QCM : Titre : Approches du trouble du désir sexuel — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce qui caractérise le mieux le désir sexuel ?

Une impulsion vers un comportement sexuel en vue d’un plaisir recherché
Une réponse physiologique qui suit toujours l’excitation
Une absence de motivation tant qu’un besoin n’est pas comblé
Une tension biologique qui doit être immédiatement résolue

Une impulsion vers un comportement sexuel en vue d’un plaisir recherché

Explication

Le désir sexuel pousse l’individu vers une conduite sexuelle orientée vers un plaisir visé. Il se distingue du besoin et de l’excitation, qui relèvent d’autres mécanismes.

2. Quelle distinction oppose le mieux le désir sexuel au besoin ?

Le besoin est lié au fantasme, tandis que le désir vise la satisfaction immédiate
Le besoin et le désir désignent exactement la même réalité
Le besoin est toujours psychologique, tandis que le désir est seulement hormonal
Le besoin reste rarement totalement satisfait, tandis que le désir est comblé d’emblée

Le besoin reste rarement totalement satisfait, tandis que le désir est comblé d’emblée

Explication

Le cours oppose le besoin, comblé par une satisfaction immédiate, au désir, qui reste rarement totalement satisfait. Cette différence explique que le désir se maintienne et se répète.

3. Quel élément correspond à l’objet du désir sexuel ?

Le relâchement émotionnel après l’orgasme
Le plaisir recherché, fantasmé ou visé
La réponse réflexe d’excitation génitale
La tension corporelle à supprimer rapidement

Le plaisir recherché, fantasmé ou visé

Explication

L’objet du désir est le plaisir recherché ou fantasmé, ce qui entretient la motivation. Il ne s’agit pas de l’excitation elle-même, mais de ce vers quoi elle tend.

4. Quel ensemble de médiateurs est présenté comme inhibiteur du désir sexuel ?

Phéromones, œstrogènes et DHEA
Dopamine, noradrénaline et ocytocine
Opioïdes, endocannabinoïdes et sérotonine
Mélanocortines, VIP et testostérone

Opioïdes, endocannabinoïdes et sérotonine

Explication

Les opioïdes, les endocannabinoïdes et la sérotonine freinent le désir et l’excitation, notamment après l’orgasme. À l’inverse, la dopamine et la noradrénaline sont décrites comme stimulantes.

5. Quelle affirmation décrit le mieux la relation entre désir et excitation sexuelle ?

L’excitation ne peut pas exister sans désir
Le désir précède et déclenche l’excitation sexuelle
Le désir et l’excitation sont deux synonymes cliniques
Le désir suit toujours l’excitation et en dépend entièrement

Le désir précède et déclenche l’excitation sexuelle

Explication

Le désir est distinct de l’excitation et la précède dans les modèles de réponse sexuelle. L’excitation est une réponse physiologique pouvant évoluer vers l’orgasme.

6. Quel critère quantifié fait partie du trouble de l’intérêt sexuel / de l’excitation ?

Une baisse présente depuis moins de 3 mois
Une souffrance uniquement chez le partenaire
Une absence totale de désir dans toutes les situations
Une diminution de l’excitation ou du plaisir pendant au moins 75 % des rapports

Une diminution de l’excitation ou du plaisir pendant au moins 75 % des rapports

Explication

Le cours précise qu’une diminution de l’excitation ou du plaisir doit être présente dans au moins 75 % de l’activité sexuelle. La durée minimale est d’environ 6 mois, avec retentissement subjectif.

7. Quel modèle circulaire relie le plaisir et le système de récompense ?

Le modèle de Kaplan sur le trouble de l’érection
Le modèle de Masters et Johnson
Le modèle circulaire de Whipple
Le modèle de la phase réfractaire

Le modèle circulaire de Whipple

Explication

Le modèle de Whipple met en avant une boucle plaisir-satisfaction-système de récompense. Il explique la motivation à recommencer l’activité sexuelle.

8. Dans la classification du trouble du désir, que signifie « situationnel » ?

La baisse de désir est présente depuis le début de la vie sexuelle
La baisse de désir dépend uniquement d’un trouble endocrinien
La baisse de désir touche tous les partenaires et toutes les activités
La baisse de désir ne concerne qu’un contexte ou un partenaire

La baisse de désir ne concerne qu’un contexte ou un partenaire

Explication

Un trouble situationnel est limité à une situation précise, souvent à la partenaire. À l’inverse, le trouble généralisé concerne toutes les situations et partenaires.

