QCM : Troubles de l'humeur et diagnostic — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est le rôle principal de l’évaluation épidémiologique de l’épisode dépressif caractérisé ?

Déterminer la réponse attendue à un traitement antidépresseur
Différencier une manie d’une hypomanie par la durée des symptômes
Estimer sa fréquence, le profil des personnes touchées et les comorbidités associées
Confirmer la présence d’idées délirantes congruentes à l’humeur

Estimer sa fréquence, le profil des personnes touchées et les comorbidités associées

Explication

L’épidémiologie sert à décrire la fréquence de l’EDC, son âge de survenue, son sex-ratio et les troubles associés. Elle ne permet pas, à elle seule, de poser un diagnostic de psychose ou de choisir un traitement précis.

2. Quelle comparaison décrit le mieux la distinction entre un épisode dépressif majeur et une simple variation passagère de l’humeur ?

L’épisode dépressif majeur se définit surtout par une euphorie marquée et une accélération de la pensée
L’épisode dépressif majeur correspond uniquement à une tristesse sans retentissement fonctionnel
L’épisode dépressif majeur dure au moins deux semaines et représente une rupture avec l’état antérieur
L’épisode dépressif majeur dure quelques heures et fluctue selon les événements de la journée

L’épisode dépressif majeur dure au moins deux semaines et représente une rupture avec l’état antérieur

Explication

Un épisode dépressif majeur se caractérise par une durée d’au moins deux semaines et par une rupture nette avec l’état antérieur. À l’inverse, une variation passagère de l’humeur est transitoire et n’a pas ce caractère pathologique.

3. Quelle est une caractéristique clinique fréquente d’un épisode dépressif unipolaire sévère ?

Une alternance rapide entre manie et dépression au cours de la même semaine
La présence possible d’idées suicidaires et de caractéristiques psychotiques ou mélancoliques
Une euphorie persistante avec augmentation marquée de l’énergie
Une absence totale d’impact sur le sommeil et l’appétit

La présence possible d’idées suicidaires et de caractéristiques psychotiques ou mélancoliques

Explication

Un épisode dépressif sévère peut s’accompagner d’idées suicidaires et parfois de caractéristiques psychotiques ou mélancoliques. Les autres propositions décrivent plutôt un épisode maniaque, un trouble bipolaire ou un tableau sans retentissement clinique.

4. Quelle association d’antidépresseurs correspond le mieux à une action à la fois sérotoninergique et noradrénergique ?

Le Zoloft
Le Prozac
L’imipramine
L’Effexor

L’Effexor

Explication

L’Effexor est cité comme un antidépresseur agissant sur la sérotonine et la noradrénaline. Le Prozac et le Zoloft sont des exemples d’antidépresseurs surtout sérotoninergiques, tandis que l’imipramine est classée parmi les tricycliques.

5. Quelle combinaison définit le trouble bipolaire de type 2 ?

Au moins un épisode maniaque associé à un épisode dépressif majeur
Une alternance d’épisodes dépressifs et d’hypomanies sans épisode dépressif majeur
Au moins deux épisodes dépressifs majeurs séparés par une rémission
Au moins un épisode hypomaniaque associé à un épisode dépressif majeur

Au moins un épisode hypomaniaque associé à un épisode dépressif majeur

Explication

Le trouble bipolaire de type 2 associe au moins un épisode hypomaniaque et un épisode dépressif majeur. Le type 1 exige au moins un épisode maniaque, alors que deux épisodes dépressifs séparés évoquent un trouble unipolaire.

6. Chez un patient dépressif, quelle constatation oriente vers un trouble bipolaire plutôt que vers un trouble bipolaire de type unipolaire ?

Une fatigue associée à une baisse de concentration
Une humeur triste persistante pendant plus de deux semaines
La répétition de seuls épisodes dépressifs majeurs
La présence d’au moins un épisode maniaque ou hypomaniaque

La présence d’au moins un épisode maniaque ou hypomaniaque

Explication

La présence d’au moins un épisode maniaque ou hypomaniaque signe l’orientation bipolaire. Le trouble unipolaire, lui, ne comporte que des épisodes dépressifs.

