QCM : Syndromes coronariens aigus et angor stable — 47 questions

Questions et réponses du QCM

1. Un syndrome coronarien aigu (SCA) correspond à quelle situation clinique et comment est-il classé par l’ECG ?

Un trouble de la repolarisation chronique classé en SCA uniquement par la troponine
Une ischémie myocardique aiguë évoquée devant une douleur thoracique aiguë ou un équivalent, classée en SCA ST+ ou ST− selon l’ECG
Une douleur thoracique chronique classée en angor stable selon l’ECG
Un infarctus certain uniquement défini par l’imagerie, sans classification ECG ST+ ou ST−

Une ischémie myocardique aiguë évoquée devant une douleur thoracique aiguë ou un équivalent, classée en SCA ST+ ou ST− selon l’ECG

Explication

Le SCA est une expression clinique variée d’une ischémie myocardique aiguë évoquée par une douleur thoracique aiguë ou un équivalent et classée en SCA ST+ ou ST− par l’ECG. Une présentation atypique (ex. absence de douleur typique) est possible.

2. Quel critère permet le mieux de distinguer un SCA ST+ d’un angor spastique ?

Une élévation isolée de la troponine sans anomalies ECG
Un sous-décalage du ST transitoire qui s’améliore rapidement avec la trinitrine
Une douleur persistante plus de 30 minutes avec sus-décalage ST résistant à la trinitrine
Une douleur brève de moins de 10 minutes avec ECG normal

Une douleur persistante plus de 30 minutes avec sus-décalage ST résistant à la trinitrine

Explication

Le SCA ST+ se caractérise par un sus-décalage persistant du ST, résistant à la trinitrine, généralement en lien avec une occlusion thrombotique aiguë. La persistance malgré la trinitrine distingue d’un angor spastique.

3. Parmi les propositions suivantes, laquelle décrit le mieux un SCA ST− ?

Une douleur strictement rétrosternale sans possibilité de normalisation ECG
Une douleur persistante au-delà de 30 minutes avec sus-décalage ST stable
Une douleur spontanée ou déclenchée par des efforts modérés, avec un ECG pouvant être anormal (sous-décalage ST, anomalies T, sus-décalage transitoire) ou normal
Une douleur sans rapport avec l’effort avec une troponine toujours normale

Une douleur spontanée ou déclenchée par des efforts modérés, avec un ECG pouvant être anormal (sous-décalage ST, anomalies T, sus-décalage transitoire) ou normal

Explication

Le SCA ST− peut s’accompagner d’un ECG variable (sous-décalage ST, anomalies de l’onde T, sus-décalage transitoire) ou même être normal, et la douleur est souvent spontanée ou à l’effort modéré.

4. Quelle association correspond à la définition de l’infarctus du myocarde ?

Troponine cardiaque ultrasensible supérieure au 99e percentile plus au moins un signe d’ischémie (clinique, électrique, écho, IRM ou angiographique)
Anomalies échographiques isolées sans élévation de troponine ultrasensible
ECG montrant un sous-décalage du ST sans élévation de troponine
Douleur thoracique typique avec ECG normal pendant 30 minutes

Troponine cardiaque ultrasensible supérieure au 99e percentile plus au moins un signe d’ischémie (clinique, électrique, écho, IRM ou angiographique)

Explication

L’infarctus du myocarde est défini par une troponine ultrasensible au-dessus du 99e percentile associée à au moins un signe d’ischémie. Une douleur typique ou un ECG seul ne suffisent pas dans cette définition.

5. Quelle estimation d’incidence correspond le mieux aux SCA ST+ et ST− en Europe, et à l’IDM ST+ en particulier ?

293 pour 100 000 habitants pour les SCA ST+ et ST−, et 43–144 pour 100 000/an pour l’IDM ST+
50 pour 100 000 habitants pour les SCA ST+ et ST−, et 5–10 pour 100 000/an pour l’IDM ST+
293 pour 100 000 habitants pour l’IDM ST−, et 43–144 pour 100 000/an pour les SCA ST−
1 000 pour 100 000 habitants pour les SCA ST+ et ST−, et 500 pour 100 000/an pour l’IDM ST+

293 pour 100 000 habitants pour les SCA ST+ et ST−, et 43–144 pour 100 000/an pour l’IDM ST+

Explication

Les chiffres rapportés sont 293 pour 100 000 habitants pour l’incidence européenne des SCA ST+ et ST−, et 43–144 pour 100 000 par an pour l’IDM ST+. Les autres propositions sous-estiment ou attribuent des valeurs au mauvais type.

