Fiche de révision : Voies transmucosales : principes et applications

Plan du Cours

  1. Voie transmucosale et modes d’action associés
  2. Voie perlinguale et sublinguale : avantages et limites
  3. Comprimés et pastilles à sucer perlinguaux
  4. Gommes à mâcher et pulvérisations sublinguales
  5. Voie buccopharyngée : formes solides et semi-solides
  6. Préparations ophtalmiques : stérilité et exigences des collyres
  7. Solutions de lavage ophtalmique et inserts ophtalmiques
  8. Pommades et gels ophtalmiques : intérêt et administration
  9. Voies respiratoires : granulométrie et dispositifs d’inhalation
  10. Préparations liquides par nébuliseur et choix du dispositif
  11. Préparations par inhalateur doseur pressurisé : fonctionnement
  12. Voie rectale : suppositoires et règles de conformité

1. Voie transmucosale et modes d’action associés

Notions clés & Définitions

  • Voie transmucosale : Voie d’administration où le médicament est appliqué sur une muqueuse et traverse celle-ci pour atteindre les tissus cibles.
  • Voie sublinguale : Voie d’administration dans la cavité buccale où le médicament diffuse à travers la muqueuse sous la langue.
  • Voie perlinguale : Voie d’administration dans la cavité buccale où le médicament diffuse à travers les muqueuses pour être absorbé.
  • Voie buccopharyngée : Voie d’administration via la cavité buccale et le pharynx, avec des préparations buccales destinées à une action locale ou systémique.
  • Voie oculaire : Voie d’administration par l’œil utilisant des préparations ophtalmiques stériles pour une action locale.

Points essentiels

  • Voie sublinguale et voie perlinguale donnent une action systémique car la muqueuse buccale est richement vascularisée et le PA passe rapidement dans le sang.
  • La voie perlinguale et la voie sublinguale évitent l’effet de premier passage hépatique, ce qui améliore la biodisponibilité par rapport à une forme orale.
  • La voie perlinguale et la voie sublinguale sont plus rapides qu’une forme orale car l’absorption se fait directement via la muqueuse buccale.
  • L’administration per/sublinguale limite la dégradation du PA par les sucs gastriques et intestinaux.
  • Inconvénients per/sublinguale : goût/odeur parfois désagréables, diffusion incertaine avec risque d’être avalé, et observance plus difficile (contrainte de temps et de manipulation).
  • Voie buccopharyngée : préparations buccales à action systémique ou locale selon la forme et l’objectif thérapeutique.

Astuce mémo

Per/Sous = Pas de premier passage : muqueuse riche → sang vite.

2. Voie perlinguale et sublinguale : avantages et limites

Notions clés & Définitions

  • Voie perlinguale : Voie d’administration où le médicament agit de façon systémique après passage à travers la muqueuse de la cavité buccale, notamment entre joue et gencive.
  • Voie sublinguale : Voie d’administration où le médicament agit de façon systémique après passage à travers la muqueuse sous la langue.
  • Comprimé gingival : Forme galénique destinée à être placée entre la joue et la gencive pour une dissolution au contact de la muqueuse et une action systémique.
  • Film buccogingival : Film mince adhérant à la muqueuse buccale, conçu pour se dissoudre rapidement et libérer une dose unitaire à action systémique.
  • Gomme à mâcher perlinguale : Préparation solide contenant une dose unitaire, à mâcher sans avaler, pour libérer le principe actif via la muqueuse buccale.

