QCM : Radiothérapie : protocole et techniques — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle succession décrit correctement les principales étapes d’une séance de radiothérapie ?

Accueil clinique, clôture, analyse du dossier, préparation technique, puis contrôle du repositionnement
Analyse du dossier, contrôle du repositionnement, accueil clinique, clôture, puis préparation technique
Mise en place, préparation technique, clôture, accueil clinique, puis analyse du dossier
Préparation technique, analyse du dossier, accueil clinique, mise en place, contrôle du repositionnement, puis clôture

Préparation technique, analyse du dossier, accueil clinique, mise en place, contrôle du repositionnement, puis clôture

Explication

Une séance suit une progression allant de la préparation technique et de l’analyse du dossier jusqu’à l’accueil, au repositionnement et à la clôture. Commencer par la mise en place ou intercaler la clôture ne respecte pas ce déroulement.

2. Avant l’accueil du patient, quel ensemble d’éléments le manipulateur doit-il vérifier ?

Le poids du patient, la date du scanner, la position des lasers et la validation de l’accueil
La dose totale, la dose par séance, le fractionnement, la technique DSP ou DSA et les validations médicale et physique
La dose cumulée, la température du masque, le nombre de tatouages et la validation administrative
La distance peau-axe, la durée d’installation, le nombre d’images et la validation du secrétariat

La dose totale, la dose par séance, le fractionnement, la technique DSP ou DSA et les validations médicale et physique

Explication

La vérification préalable porte sur les paramètres dosimétriques, le fractionnement, la technique utilisée et les validations médicale et physique. La DSP désigne la distance source-peau, tandis que la DSA désigne la distance source-axe, et non des éléments administratifs ou d’installation.

3. Laquelle de ces situations fait partie des contre-indications immédiates recherchées lors de l’accueil ?

Une absence de repère laser visible
Une différence entre deux images de contrôle
Une altération de l’état général
Une modification récente de la prescription

Une altération de l’état général

Explication

L’altération de l’état général fait partie des contre-indications immédiates recherchées avec l’anémie, l’hyperthermie et l’épidermite. Les autres situations concernent la prescription, le positionnement ou le contrôle d’imagerie, et non l’état clinique immédiat.

4. Quelle action appartient à la mise en place du patient avant l’irradiation ?

Comparer les images tomographiques en MV avec celles du scanner de centrage
Réaliser les décalages sur le Linac après l’alignement et les repères cutanés
Chauffer le masque thermoplastique afin de refaire son moulage
Modifier les moyens de contention fabriqués lors du scanner de centrage

Réaliser les décalages sur le Linac après l’alignement et les repères cutanés

Explication

La mise en place comprend l’alignement sagittal médian, l’ajustement aux tatouages et repères cutanés, les décalages sur le Linac, puis les vérifications et images de contrôle. Modifier le masque relève de la contention, tandis que les autres choix décrivent une fabrication ou un guidage spécifique.

5. Pourquoi le scanner de centrage constitue-t-il l’étape pivot pour la position du patient ?

Il détermine principalement la dose par séance avant que la position du patient soit choisie
Il permet de sélectionner les lasers de guidage sans fixer les moyens de contention
Il définit la position définitive, car les contentions fixées à cette étape ne sont plus modifiables ensuite
Il sert à vérifier une position provisoire qui peut être entièrement remodelée à chaque séance

Il définit la position définitive, car les contentions fixées à cette étape ne sont plus modifiables ensuite

Explication

Le scanner de centrage définit la position définitive parce que les moyens de contention fixés pendant cet examen ne peuvent plus être modifiés pendant la suite du traitement. Une vérification ultérieure contrôle cette position, mais ne la remplace pas.

6. À quelle température le matériau d’un masque thermoplastique est-il chauffé pour permettre son moulage ?

37 °C
90 °C
60 °C
75 °C

75 °C

Explication

Le matériau thermoplastique est chauffé à 75 °C afin de devenir modelable pour le moulage. Les autres températures ne correspondent pas à la température indiquée pour cette étape.