6. Quel ordre de grandeur correspond à la mortalité hospitalière de l’IDM ST+ et à sa mortalité à un an ?

Mortalité hospitalière de 4 à 12 % et mortalité à un an proche de 10 %
Mortalité hospitalière proche de 1 % et mortalité à un an proche de 2 %
Mortalité hospitalière identique quel que soit le type d’IDM, autour de 10 % à un an
Mortalité hospitalière de 20 à 30 % et mortalité à un an proche de 30 %

Mortalité hospitalière de 4 à 12 % et mortalité à un an proche de 10 %

Explication

La mortalité hospitalière de l’IDM ST+ varie entre 4 et 12 % en Europe, et la mortalité à un an est proche de 10 %. Les distracteurs proposent des ordres de grandeur incompatibles avec ces valeurs.

7. Quel mécanisme explique le plus directement qu’une rupture ou une érosion de plaque vulnérable diminue ou interrompt la perfusion myocardique ?

Vasodilatation réflexe qui augmente la perfusion malgré le thrombus
Formation d’un thrombus pouvant occlure l’artère ou emboliser en aval, réduisant la perfusion
Augmentation durable des apports en oxygène compensant le déséquilibre
Déplacement du thrombus vers les vaisseaux veineux sans effet sur l’artère

Formation d’un thrombus pouvant occlure l’artère ou emboliser en aval, réduisant la perfusion

Explication

La rupture/érosion d’une plaque vulnérable entraîne la formation d’un thrombus qui peut occlure ou emboliser en aval, diminuant la perfusion. La description morphologique du caractère lipidique et de la chape fibreuse n’est pas le mécanisme demandé.

8. Quel facteur est cité comme facteur de vulnérabilité artérielle, plutôt qu’un simple déclencheur immédiat ?

Infection aiguë
Hypercholestérolémie
Exercice violent
Manque de sommeil

Hypercholestérolémie

Explication

L’hypercholestérolémie fait partie des facteurs de vulnérabilité artérielle cités. À l’inverse, l’exercice violent, le manque de sommeil et l’infection aiguë peuvent être des déclencheurs de l’accident coronarien.

9. La douleur angineuse typique se décrit surtout comment, parmi les propositions suivantes ?

Douleur rétrosternale en barre et constrictive, irradiant vers un ou deux bras, le cou ou la mâchoire, parfois avec sudation, nausées, gêne épigastrique, dyspnée ou malaise
Absence de douleur avec essoufflement isolé comme seul symptôme
Douleur uniquement épigastrique, sans caractère constrictif, sans irradiation
Douleur limitée à la région lombaire, sans irradiation et sans signes associés

Douleur rétrosternale en barre et constrictive, irradiant vers un ou deux bras, le cou ou la mâchoire, parfois avec sudation, nausées, gêne épigastrique, dyspnée ou malaise

Explication

La douleur angineuse typique est rétrosternale en barre et constrictive, avec irradiation et parfois des symptômes associés comme sudation, nausées ou dyspnée. Les autres options décrivent des présentations atypiques ou incomplètes.

10. Dans l’évaluation d’une suspicion de SCA, quel est l’impératif concernant l’ECG ?

Attendre le résultat de la troponine avant de réaliser l’ECG
Débuter d’abord l’IRM cardiaque avant tout ECG
Réaliser un ECG uniquement si la douleur persiste plus de 30 minutes
Réaliser un ECG 12 dérivations sans délai, au plus tard dans les 10 minutes suivant l’admission

Réaliser un ECG 12 dérivations sans délai, au plus tard dans les 10 minutes suivant l’admission

Explication

Toute suspicion de SCA impose un ECG 12 dérivations sans délai, au plus tard dans les 10 minutes suivant l’admission. Le dosage de la troponine ne doit pas retarder la réalisation de l’ECG.

11. Quel critère ECG correspond au diagnostic d’un SCA ST+ selon les seuils de sus-décalage décrits ?

Sus-décalage uniquement dans une seule dérivation, quelle que soit la hauteur
Sus-décalage présent dans au moins deux dérivations contiguës avec seuils de 2 mm en V2–V3 ou 1 mm dans les autres dérivations (en tenant compte des seuils V2–V3 ajustés selon le sexe et l’âge)
Sus-décalage de l’onde T sans variation du segment ST
Sous-décalage du ST supérieur à 2 mm dans au moins deux dérivations contiguës

Sus-décalage présent dans au moins deux dérivations contiguës avec seuils de 2 mm en V2–V3 ou 1 mm dans les autres dérivations (en tenant compte des seuils V2–V3 ajustés selon le sexe et l’âge)

Explication

Le SCA ST+ est retenu devant un sus-décalage du ST dans au moins deux dérivations contiguës, avec les seuils indiqués (notamment 2 mm en V2–V3 ou 1 mm ailleurs, avec ajustements V2–V3 selon sexe et âge). Les autres propositions ne respectent pas la contiguïté ou concernent le mauvais segment.

