Le système immunitaire peut répondre au non-soi, notamment aux agents infectieux, venins et allergènes, mais aussi au soi agressé comme les cellules infectées ou modifié comme les cellules tumorales.
Les objectifs du système immunitaire sont d’éliminer les pathogènes, de maintenir l’intégrité de l’organisme et de mémoriser les attaques passées grâce à la mémoire immunitaire.
★ À maîtriser
📌 Les lymphocytes B combattent notamment les toxines et les pathogènes extracellulaires en se différenciant en plasmocytes sécréteurs d’anticorps, tandis que les lymphocytes T CD8 combattent les pathogènes intracellulaires et que les LT CD4 sont auxiliaires.
Compléments
★ À maîtriser
📌 Les PAMPs sont des motifs moléculaires communs aux pathogènes, comme une paroi bactérienne ou un ARN viral, tandis que les DAMPs sont des signaux endogènes libérés par des cellules endommagées.
Compléments
La phase immédiate commence en quelques secondes à quelques minutes après l’entrée du pathogène et mobilise les mastocytes, macrophages et cellules dendritiques résidentes.
La phase précoce survient en quelques heures à quelques jours si la réponse immédiate est insuffisante et recrute d’abord les polynucléaires neutrophiles, puis les monocytes et les cellules NK.
La phase adaptative commence après quelques jours si l’infection persiste et associe présentation de l’antigène, sélection clonale, différenciation en cellules effectrices et formation de cellules mémoire.
Les LT CD4 coordonnent la réponse, les LT CD8 détruisent les cellules infectées et les plasmocytes sécrètent des anticorps qui neutralisent les pathogènes et favorisent leur opsonisation.
★ À maîtriser
📌 Le progéniteur myéloïde produit les érythrocytes, monocytes, macrophages, cellules dendritiques myéloïdes, granulocytes et mégacaryocytes, tandis que le progéniteur lymphoïde produit les lymphocytes B, T et les cellules NK.
Compléments
★ À maîtriser
📌 Les organes lymphoïdes primaires assurent le développement et la maturation des lymphocytes, tandis que les organes lymphoïdes secondaires sont le lieu de rencontre des lymphocytes avec les antigènes.
Compléments
★ À maîtriser
Dans un ganglion, la lymphe entre par les lymphatiques afférents dans le sinus sous-capsulaire, où les macrophages capturent les pathogènes, puis les lymphocytes sortent par le vaisseau efférent s’ils ne sont pas activés.
La zone corticale ganglionnaire contient les follicules et les lymphocytes B, la zone paracorticale contient les lymphocytes T et les cellules dendritiques interdigitées, et la zone médullaire contient surtout des plasmocytes et des macrophages.
La rate filtre le sang et participe aux réponses contre les antigènes sanguins, tandis qu’elle n’intervient pas dans le drainage lymphatique.
La pulpe rouge splénique détruit les globules rouges défectueux, tandis que la pulpe blanche contient des PALS riches en lymphocytes T et des follicules riches en lymphocytes B.
Compléments
📌 Les PRR solubles présents dans le plasma et le milieu extracellulaire favorisent l’opsonisation, l’activation du complément et l’inflammation, tandis que les PRR membranaires détectent les PAMPs et DAMPs extracellulaires et favorisent la phagocytose.
Les TLR reconnaissent notamment le LPS ou l’ARN viral et induisent la production de cytokines et d’interférons, tandis que les NLR et RLR cytosoliques détectent des agents intracellulaires et activent notamment l’inflammasome.
La phagocytose suit la reconnaissance du pathogène, son attachement par des pseudopodes, la formation d’un phagosome, sa fusion avec un lysosome en phagolysosome, la destruction puis l’exocytose des débris.
Les quatre signes cardinaux de l’inflammation sont la rougeur, la chaleur, la douleur et l’œdème ou tuméfaction.
Le recrutement leucocytaire comprend successivement le roulement médié par les E-selectines et P-selectines, l’adhérence stable des intégrines aux ICAM, puis la diapédèse vers les tissus infectés.
