Fiche de révision : Vieillissement, Pathologies et Prévention

Plan du Cours

  1. Définition vieillissement
  2. Pathologies liées au vieillissement
  3. Facteurs de risque et protection
  4. Résilience et bien vieillir
  5. Évaluation de l'autonomie
  6. Troubles neurocognitifs majeurs
  7. Troubles neurocognitifs mineurs
  8. Maladie d’Alzheimer
  9. Troubles fronto-temporaux

1. Définition vieillissement

Notions clés & Définitions

Vieillissement : Selon le contenu source, le vieillissement désigne l'ensemble des changements physiques, physiologiques, cognitifs, psychologiques et biologiques qui se produisent au fil du temps à mesure qu'une personne vieillit. Il s'agit d'un processus naturel de la vie, non une pathologie. AUTEUR (pas de référence spécifique) : le vieillissement est un processus naturel.

Processus naturel : Le vieillissement est considéré comme un phénomène inhérent à la vie humaine, sans lien direct avec une maladie ou une pathologie. Il ne doit pas être confondu avec une condition pathologique.

Changements physiologiques : Ce sont les modifications corporelles et organiques qui interviennent avec l'âge, telles que la diminution de la masse musculaire ou la fragilité.

Changements cognitifs : Ce terme concerne les modifications des fonctions mentales, comme la mémoire ou l'attention, pouvant apparaître avec l'âge mais sans nécessairement constituer une pathologie.

Changements psychologiques : Incluent les modifications dans le vécu émotionnel, la perception de soi, ou l’adaptation psychique au fil du temps.

Facteurs génétiques et environnementaux : Ces facteurs influencent le processus de vieillissement. Les facteurs génétiques déterminent en partie la vitesse et la nature des changements, tandis que l’environnement et le mode de vie peuvent également jouer un rôle significatif.

Points essentiels

Le vieillissement est un processus naturel, non une pathologie, qui englobe une multitude de changements multidimensionnels. Il comprend des modifications physiques, cognitifs, psychologiques et biologiques, influencées par des facteurs génétiques, environnementaux et de mode de vie. L'OMS définit généralement l'âge "âgé" à partir de 60-65 ans, mais le vieillissement cérébral peut commencer dès la trentaine. Bien que le vieillissement augmente la susceptibilité à certaines pathologies, il ne les cause pas directement.

À retenir

Le vieillissement est un processus naturel, multidimensionnel, influencé par divers facteurs, et distinct des maladies, même s'il peut augmenter la vulnérabilité à certaines pathologies.

2. Pathologies liées au vieillissement

Notions clés & Définitions

Sarcopénie

  • AUTEUR : voir section 1

Ostéoporose
AUTEUR (date) : maladie caractérisée par une diminution de la densité osseuse, entraînant une fragilité accrue des os et un risque élevé de fractures, surtout chez les personnes âgées.

Hypertension
AUTEUR (date) : élévation chronique de la pression artérielle, fréquemment observée chez les personnes âgées, augmentant le risque de maladies cardiovasculaires.

Maladies bucco-dentaires
AUTEUR (date) : troubles affectant la cavité orale, tels que caries, gingivites ou parodontites, dont la prévalence augmente avec l’âge, impactant la nutrition et la qualité de vie.

Pathologies neurologiques
AUTEUR (date) : maladies affectant le système nerveux central ou périphérique, telles que la maladie d’Alzheimer ou la maladie de Parkinson, souvent associées au vieillissement.

Pathologies psychiatriques
AUTEUR (date) : troubles psychiques comme la dépression ou l’anxiété, dont la fréquence augmente avec l’âge, pouvant aggraver le déclin cognitif et la qualité de vie.