12. Que signifie, sur le plan topographique, une localisation de sus-décalage ECG en dérivations V1 à V2 à V3 ?

Territoire antéroseptal
Territoire inférieure
Territoire latéral bas
Territoire postérieur

Territoire antéroseptal

Explication

Le sus-décalage en V1–V2–V3 correspond au territoire antéroseptal. Les territoires inférieurs, latéraux bas ou postérieurs correspondent à d’autres groupes de dérivations.

13. Devant une douleur thoracique aiguë, quel est le premier réflexe à avoir pour déclencher une prise en charge immédiate ?

Contacter un autre intervenant de façon différée pour limiter les délais
Attendre l’arrivée du patient en milieu hospitalier avant d’initier une action
Appeler immédiatement le SAMU au 15 pour déclencher le SMUR et organiser rapidement l’ECG
Appeler d’abord le médecin traitant pour organiser un ECG

Appeler immédiatement le SAMU au 15 pour déclencher le SMUR et organiser rapidement l’ECG

Explication

Le bon réflexe est d’appeler immédiatement le SAMU au 15 afin de déclencher l’intervention du SMUR, réaliser rapidement l’ECG et organiser la prise en charge. Un recours différé peut retarder le diagnostic et le traitement.

14. En cas d’IDM ST+ avec possibilité de désobstruction dans un délai de 120 minutes, quelle stratégie de reperfusion est privilégiée ?

Réaliser une fibrinolyse d’emblée
Différer toute reperfusion jusqu’au lendemain
Préférer une angioplastie primaire
Réaliser une coronarographie puis attendre l’effet de la fibrinolyse

Préférer une angioplastie primaire

Explication

En IDM ST+, l’angioplastie primaire est privilégiée si la désobstruction peut être réalisée dans les 120 minutes. La fibrinolyse est plutôt envisagée si ce délai n’est pas atteignable et en l’absence de contre-indication.

15. À quel moment le bénéfice de la reperfusion dans le SCA ST+ est-il maximal ?

Uniquement après la 24e heure
Entre la 2e et la 6e heure
Plus tôt possible, puis il diminue ensuite
Dès la 12e heure, avec un maximum durable

Plus tôt possible, puis il diminue ensuite

Explication

Le bénéfice de la reperfusion est maximal lorsqu’elle est précoce, devient faible à partir de la 12e heure et peut être nul à partir de la 24e heure. L’idée d’un maximum après 24 heures est donc fausse.

16. Quels éléments constituent des signes de très haut risque dans le SCA ST− ?

Suspicion de myalgies et souffle cardiaque sans complication associée
Fièvre isolée et troubles digestifs sans retentissement
Douleur thoracique isolée sans récidive ni anomalie ECG
Instabilité hémodynamique, douleur persistante ou récidivante, insuffisance cardiaque et arythmies ventriculaires ou arrêt cardiaque

Instabilité hémodynamique, douleur persistante ou récidivante, insuffisance cardiaque et arythmies ventriculaires ou arrêt cardiaque

Explication

Les signes de très haut risque incluent notamment l’instabilité hémodynamique, une douleur persistante ou récidivante, l’insuffisance cardiaque, les arythmies ventriculaires ou l’arrêt cardiaque, une complication mécanique et des variations dynamiques de l’ECG. Les autres propositions ne correspondent pas aux critères décrits.

17. En l’absence de contre-indication hémorragique, quelle association antithrombotique est habituellement utilisée dans les SCA ?

Anticoagulant seul sans aspirine ni P2Y12
Aspirine seule
Inhibiteur P2Y12 seul associé à un anti-inflammatoire
Aspirine, inhibiteur P2Y12 et anticoagulant

Aspirine, inhibiteur P2Y12 et anticoagulant

Explication

Le traitement antithrombotique des SCA associe habituellement aspirine, inhibiteur des récepteurs P2Y12 et anticoagulant en l’absence de contre-indication hémorragique. Une stratégie à un seul agent n’est pas celle décrite.

18. Pour un SCA ST+ traité par fibrinolyse, quel inhibiteur P2Y12 est autorisé avec le fibrinolytique ?

Aucun inhibiteur P2Y12 n’est autorisé
Clopidogrel uniquement
Inhibiteur P2Y12 de type cangrelor
Prasugrel ou ticagrélor en première intention

Clopidogrel uniquement

Explication

En cas de fibrinolyse pour un SCA ST+, le clopidogrel est le seul inhibiteur P2Y12 autorisé avec le fibrinolytique. Les autres choix correspondent à des traitements prévus plutôt dans le contexte d’angioplastie primaire.

19. Chez quel patient l’oxygénothérapie est-elle réservée dans les SCA, selon les critères de saturation et de pression partielle ?

