QCM : Sémiologie digestive vétérinaire — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle affection est particulièrement associée à une diminution de la cobalamine chez l’animal ?

Une hyperproduction de folates par le foie
Une insuffisance pancréatique exocrine
Une carence alimentaire en folates
Une atteinte isolée de l’intestin grêle proximal

Une insuffisance pancréatique exocrine

Explication

La diminution de la cobalamine est notamment liée à l’insuffisance pancréatique exocrine, ainsi qu’à certaines maladies biliaires ou intestinales. Une carence alimentaire en folates ou une atteinte proximale de l’intestin grêle concernent plutôt la diminution des folates.

2. Chez un animal présentant une diminution des folates, quelle cause doit être envisagée ?

Une prolifération bactérienne de l’intestin grêle
Une insuffisance pancréatique exocrine compliquée
Une carence alimentaire
Un défaut héréditaire d’absorption chez le Border Collie

Une carence alimentaire

Explication

La diminution des folates est associée à une carence alimentaire ou à une maladie de l’intestin grêle proximal. La prolifération bactérienne et l’insuffisance pancréatique exocrine sont plutôt associées à une augmentation des folates.

3. Chez quel animal une recherche de maladie systémique par hémogramme, biochimie et analyse d’urine est-elle indiquée ?

Un animal gériatrique ou présentant des signes systémiques
Un animal présentant une dysphagie isolée depuis peu
Un animal dont l’examen clinique est entièrement normal
Un jeune animal sain sans anomalie générale

Un animal gériatrique ou présentant des signes systémiques

Explication

Une maladie systémique doit être recherchée chez l’animal gériatrique ou chez celui qui présente des signes systémiques, au moyen de ces trois examens. L’absence de signes généraux ne constitue pas l’indication décrite pour ce bilan.

4. Quels examens permettent d’évaluer un hypothyroïdisme susceptible de provoquer une faiblesse musculaire et une hypomotilité chez le chien ?

L’électromyographie et la créatine kinase
La T4 et la TSH
Les anticorps antinucléaires et la cortisolémie
Le rapport sodium-potassium

La T4 et la TSH

Explication

Chez le chien, l’hypothyroïdisme peut entraîner une faiblesse musculaire et une hypomotilité et s’évalue avec la T4 et la TSH. Le rapport sodium-potassium est notamment utilisé dans l’exploration de l’hypoadrénocorticisme.

5. Quelle distinction décrit correctement la dysphagie et l’odynophagie ?

La dysphagie est une douleur à déglutir, tandis que l’odynophagie est une régurgitation après le repas.
La dysphagie est une absence de salivation, tandis que l’odynophagie est une difficulté à mâcher.
La dysphagie est une toux postprandiale, tandis que l’odynophagie est une obstruction des voies respiratoires.
La dysphagie est une difficulté à déglutir, tandis que l’odynophagie est une douleur à la déglutition.

La dysphagie est une difficulté à déglutir, tandis que l’odynophagie est une douleur à la déglutition.

Explication

La dysphagie correspond à une difficulté mécanique ou fonctionnelle à déglutir, alors que l’odynophagie désigne une déglutition douloureuse. La régurgitation, la salivation et la toux sont des signes distincts qui ne définissent pas l’odynophagie.

6. Lors de l’interrogatoire d’un animal dysphagique, quelle information contribue directement à caractériser le trouble ?

La couleur des selles observée depuis plusieurs semaines
La fréquence des mictions avant l’apparition des repas
La comparaison entre la déglutition des solides et celle des liquides
La mesure de la température ambiante pendant les repas

La comparaison entre la déglutition des solides et celle des liquides

Explication

L’interrogatoire doit préciser si l’animal déglutit mieux les solides ou les liquides, en plus de la durée et de l’évolution de la dysphagie. Les autres informations ne caractérisent pas directement le mécanisme ou l’évolution du trouble de déglutition.

