QCM : Structure et fonction du système immunitaire — 24 questions
Questions et réponses du QCM
1. Quelle fonction caractérise le mieux l’immunité dans l’organisme ?
Maintenir la température corporelle grâce aux échanges entre les organes
Transporter l’oxygène vers les cellules et évacuer le dioxyde de carbone
Reconnaître et éliminer le non-soi ou les constituants altérés tout en tolérant le soi
Produire des hormones régulant la croissance et la réparation des tissus
Reconnaître et éliminer le non-soi ou les constituants altérés tout en tolérant le soi
Explication
L’immunité reconnaît et élimine les éléments étrangers ou altérés, tout en préservant le soi et les antigènes inoffensifs. La production hormonale relève du système endocrinien et ne définit pas la fonction immunitaire.
2. Laquelle des substances suivantes correspond à la définition d’un antigène ?
Une molécule produite par les muscles pour assurer leur contraction
Un signal nerveux transmis entre deux régions du système nerveux
Un constituant altéré susceptible d’être reconnu par le système immunitaire
Une cellule saine préservée par les mécanismes de tolérance immunitaire
Un constituant altéré susceptible d’être reconnu par le système immunitaire
Explication
Un antigène peut être une substance étrangère, un agent infectieux ou un constituant altéré reconnu par le système immunitaire. Une cellule saine appartenant au soi n’est pas définie comme un antigène dans cette unité.
3. Dans quelle situation des signaux de danger peuvent-ils orienter une réponse immunitaire ?
Lorsqu’une cellule reçoit un apport nutritif sans modification de son environnement
Lorsqu’une infection, une lésion tissulaire ou une altération cellulaire est détectée
Lorsqu’un organisme augmente son activité musculaire après un effort physique
Lorsqu’un tissu fonctionne normalement sans infection ni dommage cellulaire
Lorsqu’une infection, une lésion tissulaire ou une altération cellulaire est détectée
Explication
Les signaux de danger déclenchent ou orientent la réponse immunitaire lorsqu’une infection, une lésion ou une altération cellulaire est détectée. Un fonctionnement physiologique sans dommage ne constitue pas, en lui-même, le signal décrit ici.
4. Quel objectif définit le mieux la réponse inflammatoire à une agression tissulaire ?
Remplacer la réponse immunitaire par une production accrue de globules rouges
Empêcher toute modification locale en maintenant strictement l’état initial du tissu
Accroître durablement les lésions afin de mobiliser davantage de cellules immunitaires
Éliminer le facteur déclenchant puis restaurer l’homéostasie et l’intégrité du tissu
Éliminer le facteur déclenchant puis restaurer l’homéostasie et l’intégrité du tissu
Explication
L’inflammation répond à une agression et vise à éliminer sa cause, puis à restaurer l’homéostasie et l’intégrité tissulaire. Une hyper-inflammation peut au contraire détruire le tissu, ce qui la distingue d’une inflammation contrôlée et protectrice.
5. Quelle association entre le type d’agression et son exemple est correcte ?
Les infections font partie des agressions exogènes, tandis que l’auto-immunité appartient aux agressions endogènes. Les allergies et les traumatismes sont également exogènes, alors que la méta-inflammation et l’ischémie-reperfusion sont endogènes.
6. Dans quel ordre les trois lignes de défense immunitaire interviennent-elles ?
Mécanismes innés non spécifiques, immunité adaptative spécifique, puis barrières non spécifiques
Barrières spécifiques, immunité adaptative non spécifique, puis mécanismes innés spécifiques
Barrières non spécifiques, mécanismes innés non spécifiques, puis immunité adaptative spécifique
Immunité adaptative spécifique, barrières non spécifiques, puis mécanismes innés non spécifiques
Barrières non spécifiques, mécanismes innés non spécifiques, puis immunité adaptative spécifique
Explication
Les défenses se succèdent par barrières non spécifiques, mécanismes innés non spécifiques, puis immunité adaptative spécifique portée par les lymphocytes T et B. L’immunité adaptative n’intervient donc pas comme première ligne de défense.
7. Quelle distinction oppose correctement l’immunité innée et l’immunité adaptative ?
L’innée est produite par les lymphocytes T et B, tandis que l’adaptative repose sur des barrières physiques
L’innée est tardive et spécifique, tandis que l’adaptative est rapide, non spécifique et dépourvue de mémoire
L’innée est rapide et non spécifique, tandis que l’adaptative est plus tardive, spécifique et dotée d’une mémoire
L’innée devient plus intense à chaque exposition, tandis que l’adaptative conserve une réponse identique
L’innée est rapide et non spécifique, tandis que l’adaptative est plus tardive, spécifique et dotée d’une mémoire
Explication
L’immunité innée agit rapidement et de façon non spécifique, alors que l’immunité adaptative est plus tardive, hautement spécifique et capable de générer une mémoire. La réponse innée n’augmente pas lors d’une seconde exposition comme peut le faire la réponse adaptative.
