★ À maîtriser
📐 Formule — Le bilan de la respiration cellulaire est .
📌 La respiration externe assure les échanges gazeux entre le milieu extérieur et l’organisme, tandis que la respiration interne assure les échanges entre le fluide circulant et les cellules.
Compléments
Lorsque la circulation participe à la respiration, elle assure le lien entre les échangeurs respiratoires et l’ensemble des cellules de l’organisme.
Les exemples étudiés concernent principalement les Mammifères, les Téléostéens, les Insectes et les Bivalves.
★ À maîtriser
📐 Formule — Le flux molaire gazeux obéit à la première loi de Fick : , où K est la constante de diffusibilité, S la surface, e l’épaisseur et Δp la différence de pression partielle.
Selon la loi de Fick, une surface respiratoire est d’autant plus efficace que sa surface est grande, que son épaisseur est faible, que le différentiel de pression partielle est élevé et que la diffusibilité du gaz est importante.
La ventilation renouvelle le fluide externe riche en dioxygène et pauvre en dioxyde de carbone, tandis que la circulation renouvelle le milieu intérieur lorsqu’elle existe, ce qui entretient les gradients de pression partielle.
Compléments
📐 Formule — À l’équilibre, la concentration dissoute en dioxygène est liée à sa pression partielle par la loi de Henry : .
★ À maîtriser
📌 L’eau est environ 800 fois plus dense et 50 fois plus visqueuse que l’air, tandis que l’air contient environ 30 fois plus de dioxygène que l’eau.
Le milieu aérien impose une faible portance, une forte dessiccation et une forte disponibilité en dioxygène, ce qui favorise des échangeurs invaginés, soutenus et protégés contre les pertes d’eau.
Le milieu aquatique offre une forte portance mais une faible disponibilité en dioxygène et des déplacements de fluide énergétiquement coûteux en raison de sa densité élevée.
Les ressemblances fonctionnelles entre échangeurs respiratoires de taxons différents vivant dans un même milieu sont des convergences et non des homologies, car leurs structures ont des origines variées.
Compléments
Pour extraire 1 litre de dioxygène, il faut déplacer une masse de milieu environ 23 000 fois plus importante dans l’eau que dans l’air.
Chez l’être humain, la surface respiratoire est d’environ 80 m², tandis que l’épaisseur entre l’air et le sang des capillaires pulmonaires est de 0,2 à 0,4 μm.
★ À maîtriser
📌 La respiration tégumentaire peut assurer tous les besoins respiratoires si l’animal est de petite taille, possède un rapport surface tégumentaire sur volume élevé ou présente une activité réduite.
Compléments
Les Spongiaires, les Cnidaires et les Cténaires réalisent leurs échanges gazeux directement au niveau des membranes cellulaires, tandis que les Plathelminthes les réalisent à travers leur tégument.
Chez le Lombric, le mucus qui recouvre le tégument limite les pertes hydriques, sans supprimer la fragilité liée à la perméabilité de ce tégument.
Chez la Chauve-Souris, l’excrétion cutanée de dioxyde de carbone atteint 12 % des échanges, tandis que la prise cutanée de dioxygène est presque inexistante.
★ À maîtriser
Chez les Insectes, les trachées se ramifient en trachéoles qui conduisent l’air jusqu’au contact direct des cellules, où les gaz diffusent à travers un liquide trachéolaire sans transport par l’hémolymphe.
Les poumons humains contiennent 700 à 800 millions d’alvéoles, formant une surface respiratoire proche de 90 m², soit une augmentation d’un facteur 10⁴ par rapport à une cavité unique.
Compléments
★ À maîtriser
Chez les Bivalves et les Téléostéens, les branchies sont des organes évaginés, externalisés dans un milieu aquatique porteur et protégés dans une cavité superficielle parcourue par un courant d’eau.
Chez les Mammifères, le mucus piège les particules dans les voies aériennes puis les cils épithéliaux conduisent le mucus vers le pharynx, où il est dégluti.