7. Quel tableau clinique correspond le mieux à un état mélancolique ?

Une tristesse brève réactive à un événement récent sans retentissement fonctionnel
Un ralentissement psychomoteur marqué avec anhédonie totale et insomnie matinale
Une euphorie persistante avec fuite des idées et dépenses inconsidérées
Une alternance rapide entre exaltation et abattement au cours de la journée

Un ralentissement psychomoteur marqué avec anhédonie totale et insomnie matinale

Explication

L’état mélancolique se caractérise par un ralentissement psychomoteur intense, une anhédonie totale et une insomnie matinale. Les autres propositions décrivent plutôt une manie, une réaction émotionnelle transitoire ou une oscillation thymique.

8. Dans l’évolution des troubles bipolaires, quel critère temporel définit un épisode maniaque ?

Une durée d’au moins une semaine, sauf si une hospitalisation est nécessaire
Une durée de moins de deux semaines avec amélioration spontanée
Une durée d’au moins quatre jours avec retentissement social majeur
Une alternance quotidienne entre exaltation et tristesse

Une durée d’au moins une semaine, sauf si une hospitalisation est nécessaire

Explication

L’épisode maniaque doit durer au moins une semaine, sauf s’il impose une hospitalisation. La durée de quatre jours correspond plutôt à l’hypomanie.

9. Quelle conséquence clinique la présence d’au moins un épisode maniaque ou hypomaniaque a-t-elle chez un patient ayant des épisodes dépressifs ?

Elle oriente vers un trouble bipolaire
Elle confirme un trouble dépressif unipolaire
Elle exclut tout trouble de l’humeur
Elle indique uniquement une dysthymie

Elle oriente vers un trouble bipolaire

Explication

La présence d’un épisode maniaque ou hypomaniaque suffit à orienter vers un trouble bipolaire. Le trouble unipolaire, au contraire, ne comporte que des épisodes dépressifs.

10. Quel élément fait partie de la prise en charge psychothérapeutique de la dépression par thérapie cognitivo-comportementale ?

L’isolement prolongé du patient
L’augmentation systématique des doses d’antidépresseurs
La restructuration des pensées dysfonctionnelles
L’arrêt immédiat de toute activité quotidienne

La restructuration des pensées dysfonctionnelles

Explication

La TCC repose sur la restructuration cognitive, qui vise à identifier et modifier les pensées dysfonctionnelles pour améliorer émotions et comportements. Les autres propositions ne correspondent pas à cette approche psychothérapeutique.

11. Qui est crédité de la définition de la thymie comme une disposition affective durable oscillant entre plaisir et douleur ?

Dr Philippe Domenech
J. Delay
Le DSM V
Scheidel et al.

J. Delay

Explication

J. Delay est cité comme l’auteur de la définition de l’humeur ou thymie en tant que disposition affective durable. Les autres propositions renvoient à d’autres éléments du cours, comme l’épidémiologie ou les critères diagnostiques.

12. Quelle caractéristique distingue le trouble dépressif unipolaire par rapport au trouble bipolaire ?

La survenue d’un seul épisode dépressif au cours de la vie
L’alternance d’épisodes maniaques et d’épisodes dépressifs majeurs
La présence obligatoire de symptômes psychotiques à chaque épisode dépressif
La présence exclusive d’épisodes dépressifs, sans épisode maniaque ou hypomaniaque

La présence exclusive d’épisodes dépressifs, sans épisode maniaque ou hypomaniaque

Explication

Le trouble dépressif unipolaire se définit par des épisodes dépressifs répétés, sans antécédent de manie ou d’hypomanie. La présence d’au moins un épisode maniaque ou hypomaniaque oriente au contraire vers un trouble bipolaire.

13. Quel antidépresseur appartient à la classe des antidépresseurs sérotoninergiques et est cité parmi les exemples donnés ?

LITHIUM
ANAFRANIL
HALDOL
SEROPLEX

SEROPLEX

Explication

SEROPLEX est cité comme exemple d’antidépresseur sérotoninergique. Le lithium est un thymorégulateur, tandis que HALDOL est un antipsychotique.

