Fiche de révision : Psychotropes : classification et traitements

Plan du Cours

  1. Historique des psychotropes
  2. Définitions et neurotransmetteurs
  3. Antidépresseurs
  4. Alternatives aux antidépresseurs
  5. Anxiété et consommation de benzodiazépines
  6. Benzodiazépines : usages et précautions
  7. Autres anxiolytiques
  8. Sommeil et insomnie
  9. Traitements de l’insomnie et surveillance

1. Historique des psychotropes

Notions clés & Définitions

  • Lithium : Le lithium est un psychotrope associé aux premières utilisations historiques dans le traitement de pathologies psychiatriques à partir de 1948.
  • Chlorpromazine : La chlorpromazine est un psychotrope introduit historiquement au tournant de 1949 pour des traitements en psychiatrie.
  • Imipramine : L’imipramine est un psychotrope mis en évidence historiquement en 1950 pour ses effets antidépresseurs.
  • Valium : Le Valium est un psychotrope identifié historiquement en 1963, associé aux benzodiazépines dans l’histoire du traitement de l’anxiété.
  • Prozac : Le Prozac est un psychotrope évoqué historiquement autour de 1970 parmi d’autres molécules comme le bromazépam.

Points essentiels

  • 1948 : John Cade associe l’usage du lithium à l’histoire des psychotropes.
  • 1949 : Henri Laborit et Pierre Deniker mettent en avant la chlorpromazine.
  • 1950 : Roland Kuhn contribue à l’identification de l’imipramine comme psychotrope.
  • 1963 : Leo Sternbach relie l’histoire des psychotropes au Valium.
  • Vers 1970 : apparition du Prozac et mention de bromazépam dans l’évolution historique des psychotropes.

Astuce mémo

Cade 48 (Lithium) → Laborit/Deniker 49 (Chlorpromazine) → Kuhn 50 (Imipramine) → Sternbach 63 (Valium) → 70 (Prozac, bromazépam).

2. Définitions et neurotransmetteurs

Notions clés & Définitions

  • Psychotropes : Les psychotropes sont des substances agissant sur le système nerveux central et modifiant perceptions, humeur et conscience à visée thérapeutique.
  • Neurotransmetteur : Un neurotransmetteur est une molécule qui transmet l’information entre cellules nerveuses ou entre un neurone et une autre cellule.
  • Sérotonine 5HTA : La sérotonine contribue à équilibrer le sommeil, l’appétit et l’humeur.
  • Noradrénaline NA : La noradrénaline régule l’attention et la vigilance.
  • Dopamine : La dopamine participe à la régulation de l’humeur et de la motivation.

Points essentiels

  • Les psychotropes sont classés en neuroleptiques, hypnotiques, antidépresseurs, anxiolytiques et stabilisants de l’humeur.
  • Le signal circule quand le neurotransmetteur est libéré dans la fente synaptique puis agit sur des récepteurs postsynaptiques.
  • La dopamine, la noradrénaline et la sérotonine sont des monoamines synthétisées par les neurones et stockées dans des vésicules avant libération.
  • Un excès ou un déficit de neurotransmetteurs peut être associé à des troubles comme la schizophrénie, les troubles de l’humeur ou l’anxiété.
  • La relation entre déséquilibre des neurotransmetteurs et pathologies n’est pas totalement élucidée.
  • Le cours classe aussi certains effets en psychoanaleptiques (stimulation, humeur) et psycholeptiques (effet sédatif psychique).

Astuce mémo

5HTA = Sommeil + Appétit + Humeur ; NA = Attention + Vigilance ; DA = Humeur + Motivation.

3. Antidépresseurs

Notions clés & Définitions

  • Episode dépressif majeur : Maladie caractérisée par une altération profonde de l’humeur avec tristesse et souffrance morale, associée à un ralentissement psychomoteur et parfois à des idées suicidaires.
  • ISRS : Antidépresseur inhibant la recapture de la sérotonine, utilisé en première intention et généralement mieux toléré que les tricycliques sur les plans anticholinergique et cardiaque.
  • IMAO : Antidépresseur inhibiteur de la monoamine oxydase, souvent très interactif et impliqué dans des risques particuliers comme la crise hypertensive liée à la tyramine.
  • Antidépresseurs tricycliques : Antidépresseurs comprenant les dérivés imipraminiques, qui inhibent la recapture de neurotransmetteurs et exposent à des effets anticholinergiques et cardiotoxiques.