Compléments
Chez les Mammifères, des macrophages de l’immunité innée se trouvent dans la paroi alvéolaire ou dans les alvéoles, où ils sont alors appelés cellules à poussière.
Chez les Téléostéens, les branchies sont protégées par les opercules dans la cavité branchiale, tandis que chez les Bivalves elles sont protégées par la coquille dans la cavité palléale.
Air desséchant, eau porteuse
★ À maîtriser
Compléments
Chez les Décapodes, la paroi branchiale comprend une cuticule d’environ 1 à 3 μm et un épithélium branchial d’environ 10 μm, tandis que les branchies présentes en 18 paires fournissent une grande surface d’échanges.
Chez les Téléostéens, les filaments branchiaux portent 20 à 80 lamelles par millimètre et la surface respiratoire atteint 1 à 15 cm²⋅g−1 d’animal.
Filament → lame → lamelle
★ À maîtriser
Le dioxygène est environ 30 fois plus disponible dans l’air que dans l’eau, la concentration en eau douce à 25 °C étant d’environ 5 à 10 mg⋅L−1 contre 21 % dans l’atmosphère.
Chez les Téléostéens marins, l’eau de mer hypertonique entraîne une absorption digestive d’eau, une urine très concentrée, une forte sécrétion d’ions dans les urines et une forte sécrétion branchiale d’ions.
Chez les Téléostéens dulçaquicoles, l’eau entre par osmose au niveau des branchies, est évacuée par des urines diluées, tandis que les ions sont absorbés activement par les branchies et peu excrétés dans les urines.
Compléments
Bivalves conforment, Téléostéens régulent
★ À maîtriser
La ventilation correspond à la convection du fluide externe au contact de l’échangeur respiratoire, tandis que la circulation correspond à la convection du fluide interne dans les vaisseaux sous l’action du cœur.
Le renouvellement des fluides externe et interne entretient les différences de pressions partielles de dioxygène et de dioxyde de carbone de part et d’autre de l’échangeur, ce qui optimise les flux diffusifs.
Compléments
Mouvement des fluides → gradients maintenus
★ À maîtriser
L’air est peu dense, se déplace avec une faible dépense énergétique, permet une diffusion rapide des gaz et contient environ 21 % de dioxygène.
Chez les Insectes, les petits animaux peuvent respirer par simple diffusion trachéenne, tandis que les animaux plus grands ou à métabolisme élevé ventilent activement grâce notamment aux muscles abdominaux.
Chez les Insectes, un réseau trachéen non connecté longitudinalement permet une ventilation bidirectionnelle, tandis qu’un réseau connecté longitudinalement peut permettre une ventilation unidirectionnelle avec des stigmates inhalants et exhalants.
Chez les Mammifères, l’inspiration active résulte de la contraction des intercostaux externes et du diaphragme, tandis que l’expiration est généralement passive et résulte de leur relâchement.
📐 Formule — Chez l’espèce humaine, les capacités respiratoires vérifient , , et .
Compléments
Lorsque la ventilation des Insectes existe, elle comprend toujours des cycles d’ouverture et de fermeture des stigmates, souvent des contractions des muscles thoraciques et abdominaux, et chez les gros Insectes parfois des sacs aériens.
Chez un homme au repos, environ 500 mL d’air frais entrent dans un système pulmonaire contenant environ 3 L d’air stagnant, de sorte que l’air alvéolaire est moins riche en O2 et plus riche en CO2 que l’air atmosphérique.
Inspiration active, expiration passive
★ À maîtriser
En milieu aquatique, l’irrigation active des branchies est unidirectionnelle: l’eau entre généralement par la bouche, traverse les branchies et ressort par les ouïes, ce qui limite les mélanges, les dépenses liées à la viscosité de l’eau
Chez les Bivalves, les battements des cils branchiaux renouvellent l’eau au contact des branchies et acheminent les particules alimentaires agglutinées dans le mucus vers la bouche.
Chez les Téléostéens, l’inspiration ouvre la bouche, abaisse le plancher buccal, dilate la cavité operculaire et ferme l’ouïe, tandis que l’expiration ferme la bouche, relève le plancher buccal, comprime la cavité operculaire et ouvre l’ouïe.