9. Quel est le diagnostic DSM-5 masculin correspondant au faible désir sexuel ?

Diminution du désir sexuel chez l’homme
Trouble de l’orgasme masculin
Trouble de l’intérêt sexuel / de l’excitation
Aversion sexuelle permanente

Diminution du désir sexuel chez l’homme

Explication

Chez l’homme, le DSM-5 emploie l’entité « diminution du désir sexuel chez l’homme ». Chez la femme, le diagnostic est différent et relève du trouble de l’intérêt sexuel / de l’excitation.

10. Quel élément clinique doit être exploré lors d’un faible désir sexuel masculin ?

La présence d’une douleur dorsale
La fréquence des rêves non sexuels
Les pensées ou rêves érotiques
La couleur de la peau génitale

Les pensées ou rêves érotiques

Explication

L’entretien doit rechercher les pensées ou rêves érotiques, car ils reflètent le niveau de désir. Le cours insiste aussi sur l’initiation, la réceptivité et les sensations génitales spontanées.

11. Quel bilan minimal fait partie de l’évaluation clinique d’un faible désir sexuel ?

Amylase, lipase et ferritine
Testostérone, prolactine et fonction thyroïdienne
Hémostase, vitamine C et créatinine urinaire
Cortisol, insuline et calcémie

Testostérone, prolactine et fonction thyroïdienne

Explication

Le bilan endocrinien minimal comprend le dosage de la testostérone, de la prolactine et l’exploration de la fonction thyroïdienne. L’examen uro-génital et la recherche de signes d’hypogonadisme complètent l’évaluation.

12. Quel signe clinique évoque un hypogonadisme lors de l’examen ?

Tremblement essentiel et photophobie
Dépilation, gynécomastie et faible volume testiculaire
Hyperréflexie et douleur lombaire
Hépatomégalie et rash cutané

Dépilation, gynécomastie et faible volume testiculaire

Explication

Le cours cite comme signes d’hypogonadisme la dépilation, la gynécomastie et un faible volume testiculaire. Ces éléments orientent vers une cause hormonale du trouble.

13. Quelle relation entre testostérone et désir sexuel est la plus juste ?

Le désir augmente proportionnellement à la testostérone à tout niveau
La testostérone n’influence que l’orgasme, pas le désir
En dessous d’un seuil, le désir chute, puis la relation n’est plus proportionnelle
Le désir n’a aucun lien avec la testostérone

En dessous d’un seuil, le désir chute, puis la relation n’est plus proportionnelle

Explication

Le modèle décrit est celui d’un seuil : en dessous, le désir et les comportements sexuels diminuent nettement. Au-dessus, il n’existe pas de proportionnalité simple entre concentration et désir.

14. Quel effet a un antagoniste du GnRH chez des hommes jeunes normaux ?

Un effondrement de la testostérone avec baisse du désir et des fantasmes
Une hausse de la prolactine sans modification sexuelle
Une augmentation de la testostérone et du désir en trois semaines
Une amélioration de l’érection sans effet sur le désir

Un effondrement de la testostérone avec baisse du désir et des fantasmes

Explication

L’administration d’un antagoniste du GnRH fait chuter la testostérone en environ trois semaines et s’accompagne d’une baisse du désir, des fantasmes et de l’excitation. Cela soutient le lien hormonal avec le désir.

15. Quelle dysfonction sexuelle est fréquemment associée à l’hyperprolactinémie ?

Une augmentation de la libido
Une amélioration de la réponse orgasmique
Des troubles du désir, de l’érection et de l’éjaculation
Une hyperfertilité

Des troubles du désir, de l’érection et de l’éjaculation

Explication

L’hyperprolactinémie s’accompagne de troubles sexuels, notamment une baisse du désir, de l’érection et de l’éjaculation. Elle est décrite comme une cause relativement rare mais reconnue.

16. Quel mécanisme explique le plus la hausse de prolactine sous antidopaminergie ?

Une augmentation de l’ocytocine
Une stimulation directe par la dopamine
Un frein tonique levé sur la sécrétion de prolactine
Une inhibition des récepteurs histaminergiques

Un frein tonique levé sur la sécrétion de prolactine

Explication

La dopamine exerce normalement un frein tonique sur la prolactine. Quand l’action dopaminergique est diminuée, la prolactine augmente et la sexualité peut être altérée.