Points essentiels

Le vieillissement est associé à des pathologies sensorielles, motrices, organiques et cérébrales. Ces affections peuvent augmenter le risque de troubles neurocognitifs majeurs, tels que la démence.
Le terme "démence" n’est plus utilisé dans le DSM-5, remplacé par "trouble neurocognitif majeur", qui correspond à une réduction significative et évolutive des capacités cognitives dans plusieurs domaines (attention, mémoire, fonctions exécutives, langage, cognition sociale). Ce déclin interfère avec l’autonomie et la capacité à réaliser les tâches quotidiennes.
Les pathologies liées au vieillissement sont multiples, touchant divers systèmes organiques, notamment le cerveau, le système musculosquelettique, le système vasculaire et la cavité buccale.
Le nombre de personnes atteintes de troubles neurocognitifs majeurs est en augmentation, avec une prévalence mondiale importante et un coût économique considérable. La maladie d’Alzheimer est la cause la plus fréquente, représentant 60 à 70 % des cas.
Les facteurs de risque modifiables jouent un rôle clé : 45 % des troubles neurocognitifs majeurs pourraient être évités en agissant sur ces facteurs. Chez l’adulte, la consommation d’alcool, le régime méditerranéen et les activités cognitives sont protecteurs ; chez les seniors, l’absence de difficultés financières, la pratique d’activités de loisirs, le bien-être émotionnel et une alimentation saine sont également bénéfiques.
La prévention passe par une approche de vie saine dès le début de la vie, en surveillant et en agissant sur les facteurs de risque et de protection pour favoriser un vieillissement réussi, caractérisé par l’autonomie et une bonne qualité de vie, en s’appuyant sur la résilience, processus dynamique d’adaptation face à l’adversité.

À retenir

Le vieillissement s’accompagne de multiples pathologies qui affectent divers systèmes, augmentant le risque de troubles neurocognitifs majeurs. La prévention et la gestion des facteurs de risque modifiables sont essentielles pour favoriser un vieillissement réussi et maintenir l’autonomie.

3. Facteurs de risque et protection

Notions clés & Définitions

Facteurs de risque modifiables
Ce sont des éléments ou comportements qui augmentent la probabilité de développer des troubles neurocognitifs majeurs, mais sur lesquels il est possible d’agir pour réduire ce risque. La prévention repose donc sur la modification de ces facteurs tout au long de la vie.

Facteurs de protection
Ce sont des éléments ou comportements qui diminuent la probabilité de survenue de troubles neurocognitifs majeurs. Ils interviennent tout au long de la vie pour préserver la santé cognitive, notamment chez les adultes et les seniors.

Régime méditerranéen
Il s’agit d’un régime alimentaire caractérisé par une consommation élevée de fruits, légumes, céréales complètes, huile d’olive, poissons, et une consommation modérée d’alcool, principalement du vin. Chez les adultes, ce régime est considéré comme un facteur protecteur contre le déclin cognitif.

Activités cognitives
Ce sont des activités qui sollicitent le cerveau, telles que la lecture, les jeux de mémoire, ou tout exercice stimulant les fonctions cognitives. Chez les seniors, la pratique régulière d’activités cognitives contribue à protéger contre le déclin.

Bien-être émotionnel
Il désigne un état psychologique positif, incluant la gestion efficace du stress, l’absence de dépression ou d’anxiété, et un sentiment général de satisfaction. Chez les seniors, le bien-être émotionnel est un facteur protecteur contre le déclin cognitif.

Perspective lifespan
Ce concept souligne que les facteurs de risque et de protection interviennent tout au long de la vie, dès l’enfance, et que la prévention doit être continue pour optimiser le vieillissement cognitif.

Points essentiels

  • 45 % des troubles neurocognitifs majeurs pourraient être évités en agissant sur les facteurs de risque modifiables, ce qui souligne l’importance d’une prévention dès le plus jeune âge.
  • Les facteurs de risque et de protection ne se limitent pas à l’âge adulte ou à la vieillesse, ils interviennent tout au long de la vie, dès l’enfance, pour favoriser un vieillissement réussi.
  • Chez les adultes, une faible consommation d’alcool et un régime méditerranéen sont identifiés comme des facteurs protecteurs, contribuant à réduire le risque de déclin cognitif.
  • Chez les seniors, l’absence de difficultés financières, la pratique de loisirs, et un bon bien-être émotionnel jouent un rôle clé dans la protection contre le déclin cognitif.

À retenir

Agir sur les facteurs modifiables tout au long de la vie, notamment par une alimentation saine, des activités cognitives régulières, et un bon bien-être émotionnel, est essentiel pour prévenir les troubles neurocognitifs liés au vieillissement.

4. Résilience et bien vieillir

Notions clés & Définitions

Résilience
Processus dynamique d’adaptation positive face à l’adversité liée à l’âge. Elle permet de faire face aux défis du vieillissement, en mobilisant des ressources personnelles et environnementales pour maintenir ou retrouver un fonctionnement optimal.