8. Un agent infectieux pénètre dans l’organisme le premier jour : quelle chronologie correspond aux deux réponses immunitaires ?
Les deux réponses deviennent significatives simultanément dès les premières minutes de l’infection
La réponse adaptative intervient dès les premières heures, tandis que la réponse innée devient significative vers le septième jour
La réponse innée apparaît vers le septième jour, tandis que la réponse adaptative agit pendant les premières heures
La réponse innée intervient dès les premières heures, tandis que la réponse adaptative devient significative vers le septième jour
La réponse innée intervient dès les premières heures, tandis que la réponse adaptative devient significative vers le septième jour
Explication
L’immunité innée intervient dès les premières heures, alors que l’immunité adaptative se développe en environ sept jours et implique les lymphocytes T et B. Inverser ces délais conduit à confondre la rapidité de l’innée avec la spécificité progressive de l’adaptative.
9. Quelle différence caractérise la spécificité des récepteurs de l’immunité innée et celle des BCR ou TCR ?
Les récepteurs innés reconnaissent des motifs communs, tandis que chaque BCR ou TCR possède une spécificité propre
Les récepteurs innés reconnaissent des antigènes uniques, tandis que chaque BCR ou TCR détecte les mêmes motifs
Les récepteurs innés résultent de recombinaisons aléatoires, tandis que chaque BCR ou TCR reconnaît des motifs partagés
Les récepteurs innés et les récepteurs adaptatifs acquièrent leur spécificité par des mécanismes génomiques identiques
Les récepteurs innés reconnaissent des motifs communs, tandis que chaque BCR ou TCR possède une spécificité propre
Explication
Les récepteurs innés ont une spécificité stable dirigée contre des motifs communs, alors que les recombinaisons génomiques produisent une grande diversité des BCR et des TCR. La réponse évoquant des antigènes uniques pour les récepteurs innés inverse cette distinction fondamentale.
10. Lequel de ces éléments constitue un PAMP reconnu comme motif associé à un agent pathogène ?
Un ARN viral double brin
Une protéine intracellulaire libérée après une nécrose
De l’ATP libéré par une cellule lésée
De l’acide urique provenant d’un tissu endommagé
Un ARN viral double brin
Explication
L’ARN viral double brin est un motif moléculaire associé aux pathogènes et constitue donc un PAMP. L’ATP et l’acide urique libérés par des cellules endommagées appartiennent aux DAMPs, tandis que la dernière proposition décrit aussi un signal endogène de lésion.
11. Lors d’une lésion tissulaire, quelle molécule peut agir comme un DAMP ?
L’ATP libéré par une cellule endommagée
Le LPS présent dans la membrane d’une bactérie
Un peptidoglycane de la paroi bactérienne
Un ARN double brin produit par un virus
L’ATP libéré par une cellule endommagée
Explication
Les DAMPs sont des molécules endogènes libérées ou produites lors d’une infection ou d’une lésion, comme l’ATP provenant de cellules endommagées. Le LPS, le peptidoglycane et l’ARN viral double brin sont des motifs associés aux pathogènes, donc des PAMPs.
12. Quel processus décrit le mieux la phagocytose ?
La production d’un anticorps dirigé contre une particule étrangère
La présentation d’un peptide antigénique par une cellule immunitaire
Le marquage d’un antigène par une molécule qui facilite sa capture
L’ingestion puis la destruction d’une particule étrangère par un phagocyte
L’ingestion puis la destruction d’une particule étrangère par un phagocyte
Explication
La phagocytose correspond à l’ingestion puis à la destruction de particules, d’agents pathogènes, de cellules mortes ou de débris par un phagocyte. Le marquage facilitant la capture décrit l’opsonisation, et les deux autres réponses correspondent à d’autres fonctions immunitaires.
13. Dans quel ordre les étapes principales de la phagocytose se déroulent-elles ?
Digestion, adhésion, puis ingestion de la cible
Adhésion, digestion, puis ingestion de la cible
Adhésion, ingestion, puis digestion de la cible
Ingestion, adhésion, puis digestion de la cible
Adhésion, ingestion, puis digestion de la cible
Explication
Le phagocyte commence par adhérer à la cible, l’internalise ensuite, puis la digère. Placer la digestion avant l’ingestion ou l’adhésion ne respecte pas la succession des étapes du processus.