Points essentiels

  • La pastille à sucer NICOPASS se dissout en ~30 min et doit être déplacée d’un côté à l’autre de la bouche, sans croquer ni avaler la pastille entière.
  • EFFENTORA (fentanyl) se place entre la joue et la gencive près d’une molaire et se dissout en 15 à 25 min, sans sucer, mâcher ni avaler.
  • ACTIQ (fentanyl) doit être dissous en ~15 min en frottant l’applicateur contre la joue et en tournant souvent l’applicateur, sans sucer ni mâcher (risque de baisse de libération).
  • Les films buccogingivaux (ex. BREAKYL) sont bi-couches : la face rose contient l’actif et la face blanche limite la libération dans la salive pour réduire la déglutition.
  • BREAKYL : placer le film avec la face rose en contact uniforme, appuyer ≥5 s jusqu’à adhérence, dissolution complète en 15 à 30 min, sans mâcher ni avaler et sans manger avant dissolution.
  • Gomme à mâcher (ex. NICORETTE/NICOTINELL) : mâcher jusqu’à goût fort (ou brûlure légère), placer entre gencive et joue, puis alterner mastication et pause pendant 30 min, sans avaler.

Astuce mémo

Perlinguale = entre Joue et Gencive (dissolution locale→systémique) ; Sublinguale = Sous la Langue ; « Ne pas mâcher/sucer/avaler » pour éviter une libération moins efficace.

3. Comprimés et pastilles à sucer perlinguaux

Notions clés & Définitions

  • Voie buccopharyngée : Voie d’administration par la cavité buccale et l’arrière-gorge, visant une action locale sans passer par la déglutition.
  • Comprimé à sucer : Comprimé administré par la voie buccopharyngée pour une action locale, destiné à être sucé lentement sans être croqué ni avalé.
  • Pastille à sucer : Préparation solide à dose unitaire obtenue par moulage, administrée par voie buccopharyngée pour une action locale par succion lente.
  • Pâte à sucer : Préparation solide à dose unitaire dont l’excipient principal est une gomme ou de la gélatine, administrée par voie buccopharyngée pour une action locale par succion lente.
  • Perlinguale : Action systémique via les muqueuses de la cavité buccale, avec un effet lié à l’absorption au niveau des muqueuses plutôt qu’au système digestif.

Points essentiels

  • La voie perlinguale évite la dégradation du PA par le système digestif et permet une action locale rapide via les muqueuses buccales.
  • Les formes buccopharyngées solides (comprimés à sucer, pastilles, pâtes) sont destinées à être sucées lentement sans croquer ni avaler.
  • Comprimés à sucer : ils respectent la définition générale des comprimés et sont utilisés pour une action locale.
  • Pastilles à sucer : elles contiennent une dose unitaire de PA et sont obtenues par moulage.
  • Pâtes à sucer : leur excipient principal est une gomme ou de la gélatine, et elles ne doivent pas être mâchées ni avalées.
  • Exemples cités : LYSOPAÏNE (comprimé à sucer), DRILL et STREPSILS (pastilles), VOCADYS (pâte).

Astuce mémo

Suce sans avaler : Comprimé = comprimé, Pastille = moulée, Pâte = gomme/gélatine.

4. Gommes à mâcher et pulvérisations sublinguales

Notions clés & Définitions

  • Voie oculaire : Voie d’administration où le médicament est appliqué directement sur l’œil pour agir localement.
  • Cul-de-sac conjonctival : Repli formé entre la paupière et le blanc de l’œil, servant de zone de dépôt des collyres.
  • Préparations ophtalmiques stériles : Préparations destinées à l’œil fabriquées avec une exigence de stérilité pour limiter le risque infectieux.
  • Collyres : Formes pharmaceutiques ophtalmiques liquides destinées à être instillées dans l’œil.
  • Collyres sans conservateur : Collyres formulés pour éviter l’usage de conservateurs antimicrobiens, souvent via unidose ou systèmes dédiés.

Points essentiels

  • La voie oculaire agit rapidement car le médicament cible directement l’œil, avec peu ou pas de passage systémique.
  • La voie oculaire peut être moins contrôlable car une partie du produit est perdue (larmoiement, œil fermé au moment de l’instillation).
  • La durée d’action est courte car larmes et clignement éliminent rapidement le médicament.
  • Une mauvaise utilisation, surtout avec flacons multidose, augmente le risque de contamination microbienne.
  • Les préparations ophtalmiques doivent être stériles car l’œil est vulnérable aux infections (douleur, rougeur, écoulement, baisse de vision voire cécité).
  • Les collyres doivent respecter 4 exigences : absence de particules visibles, pH proche des larmes (~7,4), pression osmotique identique aux larmes, absence de micro-organismes viables.

