Fiche de révision : Techniques de régénération tissulaire et greffes

Plan du Cours

  1. Régénération tissulaire guidée et membranes
  2. Ingénierie tissulaire et substituts conjonctifs
  3. Protéines dérivées de la matrice amélaire
  4. Dérivés plaquettaires PRF et PRP
  5. Matrices collagéniques résorbables et indications
  6. Matrices dermiques allogéniques et xénogéniques
  7. Cicatrisation tissulaire en trois étapes
  8. Médication postopératoire et prescriptions courantes
  9. Complications postopératoires et conduite à tenir
  10. Lambeaux déplacés pédiculés : principes et critères
  11. Lambeaux déplacés coronairement : formes et rotation
  12. Lambeaux déplacés latéralement et greffon enfoui

1. Régénération tissulaire guidée et membranes

Notions clés & Définitions

  • Régénération tissulaire guidée : Technique de régénération visant à reconstruire l’ensemble des tissus parodontaux (gencive, desmodonte, cément, attache et os) au niveau du défaut.
  • Membrane sélective : Dispositif placé au site à régénérer qui agit comme un filtre pour favoriser l’exclusion de certaines cellules et la colonisation par d’autres.
  • Exclusion cellulaire : Mécanisme par lequel la membrane limite l’invasion cellulaire non souhaitée pour laisser le temps aux cellules cibles de s’installer.
  • Ingénierie tissulaire : Approche utilisant un substitut de tissu conjonctif pour potentialiser la réponse biologique et soutenir la régénération.
  • Protéines dérivées de la matrice amélaire : Substance utilisée pour stimuler la formation d’une matrice extracellulaire et favoriser la régénération dans plusieurs indications parodontales et muqueuses.

Points essentiels

  • La régénération tissulaire guidée vise la reconstruction complète des tissus parodontaux, pas seulement la gencive.
  • Les membranes sélectives peuvent être résorbables ou non et servent à contrôler la compétition cellulaire au site.
  • Les cellules épithéliales migrent plus vite que les cellules osseuses, ce qui justifie l’usage d’une barrière au bon endroit.
  • En plaçant une membrane au niveau du site osseux, on limite l’envahissement épithélial pendant que les ostéoblastes colonisent l’espace.
  • Le résultat attendu inclut une régénération osseuse sans épithélium d’attache.
  • La complication la plus fréquente rapportée est l’exposition de la membrane.

Astuce mémo

Membrane = filtre anti-épithélium : elle retarde l’envahisseur rapide pour laisser l’os (ostéoblastes) arriver avant.

2. Ingénierie tissulaire et substituts conjonctifs

Notions clés & Définitions

  • Régénérations parodontales : Les régénérations parodontales désignent la restauration des tissus de soutien autour de la dent grâce à des supports et signaux biologiques adaptés.
  • Cicatrisation des plaies buccales : La cicatrisation des plaies buccales correspond à la réparation des tissus mous de la cavité buccale après une lésion ou une chirurgie.
  • Récessions gingivales : Les récessions gingivales sont le recul de la gencive exposant la surface radiculaire et pouvant nécessiter un recouvrement tissulaire.
  • Gel d’EDTA : Le gel d’EDTA est un traitement chimique de la racine qui débarrasse la surface de la boue dentinaire avant l’application de substituts.
  • PRF : Le PRF est une forme de dérivé plaquettaire sous forme de fibrine riche en plaquettes, utilisée surtout en chirurgie muco-gingivale.

Points essentiels

  • Les approches d’ingénierie tissulaire visent la régénération parodontale, la cicatrisation des plaies buccales et le traitement des récessions gingivales.
  • Elles s’appliquent sur une racine propre, débarrassée de la boue dentinaire grâce à un gel d’EDTA.
  • Les substituts forment une matrice extracellulaire qui stimule les cellules et les processus clés de la régénération parodontale et de la cicatrisation des tissus mous.
  • Pour le recouvrement, un lambeau est nécessaire.
  • Les dérivés plaquettaires utilisent une fraction du sang du patient pour augmenter la disponibilité locale des facteurs de croissance.
  • Leur mise en œuvre requiert centrifugation et prélèvement, avec une aptitude à réaliser la procédure de prélèvement.

Astuce mémo

EDTA = « racine propre » ; PRF = « muco-gingival fibrine » ; matrice = « support + signaux ».