14. Quel est le rôle principal de l’opsonisation dans l’immunité innée ?
Marquer un antigène pour favoriser sa capture et sa destruction par les phagocytes
Produire un peptide antigénique destiné à activer un lymphocyte T
Transformer un phagocyte en cellule productrice d’anticorps
Dégrader directement un antigène avant son contact avec un phagocyte
Marquer un antigène pour favoriser sa capture et sa destruction par les phagocytes
Explication
L’opsonisation consiste à recouvrir un antigène d’anticorps ou de protéines du complément afin d’en faciliter la capture et la destruction par les phagocytes. Elle améliore donc la reconnaissance de la cible, mais ne correspond pas à sa dégradation directe.
15. Quelle fonction définit une cellule présentatrice d’antigène dans l’activation des lymphocytes T ?
Ingérer des particules puis les détruire sans présenter de peptide
Reconnaître les antigènes natifs et produire des anticorps circulants
Présenter un peptide antigénique afin de pouvoir activer un lymphocyte T CD4+ ou CD8+
Présenter des motifs microbiens aux récepteurs BCR sous leur forme native
Présenter un peptide antigénique afin de pouvoir activer un lymphocyte T CD4+ ou CD8+
Explication
Une cellule présentatrice d’antigène expose un peptide antigénique aux lymphocytes T et peut participer à l’activation de lymphocytes CD4+ auxiliaires ou CD8+ cytotoxiques. La reconnaissance d’antigènes natifs et la production d’anticorps relèvent plutôt des lymphocytes B.
16. Quels sont les trois principaux types de cellules présentatrices d’antigène ?
Les cellules dendritiques, les macrophages et les lymphocytes B
Les cellules endothéliales, les fibroblastes et les cellules musculaires
Les lymphocytes T CD4+, les lymphocytes T CD8+ et les plasmocytes
Les neutrophiles, les éosinophiles et les lymphocytes NK
Les cellules dendritiques, les macrophages et les lymphocytes B
Explication
Les cellules dendritiques, les macrophages et les lymphocytes B constituent les trois types de cellules présentatrices d’antigène. Parmi elles, les cellules dendritiques se distinguent par leur capacité à activer les lymphocytes T naïfs et à initier une réponse adaptative.
17. Comment les modes de reconnaissance antigénique des lymphocytes B et T se distinguent-ils ?
Les lymphocytes B reconnaissent l’antigène natif, tandis que les lymphocytes T reconnaissent un peptide présenté par le CMH ou HLA
Les lymphocytes B reconnaissent un peptide présenté par le CMH, tandis que les lymphocytes T reconnaissent l’antigène natif
Les lymphocytes B et T reconnaissent tous deux les antigènes natifs sans intervention de molécules de présentation
Les lymphocytes B et T reconnaissent tous deux des peptides apprêtés présentés par les mêmes molécules HLA
Les lymphocytes B reconnaissent l’antigène natif, tandis que les lymphocytes T reconnaissent un peptide présenté par le CMH ou HLA
Explication
Les lymphocytes B peuvent se lier à des antigènes dans leur conformation native, alors que les lymphocytes T détectent des peptides apprêtés et présentés par des molécules du CMH ou HLA. La réponse opposée échange les modes de reconnaissance propres aux deux populations.
18. Quelle association entre les molécules HLA et les sous-types de lymphocytes T est correcte ?
HLA de classe I présente aux lymphocytes T CD4+, tandis que HLA de classe II présente aux lymphocytes T CD8+
HLA de classe I présente aux lymphocytes T CD8+, tandis que HLA de classe II présente aux lymphocytes T CD4+
Les deux classes HLA présentent leurs peptides aux lymphocytes T CD4+ auxiliaires
Les deux classes HLA présentent leurs peptides aux lymphocytes T CD8+ cytotoxiques
HLA de classe I présente aux lymphocytes T CD8+, tandis que HLA de classe II présente aux lymphocytes T CD4+
Explication
Les molécules HLA de classe I présentent des peptides aux lymphocytes T CD8+, tandis que les molécules HLA de classe II les présentent aux lymphocytes T CD4+. Les autres propositions inversent les associations ou attribuent les deux classes à un seul sous-type.
19. Quelle définition décrit le mieux un anticorps ?
Une protéine sécrétée par les lymphocytes T pour activer les cellules B
Une immunoglobuline soluble sécrétée par des plasmocytes issus des lymphocytes B
Un récepteur antigénique présent sur la membrane des plasmocytes différenciés
Une immunoglobuline membranaire exprimée par les lymphocytes B naïfs
Une immunoglobuline soluble sécrétée par des plasmocytes issus des lymphocytes B
Explication
Un anticorps est une immunoglobuline soluble qui reconnaît spécifiquement un antigène et qui est produite par les plasmocytes dérivés des lymphocytes B. Le BCR correspond plutôt à la forme membranaire de l’immunoglobuline portée par un lymphocyte B.
