Les traitements du cancer comprennent:
Dans le parcours du cancer du sein, une anomalie à la mammographie est suivie d’une échographie, d’un scanner ou d’une IRM, d’une biopsie, du diagnostic, de la chirurgie puis de traitements adjuvants.
Les traitements adjuvants du cancer du sein peuvent comprendre 6 cycles de chimiothérapie sur une durée moyenne de 5 à 6 mois, avec des examens neuropsychologiques avant et après la chimiothérapie.
Anomalie → imagerie → biopsie → diagnostic → chirurgie → traitements
Jusqu’à 75 % des patients rapportent une plainte cognitive pendant ou après la phase des traitements, souvent associée à la fatigue.
Les plaintes cognitives rapportées comprennent: les oublis, les difficultés de concentration, l’augmentation de l’effort et du temps nécessaires, la recherche de mots, les difficultés à suivre une lecture, l’incertitude concernant la prise des médicaments
Les troubles cognitifs sont transitoires chez 70 % des patients, avec une amélioration 1 à 2 ans après la fin de la chimiothérapie, mais ils sont durables chez 20 à 30 % des patients et peuvent parfois persister jusqu’à 20 ans.
Le retentissement concerne:
Le cancer déclenche une réponse immunitaire et des processus inflammatoires qui produisent des cytokines circulantes pouvant avoir des répercussions cognitives et entraîner de la fatigue.
Les facteurs de risque comprennent:
Cancer ou traitement → inflammation et vieillissement cérébral → difficultés cognitives
📌 La plainte cognitive subjective n’est pas toujours confirmée par des scores neuropsychologiques pathologiques, notamment en raison de limites méthodologiques, de facteurs anxiodépressifs ou de la fatigue.
Les fonctions étudiées comprennent:
Six mois après la chimiothérapie, un déclin des fonctions cognitives, notamment de l’apprentissage de mots, était observé chez les patients traités par chimiothérapie mais pas dans les autres groupes.
Plainte subjective ≠ performance pathologique
Les mécanismes neurobiologiques de la chimiothérapie comprennent: la neurotoxicité directe de molécules traversant la barrière hémato-encéphalique, l’inflammation liée aux cytokines, l’accélération du vieillissement cellulaire, l’augmentation du stress oxydatif, la diminution du BDNF
La chimiothérapie peut entraîner une diminution diffuse du volume de substance grise, avec une atrophie persistante dans certaines régions à 1 an et une récupération partielle dans d’autres.
Après chimiothérapie, une hyperactivation cérébrale peut permettre de maintenir des performances cognitives normales, ce qui traduit un phénomène compensatoire associé à une fatigabilité importante.
Des effets cognitifs de la chimiothérapie peuvent encore être observés 10 à 20 ans après son arrêt, notamment avec une baisse de l’activation parahippocampique et pariétale et des performances mnésiques inférieures aux contrôles.
Neurotoxicité et inflammation → atteintes cérébrales → compensation ou déclin cognitif
📌 Le tamoxifène est principalement utilisé chez les patientes non ménopausées, tandis que les anti-aromatases sont principalement utilisés chez les patientes ménopausées.
Tamoxifène avant ménopause, anti-aromatases après ménopause
L’immunothérapie peut entraîner des difficultés cognitives associées à des complications neurologiques comme les encéphalites, avec une stabilisation ou une amélioration après plusieurs mois.
Des difficultés de mémoire de travail, de vitesse de traitement et d’attention peuvent être présentes avant le traitement adjuvant du cancer.
L’étiologie des troubles cognitifs dans les cancers hors système nerveux central est multifactorielle et associe le cancer, les traitements, l’inflammation, le vieillissement cérébral, les facteurs psychologiques et les changements comportementaux.
Les questionnaires utilisés comprennent:
L’ICCTF recommande notamment le HVLT, le TMT et le COWA, tandis que le GREC-ONCO souligne le manque de sensibilité de certains tests et l’importance d’évaluer l’attention divisée, l’attention soutenue et les situations multitâches.
La prise en charge recommande d’informer le patient, d’en parler au médecin ou au clinicien et d’orienter si nécessaire vers un psychologue, un neuropsychologue ou un ergothérapeute.
Les adaptations quotidiennes comprennent:
Informer → orienter → adapter → compenser → réentraîner
Comparaison des traitements et effets cognitifs
| Traitement | Effets cognitifs documentés | Évolution ou particularité |
|---|---|---|
| Chimiothérapie | Déclin, hyperactivation compensatoire, atteintes mnésiques et attentionnelles | Effets possibles à long terme, jusqu’à 20 ans |
| Hormonothérapie | Mémoire épisodique, mémoire de travail, fonctions exécutives, mémoire prospective | Plainte généralement moins importante que sous chimiothérapie |
| Immunothérapie | Difficultés cognitives et complications neurologiques | Stabilisation ou amélioration après plusieurs mois |
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