3. Protéines dérivées de la matrice amélaire

Notions clés & Définitions

  • Mucograft Fine : Matrice résorbable de collagène porcin conçue pour régénérer les tissus mous, augmenter le tissu kératinisé et assurer le recouvrement.
  • Fibro-Gide : Matrice résorbable de collagène porcin relativement épaisse, utilisée imbibée de sérum physiologique pour soutenir la régénération.
  • Alloderm : Matrice dérivée du derme humain, sans cellules, conservant une matrice de collagène destinée à la régénération.
  • NovoMatrix : Matrice dermique d’origine porcine, présentée comme plus simple à utiliser et disponible en plusieurs tailles.

Points essentiels

  • Mucograft Fine est développée pour la régénération de tissu mou, le gain de tissu kératinisé et le recouvrement.
  • Mucograft Fine nécessite un enfouissement et possède deux faces distinctes.
  • Mucograft Fine peut être suturée.
  • Fibro-Gide s’utilise imbibée de sérum physiologique et nécessite un enfouissement.
  • Fibro-Gide a deux faces identiques et ne peut pas être suturée.
  • La réticulation de Fibro-Gide favorise la néoangiogénèse et la formation de tissu conjonctif.

Astuce mémo

Mucograft Fine = deux faces différentes + suturable ; Fibro-Gide = deux faces identiques + non suturable.

4. Dérivés plaquettaires PRF et PRP

Notions clés & Définitions

  • PRF : Dérivé plaquettaire à base de fibrine, utilisé pour favoriser la cicatrisation en fournissant une matrice riche en éléments pro-réparateurs.
  • PRP : Dérivé plaquettaire concentré en plaquettes, utilisé pour stimuler la réparation tissulaire via des facteurs libérés au site.
  • Caillot riche en fibrine : Matrice initiale de cicatrisation formée après l’intervention, servant de support à la réparation et à la colonisation cellulaire.
  • Fibronectine : Protéine de la matrice extracellulaire présente dans le caillot, impliquée dans l’adhésion et l’organisation des tissus en réparation.
  • Remodelage du tissu de granulation : Étape tardive de cicatrisation où le tissu de granulation est transformé en tissu plus organisé et fonctionnel.

Points essentiels

  • La cicatrisation guidée par les dérivés plaquettaires suit classiquement 3 étapes : inflammation avec caillot riche en fibrine et fibronectine, formation de tissu de granulation, puis remodelage.
  • Le caillot initial remplit le site et crée un environnement favorable à la réparation tissulaire.
  • La présence de fibrine et de fibronectine dans le caillot contribue à l’organisation du processus de cicatrisation.
  • Le tissu de granulation intermédiaire constitue une phase transitoire avant la transformation en tissu remodelé.
  • Le remodelage final correspond à la maturation du tissu issu de la granulation, avec une organisation progressive.

Astuce mémo

PRF/PRP = 3R : Réaction (inflammation + caillot fibrine/fibronectine) → Granulation → Remodelage.

5. Matrices collagéniques résorbables et indications

Notions clés & Définitions

  • Matrices collagéniques résorbables : Matrices à base de collagène destinées à être intégrées puis résorbées au cours de la cicatrisation.
  • Cicatrisation à 14 jours : Repère clinique d’évolution rapide de la cicatrisation observée environ deux semaines après l’intervention.
  • Antibiothérapie postopératoire : Traitement antibiotique utilisé uniquement en cas de complication, pas de façon systématique.
  • Chlorhexidine : Antiseptique prescrit en bains de bouche pour limiter la charge bactérienne pendant la période postopératoire.
  • Dycinone : Médicament prescrit comme anti-hémorragique et vasculo-protecteur dans la prescription postopératoire courante citée.

Points essentiels

  • La cicatrisation après ce type de traitement peut s’étendre sur plusieurs mois, voire plusieurs années.
  • Le schéma postopératoire de référence décrit une cicatrisation habituelle vers 14 jours.
  • Une antibiothérapie n’est pas préconisée systématiquement et n’est utilisée qu’en cas de complication.
  • Des AINS ne sont possibles que si une antibiothérapie est mise en place, donc ils ne sont pas donnés dans le schéma standard.
  • Les antalgiques et les bains de bouche à la chlorhexidine sont nécessaires en postopératoire.
  • Une poche de glace est recommandée en phase postopératoire immédiate.

