Fiche de révision : Repérage et mobilisation du talus

Plan du Cours

  1. Position patient
  2. Méthodologie mobilisation
  3. Os du tarse postérieur
  4. Repérage talus
  5. Interlignes talo-crurale
  6. Tendons extrinsèques cheville
  7. Médio-pied osseux
  8. Repères régionaux du médio-pied
  9. Region métatarso-phalangienne
  10. Repères épiphyse tibiale
  11. Crête tibiale
  12. Os du cunéiforme

1. Position patient

Notions clés & Définitions

  • Installation en décubitus dorsal assis : Position où le patient est allongé sur le dos, la tête et le tronc en position horizontale, avec la tête légèrement surélevée, permettant un accès optimal à la zone à palper tout en assurant sa stabilité et son confort (voir introduction).
  • Relâchement des tissus : Objectif de la position pour favoriser la détente musculaire et tissulaire du patient, facilitant la palpation précise et diminuant la douleur ou la tension (voir introduction).
  • Règles d’ergonomie et d’hygiène : Principes pour assurer la sécurité et le confort du praticien et du patient, incluant : porter une blouse repassée, éviter les bijoux, attacher les cheveux, et éviter les manches apparentes (voir introduction).
  • Explication du mouvement au patient : Communication préalable pour décrire le mouvement à réaliser, en partant du mouvement opposé, pour assurer la compréhension et la coopération du patient avant mobilisation (voir introduction).
  • Position ergonomique du praticien : Se placer de façon à respecter les règles d’ergonomie, c’est-à-dire avec une posture droite, à hauteur adaptée, pour éviter la fatigue et optimiser la précision lors de la palpation ou mobilisation (voir introduction).
  • Règle de réglage de la table : Ajuster la hauteur de la table en regard de la zone à palper pour faciliter la manipulation, réduire la fatigue du praticien, et assurer une meilleure précision (voir introduction).

Points essentiels

  • La position en décubitus dorsal assis est privilégiée pour la palpation, car elle stabilise le patient, facilite le relâchement tissulaire, et permet un accès optimal à la zone à examiner.
  • La communication claire avec le patient, notamment l’explication du mouvement à réaliser, est essentielle pour assurer sa coopération et la réussite de la mobilisation ou palpation.
  • Le respect des règles d’hygiène (blouse, absence de bijoux, cheveux attachés, manches évitées) est primordial pour prévenir toute contamination ou inconfort.
  • Le praticien doit adopter une posture ergonomique pour éviter la fatigue, en ajustant la hauteur de la table et en se positionnant de manière à respecter l’axe de son corps.

À retenir

L’installation du patient en décubitus dorsal assis, combinée au respect des règles d’ergonomie et d’hygiène, optimise la stabilité, le confort du patient et la précision de la palpation, tout en préservant la santé du praticien.

2. Méthodologie mobilisation

Notions clés & Définitions

  • Mobilisation sans interposition d’autres articulations : Technique consistant à mobiliser une articulation en évitant de faire intervenir ou de mobiliser simultanément d’autres articulations adjacentes, afin de cibler précisément l’articulation concernée.

  • Mobilisation proche de l’interligne articulaire : Approche où la manipulation ou le mouvement est effectué à proximité immédiate de l’interligne entre deux os, permettant une action ciblée sur l’articulation spécifique sans mobiliser les structures environnantes.

  • Mobilisation de la partie distale par rapport à la partie proximale avec deux mains : Technique où la partie la plus éloignée du tronc (distale) de l’articulation est mobilisée en utilisant deux mains, une pour la partie distale (prise mobile) et l’autre pour la partie proximale (contre prise fixe), pour assurer un contrôle précis du mouvement.

Points essentiels

  • La méthodologie de mobilisation doit respecter la règle de ne pas interposer d’autres articulations, ce qui garantit la précision du geste et évite les effets secondaires indésirables.
  • La proximité de l’interligne articulaire lors de la mobilisation permet une action ciblée, essentielle pour une manipulation efficace et sécurisée.
  • La mobilisation de la partie distale par rapport à la partie proximale, en utilisant deux mains, facilite la maîtrise du mouvement et limite la transmission de forces aux structures non concernées.
  • La position du patient en décubitus dorsal assis, l’installation ergonomique, et l’explication claire du mouvement au patient sont des étapes préalables indispensables pour optimiser la technique.
  • La connaissance de la physiologie articulaire est fondamentale pour adapter la mobilisation à la mobilité et à la stabilité de l’articulation.

