être neurodégénératifs, vasculaires, neurologiques, confusionnels aigus ou iatrogènes médicamenteux. Les autres regroupements mélangent des catégories sans reprendre cette classification clinique.

7. Quel ensemble de conséquences peut être associé à la confusion et aux troubles cognitifs chez la personne âgée ?

Une amélioration de l’orientation, une autonomie accrue, une meilleure hydratation et une participation sociale renforcée
Une récupération de la mémoire, une diminution des accidents, une prise alimentaire accrue et une réduction de l’anxiété
Une augmentation de la force musculaire, une meilleure observance, une humeur stabilisée et une mobilité améliorée
Une perte d’autonomie, des chutes, une dénutrition, une déshydratation et un isolement social

Une perte d’autonomie, des chutes, une dénutrition, une déshydratation et un isolement social

Explication

La confusion et les troubles cognitifs peuvent favoriser la perte d’autonomie, les chutes, la dénutrition, la déshydratation, les erreurs médicamenteuses, l’anxiété ou la dépression et l’isolement social. Les autres propositions présentent des effets protecteurs qui ne correspondent pas aux conséquences décrites.

8. Quelle démarche infirmière favorise le maintien de l’autonomie chez une personne présentant des troubles cognitifs ?

Dépister précocement, rechercher les causes curables, stimuler les capacités préservées et sécuriser l’environnement
Se concentrer sur les médicaments, reporter l’évaluation des causes et éviter les activités potentiellement exigeantes
Attendre l’aggravation des troubles, privilégier la surveillance passive et laisser l’entourage gérer les difficultés
Réaliser les soins à la place du patient, limiter les choix et réduire les stimulations pour prévenir les erreurs

Dépister précocement, rechercher les causes curables, stimuler les capacités préservées et sécuriser l’environnement

Explication

La prévention repose sur le dépistage précoce, la recherche des causes curables, la stimulation des capacités, la sécurisation de l’environnement et l’accompagnement de l’entourage. Faire les soins à la place du patient réduit sa participation et peut donc diminuer son autonomie.

9. Comment définit-on la perte d’autonomie chez une personne âgée ?

Une maladie unique provoquant une incapacité progressive dans tous les domaines
Une diminution de la capacité à réaliser seul les actes de la vie quotidienne
Une réduction de la mobilité liée à un trouble musculaire isolé
Une modification temporaire de l’humeur limitant les relations sociales

Une diminution de la capacité à réaliser seul les actes de la vie quotidienne

Explication

La perte d’autonomie désigne une diminution de la capacité à accomplir seul les actes quotidiens. Elle ne correspond pas à une maladie unique, car elle peut avoir des causes médicales, environnementales ou iatrogènes.

10. Quelle pratique favorise le maintien de l’autonomie d’une personne accompagnée ?

Réaliser les activités à sa place pour réduire ses efforts
Limiter ses activités afin de prévenir toute fatigue physique
Attendre une perte d’indépendance avant de proposer une aide
Faire avec elle les activités en stimulant sa participation

Faire avec elle les activités en stimulant sa participation

Explication

La stimulation quotidienne consiste à faire avec la personne afin de préserver ses capacités. Faire les activités à sa place réduit sa participation et peut favoriser la dépendance.

11. Laquelle de ces manifestations peut être provoquée par une déshydratation ?

Une prise de poids rapide associée à une hypertension
Une amélioration de la vigilance avec une diurèse accrue
Un ralentissement cardiaque associé à des œdèmes
Une hypotension associée à une tachycardie

Une hypotension associée à une tachycardie

Explication

La déshydratation peut entraîner une diminution du volume circulant, avec hypotension et tachycardie, ainsi que des troubles neurologiques ou rénaux. Les œdèmes et la prise de poids rapide évoquent plutôt un excès hydrique.

12. Quelle démarche contribue à prévenir la déshydratation chez une personne âgée ?

Proposer des boissons selon les préférences sans évaluer l’état clinique
Limiter les boissons afin de réduire les risques de troubles urinaires
Surveiller les constantes, les urines et le comportement, puis tracer les apports
Mesurer le poids à intervalles espacés sans observer les apports hydriques

Surveiller les constantes, les urines et le comportement, puis tracer les apports

Explication

La prévention associe la surveillance des constantes, de l’examen clinique, du comportement et des urines, avec adaptation et traçabilité des apports. Se fier aux préférences sans évaluation ne permet pas de repérer correctement une déshydratation.