Points essentiels

  • La dépression touche au moins 4,7% de la population chaque année, soit près de 3 millions de personnes en France.
  • 40 à 80% des suicides sont attribuables aux troubles de l’humeur.
  • Les antidépresseurs sont classés notamment en tricycliques (années 50), IMAO (années 50), ISRS (1987) et actions duales (1997).
  • Les tricycliques ne sont généralement pas en première intention et peuvent augmenter le risque suicidaire, avec toxicité cardiaque et effets anticholinergiques.
  • Avec les ISRS, la contre-indication avec les IMAO impose un délai de 15 jours après arrêt d’un IMAO, et 5 jours pour passer des ISRS aux IMAO (5 semaines si fluoxétine).
  • Avec les IMAO, un risque majeur de crise hypertensive potentiellement mortelle survient avec des aliments riches en tyramine et la transition vers un autre antidépresseur nécessite 15 jours d’attente après l’arrêt d’un IMAO.

Astuce mémo

IMAO et ISRS : 15 jours dans un sens, 5 jours dans l’autre, et 5 semaines pour la fluoxétine.

4. Alternatives aux antidépresseurs

Notions clés & Définitions

  • IRSN : Antidépresseurs inhibant la recapture sérotonine-noradrénaline, utilisés en première intention pour les épisodes dépressifs modérés à sévères.
  • Imipraminiques : Antidépresseurs tricycliques, envisagés en deuxième intention à cause d’un risque de toxicité cardio-vasculaire.
  • Tianeptine : Antidépresseur recommandé en troisième intention, avec un risque d’abus et de dépendance.
  • Agomélatine : Antidépresseur recommandé en troisième intention, avec un risque de toxicité hépatique.

Points essentiels

  • En épisode dépressif modéré à sévère, les ISRS ou les IRSN sont privilégiés comme premières options médicamenteuses.
  • Les imipraminiques sont plutôt une alternative de deuxième intention en raison de leur risque de toxicité cardio-vasculaire.
  • La tianeptine et l’agomélatine sont des alternatives de troisième intention, respectivement limitées par le risque d’abus/dépendance et par la toxicité hépatique.
  • Les IMAO sont réservés au dernier recours, après échec des autres options, en prescription spécialisée du fait des effets indésirables et interactions nombreux.
  • Lors de la mise en route d’un état dépressif, il n’y a pas lieu d’instaurer plus d’un antidépresseur à dose antidépressive.
  • L’efficacité attendue est lente (3 à 6 semaines) avec réévaluation régulière du traitement au début puis à 6 mois puis à 1 an.

Astuce mémo

Échelle d’alternatives : ISRS/IRSN → 2e imipraminiques (cœur) → 3e tianeptine (abus) ou agomélatine (foie) → IMAO (dernier recours, spécialité).

5. Anxiété et consommation de benzodiazépines

Notions clés & Définitions

  • Consommation de benzodiazépines : La consommation de benzodiazépines correspond à l’usage d’anxiolytiques et d’hypnotiques par la population sur une période donnée.
  • Benzodiazépines : Les benzodiazépines sont des psychotropes utilisés notamment contre l’anxiété, avec une action sédative.
  • ANSM : L’ANSM est l’organisme qui produit des données de santé publique sur la consommation et l’usage des médicaments en France.

Points essentiels

  • En France, les benzodiazépines sont au 2e rang européen derrière l’Espagne, avec une hausse de +3 millions en 2021.
  • En 2015, 13,4% de la population française a consommé au moins une fois une benzodiazépine.
  • La consommation est plus élevée chez les femmes, avec une prévalence maximale chez les femmes de plus de 80 ans.
  • L’âge médian des nouveaux utilisateurs d’anxiolytiques et hypnotiques est de 49 ans.
  • De 2012 à 2014, 15% des nouveaux utilisateurs ont eu un premier épisode de traitement non conforme, dont environ 2% sur une durée supérieure à 1 an (données ANSM 05/04/2017).

