QCM : Microéconomie des structures de marché — 35 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue un monopole d’une firme en concurrence parfaite ?

Il produit un bien sans substituts proches et peut influencer le prix
Il vend un bien standardisé au prix fixé par le marché
Il choisit ses coûts de production sans tenir compte de la demande
Il fait face à de nombreux concurrents proposant des biens similaires

Il produit un bien sans substituts proches et peut influencer le prix

Explication

Un monopole est une firme unique qui offre un bien dépourvu de substituts proches et dispose ainsi d’un pouvoir sur le prix. Une firme en concurrence parfaite, en revanche, ne peut pas modifier le prix du marché par sa propre production.

2. Quelle liste présente les quatre principales structures de marché ?

Concurrence parfaite, monopole naturel, cartel et concurrence salariale
Concurrence parfaite, monopole, oligopole et concurrence monopolistique
Oligopole, monopole bilatéral, concurrence fiscale et marché réglementé
Monopole, duopole, concurrence publique et concurrence technologique

Concurrence parfaite, monopole, oligopole et concurrence monopolistique

Explication

Les quatre structures principales sont la concurrence parfaite, le monopole, l’oligopole et la concurrence monopolistique. Les autres listes mélangent ces catégories avec des formes particulières d’organisation ou des notions qui ne constituent pas les quatre structures fondamentales.

3. Comment une firme peut-elle exercer un pouvoir de marché ?

En augmentant sa production afin d’accepter le prix déterminé par le marché
En réduisant sa production afin de faire monter le prix au-dessus du niveau concurrentiel
En diminuant son prix jusqu’à égaler le coût moyen de ses concurrents
En diversifiant ses produits sans modifier la quantité proposée sur le marché

En réduisant sa production afin de faire monter le prix au-dessus du niveau concurrentiel

Explication

Le pouvoir de marché correspond à la capacité d’augmenter le prix au-dessus du niveau concurrentiel en réduisant la production. Une hausse de la production tend au contraire à exercer une pression à la baisse sur le prix, toutes choses égales par ailleurs.

4. Laquelle de ces situations constitue une barrière à l’entrée susceptible de protéger un monopole ?

Une firme contrôle une ressource rare indispensable à la production
Les consommateurs peuvent remplacer le produit par plusieurs biens proches
De nombreuses firmes peuvent entrer avec des équipements facilement disponibles
Les producteurs vendent leurs biens au prix imposé par un marché concurrentiel

Une firme contrôle une ressource rare indispensable à la production

Explication

Le contrôle d’une ressource rare peut empêcher des concurrents d’accéder aux intrants nécessaires et constitue donc une barrière à l’entrée. Les autres situations décrivent plutôt des conditions qui facilitent la concurrence ou limitent le pouvoir d’une firme.

5. Une entreprise supporte des coûts fixes et un coût marginal constant égal à cc. Quelle expression montre que son coût moyen diminue lorsque sa production qq augmente ?

CM(q)=CFq+cCM(q)=\frac{CF}{q}+c, car la part du coût fixe par unité diminue
CM(q)=qCF+cCM(q)=\frac{q}{CF}+c, car la production divise le coût marginal
CM(q)=CF+cqCM(q)=CF+cq, car le coût total moyen augmente avec chaque unité
CM(q)=CF−cqCM(q)=CF-\frac{c}{q}, car le coût fixe est réduit par la production

$$CM(q)=\frac{CF}{q}+c$$, car la part du coût fixe par unité diminue

Explication

Avec C(q)=CF+cqC(q)=CF+cq, le coût moyen est CM(q)=CFq+cCM(q)=\frac{CF}{q}+c; la composante CFq\frac{CF}{q} diminue quand qq augmente. L’expression CF+cqCF+cq représente le coût total, et non le coût moyen.

6. Quelle règle détermine la quantité produite par un monopole qui maximise son profit ?

Il produit jusqu’à ce que la recette marginale soit égale au coût marginal
Il produit jusqu’à ce que la demande soit égale à la recette totale
Il produit jusqu’à ce que la recette totale soit égale au coût moyen
Il produit jusqu’à ce que le prix soit égal au coût fixe total

Il produit jusqu’à ce que la recette marginale soit égale au coût marginal

Explication

La condition de maximisation du profit du monopole est Rm=CmRm=Cm, car une unité supplémentaire cesse d’être rentable lorsque son gain marginal égale son coût marginal. L’égalité entre le prix et le coût marginal correspond plutôt à la règle de décision d’une firme concurrentielle dans le modèle standard.