7. Quelle différence caractérise le masque 3 points par rapport au masque 5 points ?

Le masque 3 points se fixe au front, à l’arête du nez et au menton, tandis que le 5 points inclut aussi le cou et les épaules
Le masque 3 points inclut le cou et les épaules, tandis que le 5 points se limite au front et au menton
Le masque 3 points utilise cinq appuis faciaux, tandis que le 5 points utilise trois appuis autour du visage
Le masque 3 points concerne le thorax, tandis que le 5 points est moulé autour du bassin et des hanches

Le masque 3 points se fixe au front, à l’arête du nez et au menton, tandis que le 5 points inclut aussi le cou et les épaules

Explication

Le masque 3 points repose sur le front, l’arête du nez et le menton, alors que le 5 points est plus étendu et ajoute le cou et les épaules, notamment en ORL. La confusion fréquente consiste à inverser l’étendue respective des deux masques.

8. De quoi dépend l’emplacement des projections laser postéro-latérales ?

De la dose par séance, qui détermine une projection sur le thorax ou le bassin
Du type de masque, qui impose une projection fixe sur le menton
Du nombre d’images de contrôle, qui détermine une projection sur le nez ou les épaules
De la zone traitée, qui détermine une projection sur le front ou sur les trapèzes

De la zone traitée, qui détermine une projection sur le front ou sur les trapèzes

Explication

Les lasers postéro-latéraux sont projetés sur le front ou les trapèzes selon la zone traitée afin de guider l’alignement. Leur emplacement n’est donc pas identique pour toutes les régions anatomiques.

9. Quelle association entre l’équipement et son système d’imagerie est correcte ?

Le Linac utilise exclusivement une imagerie optique 3D, tandis que le Radiaxact repose sur des lasers postéro-latéraux
Le Linac utilise une imagerie thermoplastique, tandis que le Radiaxact compare des images de masque aux images portales
Le Linac utilise l’imagerie portale ou le système XVI, tandis que le Radiaxact utilise une imagerie tomographique en MV
Le Linac utilise une imagerie tomographique en MV, tandis que le Radiaxact utilise le système XVI de type CBCT

Le Linac utilise l’imagerie portale ou le système XVI, tandis que le Radiaxact utilise une imagerie tomographique en MV

Explication

Le Linac peut être guidé par imagerie portale ou par le système XVI, un scanner embarqué de type CBCT, alors que le Radiaxact utilise une imagerie tomographique en MV comparée aux images du scanner de centrage. Le système XVI appartient donc au guidage du Linac et non à celui du Radiaxact.

10. Quelle caractéristique décrit le mieux le système SGRT Catalyst ?

C’est une imagerie tomographique en MV qui compare les images du traitement avec celles du scanner de centrage
C’est un système optique 3D qui accélère le repositionnement, évite une dose supplémentaire de rayons X et suit le patient en temps réel
C’est un ensemble de lasers fixes qui guide l’alignement sans fournir de suivi du patient pendant l’irradiation
C’est un scanner embarqué de type CBCT qui ajoute une dose de rayons X pour contrôler la position pendant l’irradiation

C’est un système optique 3D qui accélère le repositionnement, évite une dose supplémentaire de rayons X et suit le patient en temps réel

Explication

La SGRT Catalyst repose sur un système optique 3D permettant un repositionnement rapide, sans dose supplémentaire de rayons X, ainsi qu’un suivi en temps réel. Le CBCT et l’imagerie tomographique en MV sont d’autres modalités de guidage, tandis que les lasers seuls n’assurent pas ce suivi dynamique.

11. Dans une radiothérapie conformationnelle classique, quel comportement décrit correctement le bras et les lames du collimateur multilames pendant l’émission du faisceau ?