La voie classique du complément est déclenchée par des IgG ou IgM fixées à un antigène, la voie des lectines par la MBL liée à des résidus glucidiques bactériens, et la voie alterne par l’activation spontanée de C3 dans le plasma.
Les voies du complément convergent vers la formation d’une C3 convertase qui clive C3 en C3a et C3b, puis d’une C5 convertase qui clive C5 en C5a et C5b.
Le fragment C5b initie l’assemblage du complexe d’attaque membranaire en recrutant successivement C6, C7, C8 et plusieurs molécules de C9.
C3a et C5a favorisent la vasodilatation, augmentent la perméabilité vasculaire et recrutent les cellules immunitaires, C3b opsonise les pathogènes et le MAC forme des pores responsables de leur lyse.
★ À maîtriser
Les polynucléaires neutrophiles ont un noyau de 3 à 5 lobes et contiennent des granules primaires azurophiles riches en myéloperoxydase et des granules secondaires contenant des agents antibactériens, des protéases et des activateurs du complément.
La concentration normale des polynucléaires neutrophiles est de 1,5 à 7 G/L, soit 40 à 75 % des leucocytes ; une concentration inférieure à 1,5 G/L définit une neutropénie, inférieure à 0,5 G/L une agranulocytose et supérieure à 7 G/L une neutrophilie.
Les polynucléaires neutrophiles vivent 1 à 3 jours dans les tissus après leur diapédèse et participent à la phagocytose, à la production d’espèces réactives de l’oxygène et à la formation du pus.
Compléments
★ À maîtriser
Les polynucléaires basophiles représentent moins de 1 % des leucocytes, soit moins de 0,05 G/L, et leurs granulations riches en histamine participent à l’inflammation et aux allergies.
Les polynucléaires éosinophiles contiennent des granulations dont le cristalloïde est constitué à 50 % par la protéine basique majeure, qui désorganise les membranes parasitaires.
Les monocytes circulent dans le sang à raison de 2 à 10 % des leucocytes puis deviennent des macrophages dans les tissus, où ils résident plusieurs semaines à plusieurs mois.
Les macrophages phagocytent grâce aux récepteurs des immunoglobulines, de C3b ou de CD14 et présentent les antigènes sur le CMH I aux LT CD8 et sur le CMH II aux LT CD4.
Compléments
Basophiles : histamine ; éosinophiles : parasites
★ À maîtriser
Les cellules NK libèrent notamment de la perforine et du granzyme B pour exercer leur cytotoxicité directe.
Les cellules NK ne lysent pas les cellules normales exprimant le CMH I grâce à un récepteur inhibiteur, mais elles déclenchent leur cytotoxicité lorsqu’une cellule anormale diminue son CMH I ou augmente un ligand activateur.
Compléments
| Caractéristique | Immunité innée | Immunité adaptative |
|---|---|---|
| Déclenchement | Présente dès la naissance | Après échec ou persistance de l’infection |
| Spécificité | Non spécifique | Spécifique de l’antigène |
| Cinétique | Rapide | Lente |
| Mémoire | Absente | Présente |
| Organismes concernés | Tous les êtres vivants | Vertébrés uniquement |
| Zone | Cellules principales | Fonction |
|---|---|---|
| Corticale | Lymphocytes B, macrophages, cellules dendritiques folliculaires | Follicules et centres germinatifs |
| Paracorticale | Lymphocytes T, cellules dendritiques interdigitées | Rencontre des LT et des CPA |
| Médullaire | Plasmocytes, macrophages, quelques LB et LT | Zone de sortie et de présence des cellules effectrices |
Teste tes connaissances sur Système immunitaire : organisation et fonctions avec 10 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Quelle définition décrit le mieux le système immunitaire ?
2. Quelle est la principale fonction du système immunitaire ?
Mémorisez les concepts clés de Système immunitaire : organisation et fonctions avec 11 flashcards interactives.
Qu'est-ce que le système immunitaire ?
L'ensemble des cellules, tissus et molécules qui résistent aux infections.
Système immunitaire
Résiste aux infections, virus, toxines.
Que peut reconnaître le système immunitaire ?
Le non-soi et le soi agressé ou modifié.
Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.
Générateur de fiches