QCM : Techniques d’histologie (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet d’étude de l’histologie ?

Les variations génétiques des populations étudiées statistiquement
Les réactions chimiques de l’organisme étudiées en solution
Les structures des tissus observées au microscope
Les fonctions des organes mesurées chez un organisme entier

Les structures des tissus observées au microscope

Explication

L’histologie étudie au microscope les structures des tissus. L’étude des fonctions d’organes relève plutôt de l’analyse physiologique.

2. Quelle conception de la cellule la théorie cellulaire attribuée à Schwann en 1928 met-elle en avant ?

La cellule est une unité spécialisée dans la reproduction des tissus.
La cellule est un compartiment réservé aux organismes microscopiques.
La cellule est une structure qui apparaît après la formation des organes.
La cellule est l’unité structurelle et fonctionnelle du vivant.

La cellule est l’unité structurelle et fonctionnelle du vivant.

Explication

La théorie cellulaire attribuée à Schwann présente la cellule comme l’unité structurelle et fonctionnelle du vivant. La réduire à la reproduction des tissus ne rend pas compte de son rôle fonctionnel général.

3. Après avoir choisi le matériel biologique et les techniques de visualisation, quelle suite d’étapes caractérise la démarche histologique ?

Produire des images, puis les interpréter.
Comparer les organismes, puis produire les échantillons.
Interpréter les tissus, puis choisir le matériel biologique.
Colorer les images, puis sélectionner les techniques de prélèvement.

Produire des images, puis les interpréter.

Explication

Une fois le matériel et les techniques de visualisation choisis, la démarche consiste à produire des images puis à les interpréter. L’interprétation intervient donc après l’obtention des images.

4. Quelle différence distingue la culture in vitro de la culture ex vivo ?

La culture in vitro maintient en survie des cellules prélevées, tandis que la culture ex vivo permet leur multiplication hors de l’organisme.
La culture in vitro conserve un tissu entier dans l’organisme, tandis que la culture ex vivo multiplie des cellules dans un liquide biologique.
La culture in vitro observe des cellules sur une lame, tandis que la culture ex vivo les colore après leur fixation.
La culture in vitro permet la multiplication hors de l’organisme, tandis que la culture ex vivo maintient en survie des cellules prélevées.

La culture in vitro permet la multiplication hors de l’organisme, tandis que la culture ex vivo maintient en survie des cellules prélevées.

Explication

La culture in vitro permet aux cellules de se multiplier hors de l’organisme, alors que la culture ex vivo maintient en survie des cellules prélevées. L’autre distinction proposée inverse précisément ces deux rôles.

5. Comment prépare-t-on un prélèvement cytologique avant son observation au microscope optique ?

On fixe un fragment tissulaire, on l’inclut, on le coupe en tranches puis on colore les coupes.
On étale les cellules sur une lame, on les fixe dans un grand volume, puis on les observe sans coloration.
On recueille les cellules en suspension, on les étale sur une lame, on les sèche à l’air, on les colore puis on les observe.
On recueille les cellules, on les inclut dans un bloc, on les coupe puis on les sèche à l’air.

On recueille les cellules en suspension, on les étale sur une lame, on les sèche à l’air, on les colore puis on les observe.

Explication

La préparation cytologique suit le recueil des cellules en suspension, leur étalement, leur séchage à l’air, leur coloration de routine et leur observation optique. L’inclusion et la coupe en tranches fines correspondent plutôt à la préparation d’un prélèvement tissulaire.

6. Quelle séquence décrit la préparation d’un prélèvement tissulaire d’environ 1 cm31\,\text{cm}^3 ?

Le fragment est coloré, broyé, mis en suspension puis étalé sur plusieurs lames.
Le fragment est observé frais, séché à l’air, fixé sur lame puis découpé en tranches.
Le fragment est étalé sur une lame, séché à l’air, coloré puis observé sans inclusion.
Le fragment est fixé et inclus, coupé en tranches fines, déposé sur une lame, coloré puis observé.

Le fragment est fixé et inclus, coupé en tranches fines, déposé sur une lame, coloré puis observé.

Explication

Un prélèvement tissulaire est fixé et inclus avant d’être coupé en tranches fines, déposées sur une lame, colorées et observées. Le séchage à l’air après étalement est une étape typique d’une préparation cytologique.

7. Pourquoi la fixation d’un prélèvement doit-elle être rapide et les petits fragments immergés dans un grand volume de fixateur ?