Ils se déplacent continuellement pendant l’émission du faisceau
Ils restent fixes pendant l’émission du faisceau
Le bras s’arrête tandis que les lames créent plusieurs segments
Les lames restent fixes tandis que le bras parcourt un arc complet

Ils restent fixes pendant l’émission du faisceau

Explication

En radiothérapie conformationnelle classique, le bras et les lames du collimateur multilames restent fixes pendant l’émission. Le déplacement des lames après l’arrêt du bras correspond plutôt à la technique Step and Shoot.

12. Quelle séquence caractérise la RCMI Step and Shoot ?

Les lames restent fixes, puis le bras délivre le faisceau en parcourant un arc
Le faisceau est délivré avant le positionnement du bras et la formation des segments
Le bras se positionne, s’arrête, les lames créent un segment, puis le faisceau est délivré
Le bras tourne continuellement tandis que les lames modifient le faisceau pendant l’irradiation

Le bras se positionne, s’arrête, les lames créent un segment, puis le faisceau est délivré

Explication

En Step and Shoot, le bras s’arrête d’abord, les lames se déplacent pour former un segment, puis l’appareil irradie. Une irradiation continue pendant la rotation du bras décrit plutôt la VMAT.

13. Quelle caractéristique distingue principalement la VMAT des techniques segmentées comme la RCMI Step and Shoot ?

Le faisceau est délivré avec un seul segment préalablement formé
L’irradiation commence après chaque arrêt du bras et des lames
Le bras et les lames restent fixes pendant toute l’émission
L’irradiation est continue pendant le déroulement de l’arc

L’irradiation est continue pendant le déroulement de l’arc

Explication

La VMAT, ou arc-thérapie, repose sur une irradiation continue, ce qui lui confère un déroulement plus fluide. Dans Step and Shoot, l’irradiation intervient après des arrêts et la création successive de segments.

14. Que représente le GTV en radiothérapie ?

Le volume macroscopiquement visible de la tumeur
Le volume interne ajouté pour tenir compte des mouvements tumoraux
Le volume tumoral augmenté d’une marge microscopique
Le volume traité augmenté des incertitudes de positionnement

Le volume macroscopiquement visible de la tumeur

Explication

Le GTV correspond au volume de la tumeur visible macroscopiquement. L’ajout d’une marge microscopique définit le CTV, tandis que les incertitudes de positionnement sont prises en compte dans le PTV.

15. Une équipe ajoute au volume tumoral visible une marge destinée à couvrir un envahissement microscopique : quel volume obtient-elle ?

Le PTV, construit à partir du CTV et des incertitudes de traitement
Le CTV, construit à partir du GTV et d’une marge microscopique
Le GTV, limité à la tumeur visible macroscopiquement
L’ITV, construit à partir du volume lié aux mouvements tumoraux

Le CTV, construit à partir du GTV et d’une marge microscopique

Explication

Le CTV est obtenu en augmentant le GTV de marges destinées à prendre en compte l’envahissement microscopique. Le PTV ajoute ensuite les marges liées au positionnement et aux mouvements physiologiques.

16. Pourquoi le PTV est-il plus large que le CTV en pratique radiothérapeutique ?

Pour représenter la distance entre la source et la surface cutanée
Pour inclure une extension microscopique autour de la tumeur visible
Pour décrire le volume tumoral observé directement sur les images
Pour intégrer les incertitudes de positionnement et les mouvements physiologiques

Pour intégrer les incertitudes de positionnement et les mouvements physiologiques

Explication

Le PTV correspond au CTV augmenté de marges qui compensent les incertitudes de positionnement et les mouvements physiologiques. La marge microscopique autour du GTV intervient dans la définition du CTV, et non dans celle du PTV.