Vieillissement réussi
Concept selon lequel une personne maintient une bonne qualité de vie malgré la présence éventuelle de maladies ou limitations fonctionnelles. La coexistence de ces éléments n’empêche pas un vieillissement considéré comme réussi si la personne conserve autonomie, bien-être et participation sociale.

Adaptation positive
Capacité à ajuster ses comportements, ses stratégies ou ses ressources pour faire face efficacement aux changements ou difficultés liés au vieillissement, favorisant ainsi un maintien du fonctionnement et du bien-être.

Thérapies corps-esprit
Approches thérapeutiques combinant techniques physiques et mentales, telles que la méditation, le yoga ou la relaxation, visant à améliorer la résilience en renforçant la gestion du stress, la santé mentale et physique.

Psychologie positive
Domaine de la psychologie qui s’intéresse aux facteurs favorisant le bien-être, la satisfaction de vie et la résilience. Elle met en avant l’importance des ressources internes, des émotions positives et des interactions sociales pour un vieillissement réussi.

Interactions sociales
Relations et échanges avec l’entourage, qui jouent un rôle crucial dans le développement de la résilience. Elles apportent soutien, stimulation cognitive et sentiment d’appartenance, contribuant à une adaptation positive face aux défis du vieillissement.

Points essentiels

  • La résilience est un processus dynamique d’adaptation positive face à l’adversité liée à l’âge. Elle n’est pas un trait figé, mais peut être améliorée par des actions concrètes.
  • Un vieillissement réussi peut coexister avec des maladies et limitations fonctionnelles. La clé réside dans la capacité à maintenir un niveau satisfaisant d’autonomie, de participation sociale et de bien-être malgré ces contraintes.
  • La résilience peut être renforcée par des thérapies corps-esprit, activités physiques, psychothérapies et interactions sociales. Ces interventions favorisent la gestion du stress, la stimulation cognitive et le maintien des ressources personnelles.
  • La résilience n’est pas innée ou fixe ; elle peut être apprise, entraînée et développée tout au long de la vie, permettant ainsi d’améliorer la qualité de vie malgré les défis du vieillissement.

À retenir

La résilience, en tant que levier essentiel, permet de maintenir une qualité de vie et une capacité d’adaptation face aux défis du vieillissement, en mobilisant des ressources variées et en favorisant une adaptation positive.

5. Évaluation de l'autonomie

Notions clés & Définitions

Grille AGGIR : Outil d’évaluation standardisée permettant de mesurer le niveau de perte d’autonomie d’une personne. Elle attribue un score allant de 1 (dépendant) à 6 (autonome), en se basant sur l’analyse de plusieurs domaines de la vie quotidienne.

Groupe Iso-Ressources (GIR) : Catégorie déterminée par le médecin, en collaboration avec les aidants et les soignants, qui résulte de la grille AGGIR. Elle reflète le degré d’autonomie ou de dépendance d’un individu. Le GIR a une importance à la fois médicale et financière.

Activités de vie courante : Ensemble des tâches essentielles à la vie quotidienne, telles que se laver, s’habiller, manger, se déplacer, etc. Leur évaluation permet de mesurer l’autonomie de base.

Activités instrumentales (IADL) : Tâches plus complexes nécessaires à la gestion autonome du quotidien, comme faire les courses, gérer les finances, préparer les repas ou utiliser les transports. Leur capacité à réaliser ces activités indique le niveau d’autonomie fonctionnelle.

Score d’autonomie : Résultat quantitatif obtenu à partir de l’évaluation des activités de vie courante et instrumentales, qui permet de déterminer le degré de dépendance ou d’autonomie d’une personne.

Points essentiels

La grille AGGIR permet d’évaluer le niveau de perte d’autonomie de 1 (dépendant) à 6 (autonome). Le GIR est déterminé par le médecin en collaboration avec les aidants et les soignants, et il joue un rôle crucial à la fois dans la prise en charge médicale et dans le cadre des aides financières. Les activités instrumentales (IADL) évaluent la capacité à gérer des tâches complexes de la vie quotidienne, essentielles pour une vie autonome. Le score 0 indique une autonomie pour une activité, tandis que le score 1 indique une dépendance.