7. Une demande est donnée par p(q)=1000−50qp(q)=1000-50q et le coût marginal ainsi que le coût total moyen valent 200200. Quel résultat correspond à l’optimum du monopole ?

q∗=8q^*=8, p∗=200p^*=200 et un profit de 64006400
q∗=16q^*=16, p∗=200p^*=200 et un profit de 32003200
q∗=8q^*=8, p∗=600p^*=600 et un profit de 32003200
q∗=16q^*=16, p∗=600p^*=600 et un profit de 64006400

$$q^*=8$$, $$p^*=600$$ et un profit de $$3200$$

Explication

L’optimum monopolistique est q∗=8q^*=8 et le prix associé est p∗=1000−50×8=600p^*=1000-50\times 8=600; la marge unitaire vaut donc 400400, ce qui donne un profit de 400×8=3200400\times 8=3200. Les autres résultats confondent la quantité optimale avec une autre quantité ou appliquent incorrectement le coût à la recette.

8. Que prédit l’indice de Lerner lorsqu’une demande devient plus élastique ?

La quantité demandée devient indépendante du prix pratiqué
Le prix s’éloigne généralement davantage du coût marginal
Le coût marginal devient égal à la recette totale
Le prix devient généralement plus proche du coût marginal

Le prix devient généralement plus proche du coût marginal

Explication

L’indice de Lerner relie la marge entre le prix et le coût marginal à l’élasticité de la demande : une demande plus élastique limite la possibilité d’appliquer une forte majoration. Les autres propositions ne décrivent pas la relation entre élasticité et pouvoir de marché.

9. Pourquoi un monopole entraîne-t-il une perte de bien-être social par rapport à la concurrence parfaite ?

Il transfère une partie du surplus des consommateurs vers le producteur, ce qui constitue toute la perte
Il vend davantage à un prix inférieur, ce qui diminue les recettes du producteur
Il maintient la quantité concurrentielle tout en répartissant différemment les surplus
Il fixe un prix plus élevé et vend une quantité plus faible, ce qui réduit certains échanges

Il fixe un prix plus élevé et vend une quantité plus faible, ce qui réduit certains échanges

Explication

Le monopole réduit la quantité échangée et augmente le prix, ce qui empêche certains échanges mutuellement avantageux et crée une perte sèche. Le transfert de surplus vers le monopole n’est pas, à lui seul, une perte collective.

10. Quelle combinaison caractérise un monopole naturel ?

Un grand nombre d’offreurs et un prix égal au coût marginal dans chaque entreprise
Des rendements d’échelle décroissants et une quantité supérieure à celle de la concurrence parfaite
Un coût moyen constant et une absence de pouvoir de marché pour l’entreprise dominante
Un coût moyen plus faible grâce aux rendements d’échelle croissants et une inefficacité liée à p>Cmp>Cm

Un coût moyen plus faible grâce aux rendements d’échelle croissants et une inefficacité liée à $$p>Cm$$

Explication

Le monopole naturel bénéficie de rendements d’échelle croissants, qui réduisent son coût moyen, mais son pouvoir de marché peut conduire à p>Cmp>Cm et donc à une perte de bien-être. Les autres combinaisons associent des caractéristiques incompatibles avec cette situation.

11. Comment définir la discrimination par les prix ?

Réserver un bien à un segment de consommateurs sans modifier son prix
Vendre deux biens différents au même prix à tous les consommateurs
Modifier la qualité d’un bien tout en conservant un prix identique
Vendre deux unités d’un même bien à des prix différents

Vendre deux unités d’un même bien à des prix différents

Explication

La discrimination par les prix consiste à appliquer des prix différents à deux unités d’un même bien. Une différence de qualité ou un ciblage sans variation de prix ne correspond pas à cette définition.

12. Dans une discrimination parfaite du premier degré, quel prix est facturé pour chaque unité ?

Un prix déterminé par la catégorie sociale à laquelle appartient le consommateur
Un prix identique fixé à partir de la disposition à payer moyenne du marché
Un prix égal à la disposition à payer du consommateur pour cette unité
Un prix inférieur au coût marginal afin d’augmenter la quantité vendue

Un prix égal à la disposition à payer du consommateur pour cette unité

Explication

La discrimination du premier degré adapte le prix de chaque unité à la disposition à payer du consommateur et permet au monopole de capter son surplus. La discrimination par catégories relève plutôt du troisième degré, tandis qu’un prix uniforme ne tient pas compte de chaque disposition individuelle.