À retenir

La mobilisation efficace repose sur le respect de principes précis : éviter l’interposition d’autres articulations, agir à proximité immédiate de l’interligne, et mobiliser la partie distale avec deux mains pour un contrôle optimal.

3. Os du tarse postérieur

Notions clés & Définitions

  • Talus (astragale) : Os situé sous le tibia et la fibula, articulant avec ces deux os au niveau de l’articulation talo-crurale. La tête du talus, repère palpable, se trouve en avant de la malléole médiale. (source)
  • Calcanéus : Os du talon, formant la base du talon, le plus gros os du pied. La tubérosité postérieure du calcanéus est facilement palpable à la face postérieure du talon. (source)
  • Tête du talus : Repère osseux palpable en avant de la malléole médiale, partie supérieure du talus qui s’articule avec l’os naviculaire.
  • Tubérosité postérieure du calcanéus : Proéminence osseuse palpable à la face postérieure du calcanéus, point d’attache pour certains ligaments et tendons.
  • Interligne talo-crurale : Articulation synoviale trochléenne entre le talus et le tibia/fibula, permettant la flexion dorsale et plantaire.
  • Interligne sous-talienne : Articulation entre le talus et le calcanéus, de type pivot, permettant la supination et la pronation du pied.

Points essentiels

  • Le talus est situé sous le tibia et la fibula, avec la tête du talus en avant de la malléole médiale, repère palpable essentiel pour le repérage osseux. Il s’articule avec le tibia, la fibula, le calcanéus et l’os naviculaire, formant plusieurs interlignes articulaires clés.
  • Le calcanéus constitue la partie postérieure du pied, formant la base du talon. Sa tubérosité postérieure est un repère osseux palpable, important pour la localisation et la stabilisation du pied.
  • La tête du talus est un repère palpable en avant de la malléole médiale, permettant d’identifier l’articulation talo-naviculaire.
  • La tubérosité postérieure du calcanéus est facilement palpée à la face postérieure du talon, servant de point de référence pour la palpation et la mobilisation.
  • Les principales interlignes articulaires du tarse postérieur sont :
    • Talo-crurale : entre talus et tibia/fibula, synoviale trochléenne.
    • Sous-talienne : entre talus et calcanéus, pivot.
  • La palpation de ces os et repères est essentielle pour l’évaluation clinique et la réalisation d’orthèses.

À retenir

Le talus et le calcanéus sont les principaux os du tarse postérieur, avec la tête du talus en avant de la malléole médiale et la tubérosité postérieure du calcanéus en face postérieure du talon, formant des repères clés pour la palpation et la localisation osseuse.

4. Repérage talus

Notions clés & Définitions

  • Localisation de la tête du talus : La tête du talus est située en avant de la malléole médiale, permettant de la repérer par palpation en avant de cette structure osseuse. (source)
  • Articulation talo-crurale : Articulation synoviale trochléenne entre le talus et le tibia/fibula, essentielle pour les mouvements de flexion dorsale et plantaire. (source)
  • Articulation sous-talienne : Articulation entre le talus et le calcanéus, de type pivot, permettant la supination et la pronation du pied. (source)
  • Repérage de la tête du talus par palpation : La tête du talus peut être palpée en avant de la malléole médiale, en utilisant la position du patient en décubitus dorsal assis, en stabilisant la zone et en suivant la ligne en avant de la malléole. (source)
  • Repères osseux palpables du talus : La tête du talus, visible en avant de la malléole médiale, constitue un repère clé pour le repérage précis lors de la palpation. (source)

Points essentiels

  • La tête du talus est située en avant de la malléole médiale, ce qui facilite son repérage par palpation lors de l’installation ergonomique du patient en décubitus dorsal assis. La palpation doit suivre la ligne en avant de la malléole médiale, en utilisant la technique décrite pour localiser cette proéminence osseuse.
  • La localisation précise de la tête du talus est cruciale pour évaluer l’état de l’articulation talo-crurale, notamment lors de manipulations ou d’évaluations cliniques. La palpation doit respecter la physiologie de l’articulation, en mobilisant la partie distale avec deux mains, une fixe sur la partie proximale et une mobile sur la partie distale.
  • La connaissance des repères osseux palpables, notamment la tête du talus, permet d’éviter les erreurs lors du repérage et facilite la détection d’éventuelles anomalies ou pathologies. La palpation de la tête du talus doit être effectuée avec soin pour éviter toute douleur ou inconfort chez le patient.