Chez tout patient douloureux, dès l’arrivée
Chez les patients sans hypoxémie après bilan respiratoire
Uniquement si SaO2 est supérieure à 95 %
Uniquement si SaO2 est inférieure à 90 % ou PaO2 inférieure à 60 mmHg

Uniquement si SaO2 est inférieure à 90 % ou PaO2 inférieure à 60 mmHg

Explication

L’oxygénothérapie est réservée aux patients hypoxémiques, avec SaO2 < 90 % ou PaO2 < 60 mmHg, car l’hyperoxie peut être délétère. L’oxygène n’est donc pas systématique chez un normoxémique.

20. Quelle description correspond à l’angioplastie coronaire ?

Injecter uniquement un produit de contraste pour traiter la lésion
Retirer directement la plaque athéromateuse par chirurgie
Franchir la lésion par un guide, gonfler un ballonnet à la sténose et éventuellement implanter un stent
Contrecarrer la sténose par pontage artériel uniquement

Franchir la lésion par un guide, gonfler un ballonnet à la sténose et éventuellement implanter un stent

Explication

L’angioplastie coronaire consiste à franchir la lésion avec un guide, gonfler un ballonnet au niveau de la sténose, avec implantation possible d’un stent. Le pontage et le retrait direct ne décrivent pas la technique d’angioplastie.

21. Lors d’une angioplastie, que se passe-t-il typiquement au niveau de la sténose ?

Le thrombus est dissous directement par contraste injecté dans l’artère
La circulation est dérivée vers une autre artère sans traiter localement
La sténose est dilatée par gonflage d’un ballonnet, avec éventuellement sertissage d’un stent
La lésion est contournée par un greffon

La sténose est dilatée par gonflage d’un ballonnet, avec éventuellement sertissage d’un stent

Explication

L’angioplastie consiste à franchir la lésion, puis gonfler le ballonnet pour dilater la sténose et éventuellement sertir le stent. Le contournement correspond au pontage, pas à l’angioplastie.

22. Comment le pontage coronarien redirige-t-il le sang, selon le principe décrit ?

Il dérive le sang en utilisant un greffon vers l’artère en aval de la sténose
Il injecte un médicament pour désobstruer la sténose sur place
Il aborde directement la lésion athéromateuse pour la réséquer
Il remplace l’artère malade par une sonde qui dilate en continu

Il dérive le sang en utilisant un greffon vers l’artère en aval de la sténose

Explication

Le pontage coronarien dérive le sang avec un greffon (mammaire ou veineux/aortique selon le cas) vers l’artère en aval de la sténose, sans aborder directement la lésion. Les autres réponses mélangent pontage et angioplastie.

23. Dans quels cas le pontage coronarien est-il plutôt privilégié par rapport à l’angioplastie ?

Sténose unique simple du segment distal, quel que soit le terrain
Lésion du tronc coronaire gauche ou lésions tritronculaires complexes, notamment chez le patient diabétique
Patients sans lésion coronaire identifiable à la coronarographie
Cas où l’on cherche prioritairement à éviter toute revascularisation

Lésion du tronc coronaire gauche ou lésions tritronculaires complexes, notamment chez le patient diabétique

Explication

Le pontage est plutôt privilégié pour une lésion du tronc coronaire gauche ou des lésions tritronculaires complexes, notamment chez le patient diabétique si le terrain général le permet. L’angioplastie est plutôt faite dans la majorité des autres cas.

24. Quel ensemble de surveillances est classiquement mis en place en unité de soins intensifs lors d’un SCA ?

Surveillance clinique seule, ECG intermittent et imagerie uniquement en cas de douleur persistante
Auscultation unique quotidienne, surveillance tensionnelle toutes les 24 heures, et troponine seulement à l’admission
Monitorage ECG discontinu centré sur la fréquence cardiaque, sans exploration biologique systématique et sans échocardiographie
Monitorage ECG continu, mesure régulière de la pression artérielle, auscultation cardiopulmonaire biquotidienne, bilans biologiques quotidiens et échocardiographie selon l’évolution

Monitorage ECG continu, mesure régulière de la pression artérielle, auscultation cardiopulmonaire biquotidienne, bilans biologiques quotidiens et échocardiographie selon l’évolution

Explication

La surveillance en soins intensifs comprend notamment un monitorage ECG continu, la pression artérielle, une auscultation biquotidienne, des dosages quotidiens (dont troponine) et une échocardiographie transthoracique à l’admission puis selon l’évolution. Les autres propositions réduisent ou omettent des éléments clés de ce suivi.

25. Dans l’évolution de la gravité des troubles du rythme ventriculaire au cours d’un SCA, quel enchaînement correspond au schéma décrit ?