13. Quelle distinction oppose correctement les discriminations du deuxième et du troisième degré ?

Le deuxième degré dépend d’un segment défini à l’avance, tandis que le troisième dépend du volume choisi
Le deuxième degré dépend du volume choisi, tandis que le troisième dépend d’un segment défini à l’avance
Le deuxième degré impose un prix identique aux groupes, tandis que le troisième négocie chaque unité séparément
Le deuxième degré facture chaque unité selon sa disposition à payer, tandis que le troisième applique un prix uniforme

Le deuxième degré dépend du volume choisi, tandis que le troisième dépend d’un segment défini à l’avance

Explication

Dans le deuxième degré, le prix unitaire varie selon le volume consommé, comme dans une tarification par blocs. Dans le troisième degré, le monopole fixe des prix différents pour des catégories de consommateurs identifiées à l’avance.

14. Quelle caractéristique définit un oligopole ?

Un seul offreur qui contrôle l’ensemble de la production du marché
Un petit nombre d’offreurs qui tiennent compte des décisions stratégiques de leurs concurrents
Un grand nombre d’offreurs proposant des produits différenciés sans influence réciproque
De nombreux acheteurs qui négocient individuellement avec une entreprise publique

Un petit nombre d’offreurs qui tiennent compte des décisions stratégiques de leurs concurrents

Explication

Un oligopole réunit un petit nombre d’offreurs dotés d’un pouvoir de marché et dont les décisions sont interdépendantes. Un grand nombre d’entreprises différenciées correspond plutôt à la concurrence monopolistique, tandis qu’un seul offreur décrit un monopole.

15. Comment calcule-t-on l’indice de Herfindahl-Hirschman dans ce cadre ?

En soustrayant la part de marché de la plus petite firme de celle de la plus grande
En additionnant les parts de marché élevées au carré ; un indice supérieur à 1800 indique un oligopole
En additionnant les parts de marché sans les élever au carré pour obtenir la concentration
En divisant la part de marché de la plus grande firme par le nombre total d’entreprises

En additionnant les parts de marché élevées au carré ; un indice supérieur à 1800 indique un oligopole

Explication

L’IHH est obtenu en additionnant les parts de marché au carré, et le cours retient un seuil supérieur à 1800 pour caractériser un oligopole. La part de marché d’une seule firme ne mesure pas directement la concentration totale du marché.

16. Dans un équilibre de Nash, pourquoi aucune firme ne modifie-t-elle seule sa décision ?

Parce que chaque firme choisit sa production sans tenir compte des actions de ses concurrentes
Parce que toutes les firmes obtiennent nécessairement le profit maximal possible pour le secteur
Parce que la décision de chaque firme constitue une meilleure réponse aux décisions des autres
Parce que les firmes coordonnent explicitement leurs décisions au moyen d’un accord contraignant

Parce que la décision de chaque firme constitue une meilleure réponse aux décisions des autres

Explication

Un équilibre de Nash est constitué de meilleures réponses réciproques : étant donné la décision des autres, aucune firme ne gagne à dévier seule. Il ne suppose ni profit collectif maximal ni accord explicite entre les entreprises.

17. Quelle différence distingue les modèles de Cournot et de Bertrand pour des biens homogènes ?

Cournot étudie des biens différenciés, tandis que Bertrand étudie des biens nécessairement distincts
Cournot suppose une décision indépendante, tandis que Bertrand exclut toute interaction stratégique
Cournot porte sur le choix des quantités, tandis que Bertrand porte sur le choix des prix
Cournot porte sur le choix des prix, tandis que Bertrand porte sur le choix des quantités

Cournot porte sur le choix des quantités, tandis que Bertrand porte sur le choix des prix

Explication

Dans Cournot, chaque firme choisit la quantité qu’elle met sur le marché, alors que dans Bertrand les firmes choisissent leurs prix pour des biens homogènes. Les deux modèles analysent des décisions stratégiquement interdépendantes.

18. Quel comportement caractérise un cartel qui cherche à accroître son profit commun ?

Accroître la production totale afin de réduire le prix
Faciliter l’entrée de nouvelles firmes sur le marché
Différencier les produits afin d’élargir la demande
Réduire la production totale afin de relever le prix

Réduire la production totale afin de relever le prix

Explication

Un cartel coordonne les décisions de ses membres comme un monopole : il limite la production totale pour faire monter le prix et le profit joint. Accroître la production exercerait plutôt une pression à la baisse sur le prix.