À retenir

L’évaluation précise de l’autonomie via des grilles standardisées, comme la grille AGGIR, guide la prise en charge médicale et sociale en déterminant le GIR, qui reflète le degré de dépendance ou d’autonomie d’une personne.

6. Troubles neurocognitifs majeurs

Notions clés & Définitions

Trouble neurocognitif majeur : Il s'agit d'un déclin cognitif acquis, significatif et évolutif dans un ou plusieurs domaines, qui interfère avec l'autonomie et les activités quotidiennes. Ce déclin est caractérisé par une perte notable des fonctions cognitives par rapport au niveau antérieur, nécessitant souvent une assistance pour les tâches courantes. Il n'est pas expliqué par des troubles psychiatriques ou psychotiques.

Déclin cognitif significatif : Perte importante des capacités cognitives, mesurée par des déficits objectifs dans un ou plusieurs domaines, tels que la mémoire, le langage, les fonctions exécutives, ou visuospatiales, qui altère la capacité à fonctionner de manière autonome.

Interférence avec autonomie : La présence du trouble entraîne des difficultés à réaliser seul les activités de la vie quotidienne, compromettant la capacité à vivre de façon indépendante.

DSM-5 : Classification diagnostique qui définit le trouble neurocognitif majeur comme un déclin cognitif marqué, nécessitant une assistance pour les activités quotidiennes, sans lien avec des troubles psychiatriques ou psychotiques.

Causes multiples : La majorité des troubles neurocognitifs majeurs ont des origines diverses, parmi lesquelles la maladie d’Alzheimer est la cause la plus fréquente, représentant 60-70 % des cas. D’autres causes incluent des pathologies neurodégénératives, vasculaires, ou encore des causes mixtes.

Points essentiels

Le trouble neurocognitif majeur correspond à un déclin cognitif acquis, significatif et évolutif dans un ou plusieurs domaines. Ce déclin interfère avec l’autonomie et les activités quotidiennes, rendant difficile la réalisation des tâches courantes sans assistance. Il n’est pas expliqué par des troubles psychiatriques ou psychotiques, ce qui permet de distinguer ce trouble d’autres pathologies mentales. La maladie d’Alzheimer constitue la cause la plus fréquente, responsable de 60 à 70 % des cas. En 2021, on estimait que 57 millions de personnes dans le monde étaient atteintes de troubles neurocognitifs majeurs, soulignant leur importance en santé publique. La progression de ces troubles est souvent graduelle, avec un profil typique, mais peut aussi présenter des formes atypiques ou des étiologies mixtes.

À retenir

Les troubles neurocognitifs majeurs représentent un déclin cognitif sévère impactant l’autonomie, avec des causes variées, la plus fréquente étant la maladie d’Alzheimer.

7. Troubles neurocognitifs mineurs

Notions clés & Définitions

Trouble neurocognitif mineur (MCI) : Déclin cognitif léger, plus sévère que le vieillissement normal, pouvant précéder un trouble neurocognitif majeur mais sans entraîner une perte d’autonomie significative. Gorno-Tempini et al (2011) : mentionne que le trouble neurocognitif mineur correspond à un déclin cognitif léger, plus marqué que le vieillissement normal, mais sans impact majeur sur la vie quotidienne.

Déclin cognitif léger : Altération modérée des fonctions cognitives, supérieure à celle attendue du vieillissement normal, mais ne compromettant pas encore l’autonomie. Correspond au trouble neurocognitif mineur.

Plaintes cognitives : Manifestations rapportées par la personne ou son entourage concernant des difficultés de mémoire ou autres fonctions cognitives, sans déficit objectivement mesurable lors de l’évaluation.

Fragilité cognitive : Diminution des réserves physiologiques du cerveau chez la personne âgée, caractérisée par une vulnérabilité accrue face aux stress ou aux pathologies, pouvant favoriser la transition vers un trouble neurocognitif majeur ou la démence.

Transition vers démence : Passage progressive du trouble neurocognitif mineur à une démence, lorsque le déclin cognitif s’intensifie, entraîne une perte d’autonomie et des déficits cognitifs plus sévères.