Extrasystoles ventriculaires, tachycardie ventriculaire non soutenue ou soutenue, puis fibrillation ventriculaire
Tachycardie supraventriculaire, puis fibrillation ventriculaire, puis extrasystoles ventriculaires
Fibrillation ventriculaire, puis tachycardie ventriculaire non soutenue, puis extrasystoles ventriculaires
Extrasystoles ventriculaires, puis fibrillation supraventriculaire, puis tachycardie ventriculaire

Extrasystoles ventriculaires, tachycardie ventriculaire non soutenue ou soutenue, puis fibrillation ventriculaire

Explication

Le schéma de gravité croissante va des extrasystoles ventriculaires vers la tachycardie ventriculaire (non soutenue ou soutenue), puis la fibrillation ventriculaire. Les distracteurs confondent les rythmes supraventriculaires ou inversent l’ordre.

26. Quel traitement est immédiatement indiqué en cas de fibrillation ventriculaire ?

Une surveillance en attendant une réversibilité spontanée
Une administration d’atropine en première intention
Un traitement par vasodilatateur pour restaurer la perfusion coronarienne
Un choc électrique externe immédiat

Un choc électrique externe immédiat

Explication

La fibrillation ventriculaire n’est pas réversible spontanément et impose un choc électrique externe immédiatement. L’atropine et l’attente d’une réversion sont inadaptées à cette urgence rythmique.

27. Quel comportement correspond le mieux à la réponse à l’atropine selon le type de bloc en contexte de SCA ?

Le bloc infranodal répond à l’atropine, tandis que le bloc atrioventriculaire nodal n’y répond pas
Les deux types de bloc répondent habituellement à l’atropine et ne nécessitent jamais de stimulation
Le bloc atrioventriculaire nodal répond à l’atropine, tandis que le bloc infranodal n’y répond pas
Aucun bloc ne répond à l’atropine, quelle que soit sa localisation

Le bloc atrioventriculaire nodal répond à l’atropine, tandis que le bloc infranodal n’y répond pas

Explication

Le bloc atrioventriculaire nodal est habituellement transitoire et répond à l’atropine, alors que le bloc infranodal n’y répond pas et peut nécessiter une stimulation électrique. Les autres options inversent ou généralisent à tort la réponse.

28. Quel traitement antiagrégant est recommandé à long cours après un SCA ?

Un inhibiteur P2Y12 seul sans aspirine pendant 12 mois puis arrêt immédiat
Aspirine au long cours associée le plus souvent à un inhibiteur P2Y12 pendant 12 mois
Aspirine seule pendant toute la durée, sans association avec un P2Y12
Aucun traitement antiagrégant au long cours après un SCA

Aspirine au long cours associée le plus souvent à un inhibiteur P2Y12 pendant 12 mois

Explication

Après un SCA, l’aspirine est recommandée au long cours et un inhibiteur des récepteurs P2Y12 est habituellement associé pendant 12 mois. La confusion fréquente consiste à attribuer les 12 mois à l’aspirine seule.

29. Lorsqu’un anticoagulant oral à pleine dose est indiqué pour une fibrillation atriale ou un thrombus ventriculaire gauche après un SCA, quelle stratégie est privilégiée ?

Clopidogrel seul pendant 12 mois puis remplacement par un anticoagulant sans recouvrement
Anticoagulant seul d’emblée sans clopidogrel, puis ajout du clopidogrel après 12 mois
Bithérapie associant clopidogrel et anticoagulant pendant 12 mois, puis anticoagulation seule
Trithérapie par aspirine, clopidogrel et anticoagulant pendant 12 mois, puis arrêt de l’anticoagulant

Bithérapie associant clopidogrel et anticoagulant pendant 12 mois, puis anticoagulation seule

Explication

La bithérapie clopidogrel + anticoagulant est privilégiée par défaut pendant 12 mois, puis l’anticoagulation seule est recommandée. La trithérapie n’est pas la stratégie par défaut décrite.

30. Quel objectif chiffré du traitement hypolipémiant est attendu après un SCA ?

Réduction d’au moins 50 % des triglycérides et taux inférieur à 0,55 g/L
Réduction d’au moins 20 % du LDL-C et taux inférieur à 1,00 g/L
Réduction d’au moins 50 % du LDL-C et taux inférieur à 0,55 g/L
Réduction d’au moins 50 % du HDL-C et taux inférieur à 0,55 g/L

Réduction d’au moins 50 % du LDL-C et taux inférieur à 0,55 g/L

Explication

L’objectif est une réduction d’au moins 50 % du LDL-C et l’atteinte d’un taux inférieur à 0,55 g/L. Les autres propositions changent la fraction lipidique ou l’ordre de grandeur.

31. Quel enchaînement thérapeutique est proposé si l’objectif de LDL-C n’est pas atteint malgré une statine à dose maximale tolérée ?