19. Dans un jeu répété à horizon infini entre deux firmes, quelle condition rend la collusion soutenable ?

Le facteur d’escompte est égal à 12\frac{1}{2}
Le facteur d’escompte vérifie δ<12\delta<\frac{1}{2}
Le facteur d’escompte vérifie δ>12\delta>\frac{1}{2}
Le facteur d’escompte est égal à 00

Le facteur d’escompte vérifie $$\delta>\frac{1}{2}$$

Explication

La collusion est soutenable lorsque les firmes accordent suffisamment de valeur aux gains futurs, ce qui correspond à δ>12\delta>\frac{1}{2}. Une valeur inférieure ou égale à ce seuil ne fournit pas une incitation suffisante à respecter l’accord.

20. Quelle combinaison décrit la concurrence monopolistique ?

De nombreux producteurs, des produits identiques et une entrée interdite
Quelques producteurs, des produits homogènes et une sortie réglementée
Un producteur unique, un produit homogène et une entrée bloquée
De nombreux producteurs, des produits différenciés et une entrée libre

De nombreux producteurs, des produits différenciés et une entrée libre

Explication

La concurrence monopolistique associe un grand nombre de producteurs, la différenciation des produits ainsi que la liberté d’entrée et de sortie. La présence de nombreux producteurs ne suffit donc pas si les produits sont homogènes ou si l’entrée est bloquée.

21. Quelle distinction entre différenciation horizontale et différenciation verticale est correcte ?

L’horizontale concerne les quantités, tandis que la verticale concerne les conditions d’entrée
L’horizontale concerne la qualité, tandis que la verticale concerne la localisation
L’horizontale concerne les coûts, tandis que la verticale concerne le nombre de producteurs
L’horizontale concerne les caractéristiques, tandis que la verticale concerne la qualité

L’horizontale concerne les caractéristiques, tandis que la verticale concerne la qualité

Explication

La différenciation horizontale repose sur des caractéristiques ou préférences différentes, alors que la différenciation verticale renvoie à des niveaux de qualité. Confondre ces notions revient donc à attribuer la qualité à la différenciation horizontale.

22. Une firme en concurrence monopolistique subit une perte à court terme : quelle règle détermine néanmoins sa quantité produite ?

Elle choisit la quantité telle que Rm=CmRm=Cm
Elle choisit la quantité telle que le prix égale le coût moyen
Elle choisit la quantité correspondant au prix le plus élevé possible
Elle choisit la quantité qui maximise la différence entre prix et coût moyen

Elle choisit la quantité telle que $$Rm=Cm$$

Explication

À court terme, la firme détermine sa quantité en égalisant la recette marginale et le coût marginal, qu’elle réalise un profit ou une perte. La comparaison du prix avec le coût moyen sert ensuite à identifier le résultat, et non à fixer directement la quantité.

23. Que se passe-t-il à long terme en concurrence monopolistique lorsque l’entrée et la sortie sont libres ?

La sortie disparaît et chaque firme conserve un profit déterminé par sa part de marché
La demande devient parfaitement verticale et le profit reste durablement positif
L’entrée ou la sortie conduit à un profit nul et à une demande tangente au coût moyen
Le coût marginal devient égal au prix et les produits cessent d’être différenciés

L’entrée ou la sortie conduit à un profit nul et à une demande tangente au coût moyen

Explication

À long terme, les entrées et les sorties ajustent le nombre de firmes jusqu’à ce que le profit soit nul, avec une demande tangente à la courbe de coût total moyen. Un profit durablement positif attirerait de nouvelles firmes et modifierait cette situation.

24. Quel est le rôle principal d’une centrale d’achat ?

Remplacer les distributeurs par un vendeur unique contrôlant les achats et les ventes
Unir plusieurs distributeurs pour négocier avec les fournisseurs tout en maintenant leur concurrence à la vente
Organiser les fournisseurs afin qu’ils fixent ensemble les prix destinés aux distributeurs
Regrouper les consommateurs pour négocier directement leurs achats auprès des producteurs

Unir plusieurs distributeurs pour négocier avec les fournisseurs tout en maintenant leur concurrence à la vente

Explication

Une centrale d’achat permet à plusieurs distributeurs de renforcer leur pouvoir de négociation face aux fournisseurs tout en restant concurrents auprès des consommateurs. Elle ne transforme donc pas ces distributeurs en vendeur unique.