13. Quelle conséquence est associée à la dénutrition chez la personne âgée ?

Une diminution de la vulnérabilité face aux infections
Une augmentation de la masse musculaire améliorant l’équilibre
Une sarcopénie favorisant la faiblesse et les chutes
Une cicatrisation accélérée des plaies et des escarres

Une sarcopénie favorisant la faiblesse et les chutes

Explication

La dénutrition peut provoquer une sarcopénie, une asthénie et une augmentation du risque de chutes. Elle fragilise aussi la réponse aux infections et retarde la cicatrisation.

14. Quelle prise en charge correspond à une stratégie complète contre la dénutrition ?

Évaluer le poids et la force, adapter les repas et proposer des compléments si nécessaire
Évaluer l’albumine, diminuer les apports et privilégier le repos après les repas
Surveiller l’appétit, réduire les portions et éviter toute aide pendant les repas
Mesurer la température, augmenter les boissons et supprimer les aliments enrichis

Évaluer le poids et la force, adapter les repas et proposer des compléments si nécessaire

Explication

La prise en charge comprend l’évaluation du poids, de l’IMC, de la force musculaire et de l’albumine, puis l’adaptation des repas, l’aide à l’alimentation, l’enrichissement et les compléments nutritionnels oraux. Réduire les portions ou supprimer l’aide alimentaire ne répond pas aux objectifs nutritionnels.

15. À quoi correspond l’altération cutanée liée au vieillissement ?

À une inflammation aiguë provoquée par une immobilisation récente
À une lésion profonde apparaissant après une rupture complète de la peau
À une fragilisation de la peau favorisée par des modifications épidermiques, graisseuses et vasculaires
À une plaie constituée résultant nécessairement d’une infection locale

À une fragilisation de la peau favorisée par des modifications épidermiques, graisseuses et vasculaires

Explication

Le vieillissement fragilise la peau par amincissement de l’épiderme, diminution du tissu adipeux et réduction de la vascularisation. Cette fragilité prédispose aux lésions mais ne constitue pas, à elle seule, une plaie déjà formée.

16. Quel mécanisme est directement associé à la macération cutanée ?

La diminution de la vascularisation liée au vieillissement
La compression prolongée d’une zone située sur un point d’appui
L’utilisation prolongée d’un traitement corticoïde
L’humidité liée à l’incontinence ou à la transpiration

L’humidité liée à l’incontinence ou à la transpiration

Explication

La macération résulte d’une exposition prolongée à l’humidité, notamment en cas d’incontinence ou de transpiration. La pression prolongée constitue un mécanisme mécanique distinct favorisant les escarres.

17. Quelle mesure fait partie de la prévention des escarres ?

Réduire les mobilisations pour éviter les sollicitations mécaniques
Observer régulièrement la peau et effectuer des changements de position réguliers
Frotter les points d’appui pour stimuler la circulation locale
Maintenir l’humidité cutanée afin de préserver la souplesse de la peau

Observer régulièrement la peau et effectuer des changements de position réguliers

Explication

La prévention repose notamment sur l’évaluation du risque, l’observation de la peau, la protection des points d’appui et les changements de position réguliers. Les frottements et le maintien de l’humidité peuvent au contraire aggraver les lésions cutanées.

18. Qu’est-ce qui caractérise une cascade iatrogène ?

Une complication spontanée qui survient sans intervention diagnostique ou thérapeutique préalable
Une succession d’événements néfastes où une réponse inadaptée à un effet indésirable provoque de nouveaux soins
Une erreur technique isolée qui disparaît après l’arrêt immédiat du traitement initial
Une réaction bénéfique qui permet de réduire progressivement les traitements prescrits

Une succession d’événements néfastes où une réponse inadaptée à un effet indésirable provoque de nouveaux soins

Explication

La cascade iatrogène correspond à un enchaînement dans lequel un premier effet indésirable est mal interprété et entraîne un nouveau soin générateur d’autres problèmes. Une complication spontanée ne décrit pas ce mécanisme en chaîne lié à la réponse apportée.

19. Chez une personne âgée, quelle hypothèse faut-il envisager face à l’apparition d’un symptôme inédit ?

Une maladie infectieuse nécessitant d’emblée une antibiothérapie
Une cause psychologique à rechercher avant toute autre hypothèse
Une origine iatrogène liée à un soin ou à un traitement récent
Une évolution naturelle de l’âge sans lien avec les soins reçus

Une origine iatrogène liée à un soin ou à un traitement récent

Explication

Tout nouveau symptôme chez une personne âgée doit faire suspecter une cause iatrogène, notamment un effet lié à un traitement ou à un soin. Attribuer d’emblée le symptôme au vieillissement risque de faire négliger cette cause réversible.