Astuce mémo

Pense-bête 13,4% (2015) ; âge médian 49 ans ; et 15% non conforme dont 2% > 1 an.

6. Benzodiazépines : usages et précautions

Notions clés & Définitions

  • Modulateurs allostériques positifs : Les benzodiazépines agissent comme modulateurs allostériques positifs du récepteur GABA, ce qui augmente l’effet apaisant lié au GABA.
  • Réactions paradoxales : Les réactions paradoxales sont des effets rares des benzodiazépines qui se manifestent par une excitation, une irritabilité ou une confusion avec amnésie rétrograde.
  • Dépendance aux benzodiazépines : La dépendance aux benzodiazépines peut apparaître avec une prise prolongée, y compris à des doses thérapeutiques, et s’accompagne d’un risque de sevrage.

Points essentiels

  • Les benzodiazépines traitent l’anxiété et des troubles psychosomatiques, mais elles n’ont pas d’activité lorsqu’elles sont utilisées seules dans les états dépressifs.
  • Les benzodiazépines sont inefficaces dans le traitement des psychoses.
  • Par voie orale, l’absorption est rapide avec un Tmax ≈ 1 h (sauf oxazépam et prazépam) et une biodisponibilité d’environ 70 à 90%.
  • Les benzodiazépines sont associées à un risque de somnolence (niveau 3) nécessitant l’interdiction de conduire.
  • L’arrêt brutal après une prise prolongée peut faire réapparaître les symptômes initiaux (anxiété, insomnie) et impose une interruption progressive avec reprise de la molécule à dose équivalente.
  • En cas d’intoxication, on observe d’abord des troubles du comportement puis une dépression du système nerveux central avec somnolence et hypotonie.

7. Autres anxiolytiques

Notions clés & Définitions

  • Levée d’inhibition : La levée d’inhibition désigne la diminution des freins comportementaux qui peut survenir sous psychotropes et nécessite une surveillance infirmière.
  • Syndrome serotoninergique : Le syndrome serotoninergique est un effet indésirable lié à une hausse de l’activité sérotoninergique, justifiant une surveillance prolongée après certains traitements.
  • Buspirone : Le buspirone est un anxiolytique utilisé contre l’anxiété, avec une absence de sédation, de myorelaxation et d’effet anticonvulsivant.
  • Hydroxyzine : L’hydroxyzine est un antihistaminique H1 employé dans l’anxiété et aussi en contexte d’insomnie.

Points essentiels

  • Après la mise en place du traitement, surveiller et accompagner le patient en respectant le rythme nycthéméral, l’activité physique régulière, l’évitement alcool et substances toxiques, l’activité sociale et les activités plaisantes habituelles.
  • Surveiller les effets indésirables, notamment une possible levée d’inhibition et les effets IIr jusqu’à 2 à 3 semaines après la fin du traitement en cas de risque serotoninergique.
  • Attention à l’automédication et aux interactions, en particulier avec tramadol, millepertuis et IMAO.
  • Prendre la tension couchée puis assise avec le pouls, et surveiller l’état de conscience ainsi que l’observance.
  • Ne pas arrêter brutalement un traitement et accompagner le patient avec une surveillance du comportement suicidaire.
  • Pour les autres anxiolytiques : buspirone et hydroxyzine peuvent être utilisés avec des précautions comme le syndrome serotoninergique en cas d’arrêt brutal pour le buspirone, et l’hydroxyzine est contre-indiquée notamment en cas de glaucome ou de risque de rétention urinaire avec obstacle.

Astuce mémo

IDE = Tension-Pouls-Conscience + PAS d’arrêt brutal : après traitement, on surveille aussi jusqu’à 2–3 semaines si risque serotoninergique.

8. Sommeil et insomnie

Notions clés & Définitions

  • Sommeil lent : Le sommeil lent est une phase de repos caractérisée par une activité cérébrale adaptée au repos et qui s’alterne avec d’autres cycles.
  • Sommeil paradoxal : Le sommeil paradoxal est une phase de repos dont l’activité cérébrale se distingue et qui fait partie des cycles de sommeil.
  • Insomnie : L’insomnie est une plainte subjective liée à des difficultés de sommeil comme l’endormissement, le maintien, ou des réveils précoces.
  • Insomnie chronique : L’insomnie chronique correspond à une insomnie qui dure plus de 3 mois.