Astuce mémo

Cicatrisation longue : 14j pour voir, mois/années pour finir.

6. Matrices dermiques allogéniques et xénogéniques

Notions clés & Définitions

  • Shunt artériole-veine : Le shunt artériole-veine est une communication anormale entre une petite artériole et une veine qui empêche une cicatrisation normale.
  • Lambeau déplacé : Le lambeau déplacé est un déplacement de tissus mous qui restent reliés par un pédicule vasculaire.
  • Greffe de tissu mou : La greffe de tissu mou correspond à un prélèvement de tissu sur un site donneur puis à sa mise en place ailleurs.
  • Lambeau déplacé coronairement : Le lambeau déplacé coronairement est un type de lambeau déplacé dont la technique dépend de la qualité des tissus situés autour de la zone.

Points essentiels

  • Un shunt peut se manifester par une excroissance bleutée avec saignement quelques jours après l’intervention, puis persister si la cicatrisation est impossible.
  • Le traitement du shunt consiste à éliminer la communication avec une fraise ou par électrocoagulation, puis à resuturer.
  • Des causes plus générales peuvent favoriser l’échec de cicatrisation, notamment des pathologies non décelées ou un alcoolisme.
  • La douleur peut être importante et nécessite des antalgiques adaptés.
  • L’infection est rare et est liée à une faute d’asepsie ou au non-respect des consignes, avec recours à une antibiothérapie.
  • L’œdème est rare et peut être lié à une fragilité capillaire, avec une prise en charge par compression avec l’écarteur.

Astuce mémo

Shunt = Bleu + Saignement tardif : fraise/électrocoagulation puis resuture.

7. Cicatrisation tissulaire en trois étapes

Notions clés & Définitions

  • Cicatrisation tissulaire : Processus de réparation des tissus après un acte chirurgical, organisé en phases successives qui conditionnent la stabilité et la vascularisation.
  • Lambeau déplacé coronairement : Technique de déplacement d’un lambeau vers le haut pour recouvrir une récession, en s’appuyant sur la vascularisation du tissu déplacé.
  • Lambeau d’épaisseur partielle : Type de lambeau où seule une partie des tissus est mobilisée, ce qui impose des incisions de décharge adaptées au périoste.
  • Lambeau à base large : Configuration de lambeau dont la base reste suffisamment large pour préserver la perfusion pendant la cicatrisation.
  • Sutures sans tension : Technique de fermeture où le lambeau est maintenu passivement, afin de limiter les contraintes pendant la cicatrisation.

Points essentiels

  • Les incisions de décharges doivent dépasser la LMG pour favoriser la cicatrisation et la mobilité du lambeau.
  • Si le lambeau est d’épaisseur partielle, les incisions de décharge respectent le périoste.
  • Ne jamais laisser l’os à nu : le “cambium” correspond au périoste associé aux fibres conjonctives.
  • Un lambeau à base large améliore la stabilité de la vascularisation pendant la cicatrisation.
  • Les sutures sans tension assurent la passivité du lambeau, ce qui limite les contraintes mécaniques.
  • Pour un lambeau déplacé coronairement, la qualité du tissu environnant ne s’améliore pas : la technique dépend des tissus disponibles et de leur quantité.

Astuce mémo

Base large + sutures sans tension = lambeau “vivant” (vascularisé) ; cambium = périoste + fibres conjonctives.

8. Médication postopératoire et prescriptions courantes

Notions clés & Définitions

  • LDC à rotation papillaire : Technique de déplacement de lambeau où la papille sert de pivot pour recouvrir une récession sans compromettre l’apport vasculaire.
  • Lambeaux déplacés latéralement : Technique de recouvrement qui mobilise le tissu adjacent à la récession en le déplaçant sur le défaut pour améliorer le recouvrement.
  • Lambeau simple MOLE : Variété de lambeau déplacé utilisée en chirurgie parodontale pour obtenir un recouvrement, avec une exécution plus simple que des techniques combinées.
  • Lambeau bipapillaire : Technique de recouvrement utilisant deux incisions encadrant la récession, avec une indication limitée aux récessions unitaires.
  • Greffon de TC : Greffon de tissu conjonctif ajouté à une chirurgie de recouvrement pour soutenir la cicatrisation et améliorer les résultats.