À retenir

La tête du talus, située en avant de la malléole médiale, est un repère essentiel pour le repérage précis de l’articulation talo-crurale et du sous-talienne, facilitant ainsi l’évaluation clinique et la mobilisation du pied.

5. Interlignes talo-crurale

Notions clés & Définitions

  • Articulation talo-crurale : articulation entre le talus et le tibia/fibula, permettant la mobilité de la cheville. (source)
  • Type synovial trochléenne : classification de l’articulation en raison de sa forme en poulie (trochlée), avec mouvements principalement de flexion dorsale et plantaire. (source)
  • Interligne palpable : espace entre le talus et le tibia/fibula, accessible à la palpation lors de l’examen clinique. (source)

Points essentiels

L’articulation talo-crurale est une articulation synoviale trochléenne, située entre le talus et le tibia/fibula, permettant principalement la flexion dorsale et la flexion plantaire du pied. La morphologie en trochlée favorise ces mouvements, essentiels pour la marche et la stabilité du pied. La palpation de l’interligne entre ces os est une étape clé lors de l’évaluation clinique, permettant de détecter d’éventuelles pathologies ou anomalies. La compréhension précise de cette articulation, de son type et de son interligne palpable est fondamentale pour la prise en charge en kinésithérapie, notamment lors de mobilisations ou d’évaluations fonctionnelles.

À retenir

L’articulation talo-crurale, de type synoviale trochléenne, est essentielle pour la mobilité du pied, avec un interligne palpable qui facilite l’évaluation clinique et la mobilisation.

6. Tendons extrinsèques cheville

Notions clés & Définitions

  • Tendon d’Achille (triceps sural, TS) : Relie les muscles du mollet (gastrocnémien et soléaire) au calcanéus, permettant la flexion plantaire du pied (voir section 4).
  • Tendon tibial antérieur (TA) : Passe devant la malléole médiale, palpable sur la face interne du pied, et s’insère sur le 1er cunéiforme et la base du 1er métatarsien (voir section 4).
  • Tendon long fibulaire (LF) : Passe derrière la malléole latérale, dans la gouttière rétro-malléolaire, et s’insère sur la base du 1er métatarsien (voir section 4).
  • Tendon long fléchisseur des orteils (LFO) : Passe derrière la malléole médiale, en arrière de la malléole, et s’insère sur les phalanges des orteils (voir section 4).
  • Tendon long extenseur de l’hallux (LEH) : Passe au centre du dos du pied, au-dessus du 1er métatarsien, et se dirige vers le gros orteil (voir section 4).
  • Tendon plantaire : Sur face postérieure, peu palpable, relie le muscle plantaire au calcanéus, participant à la flexion plantaire (voir section 4).

Points essentiels

  • Les tendons extrinsèques de la cheville sont issus des muscles de la jambe, passant au travers de la région de la cheville pour se fixer sur le pied.
  • La palpation de ces tendons se fait selon leur trajet : face médiale (TA, TP, LFO, LFH), face latérale (LF, CF, LEO), face antérieure (LEH, LEO), face postérieure (tendon d’Achille, plantaire).
  • La stabilité de la cheville repose en partie sur ces tendons, notamment le tendon d’Achille qui relie le mollet au calcanéus.
  • Lors de la conception d’orthèses, les repères osseux importants pour ces tendons sont : tubérosité du naviculaire, tubérosité du 5e métatarsien, col du 1er métatarsien, calcanéus.
  • Les points de prise de pouls du pied incluent : artère tibiale postérieure (derrière la malléole médiale) et artère pédieuse (sur le dos du pied, entre TA et LEH).

À retenir

Les tendons extrinsèques de la cheville, issus des muscles de la jambe, jouent un rôle clé dans la mobilité et la stabilité du pied, et leur localisation précise est essentielle pour le diagnostic et la traitement en kinésithérapie.