17. Pour un champ de 10×1010 \times 10 à une distance source-peau de 100, quelle conversion de référence est utilisée ?

10 UM=1 Gy10\ \mathrm{UM}=1\ \mathrm{Gy}
1 UM=100 Gy1\ \mathrm{UM}=100\ \mathrm{Gy}
100 UM=1 Gy100\ \mathrm{UM}=1\ \mathrm{Gy}
100 UM=10 Gy100\ \mathrm{UM}=10\ \mathrm{Gy}

$$100\ \mathrm{UM}=1\ \mathrm{Gy}$$

Explication

Dans ces conditions de référence, la conversion indiquée est 100 UM=1 Gy100\ \mathrm{UM}=1\ \mathrm{Gy}. Les autres relations modifient le rapport entre les unités moniteur et la dose de référence.

18. Quels éléments sont vérifiés par le Daily QA d’un accélérateur de radiothérapie ?

La reconstruction anatomique, la segmentation tumorale et la planification de traitement
La vitesse de rotation du bras, la composition des tissus et la prescription clinique
La dose biologique, la réponse tumorale, les marges CTV et le volume interne
Les faisceaux lumineux, la convergence des centres, les intercoms et les caméras

Les faisceaux lumineux, la convergence des centres, les intercoms et les caméras

Explication

Le Daily QA vérifie notamment les faisceaux lumineux, la convergence des centres, les intercoms et les caméras. Les autres éléments relèvent de l’évaluation clinique ou de la planification plutôt que de ce contrôle quotidien.

19. Comment contrôle-t-on l’alignement axial et sagittal des lasers lors d’un contrôle mécanique ?

En comparant le centre de l’imageur avec le centre réel d’irradiation
En mesurant le débit de dose avec une chambre d’ionisation
En vérifiant la convergence des faisceaux lumineux au poste de commande
En superposant un champ 10×1010 \times 10 sur une feuille placée à 100 de DSP

En superposant un champ $$10 \times 10$$ sur une feuille placée à 100 de DSP

Explication

Le contrôle mécanique des lasers évalue leur alignement axial et sagittal, notamment en superposant un champ 10×1010 \times 10 sur une feuille à 100 de DSP. La comparaison entre le centre de l’imageur et celui de l’irradiation constitue une vérification de l’isocentre, et non ce contrôle laser précis.

20. Quels éléments de sécurité doivent être testés dans le cadre du contrôle quotidien ?

Les distances source-axe, les distances source-peau et les unités moniteur
Les arrêts d’urgence de la table et de la machine ainsi que les signalisations lumineuses du faisceau
Les marges du PTV, les mouvements physiologiques et l’extension microscopique tumorale
Les segments de traitement, la vitesse d’arc et la modulation des lames

Les arrêts d’urgence de la table et de la machine ainsi que les signalisations lumineuses du faisceau

Explication

Le contrôle quotidien inclut les dispositifs d’arrêt d’urgence de la table et de la machine, ainsi que les signalisations indiquant la présence du faisceau au poste de commande. Les autres éléments concernent la définition des volumes, la dosimétrie ou la technique d’irradiation.

21. Quel est l’objectif principal du Daily QA concernant la géométrie et la stabilité de l’appareil ?

Créer les segments d’irradiation en fonction de la forme macroscopique de la tumeur
Vérifier la constance des paramètres et maintenir les décalages de l’isocentre dans les tolérances
Déterminer les marges microscopiques et physiologiques à ajouter au volume tumoral
Mesurer la dose prescrite après chaque fraction et adapter la prescription clinique

Vérifier la constance des paramètres et maintenir les décalages de l’isocentre dans les tolérances

Explication

Le Daily QA vérifie la constance des paramètres et l’adéquation entre le centre de l’imageur et le centre réel d’irradiation, appelé isocentre. Les marges tumorales et la création des segments appartiennent à la définition des volumes et à la planification du traitement.

Révisez avec les flashcards

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Quels sont les étapes de la séance de radiothérapie ?

Préparation technique, analyse du dossier, accueil, mise en place, contrôle, clôture.

Que vérifie le manipulateur avant l’accueil ?

La dose totale, dose par séance, fractionnement, technique DSP ou DSA, validation médicale et physique.

Quelles contre-indications immédiates sont recherchées à l’accueil ?

Anémie, hyperthermie, altération de l’état général, épidermite.

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