Points essentiels

  • Le LDC à rotation papillaire ne comporte pas d’incision de décharge afin de préserver la vascularisation du lambeau.
  • Le LDC à rotation papillaire nécessite de déterminer un axe de rotation et de réaliser des incisions obliques.
  • Le LDC à rotation papillaire est indiqué pour un RTI de Cairo avec au moins 1 mm de GAK.
  • La technique consiste à retirer l’épithélium de la papille puis à mobiliser le lambeau par traction.
  • Le recouvrement est très esthétique et important, à condition d’avoir un tissu kératinisé épais apical aux récessions.
  • Pour les lambeaux déplacés latéralement, la largeur de la récession est mesurée au sonde paro et notée x, puis la largeur du lambeau doit être x+6 mm (3 mm de marge de part et d’autre).

Astuce mémo

Papille pivot = Pas de décharge : 1 mm GAK minimum, axe + obliques, puis traction après retrait épithélial.

9. Complications postopératoires et conduite à tenir

Notions clés & Définitions

  • Lambeau bipapillaire : Technique de recouvrement où des incisions sont réalisées de part et d’autre d’une récession unitaire pour mobiliser des tissus et les suturer.
  • Récession unitaire : Type de récession limitée à une seule unité, condition nécessaire pour pouvoir réaliser un lambeau bipapillaire.
  • Greffon conjonctif enfoui : Apport d’un greffon de tissu conjonctif associé à une technique de lambeau pour améliorer le recouvrement et la qualité des tissus.
  • Désepithialisation du greffon : Étape qui consiste à retirer l’épithélium du greffon afin de ne conserver que le tissu conjonctif.
  • Technique de la trappe : Méthode de prélèvement au palais où une incision initiale est complétée par deux incisions perpendiculaires pour récupérer le conjonctif.

Points essentiels

  • Le lambeau bipapillaire n’est réalisable que pour une récession unitaire.
  • Les incisions du lambeau bipapillaire sont faites de part et d’autre de la récession, avec une incision distale et une incision mésiale.
  • La réalisation d’un lambeau bipapillaire exige une quantité suffisante de tissus kératinisés.
  • Après décollement des deux lambeaux, ils sont rassemblés puis suturés avec une approche passive.
  • Le greffon conjonctif enfoui associe un greffon de TC à une technique de lambeau.
  • Le greffon conjonctif enfoui implique un geste chirurgical plus complexe avec deux sites opératoires par rapport au lambeau seul, et modifie l’environnement muco-gingival.

Astuce mémo

Bipapillaire = Récession unitaire + Kératinisé suffisant (BIP = 2 incisions de part et d’autre).

10. Lambeaux déplacés pédiculés : principes et critères

Notions clés & Définitions

  • Lambeau déplacé pédiculé : Technique de chirurgie plastique où un greffon est enfoui sous un lambeau partiellement déplacé, en conservant une continuité vasculaire via un pédicule.
  • Greffon épithélio-conjonctif : Greffon constitué d’un composant épithélial et d’un composant conjonctif, utilisé pour des recouvrements et reconstructions gingivales.
  • GEC : Greffon épithélio-conjonctif, dont la préparation peut inclure une désépithélialisation selon le protocole choisi.
  • Désepithélialisation hors cavité orale : Étape de préparation où l’épithélium du greffon est retiré au bistouri en dehors de la bouche avant la mise en place.
  • Technique de la trappe modifiée par Bruno : Procédé de prélèvement utilisant deux incisions parallèles avec prélèvement du conjonctif sous le tissu décollé, pour obtenir un greffon issu d’une couche interne.

Points essentiels

  • Le prélèvement du conjonctif après décollement peut exposer à des nécroses palatines, ce qui impose une vigilance sur la technique.
  • La technique de la trappe modifiée par Bruno utilise deux incisions parallèles de 1–2 cm perpendiculaires à l’axe de la dent, puis un décollement léger.
  • Dans la trappe modifiée, le greffon est prélevé sous le tissu décollé à l’aide d’une lame, en ciblant la couche interne.
  • Le greffon obtenu par cette technique est en général irrégulier en épaisseur.
  • La désépithélialisation peut être réalisée hors cavité orale au bistouri après prélèvement d’un greffon épithélio-conjonctif.
  • Une désépithélialisation à la fraise boule est possible en bouche.