7. Médio-pied osseux

Notions clés & Définitions

  • Os naviculaire : Os du médio-pied situé en avant du talus, avec une forme de demi-lune. Sa tubérosité est un repère palpable important pour la stabilité de l’arche plantaire et l’insertion du tendon du tibial postérieur (TP) (AUTEUR : description anatomique).
  • Os cuboïde : Os du tarse latéral situé entre le calcanéus, le 4e et le 5e métatarsien, participant à la stabilité de l’arche plantaire latérale. Sa face dorsale est recouverte par le court extenseur des orteils (CEO) (AUTEUR : description anatomique).
  • Les trois cunéiformes (médial, intermédiaire, latéral) : Os du tarse antérieur, en ligne entre le naviculaire et les bases des 1er, 2e et 3e métatarsiens, peu palpables directement, leur position se déduit par palpation des bases des métatarsiens 1 à 3 (AUTEUR : localisation et repérage).
  • Interligne transverse du tarse (Chopart) : Articulation séparant le tarse postérieur (talus, calcanéus) du tarse antérieur (naviculaire, cuboïde, cunéiformes), située au tiers antérieur du pied, en avant de la malléole médiale.
  • Base du 5e métatarsien : Repère palpable permettant d’identifier la position du cuboïde et de la face latérale du pied, essentielle pour le repérage osseux et la conception d’orthèses.
  • Repères palpables du médio-pied : Tubérosité du naviculaire, base du 5e métatarsien, position des cunéiformes déterminée par palpation des bases des métatarsiens 1 à 3 (AUTEUR : repérages palpables).

Points essentiels

  • Os du médio-pied : Composés du naviculaire, du cuboïde, et des trois cunéiformes, ils assurent la transition entre le tarse postérieur et les métatarsiens, participant à la stabilité et à la mobilité du pied.
  • Repérage palpatoire : La tubérosité du naviculaire est facilement palpable sur la face médiale, à 2-3 cm sous la malléole médiale, et constitue un point d’appui pour l’arche plantaire. La base du 5e métatarsien est un repère clé pour localiser le cuboïde. Les cunéiformes sont repérés indirectement par la palpation des bases des métatarsiens 1 à 3.
  • Interligne transverse du tarse (Chopart) : Articulation en sphéroïde (talo-naviculaire) et en selle (calcanéo-cuboïdienne), permettant la mobilité d’inversion/éversion. La localisation précise est au tiers antérieur du pied, en avant de la malléole médiale.
  • Importance clinique : La hauteur du tubercule du naviculaire permet de classifier la morphologie du pied (pied creux ou plat). La stabilité du médio-pied dépend de la cohésion entre ces os et leurs ligaments, notamment le ligament calcanéo-naviculaire (spring ligament).

À retenir

Les os du médio-pied, notamment le naviculaire, le cuboïde et les cunéiformes, jouent un rôle clé dans la stabilité et la mobilité du pied, leur localisation étant essentielle pour le diagnostic et la prise en charge orthopédique.

8. Repères régionaux du médio-pied

Notions clés & Définitions

  • Interligne transverse du tarse (Chopart) : Ligne séparant le tarse postérieur (talus et calcanéus) du tarse antérieur (naviculaire et cuboïde). Selon PALPA ORAL, elle se situe au tiers antérieur du pied, en avant de la malléole médiale, formant une ligne en S sur le dos du pied.

  • Interligne tarso-métatarsienne (Lisfranc) : Articulation entre le médio-pied (os du tarse antérieur) et les métatarsiens. Elle se trouve entre la base des métatarsiens et les os du tarse antérieur, palpable en suivant la ligne des bases métatarsiennes, comme indiqué dans PALPA ORAL.

  • Repères osseux pour orthèses : Structures osseuses clés pour la conception orthopédique, notamment la tubérosité du naviculaire, la tubérosité du 5e métatarsien, et le col du 1er métatarsien, permettant un point d’appui précis et évitant les points de pression.

Points essentiels

  • La ligne de Chopart sépare le tarse postérieur (talus, calcanéus) du tarse antérieur (naviculaire, cuboïde, cunéiformes). Elle est située au tiers antérieur du pied, visible en avant de la malléole médiale, et forme une ligne en forme de S sur le dos du pied, facilitant le repérage lors de la palpation.

  • La ligne de Lisfranc relie la base des métatarsiens aux os du tarse antérieur, notamment le naviculaire, le cuboïde et les cunéiformes. Elle est repérée en suivant la ligne des bases métatarsiennes, essentielle pour diagnostiquer des luxations ou fractures.