20. Quelle proposition associe correctement une classe d’immunoglobulines à sa caractéristique ?
Les IgG sont principalement pentamériques et prédominent dans les sécrétions muqueuses
Les IgM représentent environ 15 à 20 % des immunoglobulines totales et déclenchent les allergies
Les IgE participent aux réponses antiparasitaires et aux allergies médiées par les IgE
Les IgA constituent environ 70 à 75 % des immunoglobulines totales circulantes
Les IgE participent aux réponses antiparasitaires et aux allergies médiées par les IgE
Explication
Les IgE interviennent dans les réponses antiparasitaires et les allergies IgE-médiées, tandis que les IgG sont les plus abondantes et que les IgM sont principalement pentamériques. L’association proposée pour les IgA confond leur proportion avec celle des IgG.
21. Comment les IgA sécrétoires dimériques protègent-elles principalement les muqueuses ?
Elles circulent surtout dans le sang pour activer les lymphocytes B mémoire
Elles détruisent les cellules infectées en déclenchant une inflammation tissulaire intense
Elles empêchent les antigènes d’entrer en contact avec les tissus en provoquant peu d’inflammation
Elles traversent les tissus et neutralisent les antigènes après leur entrée dans les cellules
Elles empêchent les antigènes d’entrer en contact avec les tissus en provoquant peu d’inflammation
Explication
Les IgA sécrétoires dimériques protègent les muqueuses en bloquant le contact entre les antigènes et les tissus, avec une inflammation limitée. Leur rôle principal n’est donc pas de provoquer une réaction inflammatoire intense dans les tissus.
22. Quel enchaînement présente correctement les principales étapes d’une réponse adaptative ?
Reconnaissance antigénique, différenciation, contraction, activation, expansion clonale, puis production d’anticorps
Expansion clonale, reconnaissance antigénique, activation, génération de cellules mémoire, contraction, puis différenciation
Reconnaissance antigénique, activation, expansion clonale, différenciation, contraction, puis génération de cellules mémoire
Activation, contraction, reconnaissance antigénique, différenciation, expansion clonale, puis élimination des cellules mémoire
Reconnaissance antigénique, activation, expansion clonale, différenciation, contraction, puis génération de cellules mémoire
Explication
La réponse adaptative suit une progression allant de la reconnaissance antigénique à l’activation, l’expansion clonale, la différenciation, la contraction et la formation de cellules mémoire. La contraction survient après l’augmentation des effecteurs et réduit une partie de leur population.
23. Pourquoi la réponse B secondaire est-elle généralement plus rapide et plus efficace que la réponse primaire ?
Elle repose sur des lymphocytes T mémoire qui remplacent les plasmocytes producteurs d’anticorps
Elle déclenche une contraction plus précoce qui augmente directement la quantité d’antigènes reconnus
Elle active des lymphocytes B naïfs qui produisent des anticorps de plus faible affinité
Elle réactive des lymphocytes B mémoire qui produisent des anticorps de plus forte affinité
Elle réactive des lymphocytes B mémoire qui produisent des anticorps de plus forte affinité
Explication
La réponse secondaire mobilise des lymphocytes B mémoire, ce qui permet une production plus rapide et plus efficace d’anticorps de forte affinité. La réponse primaire, elle, commence par l’activation de lymphocytes B naïfs.
24. Quelle comparaison distingue correctement la vaccination de la sérothérapie ?
La vaccination provoque une immunité passive transitoire, tandis que la sérothérapie active durablement les lymphocytes mémoire
La vaccination et la sérothérapie déclenchent toutes deux une mémoire durable après administration d’antigènes
La vaccination apporte immédiatement des anticorps préformés, tandis que la sérothérapie construit une mémoire immunitaire durable
La vaccination induit une immunité active durable avec mémoire, tandis que la sérothérapie fournit une protection passive transitoire
La vaccination induit une immunité active durable avec mémoire, tandis que la sérothérapie fournit une protection passive transitoire
Explication
La vaccination stimule l’organisme afin de produire une immunité active durable accompagnée d’une mémoire immunitaire. La sérothérapie apporte des anticorps déjà formés, ce qui assure une protection rapide mais transitoire, sans établir le même type de mémoire.
Révisez avec les flashcards
Mémorisez les réponses avec 48 flashcards sur Structure et fonction du système immunitaire.
Qu'est-ce que l'immunité ?
L'ensemble des mécanismes biologiques reconnaissant et éliminant le non-soi.
Qu'est-ce qu'un antigène ?
Une substance étrangère ou un constituant altéré reconnu par le système immunitaire.
Qu'imposent les signaux de danger au système immunitaire ?
Ils déclenchent ou orientent la réponse immunitaire.