Astuce mémo

Trappe = 2 incisions (1–2 cm) + conjonctif dessous ; attention nécrose palatine après décollement.

11. Lambeaux déplacés coronairement : formes et rotation

Notions clés & Définitions

  • Lambeau déplacé coronairement : Technique de chirurgie parodontale où un lambeau est mobilisé vers la couronne pour recouvrir une récession et protéger un greffon.
  • Greffon conjonctif : Greffe de tissu conjonctif utilisée pour améliorer la couverture radiculaire et la qualité esthétique des tissus.
  • Langer et Langer MOLE : Référence de technique princeps associée à un protocole de greffon conjonctif avec lambeau non déplacé.
  • LDC : Lambeau déplacé coronairement, modalité de recouvrement radiculaire où le lambeau est positionné en direction coronaire.
  • Technique bilaminaire de Zucchelli : Variante du recouvrement par greffon conjonctif enfoui, utilisant une épaisseur variable selon les zones pour optimiser la survie du greffon.

Points essentiels

  • Crête destinée à recevoir un intermédiaire de bridge 3 : la zone doit être préparée pour accueillir l’élément prothétique.
  • Greffon conjonctif + lambeau non déplacé : le greffon n’est pas totalement recouvert et le tissu conjonctif est laissé à nu.
  • Technique princeps : Langer MOLE décrit le protocole avec greffon conjonctif laissé à nu sous un lambeau non déplacé.
  • Greffon conjonctif + LDC : c’est une référence pour le recouvrement des récessions, avec incisions de décharge verticales et un lambeau d’épaisseur partielle.
  • Greffon conjonctif + LDC : les papilles doivent être désépithélialisées pour permettre la prise du greffon.
  • Technique bilaminaire de Zucchelli : variante du TC enfoui qui améliore la survie du greffon par un recouvrement adapté aux zones.

Astuce mémo

TC à nu = prise par contact (Langer MOLE), LDC = papilles désépithélialisées pour “accrocher”, Zucchelli = bilaminaire “enfoui” et épaisseur modulée.

12. Lambeaux déplacés latéralement et greffon enfoui

Notions clés & Définitions

  • Lambeau bipapillaire : Lambeau conjonctif associé à une zone bipapillaire, utilisé pour recouvrir une récession avec un greffon conjonctif.
  • Technique de l’enveloppe : Technique ancienne visant à créer une poche autour de la zone à recouvrir pour enfouir partiellement un greffon.
  • Technique de l’enveloppe modifiée : Variante de la technique de l’enveloppe adaptée aux récessions multiples, avec repositionnement du lambeau et fenêtre latérale distale.
  • Tunnelisation : Technique où le greffon est inséré via un tunnel sans disséquer le sommet des papilles, par traction horizontale et maintien coronaire.
  • Greffon enfoui : Greffon partiellement ou totalement recouvert par un lambeau afin d’être stabilisé dans les tissus pour favoriser le recouvrement.

Points essentiels

  • Greffon conjonctif associé à un lambeau bipapillaire : technique décrite comme passée rapidement dans le cours.
  • Objectif de la technique de l’enveloppe : créer une poche autour de la zone à recouvrir.
  • Technique de l’enveloppe : incompatibilité tissulaire en surface, ce qui rend le résultat moins esthétique.
  • Technique de l’enveloppe : récession unitaire le plus souvent, sans décharge et sans section des papilles.
  • Technique de l’enveloppe : lambeau d’épaisseur partielle non déplacé et recouvrement partiel du greffon.
  • Technique de l’enveloppe modifiée : adaptée aux récessions multiples avec incisions verticales et fenêtre latérale en distal de la récession, sans décharge et sans section des papilles.

Astuce mémo

Enveloppe = poche; Enveloppe modifiée = récessions multiples + fenêtre distale; Tunnelisation = papilles non disséquées + traction horizontale + maintien coronaire.