Points essentiels

  • Le sommeil alterne des phases de repos avec activités cérébrales différentes (sommeil lent et sommeil paradoxal) et sa qualité dépend surtout de la durée et du respect des cycles.
  • Le diagnostic d’insomnie repose sur au moins un symptôme rapporté par le patient : difficulté d’endormissement, difficulté à maintenir le sommeil, réveil précoce ou sommeil de mauvaise qualité.
  • On distingue deux approches thérapeutiques de l’insomnie : une approche comportementale (changements d’habitude et hygiène de vie) et une approche pharmacologique.
  • La pharmacothérapie de l’insomnie peut inclure des BZD, des hypnotiques, des anti-H1 et/ou la mélatonine.
  • La prise de certains hypnotiques est limitée (ex. BZD comme estazolam jusqu’à 28 jours, et zolpidem ou zolpiclone jusqu’à 28 jours maximum).
  • Le rôle de l’IDE couvre la surveillance de la prise, de l’efficacité, des effets indésirables et des signes de dépendance ou de surdosage, et la recherche de causes d’insomnie.

9. Traitements de l’insomnie et surveillance

Notions clés & Définitions

  • Approche comportementale : L’approche comportementale regroupe les changements d’habitudes et d’hygiène de vie pour réduire la plainte d’insomnie.
  • Traitements pharmacologiques de l’insomnie : Les traitements pharmacologiques de l’insomnie comprennent des benzodiazépines, des hypnotiques, des anti-H1 et la mélatonine.
  • Rôle de l’IDE : Le rôle de l’IDE consiste à organiser la surveillance du traitement, de son efficacité et des effets indésirables, tout en recherchant la cause de l’insomnie.

Points essentiels

  • L’insomnie correspond à une plainte subjective avec au moins une difficulté d’endormissement, de maintien du sommeil, des réveils précoces ou un sommeil de mauvaise qualité.
  • L’insomnie chronique est définie par une durée de la plainte supérieure à 3 mois, avec une prise en charge combinant approche comportementale et approche pharmacologique.
  • Les benzodiazépines hypnotiques (ex. estazolam, nitrazépam, lormétazépam, loprazolam) ont une prescription limitée à 28 jours pour les formes listées.
  • Les hypnotiques type zolpidem et zolpiclone ont une prescription limitée à 28 jours avec des modalités de prescription sécurisées (toutes lettres et ordonnance sécurisée).
  • Les anti-H1 utilisés dans l’insomnie transitoire (ex. alimémazine, doxylamine, prométhazidine, hydroxyzine) nécessitent des contre-indications et surveillances (notamment glaucome et risque de rétention urinaire pour l’alimémazine).
  • L’IDE surveille la prise, l’efficacité et les effets indésirables (dont risque de dépendance ou de surdosage) et repère les causes d’insomnie, en expliquant le risque d’interruption brutale.

Astuce mémo

“Chronique > 3 mois, ordonnance ≤ 28 jours” : la durée classe, et la durée de prescription borne.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1948John CADE : LE LITHIUM
1949Henri LABORIT et Pierre DENIKER : LA CHLORPROMAZINE
1950Roland KUHN : L’ IMIPRAMINE
1963Leo STERNBACH : LE VALIUM
1970LE PROZAC, BROMAZEPAM…
1987ISRS (inhibiteurs de la recapture de la sérotonine)
1997Actions duales : ISRSNa et ASNS
1957Imipramine : activité antidépressive (TOFRANIL®)

Tableaux de synthèse

Classification chronologique des antidépresseurs

FamillePériodeMécanisme / cible
Tricycliques et apparentés (ATC)années 50recapture NA/5HT + actions sur divers récepteurs
IMAOannées 50inhibition de la mono-amine oxydase
ISRS1987inhibition de la recapture de la sérotonine
Action duale (ISRSNa/ASNS)1997inhibition recapture sérotonine-noradrénaline / activité proche des tricycliques
Atypiques(non daté)catégorie non détaillée chronologiquement dans le cours