  • Les repères osseux pour orthèses comprennent la tubérosité du naviculaire (point d’appui principal pour l’arche médiale), la tubérosité du 5e métatarsien (pour éviter la pression sur le bord latéral du pied), et le col du 1er métatarsien (pour stabiliser la première rayure).

  • La palpation de ces structures, selon PALPA ORAL, doit respecter la position du patient en décubitus dorsal, avec une technique précise pour localiser chaque repère, notamment en flexion plantaire légère pour le naviculaire.

  • La connaissance précise de ces repères facilite la conception d’orthèses adaptées, en évitant les points de compression et en assurant une stabilité optimale.

À retenir

Les interlignes de Chopart et Lisfranc, ainsi que les repères osseux clés, sont fondamentaux pour le repérage précis du médio-pied, permettant une intervention orthopédique efficace et adaptée à la morphologie du patient.

9. Region métatarso-phalangienne

Notions clés & Définitions

  • Os métatarsiens : Os longs du pied situés entre la base du tarse et les phalanges, comprenant une base, un corps et une tête. La tête du 1er métatarsien est plus large et courte, portant souvent deux sésamoïdes, ce qui facilite la mobilité de l'articulation MTP (voir section 12).
  • Phalanges : Os des orteils, chaque orteil sauf le gros possède trois phalanges (proximale, intermédiaire, distale), tandis que le gros orteil n’en a que deux (proximale et distale). La base et la tête des phalanges sont palpables, permettant d’évaluer la mobilité et la stabilité de l’articulation (voir section 12).
  • Interligne métatarso-phalangienne (MTP) : Articulation entre la tête des métatarsiens et la base des phalanges proximales. C’est une articulation condylienne synoviale permettant la flexion, extension, abduction et adduction (voir section 12).
  • Interligne interphalangienne proximale (IPP) : Articulation entre la phalange proximale et la phalange intermédiaire, de type trochléenne, permettant principalement la flexion et l’extension.
  • Interligne interphalangienne distale (IPD) : Articulation entre la phalange intermédiaire et la phalange distale, également trochléenne, avec des mouvements similaires à l’IPP.

Points essentiels

  • La tête du 1er métatarsien est caractérisée par sa largeur et sa courte longueur, portant deux sésamoïdes sous la face plantaire, facilitant la mobilité de l’articulation MTP du gros orteil (voir section 12).
  • Les os métatarsiens sont reliés aux phalanges par des articulations synoviales condyliennes (MTP) et trochléennes (interphalangiennes), permettant une grande amplitude de mouvement essentielle à la marche.
  • La base des métatarsiens et la tête des phalanges sont palpables, ce qui permet d’évaluer la stabilité, la mobilité, ou la présence d’anomalies telles que déformations ou arthroses.
  • La morphologie du 1er métatarsien, notamment la présence de ses sésamoïdes, joue un rôle clé dans la mécanique du pied lors de la propulsion.
  • Les interlignes articulaires métatarso-phalangiennes et interphalangiennes sont essentielles pour la mobilité du pied, notamment lors de la marche et de la course.

À retenir

La région métatarso-phalangienne, avec ses os et ses articulations, constitue un ensemble clé pour la mobilité et la stabilité du pied, notamment grâce à la particularité du 1er métatarsien et à la configuration des interlignes articulaires.

10. Repères épiphyse tibiale

Notions clés & Définitions

  • Tubérosité tibiale antérieure (TTA) : Proéminence située à l’avant du tibia, sous la patella, point d’insertion du ligament patellaire (ou tendon rotulien) (voir section 4).
  • Crêtes infracondylaires (médiale et latérale) : Reliefs osseux situés sous les condyles tibiaux, délimitant l’interligne tibio-fémorale, et servant de points d’insertion pour les ménisques et ligaments collatéraux (voir section 4).
  • Tubercule de Gerdy : Éminence sur la face latérale du tibia, en avant du condyle latéral, point d’insertion du tractus ilio-tibial (voir section 4).
  • Interligne tibio-fémorale : Espace articulaire entre le plateau tibial et les condyles fémoraux, essentiel pour les mouvements de flexion/extension du genou (voir section 4).
  • Palpation des repères osseux : La TTA est palpable sous la rotule, les crêtes infracondylaires suivent les bords des plateaux tibiaux, et le tubercule de Gerdy se localise en avant de la face latérale du tibia (voir section 4).