14. Quelle conséquence clinique évoque le plus un état psychotique dans une dépression sévère ?

La présence d'idées délirantes congruentes à l'humeur et d'hallucinations acoustico-verbales
Une humeur simplement triste sans ralentissement psychomoteur
Une agitation isolée avec insomnie sans idées délirantes
Une alternance rapide entre euphorie et dépression

La présence d'idées délirantes congruentes à l'humeur et d'hallucinations acoustico-verbales

Explication

L’état psychotique dans la dépression se manifeste par des idées délirantes congruentes à l’humeur, des hallucinations acoustico-verbales et parfois un syndrome de Cotard. Les autres propositions décrivent soit une dépression non psychotique, soit un tableau maniaque ou mixte.

15. Quel ensemble de critères permet de poser le diagnostic d’un épisode dépressif majeur chez un patient présentant une tristesse persistante ?

Une humeur dépressive ou une anhédonie pendant au moins deux semaines, associée à au moins trois symptômes additionnels et à une rupture avec l’état antérieur
Une alternance rapide d’euphorie et d’irritabilité sur quelques jours, avec réduction du sommeil
Une tristesse expliquée par une pathologie somatique, sans retentissement clinique particulier
Une humeur triste de courte durée, avec fatigue isolée et sans modification du fonctionnement habituel

Une humeur dépressive ou une anhédonie pendant au moins deux semaines, associée à au moins trois symptômes additionnels et à une rupture avec l’état antérieur

Explication

Le diagnostic repose sur une humeur dépressive ou une anhédonie durant au moins deux semaines, avec au moins trois symptômes associés et une rupture nette avec l’état antérieur. Les autres propositions omettent la durée, le nombre de symptômes ou confondent avec un autre tableau clinique.

16. Quel est l’objectif principal de la démarche médicale devant un trouble dépressif ou bipolaire ?

Éliminer une cause somatique pouvant expliquer les symptômes
Déterminer uniquement la présence d’antécédents familiaux psychiatriques
Classer le patient selon la gravité sociale de ses difficultés
Confirmer d’emblée un trouble de l’humeur sans bilan complémentaire

Éliminer une cause somatique pouvant expliquer les symptômes

Explication

La démarche médicale commence par l’exclusion d’une origine physique ou organique grâce à l’examen clinique et au bilan biologique. Cela permet de ne pas méconnaître une cause somatique pouvant mimer ou aggraver la dépression ou la manie.

17. Chez un patient présentant des symptômes dépressifs, quel raisonnement clinique permet d’appliquer le concept d’étiologie multifactorielle pour orienter la démarche diagnostique ?

Conclure à une origine unique uniquement si les symptômes durent plus de deux semaines
Réserver l’analyse étiologique aux seuls antécédents familiaux de trouble bipolaire
Rechercher l’interaction entre vulnérabilité génétique, facteurs environnementaux et déclencheurs biologiques ou psychosociaux
Attribuer d’emblée l’épisode à une cause psychiatrique pure sans bilan complémentaire

Rechercher l’interaction entre vulnérabilité génétique, facteurs environnementaux et déclencheurs biologiques ou psychosociaux

Explication

L’étiologie des troubles dépressifs et bipolaires repose sur une interaction entre facteurs génétiques, neurodéveloppementaux et environnementaux, avec des déclencheurs comme le stress ou les toxiques. Cette approche guide la recherche de causes et de facteurs favorisants plutôt qu’une explication unique.

18. Selon la définition de J. Delay, à quoi correspond la thymie ?

Une réaction émotionnelle exclusivement liée aux troubles psychotiques
Une disposition affective durable donnant une tonalité agréable ou désagréable aux états d’âme
Une variation brève et normale de l’humeur liée aux événements quotidiens
Un état de tristesse intense limité aux épisodes dépressifs majeurs

Une disposition affective durable donnant une tonalité agréable ou désagréable aux états d’âme

Explication

La thymie est définie par J. Delay comme une disposition affective stable et durable, oscillant entre plaisir et douleur. Les variations brèves de l’humeur sont au contraire physiologiques et transitoires.