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre psycholeptiques et psychoanaleptiques : les premiers sont à effet sédatif psychique, les seconds accélèrent l’activité et stimulent l’humeur.
  2. Croire que les BZD sont efficaces seules dans les états dépressifs : le cours précise “pas d’activité … dans les états dépressifs”.
  3. Mélanger les délais d’switch ISRS ↔ IMAO : ISRS→IMAO = 5 jours (fluoxétine 5 semaines) et IMAO→ISRS = 15 jours.
  4. Penser que l’arrêt d’un traitement par BZD/antidépresseur se fait brutalement : le cours insiste sur l’arrêt progressif et le risque de réapparition des symptômes (ou rechute).
  5. Ne pas associer le risque cardiotoxique/suicide aux tricycliques : le cours dit pas en 1ère intention, toxicité cardio-vasculaire et risque suicidaire (avec co-thérapie BZD).
  6. Oublier la tyramine avec les IMAO : risque de crise hypertensive potentiellement mortelle et liste d’aliments à supprimer.
  7. Confondre diagnostic d’insomnie et durée : l’insomnie = plainte subjective (dont endormissement/maintien/réveils), insomnie chronique si > 3 mois.

Checklist Examen

  1. Rappeler la définition de psychotropes et les 5 familles (neuroleptiques, hypnotiques, antidépresseurs, anxiolytiques, stabilisants de l’humeur).
  2. Décrire le rôle des neurotransmetteurs cités (sérotonine/NA/dopamine) et la transmission (libération dans la fente, action sur récepteurs postsynaptiques).
  3. Définir épisode dépressif majeur (symptômes et +/– idées suicidaires) et citer les priorités chiffrées (4,7%, ~3 millions; 40–80% suicides troubles de l’humeur).
  4. Classer les antidépresseurs par familles et dates clés (ATC années 50, IMAO années 50, ISRS 1987, action duale 1997).
  5. Expliquer le positionnement des tricycliques (pas en 1ère intention; risque suicidaire, effets anticholinergiques et toxicité cardio-vasculaire) et leurs contre-indications (glaucome fermeture d’angle, rétention urinaire, obstacle urétro-prostatique, IMAO non sélectifs).
  6. Maîtriser les règles de transition ISRS ↔ IMAO (15 jours IMAO→ISRS; 5 jours ISRS→IMAO; 5 semaines pour la fluoxétine).
  7. Connaître la contrainte “tyramine” des IMAO et la règle d’attendre 15 jours avant tout autre antidépresseur après arrêt d’un IMAO.
  8. Pour l’anxiété, citer la définition (émotion normale pouvant devenir pathologique) et les chiffres du cours sur la consommation des BZD (rang européen, +3 millions en 2021, 13,4% en 2015, âge médian 49 ans, 15% non conforme).
  9. Décrire les BZD : mécanisme (modulateurs allostériques positifs du récepteur GABA), pharmacocinétique orale (Tmax ~1h sauf oxazépam/prazépam; 70–90%), effets indésirables (somnolence niveau 3, réactions paradoxales) et conduite d’arrêt progressif (sevrage).
  10. Donner la séquence clinique de l’intoxication BZD (troubles du comportement puis dépression du SNC + somnolence/hypotonie) et citer l’antidote (flumazénil/ANEXATE®) avec le risque de convulsions en association BZD + tricycliques.
  11. Expliquer les autres anxiolytiques du cours (buspirone sans sédation/myorelaxation/anti-convulsivant; hydroxyzine antihistaminique H1) et les surveillances/contre-indications (ex. glaucome/rétention urinaire pour hydroxyzine).
  12. Sur le sommeil/insomnie : définir insomnie et insomnie chronique (>3 mois), distinguer approche comportementale vs pharmacologique, et connaître les durées de prescription limitées à 28 jours (BZD hypnotiques listées;

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Psychotropes : classification et traitements avec 18 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle molécule est associée par l’histoire des psychotropes à une première utilisation en 1948 dans le traitement de pathologies psychiatriques ?

2. Quel psychotrope est historiquement mis en avant en 1949 par Henri Laborit et Pierre Deniker ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Psychotropes : classification et traitements avec 18 flashcards interactives.

Lithium — utilisation historique ?

Premier traitement psychotrope en 1948.

Chlorpromazine — rôle ?

Antipsychotique introduit en 1949.

Imipramine — date clé ?

Découverte en 1950 comme antidépresseur.

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