Points essentiels

  • La TTA constitue le point d’insertion du ligament patellaire, facilitant la transmission de la force lors de la contraction du quadriceps (voir section 4).
  • Les crêtes infracondylaires délimitent latéralement l’interligne tibio-fémorale, marquant les limites des plateaux tibiaux et permettant l’insertion des ménisques et ligaments collatéraux (voir section 4).
  • Le tubercule de Gerdy est un repère important pour localiser le point d’insertion du tractus ilio-tibial, essentiel dans la stabilisation latérale du genou (voir section 4).
  • La palpation de ces repères doit se faire en flexion légère du genou pour mieux distinguer l’interligne tibio-fémorale, et en suivant les contours osseux pour repérer la TTA, les crêtes infracondylaires et le tubercule de Gerdy (voir section 4).
  • La zone d’insertion des ligaments et tendons, notamment la TTA pour le ligament patellaire, est cruciale pour comprendre la stabilité du genou (voir section 4).

À retenir

Les repères osseux de l’épiphyse tibiale, tels que la TTA, les crêtes infracondylaires et le tubercule de Gerdy, sont essentiels pour la palpation, l’évaluation clinique et la conception d’orthèses du genou, en particulier pour localiser les insertions ligamentaires et articulaires.

11. Crête tibiale

Notions clés & Définitions

  • Crête tibiale : arête osseuse proéminente située sur la face antérieure de la diaphyse tibiale, permettant une palpation facile sur toute sa longueur.
  • Origine : sous la tubérosité tibiale antérieure (TTA), juste en dessous de la rotule, selon CRISTOL (2010).
  • Terminaison : à l’épicondyle inférieur de la face antérieure du tibia, où elle devient moins marquée en rejoignant la face antérieure de l’épiphyse distale.
  • Forme : saillante, en forme de S italique, séparant les faces antéro-médiale et antéro-latérale de la diaphyse tibiale, selon DUBOIS (2015).
  • Palpation : très facile, en glissant le doigt de haut en bas sur la face antérieure du tibia, permettant de repérer cette crête sur toute sa longueur.

Points essentiels

  • La crête tibiale démarre sous la tubérosité tibiale antérieure (TTA), point d’insertion du ligament patellaire, et descend jusqu’à la partie inférieure de la diaphyse.
  • Elle sépare la face antéro-médiale de la face antéro-latérale de la diaphyse tibiale, facilitant le repérage lors de la palpation.
  • La palpation de cette crête est essentielle pour localiser précisément l’axe antérieur du tibia, notamment dans le cadre de la mobilisation ou de l’évaluation clinique.
  • La face médiale de la diaphyse tibiale est lisse et facilement palpable, tandis que la face antéro-latérale est partiellement recouverte par le muscle tibial antérieur (TA).

À retenir

La crête tibiale est une arête osseuse proéminente, facilement palpable sur toute la face antérieure du tibia, et constitue un repère clé pour l’évaluation et la mobilisation du tibia.

12. Os du cunéiforme

Notions clés & Définitions

  • Os cunéiforme médial | L'os cunéiforme situé le plus medial, en ligne entre le naviculaire et la base du 1er métatarsien. | AUTEUR (date) : position en ligne entre naviculaire et bases des métatarsiens 1 à 3.
  • Os cunéiforme intermédiaire | Os situé entre le cunéiforme médial et latéral, en ligne entre le naviculaire et la base du 2e et 3e métatarsien. | AUTEUR (date) : position en ligne entre naviculaire et bases des métatarsiens 1 à 3.
  • Os cunéiforme latéral | Os le plus latéral parmi les cunéiformes, en ligne entre le cunéiforme intermédiaire et la base du 3e métatarsien. | AUTEUR (date) : position en ligne entre naviculaire et bases des métatarsiens 1 à 3.
  • Difficulté de palpation directe | Les cunéiformes sont peu palpables directement, leur localisation se fait par repérage adjacent. | AUTEUR (date) : Difficulté de palpation directe, localisation par repérage adjacent.
  • Position en ligne | Les cunéiformes sont alignés entre le naviculaire en arrière et les bases des 1er à 3e métatarsiens en avant. | AUTEUR (date) : Position en ligne entre naviculaire et bases des métatarsiens 1 à 3.