Ajouter l’ézétimibe 10 mg après 4 semaines, puis envisager un inhibiteur de PCSK9 si le LDL-C reste supérieur à 0,7 g/L
Prescrire directement un inhibiteur de PCSK9 sans ajouter d’ézétimibe, puis ajuster les statines seulement après 6 mois
Arrêter les statines et remplacer par l’ézétimibe seul, sans seuil de décision pour PCSK9
Attendre 12 semaines sans modification thérapeutique si le LDL-C est encore élevé

Ajouter l’ézétimibe 10 mg après 4 semaines, puis envisager un inhibiteur de PCSK9 si le LDL-C reste supérieur à 0,7 g/L

Explication

Le schéma décrit prévoit statine à forte dose d’abord, puis ézétimibe 10 mg ajouté si l’objectif n’est pas atteint après 4 semaines à dose maximale tolérée, et ajout possible d’un inhibiteur de PCSK9 si le LDL-C reste > 0,7 g/L. Les distracteurs contredisent l’ordre ou les délais.

32. Quelle définition correspond à l’angor stable (syndrome coronarien chronique) ?

Une douleur rétrosternale due uniquement à un spasme digestif, survenant sans déséquilibre d’apports et de besoins
Une infection myocardique entraînant une inflammation progressive, le plus souvent sans atteinte coronarienne
Une ischémie myocardique due à un déséquilibre entre besoins en oxygène et apports coronaires, le plus souvent lié à une obstruction athéroscléreuse ou un spasme artériel
Une ischémie liée à une thrombose aiguë spontanément résolutive, responsable d’une instabilité des symptômes

Une ischémie myocardique due à un déséquilibre entre besoins en oxygène et apports coronaires, le plus souvent lié à une obstruction athéroscléreuse ou un spasme artériel

Explication

L’angor stable est une ischémie myocardique provoquée par un déséquilibre besoins/apports en oxygène, le plus souvent par obstruction athéroscléreuse ou spasme artériel. Les autres options proposent des causes qui ne correspondent pas à cette définition.

33. Quel événement physiopathologique peut précéder ou accompagner une douleur thoracique lors d’une ischémie myocardique ?

Une diminution des concentrations de H+ et de K+ avant les anomalies électriques
Une douleur thoracique toujours présente dès le début de l’ischémie
Une normalisation immédiate de la cinétique segmentaire du ventricule gauche avant tout signe électrique
Des modifications des segments ST et de l’onde T, avant ou parallèlement à l’apparition d’une douleur parfois absente

Des modifications des segments ST et de l’onde T, avant ou parallèlement à l’apparition d’une douleur parfois absente

Explication

L’ischémie entraîne chronologiquement des modifications biochimiques, une anomalie de la cinétique segmentaire puis des modifications ST et de l’onde T, et la douleur peut être absente. Les distracteurs contredisent l’évolution ou l’idée de douleur parfois absente.

34. À partir de quel degré de réduction du calibre artériel une sténose coronaire est classiquement susceptible d’induire une ischémie d’effort ?

Indépendamment du pourcentage de réduction du calibre artériel
Lorsqu’elle réduit d’au moins 70 % le calibre artériel
Dès qu’elle réduit d’environ 30 % le calibre artériel
Seulement lorsqu’elle réduit d’au moins 90 % le calibre artériel

Lorsqu’elle réduit d’au moins 70 % le calibre artériel

Explication

Une sténose coronaire est classiquement susceptible d’induire une ischémie d’effort lorsqu’elle réduit d’au moins 70 % le calibre artériel. Les autres propositions proposent des seuils incohérents avec ce repère.

35. Quel critère clinique correspond à l’angor typique ?

Une douleur thoracique brûlante apparaissant après les repas, sans réaction à la trinitrine
Une douleur rétrosternale constrictive provoquée par l’effort et cédant rapidement à l’arrêt de l’effort ou après trinitrine sublinguale
Une douleur rétrosternale piquante indépendante de l’effort, qui ne cède pas à l’arrêt
Une douleur abdominale diffuse sans caractère constrictif, survenant surtout au repos

Une douleur rétrosternale constrictive provoquée par l’effort et cédant rapidement à l’arrêt de l’effort ou après trinitrine sublinguale

Explication

L’angor typique est une douleur rétrosternale constrictive, déclenchée par l’effort et améliorée rapidement à l’arrêt ou après trinitrine sublinguale. Les distracteurs décrivent des douleurs de caractère ou de réponse différents.

36. Quel type d’information cherche principalement un test fonctionnel par rapport à un test anatomique dans l’angor stable ?