17. Quel médicament est classiquement associé à une hyperprolactinémie et à des effets sexuels indésirables ?

Amoxicilline
Paracétamol
Rispéridone
Salbutamol

Rispéridone

Explication

La rispéridone fait partie des antipsychotiques associés à des effets sexuels et endocriniens, notamment via l’hyperprolactinémie. Le cours mentionne aussi la prise de poids, la galactorrhée et la gynécomastie rare.

18. Quel effet iatrogène est attribué au blocage des récepteurs histaminergiques par certains antipsychotiques ?

La polycythémie
L’hyperthyroïdie
L’augmentation du désir
La sédation

La sédation

Explication

Le cours attribue la sédation des antipsychotiques de première génération au blocage des récepteurs histaminergiques. Cette sédation peut contribuer indirectement aux troubles du désir.

19. Quel facteur psychologique peut signaler une dépression lorsqu’un patient décrit une baisse de désir ?

Une baisse de désir comme symptôme sentinelle
Une absence totale de lien avec l’état psychique
Une hausse constante du désir sexuel
Une libido toujours conservée malgré la dépression

Une baisse de désir comme symptôme sentinelle

Explication

La baisse de désir peut être un symptôme sentinelle d’un état dépressif. Le lien humeur-sexualité n’est pas linéaire et peut varier selon le contexte.

20. Quel principe guide la prise en charge du trouble du désir acquis ?

Traiter l’ensemble des facteurs étiologiques identifiés
Ignorer les facteurs relationnels et traiter seulement les hormones
Commencer directement par une thérapie de couple sans bilan
Se limiter à une explication rassurante

Traiter l’ensemble des facteurs étiologiques identifiés

Explication

Pour un trouble acquis, la prise en charge vise les facteurs identifiés, qu’ils soient biologiques, psychologiques, relationnels ou iatrogènes. La psychosexologie est ajoutée si la réponse est insuffisante.

21. Quelle démarche est prioritaire lorsqu’une autre dysfonction sexuelle primitive est présente ?

Éviter toute discussion de couple
Traiter d’abord la dysfonction primitive
Commencer par une exploration hormonale systématique
Négliger la dysfonction primitive et viser seulement le désir

Traiter d’abord la dysfonction primitive

Explication

Le cours indique qu’il faut traiter d’abord la dysfonction primitive, comme un trouble érectile ou de l’éjaculation. L’amélioration du désir est ensuite recherchée secondairement.

22. Que comprend notamment la restructuration cognitive dans la prise en charge psychosexologique ?

La suppression de tout contact intime
La prescription d’un traitement antibiotique
L’interprétation exclusive des rêves
La correction des fausses croyances et pensées inhibitrices

La correction des fausses croyances et pensées inhibitrices

Explication

La restructuration cognitive cible les croyances erronées, comme l’idée qu’un homme doit toujours avoir envie, et les pensées qui inhibent l’excitation. Elle fait partie de l’approche psychosexologique.

23. Dans l’algorithme de prise en charge, que suggère un trouble du désir acquis situationnel ?

Une absence de lien avec la relation
Une origine exclusivement génétique
Une baisse limitée à un partenaire ou à une relation donnée
Une atteinte touchant tous les partenaires et toutes les situations

Une baisse limitée à un partenaire ou à une relation donnée

Explication

Le trouble acquis situationnel est limité à un partenaire ou à une situation particulière. Cela oriente vers une exploration des facteurs relationnels et contextuels.

24. Quel élément fait partie du temps informatif de la prise en charge psychosexologique ?

La normalisation obligatoire de la fréquence des rapports
L’interdiction de toute activité sexuelle
L’arrêt systématique de toute discussion sur l’anxiété
La sexo-éducation sur les réponses sexuelles et la phase de résolution

La sexo-éducation sur les réponses sexuelles et la phase de résolution

Explication

La psychosexologie comprend un temps de sexo-éducation expliquant les réponses sexuelles et l’impact de la phase de résolution sur le désir. Elle aide aussi à comprendre l’anxiété de performance et les cercles vicieux.

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Désir sexuel — définition ?

Poussée à l’activité sexuelle en vue du plaisir.

Besoin — différence avec désir ?

Besoin : tension comblée immédiatement, désir : reste insatisfait.

Objet du désir — rôle ?

Plaisir recherché ou fantasmé, motive la recherche.

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