Astuce mémo

Œil = Stérile + Isotonie + Bon pH : sinon douleur et inconfort.

5. Voie buccopharyngée : formes solides et semi-solides

Notions clés & Définitions

  • Collyre unidose : Forme ophtalmique en récipient à usage unique, destinée à être jetée après instillation pour éviter tout risque lié à l’ouverture.
  • Collyre multidose : Forme ophtalmique en flacon réutilisable, dont la durée d’utilisation après ouverture doit être respectée pour limiter le risque microbien.
  • Système ABAK : Dispositif de collyre multidose sans conservateur, utilisant une filtration membrane antimicrobienne entre l’embout et le contenu du flacon.
  • Collyre en suspension : Forme ophtalmique où la substance active est dispersée dans un liquide, utilisée quand la substance est peu ou pas soluble.
  • Collyre en émulsion : Forme ophtalmique où la substance active est solubilisée dans une phase lipidique, formant un film pour améliorer la lubrification et le temps de contact.

Points essentiels

  • Un collyre unidose ne contient pas de conservateur et supprime le risque de prolifération microbienne après ouverture car le récipient est jeté après usage.
  • Un collyre multidose doit respecter une durée d’utilisation après ouverture (souvent 8, 15 ou 28 jours, parfois 4 semaines) et la date d’ouverture doit être inscrite sur le flacon.
  • Le système ABAK signifie absence de conservateur (A privatif + BAK pour chlorure de benzalkonium) et vise une stérilité maintenue sans conservateur.
  • Le système ABAK utilise une filtration membrane antimicrobienne de porosité ≤ 0,22 μm située entre l’embout et le contenu du flacon.
  • La durée de conservation d’un collyre ABAK peut être prolongée jusqu’à 12 semaines après ouverture.
  • En collyre en suspension, la concentration en PA est plus élevée qu’en solution mais le risque d’irritation est plus important; en émulsion, un film lipidique augmente la lubrification et le temps de contact mais peut ca

Astuce mémo

Suspension = PA difficile à dissoudre mais plus irritante; Émulsion = film lipidique = plus lubrifiante mais trouble visuel possible juste après.

6. Préparations ophtalmiques : stérilité et exigences des collyres

Notions clés & Définitions

  • Stérilité ophtalmique : Exigence de propreté absolue pour les préparations destinées à l’œil afin d’éviter toute contamination lors de l’administration.
  • Collyre : Préparation ophtalmique destinée à être instillée dans l’œil pour une action locale, parfois avec un effet plus durable selon la forme.
  • Pommade ophtalmique : Préparation semi-solide appliquée dans l’œil, pouvant entraîner un trouble visuel plus long que le collyre.
  • Gel ophtalmique : Préparation ophtalmique semi-solide instillée ou appliquée, avec un effet visuel potentiellement plus prolongé que celui d’un collyre.
  • Récipient unidose : Conditionnement à usage unique qui doit être jeté après administration, même s’il reste du produit.

Points essentiels

  • Ne pas toucher le globe oculaire, les paupières ni les cils avec l’extrémité du tube ou du récipient pour préserver la stérilité.
  • En traitement simultané collyre + pommade/gel, commencer par le collyre puis attendre environ 15 min avant d’appliquer la pommade ou le gel.
  • Appliquer préférentiellement le collyre la journée et la pommade/gel la nuit car ces formes peuvent provoquer un trouble visuel plus long.
  • Jeter un récipient unidose après utilisation même s’il reste encore du produit à l’intérieur.
  • Lors de l’application, éviter tout contact direct entre l’embout et l’œil ou les annexes oculaires pour limiter le risque de contamination.