7. Quelle lésion peut provoquer une dysphagie par douleur orale ?

Une hypothyroïdie
Une fracture dentaire
Une insuffisance pancréatique exocrine
Une prolifération bactérienne intestinale

Une fracture dentaire

Explication

Une fracture dentaire peut provoquer une douleur orale responsable d’une dysphagie, comme d’autres lésions buccales ou pharyngées. Les trois autres propositions concernent des troubles digestifs ou endocriniens qui ne constituent pas ici une cause de douleur orale.

8. Laquelle de ces affections appartient aux causes neuromusculaires de la dysphagie ?

La myasthénie
La lymphadénomégalie rétropharyngée
Le sialocèle
La sténose œsophagienne

La myasthénie

Explication

La myasthénie perturbe la transmission neuromusculaire et peut provoquer une dysphagie. Les autres réponses correspondent à des causes obstructives ou à une compression des voies de déglutition.

9. Quelle caractéristique distingue une masse orale d’une lésion traumatique dans les causes de dysphagie ?

Une masse orale peut être bénigne ou maligne
Une masse orale correspond à un corps étranger mobile
Une masse orale résulte d’une sténose pharyngée
Une masse orale se limite à une atteinte neurologique

Une masse orale peut être bénigne ou maligne

Explication

Une masse orale peut être une tumeur bénigne ou maligne, comme un mélanome ou un carcinome. Une lésion traumatique n’est pas une masse tumorale, ce qui constitue la distinction essentielle.

10. Quelle méthode permet principalement d’évaluer la motilité pendant la déglutition chez un animal dysphagique ?

L’examen oral sous sédation
La fluoroscopie
Le scanner abdominal
L’endoscopie

La fluoroscopie

Explication

La fluoroscopie visualise la dynamique et la motilité au cours de la déglutition. L’endoscopie examine directement la lumière digestive, mais ne fournit pas la même évaluation fonctionnelle dynamique.

11. Quelle prise en charge fait partie du traitement général de la dysphagie ?

Augmenter la taille des repas et réduire leur fréquence
Remplacer le traitement causal par une alimentation liquide
Éviter l’évaluation de la pneumonie d’aspiration
Adapter la consistance et la position des repas

Adapter la consistance et la position des repas

Explication

Le traitement peut associer de petites prises fréquentes, une consistance et une position adaptées, ainsi que le traitement de la cause primaire. L’augmentation de la taille des repas et l’absence de prise en charge de l’aspiration ne correspondent pas aux recommandations indiquées.

12. Quel élément caractérise le mieux la régurgitation ?

Une expulsion provoquée par de fortes contractions abdominales
Une expulsion active précédée de nausées
Une évacuation accompagnée d’un contenu biliaire fréquent
Une expulsion passive sans efforts abdominaux

Une expulsion passive sans efforts abdominaux

Explication

La régurgitation correspond à l’expulsion passive d’un contenu œsophagien ou gastrique, généralement sans efforts abdominaux. Les contractions abdominales et les signes prodromiques orientent plutôt vers le vomissement.

13. Laquelle de ces affections figure parmi les principales causes de régurgitation ?

Une dermatite allergique
Une pancréatite aiguë
Une insuffisance rénale chronique
Une hernie hiatale

Une hernie hiatale

Explication

La hernie hiatale peut perturber le fonctionnement de la jonction œsogastrique et provoquer une régurgitation. Les autres affections proposées ne figurent pas parmi les principales causes digestives indiquées.

14. Le mégaœsophage peut être secondaire à quelle affection ?

La dermatite atopique
La rhinite chronique
La cystite bactérienne
La myasthénie

La myasthénie

Explication

Le mégaœsophage peut être secondaire à une myasthénie, qui altère la fonction neuromusculaire de l’œsophage. Les autres affections proposées ne sont pas citées comme causes secondaires du mégaœsophage.

15. Lequel des mécanismes distingue le ptialisme du pseudoptialisme ?

Le ptialisme correspond à une douleur orale, tandis que le pseudoptialisme résulte d’une stimulation toxique.
Le ptialisme résulte d’une évacuation insuffisante, tandis que le pseudoptialisme correspond à une hypersécrétion salivaire.
Le ptialisme correspond à une paralysie faciale, tandis que le pseudoptialisme résulte d’une hypersécrétion glandulaire.
Le ptialisme correspond à une hypersécrétion salivaire, tandis que le pseudoptialisme résulte d’une évacuation insuffisante.