Tableaux de synthèse

PRF vs PRP

ProduitBase/objectifDifférence clé
PRFFraction plaquettaire en fibrinePlutôt pour la chirurgie muco-gingivale et ne peut pas être suturé
PRPPlaquettes concentréesDemande une modification chimique avec apport exogène

Mucograft Fine vs Fibro-Gide

MatriceCaractéristiquesContraintes
Mucograft FineCollagène porcin résorbable, 2 faces distinctesEnfouissement nécessaire et peut être suturée
Fibro-GideCollagène porcin résorbable, relativement épaisse, 2 faces identiquesEnfouissement nécessaire et ne peut pas être suturée

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre régénération tissulaire guidée (reconstruction complète : gencive, desmodonte, cément, attache, os) avec une simple amélioration de la gencive.
  2. Placer la membrane au mauvais niveau : si elle n’est pas au site osseux, l’épithélium peut envahir avant la colonisation ostéoblastique.
  3. Croire que PRP et PRF sont interchangeables : PRP nécessite une modification chimique avec apport exogène, et PRF est plutôt muco-gingival et ne peut pas être suturé.
  4. Oublier que les matrices collagéniques ont une cicatrisation retardée par rapport à la greffe de tissu conjonctif (et ne pas les présenter comme équivalentes au gold standard).
  5. Se tromper sur la suturabilité : Mucograft Fine peut être suturée, alors que Fibro-Gide ne peut pas être suturée.
  6. Rater les critères du LDC à rotation papillaire : il n’y a pas d’incision de décharge, et il faut au moins 1 mm de GAK pour un RTI de Cairo.
  7. Confondre les techniques de greffon enfoui : la technique de l’enveloppe est ancienne, souvent sans décharge ni section des papilles, et moins esthétique ; la bilaminaire de Zucchelli vise un recouvrement total sans défa

Checklist Examen

  1. Expliquer le principe de la régénération tissulaire guidée et citer les tissus visés (gencive, desmodonte, cément, attache, os).
  2. Décrire le rôle des membranes sélectives et pourquoi la membrane au niveau osseux limite l’envahissement épithélial.
  3. Donner la complication fréquente de la régénération tissulaire guidée (exposition de la membrane).
  4. Définir l’ingénierie tissulaire par l’usage d’un substitut conjonctif et préciser les 3 indications citées (régénérations parodontales, cicatrisation des plaies buccales, récessions gingivales).
  5. Justifier le nettoyage de la racine par gel d’EDTA (racine propre débarrassée de la boue dentinaire) avant application des protéines dérivées de la matrice amélaire.
  6. Comparer PRF et PRP : base/objectif et différence clé (PRF muco-gingival, ne peut pas être suturé ; PRP nécessite modification chimique avec apport exogène).
  7. Lister les caractéristiques discriminantes des matrices collagéniques : Mucograft Fine (2 faces distinctes, suturable) vs Fibro-Gide (2 faces identiques, non suturable) et le rôle de l’enfouissement.
  8. Décrire les matrices dermiques : Alloderm (interdit en France, inconvénients) vs NovoMatrix (plus facile à utiliser, tailles multiples).
  9. Reconstituer les 3 étapes de la cicatrisation tissulaire (inflammation/caillot fibrine-fibronectine, granulation intermédiaire, remodelage) et le repère clinique à 14 jours.
  10. Décrire la conduite postopératoire standard : antibiothérapie non préconisée sauf complication, AINS seulement si antibiothérapie, antalgiques et bains de bouche chlorhexidine, poche de glace recommandée, Dycinone comme
  11. Expliquer les principes généraux des lambeaux déplacés : incisions de décharge au-delà de la LMG, respect du périoste si épaisseur partielle, ne jamais laisser l’os à nu (cambium), base large, sutures sans tension.
  12. Maîtriser le LDC à rotation papillaire : pas d’incision de décharge, axe de rotation et incisions obliques, retrait épithélial de la papille puis traction, indication RTI de Cairo avec au moins 1 mm de GAK, condition de
  13. Maîtriser les greffons enfouis : définition (TC + technique de lambeau), nécessité de désepithélialiser, et distinguer Langer MOLE (TC laissé à nu sous lambeau non déplacé) vs LDC (papilles désépithélialisées) vs Zucc

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Techniques de régénération tissulaire et greffes avec 12 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quel est le principe central de la régénération tissulaire guidée ?

2. Dans quelles indications l’ingénierie tissulaire est-elle principalement utilisée ici ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Techniques de régénération tissulaire et greffes avec 24 flashcards interactives.

Régénération tissulaire guidée — but ?

Reconstruire tous les tissus parodontaux.

Membrane sélective — rôle ?

Filtrer pour favoriser certains tissus.

Exclusion cellulaire — mécanisme ?

Empêche invasion cellulaire non souhaitée.

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