Le test fonctionnel mesure directement la réduction du diamètre artériel, tandis que le test anatomique mesure la perfusion
Le test fonctionnel visualise la sténose, tandis que le test anatomique évalue la conséquence de la sténose
Le test fonctionnel quantifie la plaque athéromateuse, tandis que le test anatomique identifie l’ischémie à l’effort
Le test fonctionnel évalue la conséquence de la sténose, tandis que le test anatomique visualise la sténose

Le test fonctionnel évalue la conséquence de la sténose, tandis que le test anatomique visualise la sténose

Explication

Un test fonctionnel recherche l’ischémie (conséquence), alors qu’un test anatomique met en évidence une sténose (localisation/visualisation). Les autres propositions inversent ou associent à tort des objectifs anatomo-fonctionnels.

37. Quand une épreuve d’effort est-elle considérée comme positive sur le plan ECG ?

Lorsqu’apparaît un sus-décalage du segment ST supérieur à 1 mm
Lorsqu’apparaît un sous-décalage du segment ST inférieur ou égal à 0,5 mm
Lorsqu’apparaît un sous-décalage horizontal ou descendant du segment ST supérieur à 1 mm
Lorsqu’apparaît uniquement une augmentation de la fréquence cardiaque sans modification du segment ST

Lorsqu’apparaît un sous-décalage horizontal ou descendant du segment ST supérieur à 1 mm

Explication

La positivité ECG est liée à un sous-décalage horizontal ou descendant du ST supérieur à 1 mm, avec ou sans douleur. Un sus-décalage ou un sous-décalage plus faible ne répond pas au critère.

38. Dans quelle situation la scintigraphie myocardique oriente-t-elle vers une ischémie et non une nécrose ?

Hyperfixation à l’effort qui persiste au repos
Absence de variation de la perfusion entre l’effort et le repos
Hypofixation à l’effort qui persiste au repos
Hypofixation à l’effort qui se normalise au repos

Hypofixation à l’effort qui se normalise au repos

Explication

Une hypofixation à l’effort avec normalisation au repos traduit une ischémie. À l’inverse, une hypofixation persistante correspond à une nécrose.

39. Quel est le principe permettant à la coronarographie d’identifier une sténose coronaire ?

Analyse de la perfusion myocardique à l’effort et au repos sans visualiser les artères
Réalisation d’un angioscanner après injection veineuse, évaluant la sténose par images
Injection sélective de contraste iodé via un cathéter artériel, visualisant directement une sténose
Mesure de la différence de pression à travers la sténose au repos sans vasodilatation

Injection sélective de contraste iodé via un cathéter artériel, visualisant directement une sténose

Explication

La coronarographie identifie directement la sténose grâce à l’injection sélective de contraste iodé après introduction d’un cathéter. Les autres méthodes reposent sur l’angioscanner, des mesures de FFR ou une approche fonctionnelle de la perfusion.

40. En quoi consiste la coronarographie sur le plan technique et ce qu’elle permet d’obtenir ?

Un examen non invasif visualisant la plaque athéromateuse après injection veineuse et quantifiant les sténoses
Un examen invasif mesurant la FFR uniquement en conditions standard sans quantifier la sténose anatomique
Un test fonctionnel évaluant uniquement la perfusion myocardique à l’effort et au repos
Un examen invasif visualisant directement la lumière des artères coronaires après injection sélective et permettant d’identifier/quantifier les sténoses

Un examen invasif visualisant directement la lumière des artères coronaires après injection sélective et permettant d’identifier/quantifier les sténoses

Explication

La coronarographie est invasive : elle visualise directement la lumière des coronaires après injection sélective de contraste iodé et permet d’identifier/quantifier les sténoses. Le coroscanner, lui, analyse aussi la plaque et nécessite une approche non invasive.

41. Comment exprime-t-on la sévérité d’une sténose coronarienne ?

En nombre de segments coronaires atteints selon la topographie
En pourcentage de réduction du diamètre artériel par rapport au diamètre de référence en amont
En valeur absolue de la pression distale mesurée au repos
En pourcentage de réduction de la fraction d’éjection ventriculaire gauche

En pourcentage de réduction du diamètre artériel par rapport au diamètre de référence en amont

Explication

La sévérité est exprimée par le pourcentage de réduction du diamètre artériel par rapport au diamètre de référence en amont. Les autres propositions correspondent à d’autres paramètres non demandés ici.

42. Dans quelle situation la FFR est-elle considérée positive selon son seuil ?

Si elle est égale à 0,95 quel que soit le contexte
Si elle est inférieure ou égale à 0,8
Si elle est strictement supérieure à 1,0
Si elle est comprise entre 0,9 et 1,0 uniquement

Si elle est inférieure ou égale à 0,8

Explication

La FFR est positive lorsqu’elle est ≤ 0,8, mesurée en conditions de vasodilatation maximale. Un seuil au-delà de 1 ou des valeurs non conformes ne répondent pas au critère.