Astuce mémo

Collyre d’abord (≈15 min), nuit pour pommade/gel : moins de vision trouble, plus de sécurité.

7. Solutions de lavage ophtalmique et inserts ophtalmiques

Notions clés & Définitions

  • Voie auriculaire : Voie d’administration destinée aux préparations appliquées au niveau de l’oreille, notamment pour instillation, pulvérisation ou lavage du conduit auditif externe.
  • Gouttes auriculaires : Forme auriculaire liquide administrée en instillation, le plus souvent en flacon compte-gouttes ou en unidose.
  • Spray auriculaire : Forme auriculaire liquide administrée par pulvérisation, permettant une diffusion locale dans le conduit auditif externe.
  • Solutions pour lavage auriculaire : Préparations liquides sous forme de solutions aqueuses, généralement isotoniques, destinées au nettoyage du conduit auditif externe.
  • Préparation pour fumigation : Préparation pour inhalation où un produit solide ou liquide est ajouté à de l’eau chaude pour inhaler la vapeur générée.

Points essentiels

  • La voie auriculaire n’est pas adaptée en cas de tympan perforé, sauf avis médical, car il existe un risque de contamination microbienne ou d’effet toxique.
  • Les gouttes et sprays auriculaires utilisent des excipients épaississants pour limiter la surpression (exemples : glycérol, propylène glycol, dérivés de la cellulose, huile végétale).
  • Pour une instillation auriculaire, réchauffer le flacon ou l’unidose quelques minutes entre les mains diminue le risque de douleurs ou de vertiges liés à des gouttes froides.
  • Ne jamais introduire l’embout du récipient dans le conduit auditif et garder la tête penchée environ 5 minutes après l’instillation.
  • Pour le lavage auriculaire, la solution est généralement isotoniques et aqueuse, et l’exemple cité est CERUSPSPRAY en pulvérisation.
  • Pour la fumigation, la manipulation de l’eau très chaude expose à un risque de brûlure et la durée d’inhalation est d’environ 10 minutes.

Astuce mémo

Oreille = pas d’embout dans le conduit + tête penchée 5 min ; Vapeur = eau chaude = brûlure (10 min).

8. Pommades et gels ophtalmiques : intérêt et administration

Notions clés & Définitions

  • Taille des particules respiratoires : La taille des particules d’un aérosol détermine la profondeur de pénétration dans l’arbre respiratoire.
  • Dispositifs d’inhalation : Les dispositifs d’inhalation délivrent une préparation sous forme d’aérosol pour l’inhalation.
  • Nébuliseur : Le nébuliseur transforme une préparation liquide en un brouillard de gouttelettes inhalables.
  • Inhalateur doseur pressurisé : L’inhalateur doseur pressurisé délivre une dose unitaire de médicament sous forme de spray.
  • Inhalateur à poudre sèche : L’inhalateur à poudre sèche délivre une dose unitaire de médicament sous forme de poudre.

Points essentiels

  • Plus les particules sont petites, plus elles pénètrent profondément dans l’arbre respiratoire.
  • Ø > 5 μm : sphère ORL (nez, sinus, pharynx, larynx) ; 2–5 μm : bronches ; 1–2 μm : bronchioles et alvéoles ; < 1 μm : action systémique.
  • Nébuliseur : conversion d’une grande quantité de PA liquide en brouillard de gouttelettes.
  • IDP : délivrance d’une dose unitaire de PA liquide sous forme de spray.
  • IPS : délivrance d’une dose unitaire de PA sous forme de poudre.
  • Quand l’aérosol est délivré en dose unitaire, il est parfois appelé « bouffée ».

Astuce mémo

Petites particules = profondeur : ORL (gros) → bronches → bronchioles/alvéoles → systémique (très petit).