Pour favoriser la multiplication cellulaire et préserver les bactéries présentes dans le prélèvement.
Pour limiter l’autolyse cellulaire et le développement bactérien, tout en assurant l’immersion du fragment.
Pour accélérer la coloration des coupes et empêcher leur dépôt sur une lame.
Pour réduire la taille du fragment et faciliter son séchage avant l’inclusion.

Pour limiter l’autolyse cellulaire et le développement bactérien, tout en assurant l’immersion du fragment.

Explication

Une fixation rapide limite l’autolyse et le développement bactérien, et un grand volume de fixateur permet d’immerger les petits fragments. La fixation vise à préserver le prélèvement, et non à favoriser la multiplication cellulaire.

8. Dans une coloration histologique, comment se distinguent l’éosine et l’hématoxyline par leur affinité et leur coloration habituelle ?

L’éosine, acide, se fixe aux molécules basiques et colore notamment le cytoplasme en rose ; l’hématoxyline, basique, se fixe aux molécules acides et colore les noyaux en bleu.
L’éosine, basique, se fixe aux molécules acides et colore les noyaux en bleu ; l’hématoxyline, acide, se fixe aux molécules basiques et colore le cytoplasme en rose.
L’éosine, acide, se fixe aux molécules acides et colore les noyaux en bleu ; l’hématoxyline, basique, se fixe aux molécules basiques et colore le cytoplasme en rose.
L’éosine, basique, se fixe aux molécules basiques et colore le cytoplasme en rose ; l’hématoxyline, acide, se fixe aux molécules acides et colore les noyaux en bleu.

L’éosine, acide, se fixe aux molécules basiques et colore notamment le cytoplasme en rose ; l’hématoxyline, basique, se fixe aux molécules acides et colore les noyaux en bleu.

Explication

L’éosine est un colorant acide qui se fixe aux molécules basiques et colore notamment le cytoplasme en rose ; l’hématoxyline est basique et colore les noyaux en bleu. L’inversion des caractères acide et basique est une confusion fréquente entre ces colorants.

9. Dans la coloration HES, quel rôle revient au safran ?

Il colore en rouge brun les gouttelettes lipidiques des tissus.
Il colore en rose le cytoplasme en se fixant aux molécules basiques.
Il colore en jaune orangé la matrice extracellulaire riche en collagène.
Il colore en bleu les noyaux en se fixant aux molécules acides.

Il colore en jaune orangé la matrice extracellulaire riche en collagène.

Explication

Dans la coloration HES, le safran colore en jaune orangé la matrice extracellulaire riche en collagène. Le bleu des noyaux est associé à l’hématoxyline, et non au safran.

10. Quel type de composés la réaction PAS permet-elle de révéler ?

Des glucides ramifiés, comme le glycogène, les protéoglycanes, les mucines et les polysaccharides.
Des fibres riches en collagène dans la matrice extracellulaire.
Des gouttelettes lipidiques, notamment celles accumulées lors d’une stéatose hépatique.
Des noyaux cellulaires et leur contenu en molécules acides.

Des glucides ramifiés, comme le glycogène, les protéoglycanes, les mucines et les polysaccharides.

Explication

La réaction PAS révèle des glucides ramifiés, dont le glycogène, les protéoglycanes, les mucines et les polysaccharides, en colorant les aldéhydes. Les gouttelettes lipidiques sont plutôt mises en évidence par Oil Red O.

11. Que permet l’histoenzymologie in situ dans un tissu ?

Identifier et localiser une enzyme en révélant le produit de son action sur un substrat donné.
Détecter un acide nucléique grâce à une sonde complémentaire marquée.
Localiser un constituant cellulaire en mesurant directement sa concentration.
Repérer un antigène en visualisant sa liaison à un anticorps spécifique.

Identifier et localiser une enzyme en révélant le produit de son action sur un substrat donné.

Explication

Cette technique histochimique enzymatique localise une enzyme en mettant en évidence le produit formé à partir de son substrat. La détection d’un antigène par un anticorps relève de l’immunohistologie.

12. Pour visualiser l’activité d’une enzyme dans une coupe tissulaire, quelle démarche faut-il suivre ?

Exposer le tissu à un isotope radioactif, puis révéler les molécules sur une image.
Dénaturer les acides nucléiques du tissu, puis appliquer une sonde complémentaire marquée.
Fixer un anticorps marqué sur le tissu, puis observer la distribution du signal fluorescent.
Incuber le tissu avec le substrat et un révélateur chromogène, puis observer où apparaît le produit coloré.