Points essentiels

Le trouble neurocognitif mineur correspond à un déclin cognitif léger, plus sévère que le vieillissement normal. Il peut précéder un trouble neurocognitif majeur, mais n’entraîne pas encore une perte d’autonomie significative. La plainte cognitive isolée désigne une plainte rapportée sans déficit cognitif objectivé lors de l’évaluation. La fragilité cognitive désigne une diminution des réserves physiologiques chez la personne âgée, augmentant la vulnérabilité face aux stress et pouvant favoriser la transition vers une démence.

À retenir

Les troubles neurocognitifs mineurs représentent un stade intermédiaire crucial entre vieillissement normal et démence, nécessitant une vigilance particulière pour prévenir ou retarder la progression vers une perte d’autonomie.

8. Maladie d’Alzheimer

Notions clés & Définitions

Maladie d’Alzheimer : La maladie d’Alzheimer est la cause la plus fréquente de troubles neurocognitifs majeurs. Elle se caractérise par une progression neurodégénérative qui altère principalement la mémoire et d’autres fonctions cognitives.

Atrophie hippocampique : L’atrophie hippocampique désigne la réduction du volume de l’hippocampe, une structure cérébrale essentielle pour la mémoire épisodique. Elle est une caractéristique clé de la maladie d’Alzheimer.

Troubles de la mémoire épisodique : Ces troubles concernent la difficulté à se rappeler des événements spécifiques, personnels, qui constituent la mémoire autobiographique. La mémoire épisodique est particulièrement affectée dans la maladie d’Alzheimer.

Réserve cognitive : La réserve cognitive désigne la capacité du cerveau à compenser les lésions cérébrales grâce à des mécanismes de plasticité. Elle permet de moduler l’expression des symptômes malgré la présence de lésions.

Neuroimagerie : La neuroimagerie regroupe les techniques d’imagerie cérébrale permettant d’identifier les atrophies caractéristiques de la maladie d’Alzheimer, notamment l’atrophie de l’hippocampe.

Points essentiels

La maladie d’Alzheimer constitue la cause la plus fréquente de troubles neurocognitifs majeurs, impliquant une dégénérescence progressive du cerveau. Elle se distingue par une atrophie de l’hippocampe, responsable des troubles de la mémoire épisodique, qui est une perte de la capacité à se remémorer des événements personnels précis. La réserve cognitive joue un rôle crucial en permettant de compenser ces déficits, même en présence de lésions cérébrales importantes. La neuroimagerie est un outil clé pour repérer ces atrophies cérébrales caractéristiques, facilitant le diagnostic. Un haut niveau d’éducation ou d’activités intellectuelles peut renforcer cette réserve cognitive, contribuant à une meilleure gestion des symptômes malgré la progression de la maladie.

À retenir

La maladie d’Alzheimer illustre comment les lésions cérébrales, notamment l’atrophie hippocampique, interagissent avec la réserve cognitive pour influencer l’apparition et la gravité des symptômes.

9. Troubles fronto-temporaux

Notions clés & Définitions

Dégénérescence fronto-temporale (DFT) : La DFT est une maladie neurodégénérative affectant principalement les lobes frontaux et temporaux du cerveau, se manifestant par des troubles du comportement, des fonctions exécutives et parfois par des troubles du langage. Elle constitue une cause majeure de troubles neurocognitifs majeurs, distincte de la maladie d’Alzheimer.

Atteinte préfrontale : Désigne une lésion ou une dysfonction des régions frontales du cerveau, impliquée dans la régulation du comportement, de la planification, de l’initiative et de l’inhibition. Elle est souvent à l’origine des troubles du comportement et des dysfonctionnements exécutifs observés dans la DFT.

Troubles du comportement : Manifestations cliniques telles que modifications de l’humeur, impulsivité, apathie, comportements sociaux inappropriés ou idées délirantes, souvent liés à l’atteinte des régions frontales.

Dysfonction exécutive : Altération des fonctions cognitives supérieures permettant la planification, la flexibilité mentale, l’inhibition et la gestion des tâches complexes. Elle est fréquemment observée dans la DFT en raison de l’atteinte du cortex préfrontal.

Langage : Fonction cognitive impliquant la production et la compréhension du langage. La DFT peut entraîner des troubles du langage selon la localisation précise des lésions, notamment une réduction ou une altération de la fluidité verbale.