9. Voies respiratoires : granulométrie et dispositifs d’inhalation

Notions clés & Définitions

  • Aérosols < 5 μm : Les aérosols sont des particules de taille inférieure à 5 μm, capables d’être inhalées jusqu’aux voies respiratoires ciblées.
  • Nébuliseur ultrasonique : Un nébuliseur ultrasonique transforme un liquide médicamenteux en brouillard de gouttelettes grâce à des ultrasons.
  • Nébuliseur ultrasonique à tamis vibrant : Un nébuliseur à tamis vibrant génère un aérosol électronique en forçant le liquide à traverser des microtrous de tamis.
  • Interface de nébulisation : L’interface est le dispositif de contact avec le patient (masque, embout buccal, embout nasal) qui conditionne l’efficacité de l’inhalation.
  • Inhalateur Doseur Pressurisé : Un inhalateur doseur pressurisé (IDP) délivre une dose unitaire de médicament sous forme d’aérosol grâce à un gaz propulseur.

Points essentiels

  • Les ultrasons au contact du liquide dans la coupelle provoquent un éclatement en brouillard de gouttelettes formant des aérosols < 5 μm.
  • Un système de ventilation dirige l’aérosol vers l’interface pour permettre l’inhalation.
  • En nébulisation ultrasonique, la séance ne doit pas dépasser 10 min chez l’enfant et 20 min chez l’adulte.
  • Après nébulisation, ne pas conserver le médicament restant dans la cuve et jeter le reste, puis nettoyer accessoires à l’eau tiède et au savon.
  • Le masque facial est privilégié si le patient respire mal par la bouche (nourrisson, jeune enfant, sujet âgé peu coopérant) ou en cas de crise d’asthme sévère.
  • L’embout buccal est préféré à l’embout nasal car une partie de l’aérosol est arrêtée par les poils du nez, sauf mention contraire sur l’ordonnance; l’embout narinaire est systématique pour le nébuliseur manosonique.

Astuce mémo

Ultrasons = « U » comme « Ultra-fines gouttes » (<5 μm) qui vont vers l’interface.

10. Préparations liquides par nébuliseur et choix du dispositif

Notions clés & Définitions

  • AUTOHALER : Dispositif d’inhalation autodéclenché muni d’un levier, où l’inspiration profonde du patient déclenche la délivrance de l’aérosol.
  • Chambre d’inhalation : Accessoire de nébulisation/dispensation qui permet d’administrer l’aérosol en respirant normalement, souvent utilisé chez les nourrissons et les personnes âgées dépendantes.
  • Inhalateur à poudre sèche : Inhalateur sans gaz propulseur qui délivre une poudre activée par l’inspiration du patient, regroupé sous l’acronyme IPS.
  • IPS unidose : Inhalateur à poudre sèche où la dose est contenue dans une gélule à charger avant chaque utilisation.
  • IPS multidose : Inhalateur à poudre sèche où plusieurs doses sont stockées dans un réservoir ou dans des récipients unidose (blisters) au sein du dispositif.

Points essentiels

  • AUTOHALER : le levier une fois soulevé déclenche la délivrance lors d’une inspiration profonde du patient.
  • Exemples de spécialités AUTOHALER : AIROMIR et QVAR.
  • Chambre d’inhalation : utilisée surtout chez les nourrissons/enfants (avec masque) et chez les personnes âgées dépendantes.
  • IPS : signifie inhalateur à poudre sèche, donc sans gaz propulseur.
  • Avantages des IPS vs IDP : pas de coordination main-poumon (sauf AUTOHALER), absence de gaz donc moins d’irritation, meilleure stabilité de la PA car forme sèche.
  • Inconvénients des IPS : besoin d’une force inspiratoire suffisante, difficulté à percevoir la bonne administration, impossibilité d’utiliser avec une chambre d’inhalation.

Astuce mémo

AUTOHALER = « A » comme Auto-déclenchement par inspiration profonde ; IPS = « Poudre = Pas de Propulseur ».

