QCM : Soins palliatifs : principes et organisation — 14 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment définir le mieux les soins palliatifs ?

Des soins réservés aux derniers instants de vie uniquement
Des soins curatifs visant à guérir la maladie à tout prix
Des soins actifs à approche globale pour une maladie grave évolutive ou terminale
Des soins centrés uniquement sur le contrôle de la douleur physique

Des soins actifs à approche globale pour une maladie grave évolutive ou terminale

Explication

Les soins palliatifs sont des soins actifs qui prennent en compte la personne dans sa globalité face à une maladie grave évolutive ou terminale. Ils ne se limitent pas à la douleur ni aux toutes dernières heures de vie.

2. Quel objectif correspond le mieux à la démarche palliative ?

Préserver la meilleure qualité de vie possible jusqu’au décès
Multiplier les investigations pour préciser le diagnostic à tout moment
Limiter l’accompagnement au seul patient sans les proches
Chercher en priorité à accélérer le décès

Préserver la meilleure qualité de vie possible jusqu’au décès

Explication

L’objectif est de maintenir la meilleure qualité de vie possible jusqu’au décès, en évitant les soins déraisonnables. La démarche inclut aussi le patient, ses proches et l’accompagnement global.

3. Quel repère historique est directement associé à l’essor moderne des soins palliatifs ?

La création du Saint Christopher hospice par Cicely Saunders en 1967
La loi Léonetti de 2005
La première unité de soins palliatifs à Montréal en 1974
La fondation de l’unité Jeanne Garnier en 1874

La création du Saint Christopher hospice par Cicely Saunders en 1967

Explication

Le Saint Christopher hospice, créé par Cicely Saunders en 1967, marque un tournant majeur du développement moderne des soins palliatifs. Les autres propositions sont des repères historiques différents mais non à l’origine de cet essor.

4. Quel concept est lié à l’idée que la douleur a plusieurs dimensions et nécessite une prise en charge globale ?

L’acharnement palliatif
La sédation profonde et continue
L’obstination déraisonnable
La douleur totale

La douleur totale

Explication

La notion de douleur totale relie la douleur à des dimensions physiques, psychologiques, sociales et spirituelles. Elle justifie une approche globale et non une réponse uniquement médicamenteuse.

5. Quelle loi a instauré le droit d’accès aux soins palliatifs et à un accompagnement en fin de vie ?

La loi du 4 mars 2002
La loi du 22 avril 2005
La loi du 9 juin 1999
La loi du 2 février 2016

La loi du 9 juin 1999

Explication

La loi du 9 juin 1999 garantit l’accès aux soins palliatifs et à l’accompagnement en fin de vie pour toute personne malade dont l’état le requiert. Elle reconnaît aussi le rôle des proches via des congés d’accompagnement.

6. Quel outil est utilisé par l’équipe pour l’évaluation clinique en soins palliatifs ?

Les directives anticipées
L’indice de Karnofsky
La circulaire Laroque
La personne de confiance

L’indice de Karnofsky

Explication

L’indice de Karnofsky est un outil d’évaluation utilisé en soins palliatifs pour apprécier l’état fonctionnel du patient. La personne de confiance et les directives anticipées relèvent du cadre juridique, pas de l’évaluation clinique.

7. Quelle structure correspond à des lits dédiés dans un service classique ?

Les unités de soins palliatifs
Les lits identifiés de soins palliatifs
L’hospitalisation à domicile
Les équipes mobiles de soins palliatifs

Les lits identifiés de soins palliatifs

Explication

Les lits identifiés sont des lits dédiés au sein de services classiques, avec mutualisation des compétences et des moyens. Ils se distinguent des unités spécialisées et des équipes mobiles.

8. Quel rôle caractérise le mieux une équipe mobile de soins palliatifs ?

Accueillir exclusivement les patients dans une unité spécialisée
Remplacer systématiquement l’ensemble des équipes du service
Intervenir en appui auprès des autres services pour optimiser la prise en charge
Organiser uniquement les soins au domicile sans lien avec l’hôpital

Intervenir en appui auprès des autres services pour optimiser la prise en charge

Explication

L’équipe mobile intervient en appui des autres services pour organiser et optimiser la prise en charge. Elle travaille aussi en lien avec l’HAD et les structures à domicile.

9. Quel principe général guide l’évaluation clinique en soins palliatifs ?

Réserver l’évaluation aux seuls signes biologiques
Employer toujours la même échelle pour tous les patients
S’appuyer d’abord sur la durée d’hospitalisation
Utiliser l’échelle la plus adaptée au contexte et au symptôme

Utiliser l’échelle la plus adaptée au contexte et au symptôme

Explication

L’évaluation doit utiliser l’outil le plus adapté au contexte et au symptôme étudié. Cela permet une prise en charge plus pertinente qu’une méthode unique appliquée à tous.

10. Quel ordre de grandeur correspond le mieux à la fréquence de l’anorexie parmi les symptômes généraux mentionnés ?

51 %
47 %
67 %
21 %

67 %

Explication

L’anorexie est donnée à 67 % parmi les symptômes de troubles de l’état général. Les autres pourcentages correspondent à d’autres symptômes comme l’asthénie, la dyspnée ou l’insomnie.

11. Pourquoi la dyspnée est-elle particulièrement préoccupante en soins palliatifs ?

Parce qu’elle est toujours d’origine infectieuse
Parce qu’elle est fréquente, pénible et anxiogène
Parce qu’elle concerne uniquement les troubles neuropsychiques
Parce qu’elle disparaît spontanément sans traitement

Parce qu’elle est fréquente, pénible et anxiogène

Explication

La dyspnée est décrite comme fréquente, pénible et anxiogène, ce qui en fait un symptôme majeur en soins palliatifs. Elle peut nécessiter des traitements symptomatiques adaptés.

12. Quelle attitude est recommandée face à un trouble neuropsychique avant de proposer contention ou sédation ?

Appliquer immédiatement une contention
Attendre qu’un seul symptôme disparaisse
Sédater sans évaluation préalable
Rechercher d’abord les causes possibles

Rechercher d’abord les causes possibles

Explication

La stratégie insiste sur la recherche des causes avant de répondre, afin d’éviter une réponse automatique par contention ou sédation. Les causes peuvent être psychologiques, iatrogènes, biochimiques ou liées à un inconfort physique.

13. Quel symptôme fait partie des causes fréquentes de gêne alimentaire en soins palliatifs ?

Les nausées et vomissements
L’hypertension artérielle
La fièvre isolée
L’arthrose

Les nausées et vomissements

Explication

Les nausées et vomissements sont des symptômes très fréquents qui peuvent nuire à l’alimentation. Ils doivent être prévenus et pris en charge car leurs causes sont souvent multiples.

14. Quel objectif correspond le mieux à la prise en charge de l’alimentation en soins palliatifs ?

Assurer confort et plaisir
Éviter toute adaptation selon les symptômes
Augmenter prioritairement le pronostic vital
Imposer une alimentation identique pour tous

Assurer confort et plaisir

Explication

L’objectif prioritaire est le confort et le plaisir, au-delà du seul pronostic. La prise en charge vise aussi à prévenir les symptômes qui rendent l’alimentation pénible.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 14 flashcards sur Soins palliatifs : principes et organisation.

Soins palliatifs — définition ?

Soins actifs visant une approche globale d’une maladie grave ou terminale.

Approche globale — éléments ?

Douleur, symptômes, souffrance psychologique, sociale, spirituelle.

Soins inter-disciplinaires — rôle ?

Associer plusieurs métiers pour accompagner le patient et ses proches.

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