📌 Chez les Mammifères, la ventilation est principalement contrôlée par la pCO2 et le pH détectés par des chémorécepteurs, tandis que chez les Téléostéens la modulation ventilatoire est plutôt liée à l’oxygénation du milieu.
Compléments
Chez l’Écrevisse, l’irrigation branchiale est favorisée par la locomotion et, au repos, par les mouvements rythmiques du scaphognathite porté par le deuxième maxillipède.
Chez l’être humain au repos, le volume courant est d’environ 500 mL, la fréquence ventilatoire est de 12 à 16 cycles⋅min−1 et le débit ventilatoire est de 6 à 8 L⋅min−1.
Bouche → branchies → ouïes
★ À maîtriser
Chez les Mammifères, les chémorécepteurs détectent notamment la baisse de la pO2, la hausse de la pCO2 et la baisse du pH, puis transmettent l’information aux centres respiratoires bulbaires.
Lors d’un exercice musculaire, l’activité des muscles diminue la pO2 sanguine et augmente la pCO2 ainsi que l’acidité, ce qui déclenche par réflexe une augmentation du débit ventilatoire.
Chez les Téléostéens, l’hypoxie est détectée par des chémorécepteurs branchiaux et entraîne une augmentation de l’activité des muscles ventilatoires, tandis que la tension des lames branchiales est détectée par des mécanorécepteurs.
Compléments
Chez les Insectes, les métabolites produits par l’activité musculaire, notamment l’acide lactique, augmentent la pression osmotique et provoquent l’absorption d’eau depuis les cellules trachéolaires, ce qui facilite les échanges gazeux.
Chez l’Écrevisse, une baisse de la concentration en dioxygène, une hausse de la pCO2 ou une baisse du pH augmentent la fréquence des mouvements du scaphognathite.
★ À maîtriser
Un système circulatoire est clos lorsque le sang reste entièrement dans des vaisseaux, tandis qu’il est ouvert lorsque le liquide circulant se déverse partiellement dans la cavité générale et devient aussi liquide interstitiel.
La convection interne accélère le transport des gaz pris en charge par le milieu intérieur et renouvelle le fluide au niveau des surfaces d’échanges, maintenant ainsi les différences de pression partielle.
📌 Les Téléostéens possèdent une circulation simple passant successivement par le sinus veineux, l’atrium, le ventricule et le bulbe artériel, tandis que les Mammifères possèdent une double circulation pulmonaire et systémique.
Compléments
Échangeur → fluide interne → tissus
★ À maîtriser
Le couplage entre convection externe et convection interne entretient les gradients de pression partielle à travers l’échangeur respiratoire et facilite les échanges gazeux.
Chez les Mammifères, la circulation de l’air alvéolaire est bidirectionnelle et mélange régulièrement de l’air frais avec de l’air vicié, ce qui stabilise la composition de l’air alvéolaire.
📌 Dans un système concourant, les deux fluides circulent dans le même sens et l’extraction du dioxygène reste inférieure à 50 %, tandis que dans un système à contre-courant ils circulent en sens opposés et l’extraction atteint 70 à 90 %.
Compléments
Chez les Mammifères, l’extraction du dioxygène inspiré reste inférieure à 50 %, et l’air expiré a perdu environ 2 % du dioxygène initial.
L’accélération des mouvements ventilatoires s’accompagne d’une augmentation de la fréquence cardiaque, du volume d’éjection systolique et du débit cardiaque.
Concourant < 50 % ; contre-courant 70–90 %
Chez les Mammifères, 97 % du dioxygène sanguin est transporté par l’hémoglobine et 3 % est dissous dans le plasma.
Le dioxyde de carbone sanguin est transporté à 7 % sous forme dissoute, à 23 % combiné à l’hémoglobine et à 70 % sous forme d’ions hydrogénocarbonates HCO3−.