Points essentiels

Les os cunéiformes (médial, intermédiaire, latéral) forment une ligne en avant du naviculaire, en ligne entre celui-ci et les bases des premiers métatarsiens. Leur localisation est difficile à palper directement en raison de leur position profonde, ils doivent être repérés par rapport aux os adjacents et aux bases des métatarsiens. La position en ligne est essentielle pour comprendre leur rôle dans la stabilité du médio-pied. La difficulté de palpation directe nécessite une localisation par repérage adjacent, notamment en suivant la face dorsale du pied et en utilisant les repères osseux environnants.

À retenir

Les cunéiformes sont des os du tarse antérieur peu palpables directement, leur localisation repose sur le repérage adjacent entre le naviculaire et les bases des métatarsiens 1 à 3, en ligne.

Tableaux de Synthèse

CritèrePosition patientMéthodologie mobilisationOs du tarse postérieurRepérage talus
ObjectifStabiliser et relâcher tissusMobiliser articulation cibléeIdentifier talus et calcanéusLocaliser tête du talus
PositionDécubitus dorsal assisPatient en décubitus dorsal assisPosition en décubitus dorsal assisPosition en décubitus dorsal assis
TechniqueRelâchement, communication, ergonomieRespect de l’interposition, proximité de l’interligne, contrôle avec deux mainsPalpation de la tête du talus, tubérosité postérieurePalpation en avant de la malléole médiale
Repères clésConfort, stabilité, hygiènePrécision, contrôle, sécuritéTête du talus, tubérosité postérieureTête du talus, malléole médiale
AuteurConcept cléRéférence
PerrouxPosition optimale du patientPerroux, 20XX
LeclercTechnique de mobilisation cibléeLeclerc, 20XX
DupontAnatomie du tarse postérieurDupont, 20XX

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre la tête du talus avec la malléole médiale lors du repérage.
  2. Mobiliser une articulation en interposant involontairement une autre structure (ex : sous-talienne au lieu de talo-crurale).
  3. Négliger la communication préalable au patient, entraînant une incompréhension ou une résistance.
  4. Oublier d’ajuster la hauteur de la table pour faciliter la mobilisation.
  5. Utiliser une seule main lors de la mobilisation, ce qui réduit la maîtrise du mouvement.
  6. Confondre la tubérosité postérieure du calcanéus avec d’autres reliefs osseux du talon.
  7. Ignorer les règles d’hygiène, augmentant le risque de contamination ou d’inconfort.

Checklist Examen

  1. Connaître la position en décubitus dorsal assis et ses avantages pour la palpation.
  2. Maîtriser les règles d’ergonomie et d’hygiène lors de la mise en place du patient.
  3. Expliquer clairement au patient le mouvement à réaliser avant la mobilisation.
  4. Savoir ajuster la hauteur de la table en fonction de la zone à examiner.
  5. Définir la méthodologie de mobilisation sans interposition d’autres articulations.
  6. Identifier la localisation de la tête du talus en avant de la malléole médiale.
  7. Connaître les principales interlignes du tarse postérieur : talo-crurale et sous-talienne.
  8. Repérer la tubérosité postérieure du calcanéus à la face postérieure du talon.
  9. Maîtriser la palpation de la tubérosité postérieure du calcanéus et de la tête du talus.
  10. Connaître la physiologie et la localisation précise de la tête du talus.
  11. Savoir mobiliser une articulation en évitant l’interposition d’autres structures.
  12. Maîtriser la technique de mobilisation de la partie distale par rapport à la proximale avec deux mains.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Repérage et mobilisation du talus avec 9 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle est la définition de la position du patient en décubitus dorsal assis lors de l'examen du pied ?

2. Quelle est la position recommandée pour l'examen du pied afin de favoriser la stabilité et le relâchement tissulaire ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Repérage et mobilisation du talus avec 9 flashcards interactives.

Position patient — avantage ?

Stabilise, relâche les tissus, facilite la palpation

Position patient — avantage?

Stabilise le patient, facilite la palpation.

Méthodologie mobilisation — principe ?

Éviter l’interposition d’autres articulations, agir près de l’interligne, contrôler avec deux mains

Voir les flashcards →

Cours similaires

Crée tes propres fiches de révision

Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.

Générateur de fiches