Le ptialisme correspond à une hypersécrétion salivaire, tandis que le pseudoptialisme résulte d’une évacuation insuffisante.

Explication

Le ptialisme désigne une production salivaire excessive, alors que le pseudoptialisme traduit une élimination insuffisante de la salive. La douleur orale et la paralysie faciale peuvent favoriser le pseudoptialisme, mais ne définissent pas l’inversion proposée.

16. Quelle situation peut provoquer un pseudoptialisme chez un animal ?

Une hyperthermie qui stimule la sécrétion des glandes salivaires
Une encéphalopathie hépatique qui augmente la production de salive
Une dysphagie orale ou pharyngée qui gêne l’évacuation salivaire
Une ingestion toxique qui provoque une hypersécrétion salivaire

Une dysphagie orale ou pharyngée qui gêne l’évacuation salivaire

Explication

La dysphagie empêche l’évacuation normale de la salive et peut donc provoquer un pseudoptialisme. Les autres situations citées sont plutôt associées à une augmentation de la production salivaire, caractéristique du ptialisme.

17. Quelle catégorie fait partie des causes possibles de vomissements aigus ?

Une maladie endocrinienne apparue récemment
Une affection dentaire chronique sans signe digestif
Une lésion cutanée localisée sans retentissement général
Une anomalie articulaire isolée sans douleur viscérale

Une maladie endocrinienne apparue récemment

Explication

Les maladies endocriniennes figurent parmi les causes possibles de vomissements aigus, avec les affections alimentaires, toxiques, digestives, métaboliques et certaines causes neurologiques. Les autres propositions ne correspondent pas aux catégories étiologiques indiquées.

18. Lors de l’anamnèse d’un animal qui vomit, quelle information faut-il particulièrement préciser ?

Le délai entre le repas et l’épisode de vomissement
La longueur habituelle des périodes de sommeil
La fréquence des promenades réalisées durant la semaine
La couleur du pelage observée au moment de l’examen

Le délai entre le repas et l’épisode de vomissement

Explication

Le délai entre l’ingestion et le vomissement aide à orienter la démarche diagnostique et fait partie des éléments essentiels de l’anamnèse. La couleur du pelage, les promenades et le sommeil ne caractérisent pas directement les épisodes de vomissement.

19. Quel protocole peut être proposé à un animal en bon état général, sans déshydratation ni maladie systémique ?

Une alimentation hyperdigestible immédiate, suivie d’une diète prolongée et d’un antisécrétoire
Une diète de plusieurs jours, sans traitement symptomatique, puis une reprise alimentaire progressive
Une diète de 24 heures, un antiémétique pendant trois jours, puis une alimentation hyperdigestible
Une fluidothérapie immédiate, une correction électrolytique complète, puis une alimentation normale

Une diète de 24 heures, un antiémétique pendant trois jours, puis une alimentation hyperdigestible

Explication

Chez un animal stable et sans complication identifiée, une diète de 24 heures, un antiémétique pendant trois jours puis une alimentation hyperdigestible peuvent être proposés. La fluidothérapie et la correction des troubles électrolytiques concernent davantage les animaux déshydratés ou atteints d’une maladie systémique.

20. Quelle prise en charge est indiquée chez un animal déshydraté qui continue à vomir malgré un traitement symptomatique ?

Une simple reprise immédiate de l’alimentation habituelle sans surveillance complémentaire
Un antiémétique isolé, sans recherche ni correction des anomalies métaboliques
Une diète courte sans réhydratation, puisque les vomissements sont d’origine digestive
Une fluidothérapie avec correction des troubles électrolytiques et de l’équilibre acido-basique

Une fluidothérapie avec correction des troubles électrolytiques et de l’équilibre acido-basique

Explication

La déshydratation et la persistance des vomissements justifient une fluidothérapie, la correction du sodium, du potassium et de l’équilibre acido-basique, ainsi qu’une diète et des traitements adaptés. Un antiémétique isolé ne corrige pas les conséquences hydro-électrolytiques ni l’éventuelle maladie systémique.