25. Quels effets du développement des centrales d’achat sont rapportés par Allain et al. en 2022 ?

Une hausse de 54 % des prix de détail et une augmentation de 7 % des marges des fournisseurs
Une baisse de 54 % des prix de détail et une diminution de 7 % des marges des fournisseurs
Une hausse de 7 % des prix de détail et une diminution de 54 % des marges des fournisseurs
Une baisse de 7 % des prix de détail et une diminution de 54 % des marges des fournisseurs

Une baisse de 7 % des prix de détail et une diminution de 54 % des marges des fournisseurs

Explication

Allain et al. associent le développement des centrales d’achat à une baisse de 7 % des prix de détail et à une diminution de 54 % des marges des fournisseurs. La première évolution bénéficie aux consommateurs, tandis que la seconde réduit la marge des fournisseurs.

26. Comment une centrale d’achat peut-elle créer une perte sèche en plafonnant le prix d’achat ?

Le plafonnement transfère les ventes vers des fournisseurs plus coûteux sans modifier les quantités échangées
Le plafonnement réduit les quantités échangées et certaines transactions mutuellement avantageuses disparaissent
Le plafonnement augmente la demande des consommateurs tout en réduisant les coûts de distribution
Le plafonnement accroît les quantités échangées et élève simultanément le prix payé par les distributeurs

Le plafonnement réduit les quantités échangées et certaines transactions mutuellement avantageuses disparaissent

Explication

Un prix d’achat plafonné peut réduire les quantités échangées, ce qui empêche certaines transactions qui auraient créé un gain pour les parties. Le mécanisme de perte sèche vient donc de la contraction des échanges, et non d’une hausse de leur volume.

27. Quel objectif la politique de la concurrence cherche-t-elle principalement à préserver ?

La rentabilité des entreprises protégées lorsque leurs prix dépassent leurs coûts marginaux
La stabilité des parts de marché lorsque quelques entreprises coordonnent leurs décisions
Le bien-être collectif associé à une concurrence où le prix égale le coût marginal
Le pouvoir de négociation des producteurs lorsque l’offre devient inférieure à la demande

Le bien-être collectif associé à une concurrence où le prix égale le coût marginal

Explication

La politique de la concurrence vise le bien-être collectif de la concurrence parfaite, caractérisée par un prix égal au coût marginal et un surplus maximal pour les consommateurs. La protection de prix supérieurs au coût marginal correspondrait plutôt à une limitation de la concurrence.

28. Quelle loi américaine de 1890 condamne les entraves à la libre concurrence ?

Le Clayton Act
Le Sherman Act
Le Wagner Act
Le Glass-Steagall Act

Le Sherman Act

Explication

Le Sherman Act, adopté en 1890, condamne les pratiques faisant obstacle à la libre concurrence aux États-Unis. Le Clayton Act et les autres lois proposées relèvent d’autres volets de la législation économique et sociale américaine.

29. Quelle situation correspond à une fusion horizontale ?

Le regroupement d’un fabricant avec son principal distributeur
Le regroupement d’une banque avec une entreprise d’assurance
Le regroupement de deux entreprises concurrentes sur le même marché
Le regroupement d’entreprises situées à des étapes différentes de production

Le regroupement de deux entreprises concurrentes sur le même marché

Explication

Une fusion horizontale réunit des entreprises concurrentes opérant au même stade et sur le même marché. Une fusion entre un fabricant et un distributeur, par exemple, est verticale puisqu’elle concerne des stades différents de la chaîne de valeur.

30. Quelle distinction décrit correctement l’abus de position dominante ?

L’abus désigne une fusion entre concurrents qui réduit les coûts de production du secteur
La puissance dominante est sanctionnée dès qu’une entreprise atteint une part importante du marché
La puissance dominante peut être licite, mais son exploitation abusive peut entraver la concurrence effective
La position dominante correspond à une entente entre plusieurs entreprises dépourvues de pouvoir économique

La puissance dominante peut être licite, mais son exploitation abusive peut entraver la concurrence effective

Explication

L’abus de position dominante consiste à utiliser une puissance économique pour faire obstacle au maintien d’une concurrence effective, tandis que la position dominante en elle-même n’est pas sanctionnée. La simple détention d’une position forte ne suffit donc pas à caractériser une infraction.