Points essentiels

La dégénérescence fronto-temporale affecte principalement les lobes frontaux et temporaux du cerveau, régions essentielles pour la régulation du comportement, la cognition et le langage. Elle se manifeste par des troubles du comportement, tels que modifications de l’humeur, impulsivité, apathie ou comportements sociaux inappropriés, ainsi que par des dysfonctionnements exécutifs, notamment des difficultés à planifier, à s’adapter ou à inhiber des réponses. La présence de troubles du langage dépend de la localisation précise des lésions, pouvant entraîner une réduction de la fluidité ou des troubles de la communication. La DFT est une cause importante de troubles neurocognitifs majeurs, distincte de la maladie d’Alzheimer, soulignant l’importance des régions frontales dans le comportement et les fonctions exécutives.

À retenir

Les troubles fronto-temporaux illustrent l’importance cruciale des régions frontales dans la régulation du comportement et des fonctions exécutives, avec des manifestations cliniques variées selon la localisation des lésions.

Tableaux de Synthèse

ThèmeNotions clésFacteurs de risqueFacteurs de protectionAuteur / Référence
Définition vieillissementProcessus naturel, changements multidimensionnels (physiques, cognitifs, psychologiques, biologiques)--Non spécifié
Pathologies liées au vieillissementSarcopénie, ostéoporose, hypertension, maladies bucco-dentaires, pathologies neurologiques et psychiatriquesFacteurs génétiques, environnementaux, mode de vieActivités cognitives, alimentation saine, bien-être émotionnelNon spécifié
Facteurs de risque et protectionRisques modifiables : alcool, régime alimentaire, activité cognitive, stressFaible activité physique, mauvaise alimentation, troubles psychologiquesRégime méditerranéen, activités cognitives régulières, bien-être émotionnelNon spécifié

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre vieillissement naturel et pathologie : le vieillissement n’est pas une maladie mais un processus multidimensionnel.
  2. Assimiler troubles neurocognitifs majeurs à la démence : le DSM-5 utilise désormais le terme "trouble neurocognitif majeur".
  3. Sous-estimer l’impact des facteurs modifiables : 45 % des troubles pourraient être évités en agissant sur ces facteurs.
  4. Confondre facteurs de risque et facteurs de protection : ils ont des effets opposés sur la santé cognitive.
  5. Croire que seul l’âge avancé cause ces pathologies : d’autres facteurs comme le mode de vie jouent un rôle clé.
  6. Négliger la prévention dès l’enfance : la perspective lifespan montre l’importance d’agir tôt.
  7. Confondre maladies liées au vieillissement avec le processus naturel du vieillissement.

Checklist Examen

  1. Connaître la définition du vieillissement selon le contenu fourni.
  2. Savoir distinguer le vieillissement naturel des pathologies associées.
  3. Identifier les principales pathologies liées au vieillissement (sarcopénie, ostéoporose, hypertension, maladies neurologiques).
  4. Comprendre la différence entre trouble neurocognitif majeur et démence selon le DSM-5.
  5. Connaître les facteurs de risque modifiables et leur impact potentiel (ex: alcool, alimentation).
  6. Maîtriser les facteurs de protection tels que le régime méditerranéen et les activités cognitives.
  7. Savoir que 45 % des troubles neurocognitifs majeurs pourraient être évités par la prévention.
  8. Connaître l’importance du bien-être émotionnel comme facteur protecteur chez les seniors.
  9. Être capable d’expliquer le concept de résilience et son rôle dans le vieillissement réussi.
  10. Connaître les principales pathologies neurocognitives (Alzheimer, troubles fronto-temporaux).
  11. Savoir que la prévention doit intervenir tout au long de la vie (perspective lifespan).
  12. Connaître les auteurs ou références clés mentionnés dans le contenu (ex: absence spécifique d’auteurs précis).

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1. Quelle est la relation entre le vieillissement et les pathologies selon le contenu ?

2. Qui a formulé la grille AGGIR, outil d’évaluation de l’autonomie, selon le contenu fourni ?

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Vieillissement — définition ?

Processus naturel de changements multidimensionnels avec l'âge

Pathologies liées au vieillissement ?

Sarcopénie, ostéoporose, hypertension, maladies neurologiques et psychiatriques

Facteurs de risque modifiables ?

Alcool, alimentation, activité cognitive, stress

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