21. Lequel correspond à une cause alimentaire de diarrhée ?

Un changement rapide de régime alimentaire
Une obstruction partielle par corps étranger
Une infection intestinale par Giardia
Une insuffisance pancréatique exocrine

Un changement rapide de régime alimentaire

Explication

Un changement rapide de régime peut perturber la digestion et provoquer une diarrhée d’origine alimentaire. Giardia est un parasite, l’obstruction par corps étranger est une cause intestinale et l’insuffisance pancréatique exocrine est une cause extra-intestinale.

22. Quelle association entre l’agent infectieux et sa catégorie est correcte ?

Parvovirus : parasite, Clostridium perfringens : virus, Giardia : bactérie
Parvovirus : virus, Clostridium perfringens : parasite, Giardia : bactérie
Parvovirus : bactérie, Clostridium perfringens : parasite, Giardia : virus
Parvovirus : virus, Clostridium perfringens : bactérie, Giardia : parasite

Parvovirus : virus, Clostridium perfringens : bactérie, Giardia : parasite

Explication

Le parvovirus appartient aux virus, Clostridium perfringens aux bactéries et Giardia aux parasites responsables de diarrhée. Les autres associations intervertissent les catégories biologiques de ces agents.

23. Laquelle est une cause intestinale de diarrhée ?

Une maladie inflammatoire ou immunomédiée de l’intestin grêle
Une insuffisance cardiaque droite avec congestion systémique
Une insuffisance pancréatique exocrine entraînant une maldigestion
Une maladie hépatique perturbant le fonctionnement général de l’organisme

Une maladie inflammatoire ou immunomédiée de l’intestin grêle

Explication

Les maladies inflammatoires ou immunomédiées de l’intestin grêle font partie des causes intestinales de diarrhée. L’insuffisance pancréatique exocrine, les maladies hépatiques et l’insuffisance cardiaque droite sont classées parmi les causes extra-intestinales.

24. Quelles catégories de maladies peuvent expliquer une augmentation des transaminases d’origine extra-hépatique ?

Des causes exclusivement infectieuses limitées aux voies respiratoires
Des causes rénales, dermatologiques, ophtalmiques ou auditives
Des causes musculaires, endocriniennes, vasculaires ou systémiques
Des causes nutritionnelles, allergiques, traumatiques ou odontologiques

Des causes musculaires, endocriniennes, vasculaires ou systémiques

Explication

Une élévation des transaminases peut provenir de plusieurs territoires extra-hépatiques, notamment des muscles, du système endocrinien, des vaisseaux ou d’une atteinte systémique. Une origine limitée aux voies respiratoires ne correspond pas aux catégories décrites.

25. Chez un patient présentant une augmentation des transaminases, quel trouble endocrinien fait partie des causes possibles ?

L’insuffisance surrénalienne aiguë
Le syndrome de Cushing
L’hypoparathyroïdisme auto-immun
L’hyperparathyroïdisme primaire

Le syndrome de Cushing

Explication

Le syndrome de Cushing figure parmi les maladies endocriniennes associées à une augmentation des transaminases, avec le diabète sucré et les troubles thyroïdiens. L’hyperparathyroïdisme primaire n’est pas cité dans cette liste d’associations.

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À quelles maladies la diminution de la cobalamine est-elle associée ?

À l’insuffisance pancréatique exocrine, pancréatite, maladies inflammatoires biliaires ou intestinales, lymphome hépatique et défaut d’absorption héréditaire chez le Border Collie.

À quoi la diminution des folates est-elle associée ?

À une carence alimentaire ou une maladie de l’intestin grêle proximal.

À quoi l’augmentation des folates est-elle associée ?

À une insuffisance pancréatique exocrine avec prolifération bactérienne ou à une prolifération bactérienne de l’intestin grêle.

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