Incuber le tissu avec le substrat et un révélateur chromogène, puis observer où apparaît le produit coloré.

Explication

Le substrat est transformé par l’enzyme et le révélateur chromogène permet d’observer la localisation du produit coloré. L’application d’une sonde complémentaire sert à l’hybridation des acides nucléiques, et non à la révélation enzymatique.

13. Quelle distinction caractérise l’histochimie par rapport à l’histoenzymologie ?

L’histochimie met en évidence un constituant ou un produit de réaction, tandis que l’histoenzymologie localise l’activité d’une enzyme.
L’histochimie localise l’activité enzymatique, tandis que l’histoenzymologie révèle principalement les antigènes tissulaires.
L’histochimie mesure la quantité d’enzyme présente, tandis que l’histoenzymologie identifie le substrat sans suivre sa réaction.
L’histochimie détecte des séquences d’acides nucléiques, tandis que l’histoenzymologie révèle les protéines par des anticorps.

L’histochimie met en évidence un constituant ou un produit de réaction, tandis que l’histoenzymologie localise l’activité d’une enzyme.

Explication

L’histochimie met l’accent sur un constituant ou un produit de réaction biochimique, alors que l’histoenzymologie s’intéresse à l’enzyme qui réalise la réaction. La confusion consiste à attribuer à l’histochimie la localisation de l’activité enzymatique.

14. Sur quel principe repose l’immunohistologie pour détecter une protéine dans un tissu ?

Elle révèle la protéine en transformant un substrat grâce à son activité enzymatique propre.
Elle cible la protéine grâce à l’interaction spécifique entre un antigène et un anticorps.
Elle cible la protéine en hybridant une sonde complémentaire à sa séquence d’acides aminés.
Elle localise la protéine en détectant directement les isotopes radioactifs qu’elle contient.

Elle cible la protéine grâce à l’interaction spécifique entre un antigène et un anticorps.

Explication

L’immunohistologie détecte spécifiquement une protéine au moyen de la reconnaissance entre un antigène et un anticorps. L’hybridation par une sonde complémentaire sert à détecter des acides nucléiques, et non une séquence protéique.

15. Comment les anticorps polyclonaux se distinguent-ils des anticorps monoclonaux par leurs sites de reconnaissance ?

Les polyclonaux reconnaissent des acides nucléiques, tandis que les monoclonaux ciblent les protéines correspondantes.
Les polyclonaux reconnaissent plusieurs épitopes d’un même antigène, tandis que les monoclonaux reconnaissent un seul site.
Les polyclonaux reconnaissent un seul épitope d’un antigène, tandis que les monoclonaux en reconnaissent plusieurs.
Les polyclonaux reconnaissent plusieurs antigènes sans distinction, tandis que les monoclonaux ciblent plusieurs sites d’un seul antigène.

Les polyclonaux reconnaissent plusieurs épitopes d’un même antigène, tandis que les monoclonaux reconnaissent un seul site.

Explication

Les anticorps polyclonaux reconnaissent plusieurs épitopes d’un même antigène, contrairement aux monoclonaux qui ciblent un seul site. L’idée que les monoclonaux reconnaissent plusieurs épitopes inverse précisément cette distinction.

16. Un protocole d’immunohistologie privilégie une forte sensibilité, mais tolère un risque accru de bruit de fond : quel type d’anticorps convient le mieux ?

Des anticorps polyclonaux, généralement plus sensibles mais moins spécifiques et susceptibles de produire du bruit de fond.
Des anticorps monoclonaux, généralement plus sensibles et moins spécifiques, avec un bruit de fond plus marqué.
Des anticorps polyclonaux, généralement plus spécifiques mais moins sensibles et dépendants des conditions.
Des anticorps monoclonaux, généralement plus spécifiques et plus sensibles, avec une détection indépendante des conditions.

Des anticorps polyclonaux, généralement plus sensibles mais moins spécifiques et susceptibles de produire du bruit de fond.

Explication

Les polyclonaux favorisent la sensibilité, mais leur spécificité moindre peut entraîner du bruit de fond. Les monoclonaux sont plutôt associés à une spécificité accrue et à une sensibilité moindre.