31. Quel énoncé définit correctement un monopsone sur le marché du travail ?

Un seul acheteur de travail fait face à plusieurs offreurs
Un seul vendeur de travail fait face à plusieurs demandeurs
Plusieurs acheteurs de travail négocient avec un offreur unique
Plusieurs acheteurs et vendeurs échangent au prix du marché

Un seul acheteur de travail fait face à plusieurs offreurs

Explication

Un monopsone est un marché comportant un seul demandeur face à plusieurs offreurs, comme une entreprise recrutant auprès de nombreux travailleurs. La présence d’un seul vendeur correspond au monopole, qui se situe du côté de l’offre.

32. Comment une firme concurrentielle détermine-t-elle son niveau d’emploi sur le marché du travail ?

Elle embauche jusqu’à ce que p=f′(L)+wp=f'(L)+w
Elle embauche jusqu’à ce que pf′(L)=w′(L)pf'(L)=w'(L)
Elle embauche jusqu’à ce que w′(L)L+w(L)=0w'(L)L+w(L)=0
Elle embauche jusqu’à ce que pf′(L)=wpf'(L)=w

Elle embauche jusqu’à ce que $$pf'(L)=w$$

Explication

En concurrence parfaite, la firme recrute jusqu’à l’égalité entre la valeur de la productivité marginale du travail et le salaire, soit pf′(L)=wpf'(L)=w. La condition intégrant la variation du salaire avec l’emploi caractérise plutôt le monopsone.

33. Quelle condition caractérise la décision d’embauche d’une firme en monopsone ?

pf′(L)+w′(L)=Lw(L)pf'(L)+w'(L)=Lw(L), avec un salaire identique au coût marginal
pf′(L)=w′(L)L+w(L)pf'(L)=w'(L)L+w(L), avec un salaire inférieur à la productivité marginale du travail
w′(L)L=w(L)w'(L)L=w(L), avec un salaire supérieur à la productivité marginale du travail
pf′(L)=wpf'(L)=w, avec un salaire égal à la productivité marginale du travail

$$pf'(L)=w'(L)L+w(L)$$, avec un salaire inférieur à la productivité marginale du travail

Explication

En monopsone, l’employeur tient compte du coût marginal de l’embauche, ce qui donne pf′(L)=w′(L)L+w(L)pf'(L)=w'(L)L+w(L) et conduit à un salaire inférieur à la productivité marginale du travail. L’égalité pf′(L)=wpf'(L)=w correspond à la firme concurrentielle sur le marché du travail.

34. Quel énoncé distingue correctement le salaire d’efficience du salaire minimum ?

Le salaire d’efficience est fixé par les travailleurs, tandis que le salaire minimum résulte d’une négociation individuelle
Le salaire d’efficience est imposé par la loi, tandis que le salaire minimum est choisi par l’employeur
Le salaire d’efficience résulte d’un accord syndical, tandis que le salaire minimum dépend de la productivité
Le salaire d’efficience est choisi par l’employeur, tandis que le salaire minimum est imposé par la loi

Le salaire d’efficience est choisi par l’employeur, tandis que le salaire minimum est imposé par la loi

Explication

Le salaire d’efficience est une rémunération supérieure au niveau concurrentiel que l’employeur peut choisir pour améliorer les incitations ou la productivité, tandis que le salaire minimum est fixé légalement. Les deux peuvent dépasser le niveau concurrentiel, mais leur mécanisme de détermination diffère.

35. Quelle combinaison regroupe les principales mesures publiques de lutte contre le chômage ?

Augmenter les cotisations sur les bas salaires, réduire l’emploi public et prolonger le temps de travail
Subventionner les importations, relever les taux d’intérêt et limiter les formations professionnelles
Créer des emplois publics, alléger les cotisations sur les bas salaires et réduire le temps de travail
Déréglementer les licenciements, diminuer les aides sociales et accroître la durée du travail

Créer des emplois publics, alléger les cotisations sur les bas salaires et réduire le temps de travail

Explication

Les principales mesures citées sont la création d’emplois publics, les allègements de cotisations sociales sur les bas salaires et la réduction du temps de travail. Les autres combinaisons contiennent des politiques qui ne correspondent pas à cet ensemble de mesures contre le chômage.

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Qu'est-ce qu'un monopole en économie ?

Une structure avec une seule firme produisant un bien sans substituts proches et ayant un pouvoir de marché.

Quelles sont les quatre principales structures de marché ?

La concurrence parfaite, le monopole, l’oligopole et la concurrence monopolistique.

Qu'est-ce que le pouvoir de marché ?

La capacité d’augmenter le prix au-dessus du niveau concurrentiel en réduisant la production.

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