19. Quelle conséquence diagnostique a l’absence d’antécédent d’épisode maniaque ou hypomaniaque chez un patient présentant des épisodes dépressifs répétés ?

Elle exclut toute pathologie de l’humeur
Elle impose un diagnostic de trouble bipolaire de type 1
Elle confirme un état mélancolique
Elle oriente vers un trouble dépressif unipolaire

Elle oriente vers un trouble dépressif unipolaire

Explication

En l’absence d’épisode maniaque ou hypomaniaque, un patient ayant des épisodes dépressifs répétés relève d’un trouble dépressif unipolaire. La présence d’au moins un épisode maniaque ou hypomaniaque serait au contraire en faveur d’un trouble bipolaire.

20. Quelle approche psychothérapeutique vise à identifier puis modifier les pensées dysfonctionnelles pour améliorer les émotions et les comportements dans la dépression ?

La cure de sommeil associée à l’isolement sensoriel
La relaxation analytique centrée sur l’expression libre
La thérapie d’exposition prolongée aux souvenirs douloureux
La restructuration cognitive dans la thérapie cognitivo-comportementale

La restructuration cognitive dans la thérapie cognitivo-comportementale

Explication

La restructuration cognitive est l’outil central de la TCC : elle cible les pensées dysfonctionnelles afin d’agir sur l’humeur et les comportements. Les autres propositions ne correspondent pas à l’approche décrite pour la dépression.

21. Que désigne la thymie dans la définition proposée par J. Delay ?

Un état d’excitation psychomotrice avec fuite des idées
Une disposition affective durable qui donne une tonalité agréable ou désagréable aux états d’âme
Une perte durable de la mémoire affective et des repères émotionnels
Une variation brève et normale de l’humeur en réponse à un événement

Une disposition affective durable qui donne une tonalité agréable ou désagréable aux états d’âme

Explication

La thymie est définie par J. Delay comme une disposition affective stable et durable, oscillant entre plaisir et douleur. Elle se distingue des variations spontanées de l’humeur, qui sont transitoires et physiologiques.

22. Qu’est-ce qui caractérise l’étiologie des troubles dépressifs et bipolaires sur le plan général ?

Une interaction complexe entre facteurs génétiques et facteurs environnementaux
Un déficit isolé en sérotonine sans influence externe
Une maladie uniquement provoquée par des lésions cérébrales visibles
Une origine exclusivement liée à un traumatisme psychologique unique

Une interaction complexe entre facteurs génétiques et facteurs environnementaux

Explication

L’étiologie repose sur une interaction gène-environnement, où des vulnérabilités génétiques se combinent à des facteurs environnementaux comme le stress. Les autres propositions réduisent à tort l’origine à une seule cause.

23. Quelle prévalence de l’épisode dépressif majeur est indiquée pour la population générale ?

Entre 40 et 50 %
Autour de 5 %
Environ 1 %
Entre 20 et 30 %

Entre 20 et 30 %

Explication

La prévalence indiquée pour l’épisode dépressif majeur en population générale est de 20 à 30 %. Les autres chiffres proposés ne correspondent pas aux données données dans le cours.

24. À quel moment la démarche médicale doit-elle commencer dans l’évaluation d’un trouble dépressif ou bipolaire ?

Après l’identification d’une cause somatique ou organique
Après la mise en route du traitement antidépresseur
Par l’évaluation exclusive des antécédents familiaux
Par la recherche prioritaire d’un épisode maniaque ancien

Après l’identification d’une cause somatique ou organique

Explication

La démarche médicale débute par l’élimination systématique des causes somatiques, avant de conclure à un trouble psychiatrique. Cela permet d’écarter des causes organiques qui peuvent mimer ou aggraver les symptômes.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 24 flashcards sur Troubles de l'humeur et diagnostic.

Trouble dépressif unipolaire — définition ?

Au moins deux épisodes dépressifs séparés, sans manie.

Épisode dépressif majeur — durée ?

Au moins deux semaines.

Trouble unipolaire — caractéristique ?

Uniquement épisodes dépressifs, pas maniaques.

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