11. Préparations par inhalateur doseur pressurisé : fonctionnement

Notions clés & Définitions

  • Inhalateur doseur pressurisé : Dispositif d’inhalation qui délivre une dose de médicament sous forme d’aérosol grâce à une pression interne.
  • Embout buccal : Pièce de l’inhalateur doseur pressurisé placée dans la bouche pour guider l’aérosol vers les voies respiratoires.
  • Rétention de respiration : Temps pendant lequel le patient bloque la respiration après l’inhalation afin de favoriser le dépôt du médicament.
  • Rinçage de la bouche après corticoïde : Mesure de prévention consistant à rincer soigneusement la bouche à l’eau immédiatement après une inhalation de corticoïde.
  • Suppositoires : Forme pharmaceutique rectale solide destinée à être introduite dans le rectum pour une action locale et/ou systémique.

Points essentiels

  • Pour utiliser un inhalateur doseur pressurisé, placer l’embout buccal puis inspirer fortement par la bouche.
  • Après l’inspiration, retenir sa respiration environ 10 secondes puis reprendre une respiration normale.
  • Exemples de spécialités en poudre pour inhalation : DISKUS (FLIXOTIDE, SERETIDE, SEREVENT).
  • Les mêmes spécialités existent aussi en IDP (suspension pour inhalation en flacon pressurisé).
  • Après inhalation d’un corticoïde par IPS, IDP ou nébuliseur, un rinçage soigneux de la bouche à l’eau immédiatement après l’inhalation est impératif pour réduire les risques de complications buccales (texte source à trou
  • Taille des suppositoires : 3 g adulte, 2 g enfant, 1 g nourrisson.

Astuce mémo

Inspire fort, bloque 10 s : bouche rincée après corticoïde.

12. Voie rectale : suppositoires et règles de conformité

Notions clés & Définitions

  • Suppositoires à action systémique : Suppositoires dont le principe actif est absorbé pour produire un effet général après administration rectale.
  • Suppositoires à action locale : Suppositoires dont le principe actif agit surtout sur la muqueuse rectale ou la zone d’application.
  • Suppositoires effervescents : Suppositoires dont la formulation libère du gaz, augmentant la pression intrarectale et stimulant le réflexe de défécation.
  • Solutions rectales unidose : Préparations rectales conditionnées en récipient unidose muni d’une canule rectale lubrifiée pour une administration facilitée.
  • Gels, pommades et crèmes rectales : Préparations semi-solides destinées à la voie rectale répondant aux exigences de la monographie des gels, pommades et crèmes pour applications cutanée.

Points essentiels

  • Les suppositoires effervescents libèrent du CO2, ce qui augmente la pression intrarectale et déclenche le réflexe de défécation.
  • Exemples de suppositoires à action systémique : AINS NIFLURIL, VOLTARENE, PROFENID ; antalgique DOLIPRANE, LAMALINE ; antiseptique/décongestionnant COQUELUSEDAL.
  • Exemples de suppositoires à action locale : laxatif EDUCTYL (effervescents), GLYCERINE ; antihémorroïdaire SEDORROÏDE, ULTRAPROCT 6.5.
  • Les « lavements » sont des solutions rectales en récipient unidose avec canule rectale lubrifiée, qui provoquent une contraction du rectum pour aider l’évacuation.
  • Les solutions rectales unidose sont des préparations liquides administrées par voie rectale, avec un objectif local ou d’irrigation/évacuation selon le produit.
  • Les poudres et comprimés pour solutions ou suspensions rectales doivent, après dissolution ou dispersion au moment de l’administration, satisfaire aux exigences des solutions rectales et des suspensions rectales (ex. KAY

Astuce mémo

CO2 = Contraction + Défécation (effervescent).