20. Comment se forme une cascade iatrogène médicamenteuse ?

Un médicament devient inefficace, puis son dosage est réduit pour prévenir une dépendance
Une maladie nouvellement diagnostiquée entraîne l’arrêt de tous les traitements antérieurs
Un symptôme disparaît spontanément, puis un traitement préventif est ajouté sans examen
Un effet secondaire est pris pour une nouvelle maladie, puis un second médicament est prescrit

Un effet secondaire est pris pour une nouvelle maladie, puis un second médicament est prescrit

Explication

La cascade médicamenteuse commence lorsqu’un effet secondaire est interprété comme une nouvelle maladie, ce qui conduit à prescrire un second médicament pouvant provoquer d’autres effets indésirables. Une réduction de dosage après inefficacité ne décrit pas cette confusion diagnostique.

21. Quelle caractéristique définit une approche non médicamenteuse ?

Une prescription d’extraits naturels destinés à remplacer les traitements conventionnels
Une intervention qui associe systématiquement un médicament à une technique de rééducation
Une méthode de soin, de stimulation ou d’accompagnement qui ne recourt pas à une molécule pharmacologique
Une pratique réservée aux situations où l’évaluation clinique n’est plus nécessaire

Une méthode de soin, de stimulation ou d’accompagnement qui ne recourt pas à une molécule pharmacologique

Explication

Une approche non médicamenteuse est une méthode de soin, de stimulation ou d’accompagnement sans utilisation de molécules pharmacologiques. Les extraits naturels relèvent de substances pouvant avoir une action pharmacologique et ne définissent donc pas cette catégorie.

22. Pour faciliter la communication verbale avec une personne âgée, quelle pratique est appropriée ?

Utiliser des formulations négatives et corriger immédiatement chaque réponse hésitante
Multiplier les informations dans une phrase pour limiter la durée de l’échange
Employer une phrase brève avec une information, puis laisser cinq à dix secondes pour répondre
Répéter la même phrase plus fort afin de compenser une compréhension insuffisante

Employer une phrase brève avec une information, puis laisser cinq à dix secondes pour répondre

Explication

La communication adaptée privilégie des phrases courtes contenant une seule information, un vocabulaire précis, la reformulation et un temps de réponse de cinq à dix secondes. Répéter plus fort la même phrase ne constitue pas une reformulation et ne facilite pas nécessairement la compréhension.

23. Qu’est-ce qui distingue le Snoezelen d’une simple activité sensorielle ?

Il associe une stimulation sensorielle contrôlée à la relaxation en mobilisant plusieurs sens
Il consiste en une activité tactile libre sans objectif de détente ou d’accompagnement
Il utilise une exposition sensorielle intense afin de provoquer une modification de conscience
Il repose sur une stimulation auditive destinée à améliorer exclusivement l’attention

Il associe une stimulation sensorielle contrôlée à la relaxation en mobilisant plusieurs sens

Explication

Le Snoezelen combine une stimulation sensorielle contrôlée et la relaxation en sollicitant notamment les sens visuel, auditif, tactile, olfactif et proprioceptif. Une activité sensorielle isolée ne suffit pas à caractériser cette approche structurée.

24. Quelle conduite respecte les règles de l’aromathérapie dans les soins ?

Choisir librement une huile essentielle sans protocole lorsque le patient demande un soulagement
Appliquer une huile concentrée sans test cutané dès lors qu’elle est présentée comme naturelle
Prévoir un protocole, une huile diluée, un test cutané, une traçabilité et le consentement du patient
Administrer une huile non diluée par voie orale après une vérification rapide de son odeur

Prévoir un protocole, une huile diluée, un test cutané, une traçabilité et le consentement du patient

Explication

L’aromathérapie exige un protocole, une voie autorisée, une traçabilité, des huiles diluées, un test cutané préalable et le consentement du patient; la voie orale est interdite. Le caractère naturel d’une huile ne supprime ni les précautions ni les exigences de sécurité.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 37 flashcards sur Prise en soin de la personne âgée.

Qu'est-ce que la gériatrie ?

La spécialité médicale dédiée au grand âge.

Quelle prise en charge propose la gériatrie ?

Une prise en charge globale biologique, clinique, préventive, sociale et de fin de vie.

Qu'impose l'interdisciplinarité en gériatrie ?

De réunir des professionnels aux expertises complémentaires.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Prise en soin de la personne âgée.

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