📐 Formule — Dans les hématies, le dioxyde de carbone est converti selon la réaction , accélérée par l’anhydrase carbonique.
📐 Formule — Une molécule d’hémoglobine peut fixer réversiblement quatre molécules de dioxygène selon la relation .
📌 La forme T de l’hémoglobine possède une faible affinité pour le dioxygène, tandis que la forme R possède une forte affinité.
★ À maîtriser
Chez l’être humain, une pO2 proche de 13 kPa au niveau alvéolaire s’accompagne d’une saturation presque complète de l’hémoglobine, tandis qu’une pO2 tissulaire comprise entre 2,6 et 5,2 kPa permet une saturation de 20 à 80 %.
Le 2,3-BPG est un effecteur allostérique négatif qui stabilise la forme T de l’hémoglobine, augmente la p50 et favorise la libération de dioxygène aux tissus, notamment en altitude.
Compléments
pH bas, CO₂, température ou 2,3-BPG élevés → libération accrue d’O₂
Les hématies des Mammifères sont dépourvues de noyau et de mitochondries, sont formées dans la moelle osseuse et ont une durée de vie d’environ 120 jours chez l’être humain.
Les principales protéines érythrocytaires impliquées dans le transport gazeux sont l’hémoglobine, l’anhydrase carbonique et l’échangeur anionique de la bande 3, qui échange HCO3− contre Cl−.
L’absence de mitochondries contraint les hématies à produire leur énergie par glycolyse, avec fermentation du pyruvate en acide lactique, sans consommer localement le dioxygène transporté.
Dépourvues de mitochondries, les hématies ne réalisent pas l’oxydation complète du glucose et fermentent le pyruvate en acide lactique après glycolyse.
Le shunt de Rapoport-Lübering détourne une partie de la glycolyse pour produire du 2,3-bisphosphoglycérate à partir du 1,3-bisphosphoglycérate grâce à la BPG mutase.
📌 Lorsque la glycolyse érythrocytaire augmente, notamment pendant un effort physique, le 2,3-BPG s’accumule, diminue l’affinité de l’hémoglobine pour O₂ et favorise le relargage du dioxygène dans les tissus.
Dans les poumons, l’anhydrase carbonique reconvertit rapidement les ions HCO₃⁻ en CO₂ dans l’hématie, ce qui fait entrer de nouveaux HCO₃⁻ depuis le plasma par la bande 3 en échange de Cl⁻.
Dans les tissus, l’anhydrase carbonique convertit rapidement le CO₂ en HCO₃⁻ dans l’hématie, ce qui entraîne la sortie des HCO₃⁻ vers le plasma par la bande 3 en échange de Cl⁻.
Au niveau pulmonaire, O₂ diffuse dans le plasma et surtout dans les hématies, où il se fixe à l’hémoglobine, tandis que le CO₂ diffuse vers l’air alvéolaire depuis le plasma ou les hématies.
Au niveau des tissus, O₂ est libéré par l’hémoglobine puis diffuse hors des hématies et du plasma, tandis que le CO₂ produit par les tissus diffuse vers le plasma et les hématies.
📌 Les globines sont des pigments rouges contenant du fer Fe²⁺, tandis que les hémocyanines sont des pigments bleus contenant du cuivre Cu²⁺, répandus notamment chez les Mollusques et les Crustacés.
| Propriété | Milieu aérien | Milieu aquatique |
|---|---|---|
| Densité et viscosité | Faibles | Élevées |
| Dioxygène | Disponibilité forte | Disponibilité faible |
| Portance | Faible | Forte |
| Adaptation des surfaces | Invaginées et soutenues | Évaginées et déployées |
| Organisme | Milieu | Gestion de l’eau et des ions |
|---|---|---|
| Bivalves | Milieu généralement isotone | Osmoconformité, faible dépense énergétique |
| Téléostéens marins | Milieu hypertonique | Absorption d’eau, urine concentrée, sécrétion d’ions |
| Téléostéens dulçaquicoles | Milieu hypotonique | Évacuation d’eau, urine diluée, absorption d’ions branchiale |
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