Tableaux de synthèse

Voies transmucosales : action et biodisponibilité

VoieType d’actionPoints clés
perlinguale / sublingualeSystémiquePA diffuse rapidement via muqueuse buccale richement vascularisée ; biodisponibilité améliorée car 1er passage hépatique évité ; pas de dégradation par sucs gastriques/intestinaux
buccopharyngéeLocaleFormes solides à sucer lentement sans croquer ni avaler ; action locale directe
oculaireLocaleMédicament agit directement sur l’œil ; peu/pas de passage systémique ; préparations stériles
nasaleLocale ou systémiqueMuqueuse nasale très vascularisée : action rapide ; évite le 1er passage hépatique en cas d’action systémique
auriculaireLocaleNon adaptée si tympan perforé (sauf avis médical) ; excipients épaississants pour limiter la surpression
pulmonaireLocale ou systémiqueDépôt dépend de la granulométrie ; aérosolthérapie : accès direct et rapide, doses faibles, peu/pas de passage systémique
rectaleLocale ou systémiqueBiodisponibilité meilleure que voie orale (peu/pas de 1er passage) ; possible action locale ou générale
vaginaleLocale ou systémiqueFormes locales (ovules, crèmes, gels) et formes à libération prolongée pour action systémique (ex : anneau)

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre voie orale et voies sublinguale/perlinguale : en oral, le PA est avalé et passe par le tube digestif ; en per/sublinguale, l’absorption se fait via la muqueuse buccale.
  2. Croire que perlinguale et sublinguale sont identiques : perlinguale = entre joue et gencive (ex : comprimés gingivaux, films buccogingivaux, gommes), sublinguale = sous la langue (laisser fondre sans boire/manger).
  3. Mâcher/sucer/avaler à tort une forme per/sublinguale : cela diminue ou rend moins efficace la libération/absorption attendue (films, comprimés gingivaux, ACTIQ/EFFENTORA).
  4. Confondre buccopharyngée et sublinguale/perlinguale : buccopharyngée = action locale en sucant lentement sans croquer ni avaler ; sublinguale/perlinguale = action systémique via muqueuse buccale.
  5. Oublier les exigences des collyres : particules visibles, pH, pression osmotique et micro-organismes viables doivent être contrôlés ; sinon douleur/inconfort et risque infectieux.
  6. Se tromper sur l’ordre collyre puis pommade/gel : il faut commencer par le collyre puis attendre ~15 min, et privilégier collyre le jour / pommade/gel la nuit (trouble visuel).
  7. Pour l’oreille, introduire l’embout dans le conduit : c’est interdit ; et en cas de tympan perforé, la voie auriculaire n’est pas adaptée sauf avis médical.

Checklist Examen

  1. Définir la voie transmucosale et distinguer voie sublinguale, perlinguale, buccopharyngée, oculaire, nasale, auriculaire, pulmonaire, rectale et vaginale avec le type d’action (locale/systémique).
  2. Expliquer pourquoi perlinguale/sublinguale donnent une action systémique : muqueuse buccale richement vascularisée, diffusion rapide vers le sang, 1er passage hépatique évité, pas de dégradation par sucs digestifs.
  3. Lister les inconvénients per/sublinguale : goût/odeur, diffusion incertaine avec risque d’être avalé, difficulté d’observance (temps/manipulation).
  4. Reconnaître les formes perlinguales et leur mode d’administration : comprimés à sucer (NICORETTE), pastilles à sucer (NICOPASS), comprimés gingivaux (EFFENTORA, ACTIQ), films buccogingivaux (BREAKYL), gommes à mâcher (mâ

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Voies transmucosales : principes et applications avec 24 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle caractéristique décrit le mieux la voie transmucosale ?

2. Quel avantage commun de la voie sublinguale et de la voie perlinguale est correct ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Voies transmucosales : principes et applications avec 24 flashcards interactives.

Voie transmucosale — définition ?

Passage du médicament à travers une muqueuse pour atteindre la circulation.

Voie sublinguale — rôle ?

Absorption rapide du principe actif dans le sang.

Voie perlinguale — différence ?

Absorption par la muqueuse entre joue et gencive, action systémique.

Voir les flashcards →

Cours similaires

Crée tes propres fiches de révision

Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.

Générateur de fiches