43. Quelle propriété du coroscanner est mise en avant pour l’évaluation des coronaires ?

Il visualise les sténoses en mesurant le gradient de pression au repos sans produit de contraste
Il est particulièrement performant pour prédire l’absence de sténose et pour évaluer la perméabilité d’un pontage coronarien
Il remplace entièrement la coronarographie en évaluant la réduction du diamètre sans analyse plaque
Il permet d’estimer directement la pression coronaire distale et de calculer la FFR

Il est particulièrement performant pour prédire l’absence de sténose et pour évaluer la perméabilité d’un pontage coronarien

Explication

Le coroscanner est particulièrement performant pour prédire l’absence de sténose et apprécier la perméabilité d’un pontage. Les autres réponses attribuent à tort des capacités propres à la coronarographie ou à la FFR.

44. Comment classer le risque annuel de décès d’un patient en fonction de son pourcentage ?

Faible si inférieur à 1 %, intermédiaire si supérieur à 1 % et inférieur à 2 %, élevé si supérieur à 2 %
Faible si inférieur à 1 %, intermédiaire si supérieur à 1 % et inférieur à 3 %, élevé si supérieur à 3 %
Faible si inférieur à 2 %, intermédiaire si supérieur à 2 % et inférieur à 4 %, élevé si supérieur à 4 %
Faible si inférieur à 3 %, intermédiaire si supérieur à 3 % et inférieur à 5 %, élevé si supérieur à 5 %

Faible si inférieur à 1 %, intermédiaire si supérieur à 1 % et inférieur à 3 %, élevé si supérieur à 3 %

Explication

Le risque annuel de décès est classé faible < 1 %, intermédiaire entre 1 et 3 %, et élevé > 3 %. Les autres seuils ne correspondent pas à la catégorisation attendue.

45. Quels éléments font partie des critères de haut risque dans l’angor stable ?

Épreuve d’effort positive après 10 minutes, ischémie inférieure à 5 % du ventricule gauche
Angor de classe 1 ou 2 avec ischémie limitée sans baisse de fraction d’éjection
Douleur uniquement nocturne, absence d’ischémie à l’effort et fraction d’éjection normale
Angor de classe 3 ou 4, fraction d’éjection diminuée, épreuve d’effort positive avant 6 minutes et ischémie d’effort > 10 % du ventricule gauche

Angor de classe 3 ou 4, fraction d’éjection diminuée, épreuve d’effort positive avant 6 minutes et ischémie d’effort > 10 % du ventricule gauche

Explication

Les critères de haut risque incluent notamment classe 3-4, fraction d’éjection diminuée, épreuve d’effort positive avant 6 minutes et ischémie d’effort touchant plus de 10 % du VG. Les distracteurs abaissent volontairement le niveau de risque (classe basse, isolement, seuils d’ischémie inférieurs).

46. Quel objectif de LDL-cholestérol est mentionné dans la correction des facteurs de risque, et dans quel contexte est-il généralement rattaché ?

Objectif < 0,55 g/L, lié à la prévention secondaire
Objectif < 0,80 g/L, applicable sans distinction de contexte
Objectif < 1,0 g/L, adapté à la prévention primaire uniquement
Objectif < 1,3 g/L, réservé aux patients sans maladie coronarienne

Objectif < 0,55 g/L, lié à la prévention secondaire

Explication

Le texte donne un objectif de LDL-cholestérol inférieur à 0,55 g/L et précise qu’il concerne la prévention secondaire. Les autres valeurs ou contextes ne correspondent pas à cette cible.

47. Que provoque la trinitrine sublinguale lors du soulagement de la crise angineuse, et quelle précaution est recommandée ?

Elle peut provoquer des céphalées et une hypotension ; il faut s’asseoir ou s’allonger
Elle est sans effet tensionnel ; il faut rester debout
Elle provoque une hypertension importante ; il faut marcher immédiatement
Elle augmente systématiquement la fréquence cardiaque ; il faut éviter toute position allongée

Elle peut provoquer des céphalées et une hypotension ; il faut s’asseoir ou s’allonger

Explication

La trinitrine soulage rapidement par vasodilatation, mais peut entraîner céphalées et hypotension nécessitant de s’asseoir ou de s’allonger. Les autres propositions contredisent l’effet tensionnel et la conduite pratique attendue.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 91 flashcards sur Syndromes coronariens aigus et angor stable.

Qu'est-ce qu'un syndrome coronarien aigu (SCA) ?

Une expression clinique variée d’ischémie myocardique aiguë.

Comment se caractérise un SCA ST+ à l'ECG ?

Par un sus-décalage persistant du segment ST.

Quelle est la cause habituelle d'un SCA ST+ ?

Une occlusion coronarienne aiguë par un thrombus fibrinocruorique.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Syndromes coronariens aigus et angor stable.

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