17. Dans un couplage indirect, où se trouve le marqueur permettant de révéler la liaison à l’antigène ?

Sur une sonde complémentaire qui reconnaît l’anticorps primaire lié à l’antigène.
Sur un anticorps secondaire qui reconnaît l’anticorps primaire lié à l’antigène.
Sur l’antigène lui-même, qui reconnaît ensuite l’anticorps primaire non marqué.
Sur l’anticorps primaire qui reconnaît directement l’antigène dans le tissu.

Sur un anticorps secondaire qui reconnaît l’anticorps primaire lié à l’antigène.

Explication

Dans un couplage indirect, un anticorps secondaire marqué reconnaît l’anticorps primaire qui s’est lié à l’antigène. Dans un couplage direct, le marqueur est porté par l’anticorps reconnaissant directement l’antigène.

18. Quel principe permet à l’hybridation in situ de détecter une séquence d’ADN ou d’ARN ciblée ?

Un substrat chromogène est transformé par une enzyme associée à la séquence ciblée.
Un isotope radioactif s’intègre à la séquence ciblée et forme directement une image.
Une sonde marquée, complémentaire de la séquence ciblée, s’y associe pour en révéler la présence.
Un anticorps marqué reconnaît une protéine produite à partir de la séquence ciblée.

Une sonde marquée, complémentaire de la séquence ciblée, s’y associe pour en révéler la présence.

Explication

L’hybridation in situ repose sur l’association d’une sonde marquée complémentaire à l’acide nucléique recherché. La reconnaissance d’une protéine par un anticorps appartient à l’immunohistologie, et non à l’hybridation.

19. Que permet de localiser l’autoradiographie ?

Des enzymes actives, dont le produit coloré apparaît après réaction avec un substrat.
Des protéines reconnues par des anticorps, dont la liaison est révélée par une coloration.
Des molécules marquées par des isotopes radioactifs, dont la présence est révélée sur une image.
Des séquences d’acides nucléiques reconnues par une sonde complémentaire non radioactive.

Des molécules marquées par des isotopes radioactifs, dont la présence est révélée sur une image.

Explication

L’autoradiographie révèle sur une image la présence et la localisation de molécules marquées par des isotopes radioactifs. La révélation d’un produit coloré après réaction avec un substrat correspond à l’histoenzymologie.

20. Quelle différence distingue le contraste de phase inverse du contraste de phase interférentiel dans l’observation des cellules ?

Les deux contrastes suppriment le halo, mais seul le contraste interférentiel rend les cellules visibles.
Les deux contrastes produisent un halo, mais seul le contraste inverse donne une impression de relief.
Le contraste inverse supprime le halo, tandis que le contraste interférentiel en crée un et aplanit l’image.
Le contraste inverse peut créer un halo, tandis que le contraste interférentiel supprime cet effet et donne une impression de relief.

Le contraste inverse peut créer un halo, tandis que le contraste interférentiel supprime cet effet et donne une impression de relief.

Explication

Le contraste de phase inverse peut faire apparaître un halo autour des cellules, alors que le contraste interférentiel élimine cet effet et donne une impression de relief. L’idée que le contraste inverse supprime le halo inverse précisément la différence entre les deux méthodes.

21. Une biologiste veut observer des cellules vivantes sans les marquer : quelle méthode de microscopie répond à ce besoin ?

La microscopie à fluorescence, qui exige un marqueur fluorescent pour révéler les cellules vivantes.
La microscopie à contraste de phase, qui permet l’observation de cellules vivantes sans marquage.
La microscopie en champ clair, qui nécessite une coloration pour distinguer les cellules incolores.
La microscopie électronique, qui permet d’observer des cellules intactes dans leur milieu vivant.

La microscopie à contraste de phase, qui permet l’observation de cellules vivantes sans marquage.

Explication

Le contraste de phase permet d’observer des cellules vivantes sans marquage. La microscopie à fluorescence est un distracteur plausible, mais elle repose sur un marqueur fluorescent plutôt que sur une observation sans marquage.

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Que désigne l’histologie comme spécialité médicale et biologique ?

L’étude au microscope des structures des tissus.

Quelle unité du vivant la théorie cellulaire attribuée à Schwann présente-t-elle ?

La cellule, unité structurelle et fonctionnelle du vivant.

À qui la théorie cellulaire est-elle attribuée, et en quelle année ?

À Schwann, en 1928.

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